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La Commission européenne obtient un nouveau soutien dans sa bataille antitrust contre Microsoft. Après Mozilla, Google et la Free Software Foundation, le Comité européen pour les systèmes interopérables (ECIS), qui réunit, entre autres, IBM, Oracle, Sun et Red Hat, rejoint le mouvement de protestation initié par Opera.

Arguant que l'intégration d'Internet Explorer à Windows, respectivement navigateur web et système d'exploitation de Microsoft, porte préjudice aux logiciels concurrents, l'éditeur norvégien a déposé plainte en février dernier. L'exécutif européen qui scrute depuis des années les potentiels abus de position dominante du numéro un mondial du logiciel, a repris son bâton de pèlerin et transmis une nouvelle communication de griefs à la multinationale d'origine américaine.

La firme de Redmond, de son côté, a confirmé avoir obtenu un nouveau délai de la part de l'autorité européenne pour répondre à cette communication (statement of objections), suite à la publication d'un article du Financial Times. La réponse de Microsoft est attendue pour le 28 avril prochain.
Aza Raskin, spécialiste des interfaces utilisateur chez Mozilla, est chargé de déterminer l'ergonomie du navigateur Firefox.Next. Lorsqu'il publie des billets sur son blog, il semble parfois s'inspirer des logiciels concurrents. Ainsi, à l'avenir, l'ouverture d'un nouvel onglet pourrait retourner à l'internaute des ignettes des sites Internet les plus visités : ce qui rappelle fortement le Speed Dial d'Opera, une technologie dont se sont inspirés Chrome et Safari 4.

Cette fois Aza Raskin nous présente un nouveau concept qui ne manquera pas de soulever des débats : et si nous déplacions les onglets du navigateur sur le côté ? Inspiré par Opera, Google a décidé de placer ces onglets au-dessus de la barre d'adresse, une idée reprise ensuite par Apple. Ici Firefox pourrait jouer la carte de la différence et parier sur un panneau latéral à gauche de la fenêtre ; une idée tirée de l'extension Tree Style Tab.

Derrière cette idée, le spécialiste explique que les fenêtres sont plus larges que longues, cela pourrait donc rendre la navigation plus agréable pour l'utilisateur. En plus des onglets, ce panneau disposerait d'applications web ajoutées au sein de ses favoris pour y accéder rapidement. Notons aussi l'introduction d'un espace sur lequel le navigateur - au travers de l'analyse de l'historique - pourrait retourner des informations personnalisées présentant aussi les activités communautaires de ses contacts favoris.

Aza rasking semble aussi vouloir véritablement transformer le navigateur en mini système d'exploitation. Puisque les utilisateurs sont relativement bien habitués à naviguer sein de l'explorateur de fichiers de Windows, le spécialiste suggère la possibilité de grouper certains onglets par thématiques à la manière de dossiers. Enfin, tout comme les bureaux virtuels au sein d'un système d'exploitation, Firefox.Next pourrait aussi proposer de créer des environnements selon les tâches devant être accomplies.
Suite à la polémique suscitée par la chanson "Sale Pute" du rappeur Orelsan, la secrétaire d'Etat à la Solidarité Valérie Létard annonce avoir saisi la justice de façon à ce que soient sanctionnés des propos qu'elle qualifie d'apologie ou d'incitation aux crimes sexistes. En cas d'échec, elle ne s'interdit pas de demander à ce que la loi soit « complétée » pour réprimer les injures sexistes. Une démarche en partie motivée par le refus des plateformes Dailymotion et YouTube de retirer le clip litigieux.

Interrogés, les deux services expliquent que le retrait d'une vidéo problématique n'est immédiat que si elle présente un caractère "manifestement illégal". Comme celui-ci n'est pas avéré, YouTube et Dailymotion placent le clip d'Orelsan en accès restreint : il est donc nécessaire de créer un compte et d'indiquer un âge supérieur à 18 ans pour pouvoir la consulter. Tous deux garantissent que la suppression serait immédiate en cas de réquisition judiciaire.

"De toute évidence, les filtres appliqués quand il s'agit de pédopornographie, d'incitation à la haine raciale et d'homophobie ne sont pas applicables à l'appel au viol et au meurtre envers les femmes !", s'insurge Valérie Létard dans une interview publiée par le gratuit Metro, parlant d'un potentiel "vide juridique".

« Mon souci n'est pas de pénaliser les hébergeurs, mais de leur donner les outils de leur propre régulation », tempère la secrétaire d'Etat. « Si le filet de sécurité fonctionne pour la pédopornographie et le racisme, pourquoi ne s'appliquerait-il pas aux propos incitation aux crime sexistes ? », s'interroge-t-elle encore.

