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Pour la 20th Century Fox, il y a certainement des coups de griffe en adamantium qui se perdent. Début avril, le studio a eu la désagréable surprise de constater qu'une copie du film X-Men Origins : Wolverine circulait sur les réseaux d'échange P2P, alors que le film n'est pas censé sortir en salles avant la fin du mois (29 avril en France, 1er mai aux Etats-Unis). Selon le studio, il s'agirait d'une version non définitive du film, à laquelle manqueraient certaines scènes, une partie des effets spéciaux, ainsi que des éléments sonores. Les internautes confirment, mais plus de cent mille téléchargements ont tout de même été enregistrés.

Logiquement, la Fox fulmine : disponible sur Internet avant même sa sortie en salle, le film risque de réaliser moins d'entrées que prévu. Le studio argue en outre que l'expérience permise par le téléchargement risque de se révéler décevante pour l'internaute, puisque celui-ci n'aura droit qu'à une version dégradée du long métrage s'il le télécharge.

Enfin, il déplore que suite à cette fuite, l'intrigue soit dévoilée par les premiers spectateurs du film, qui ne se privent pas pour donner leur avis. Y compris en interne, puisque le blogueur Roger Friedman, employé de la Fox, s'est récemment fendu d'une critique (pleine de louanges) du nouvel opus des X-Men. La situation n'est pas encore tirée au clair, mais ce papier réalisé à partir d'une copie piratée pourrait lui coûter son poste.

L'affaire est donc prise très au sérieux. Elle a été confiée par la Fox à la MPAA, association qui représente les studios américains, ainsi qu'au FBI qui devra localiser l'origine de la fuite. La Fox compte sur l'utilisation d'un système de tatouage numérique de ses fichiers pour y parvenir. Quoi qu'il en soit, et en dépit d'allégations rassurantes indiquant que les fichiers ne sont plus disponibles, il reste possible de se procurer - illégalement, et dans une qualité décevante - le dernier volet des aventures de Wolverine.
A partir d'aujourd'hui, les fournisseurs d'accès européens doivent se plier à une directive (PDF) de Bruxelles obligeant ces derniers à enregistrer pendant un an l'intégralité de l'historique de navigation des internautes ainsi que les appels en VOIP. Cette mesure, entrée en vigueur en France en 2007, est désormais appliquée au Royaume-Uni.

Alors que la problématique de la protection de la vie privée est à nouveau soulevée, plusieurs entités - FAI, associations - contestent cette décision. Ainsi Jim Killock, directeur du groupe Open Right, souligne "l'incompatibilité de cette directive avec les lois régissant les droits de l'homme". M. Killock estime par ailleurs que cette rétention de données pourrait s'avérer particulièrement dangereuse pour le citoyen. De leur côté, les fournisseurs d'accès à Internet pointent du doigt les coûts associés à la maintenance de cette base de données. Selon la BBC, au Royaume-Uni, le gouvernement remboursera ces dépenses.

Isabella Sankey, directrice de l'association Liberty explique : "le problème de ce