Reste à déterminer où se situe la limite entre la simple provocation - ce que revendiquent la plupart des artistes à qui l'on reproche des textes violents - et la véritable incitation susceptible de revêtir un caractère criminel. De Sade à Orange Mécanique, l'Histoire a montré que la démarcation n'était pas claire...
Toujous plus fort, YouTube vient d'offrir la possibilité à de jeunes musiciens de répéter en ligne et hors ligne avant un concert, mercredi, au mythique Carnegie Hall de New York.

Sur les 3000 candidats qui ont postulé via la plateforme vidéo américaine concurrente du français Dailymotion, une centaine de musiciens d'une trentaine de nationalités ont été sélectionnés par des amoureux de la musique classique et, bien entendu, par des internautes, membres de la communauté YouTube.

Dans ce cadre numérique, un orchestre (YouTube Symphony Orchestra) bien réel a été formé. Dirigé par Michael Tilson Thomas, l'orchestre a joué le soir du 15 avril 2009 dans la célèbre salle de concert new-yorkaise. Au menu : une symphonie créée pour l'occasion par Tan Dun, 52 ans, ainsi que des opus de Bach, Mozart et d'autres compositeurs qui ont marqué l'histoire musicale.

Un tel évènement, au delà de son caractère pionnier et anecdotique, peut-il ouvrir des portes à de jeunes musiciens à la recherche d'une reconnaissance professionnelle ?
Le service en ligne JumpCut, au travers duquel les internautes pouvaient mettre en ligne une vidéo puis éditer celle-ci directement à partir de l'interface web, sera définitivement fermé le 15 juin prochain.

Crée en 2005 et racheté par Yahoo! en octobre 2006, JumpCut fut précédemment restreint d'accès en décembre 2008 et la société californienne invitait les utilisateurs à mettre en ligne leurs vidéos sur Flickr. Hier les membres reçurent un nouveau message les informant de la clôture définitive.

Nul ne sait si les outils d'édition seront portés sur la plateforme de Flickr. Quoiqu'il en soit, depuis quelques mois, la firme de Sunnyvale tente de recentrer sa stratégie en fermant plusieurs de ses services. Aux côtés de JumpCut, Yahoo! a mis fin à My Web, Mash, Kickstart, Live ou encore Briefcase. Par ailleurs, la nouvelle PDG Carol Bartz, qui succéda à Jerry Yang, devrait prochainement procéder à une autre vague de licenciements.
L'éditeur de solutions en ligne Zoho, qui propose plusieurs applications du webmail au traitement de texte en passant par le bloc-note, vient de lancer une série de widgets permettant aux utilisateurs de décentraliser leurs informations. Ces dernières pourront être consultées directement sur leur site Internet, leur blog ou leurs profils communautaires.

Baptisés les Zoho Gadgets, ces modules se basent sur les standards d'OpenSocial notamment adoptés par Google, Yahoo!, Myspace et autres sites sociaux. L'internaute pourra donc consulter ses emails, les événements de son calendrier et ou encore sa liste de tâches sans pour autant se rendre sur le site de Zoho mais directement au sein de Facebook, Gmail ou iGoogle.
Les quelque 4500 feuillets du roman de Gustave Flaubert Madame Bovary sont accessibles en ligne depuis mercredi 15 avril 2009. Les 130 bénévoles ayant participé à cette retranscription ont été recrutés par Internet.

Issus d'une douzaine de pays (Portugal, Autriche, Belgique, Colombie, Côte d'Ivoire, Nouvelle-Zélande...), ces derniers avaient entre 16 et 76 ans. « Personne dans une vie n'aurait pu mener à bien un tel chantier en sachant qu'il faut entre trois et dix heures pour déchiffrer un feuillet de Flaubert », explique Yvan Leclerc, l'un responsable du projet et professeur de lettres modernes à l'Université de Rouen, interrogé par l'AFP.

Pendant deux ans et demi, ils ont ainsi épluché et numérisé les documents relatifs à Madame Bovary déposés en 1914 à la bibliothèque municipale de Rouen : manuscrits, plans, scénarios, brouillons ainsi qu'une version calligraphiée. Paru en 1857, Madame Bovary, décrit les moeurs sous le Second Empire. Son auteur, qui y consacra cinq ans de sa vie, fut ensuite poursuivi pour « outrage à la morale publique et religieuse », explique l'AFP.
Finalement, l'inceste passera avant le droit d'auteur. Vraisemblablement conscient qu'un nouveau bouleversement du calendrier parlementaire ne servirait pas les intérêts du gouvernement, le président du groupe UMP Jean-François Copé a annoncé mercredi, en fin d'après-midi, que l'examen de la loi "Création et Internet" - ou Hadopi - reprendrait à l'Assemblée nationale le 29 avril prochain, au lendemain de la rentrée parlementaire.

Précédemment, Jean-François Copé avait "proposé de renoncer au texte sur l'inceste prévu dans la semaine d'initiative parlementaire, à partir du 28 avril", afin que l'examen de la loi Hadopi soit avancé à cette date. Il a finalement été décidé que les députés consacreraient à l'inceste la journée du 28 avril - deux jours étaient initialement prévus - pour reprendre le 29 les débats sur la défense de l'industrie culturelle à l'heure d'Internet. Ce calendrier sera soumis au vote des députés le 28.

A moins d'un refus, peu plausible, l'Assemblée reprendra donc l'examen du texte qu'elle avait elle-même approuvé début avril, avant que ce dernier ne parte entre les mains de la Commission mixte paritaire. La loi est ensuite revenue entre les mains des députés qui, à la surprise générale, ont rejeté le texte le 9 avril dernier, par seulement 21 voix contre 15.

Christine Albanel et l'Elysée avaient alors regretté les « manoeuvres dérisoires » de députés socialistes entrés dans l'hémicycle pour faire basculer le vote à main levée. Vendredi, la ministre de la Culture était même allée jusqu'à mettre sa démission dans la balance, affirmant qu'elle quitterait son poste si le texte n'était pas représenté.

La voici rassurée... pour l'instant : passé relativement inaperçu lors des premiers débats au Sénat, le texte cristallise aujourd'hui certaines tensions au sein de la majorité. Dernier épisode en date : le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, vient de proposer que soit sanctionné l'absentéisme parlementaire.
La Commission nationale informatique et libertés tance Neuf-CI (ex-Club internet) "pour violation du droit d'accéder aux données personnelles." Neuf-CI n'aurait répondu que « partiellement » aux demandes répétées d'une abonnée qui souhaitait obtenir un accès à l'ensemble de ses données personnelles, en particulier les éléments enregistrés par le service client lors de ses différents appels au FAI (commentaires, réponses et décisions).

Contactée par l'abonnée, la CNIL a invité la société, en 2008, à transmettre toutes les informations demandées par cette cliente. Faute de résultat probant, la Commission a confirmé mercredi avoir transmis une mise en demeure à Neuf-CI et lui avoir donné un délai d'un mois pour s'exécuter et s'expliquer sur les raisons « du dysfonctionnement constaté ». Peu satisfaite par les réponses du FAI - ce dernier avait été rappelé à l'ordre au printemps 2007 dans une affaire similaire - la CNIL a prononcé une sanction financière de 7000 euros à son encontre.
Le centre de recherche de l'opérateur américain Verizon Wireless vient de publier une étude au travers de laquelle il apparaît qu'en 2008, 285 millions de données professionnelles auraient été hackées à travers le monde ; il s'agit hélas d'un record équivalent aux chiffres des quatre années précédentes cumulées.

Les experts se sont intéressés aux brèches de sécurité exploitées par des hackers pour par exemple fabriquer de fausses cartes de crédit ou utiliser le compte bancaire de quelqu'un d'autre pour effectuer des achats sur Internet. Beaucoup de ces failles n'ont pas été rendues publiques sur décisions juridiques dans le cadre d'une investigation criminelle. Cependant la plupart d'entre elles aurait été facilement comblée en ajustant correctement le niveau de sécurité des machines. D'ailleurs, il a été estimé que 83% de ces failles de sécurité n'ont pas été difficilement décelables par les hackers.

Selon ce rapport, dans 74% des cas, le vol aurait été commis par des personnes externes à la société, le plus souvent (à 91%) par un groupe de criminels organisé. D'où viennent ces pirates ? Les pays de l'Europe de l'Est sont toujours pointés du doigt ainsi que la Chine et les Etats-unis. Ces régions seraient responsables de 82% des intrusions extérieures.

Parmi les méthodes privilégiées de hackers, notons l'authentification non autorisée au moyen d'identifiants volés, l'injection de code malveillant au sein d'une base SQL ou encore le dévérouillage des systèmes de sécurité par brute force.

Pour de plus amples informations, consulter le rapport de 52 pages en anglais ici (PDF).
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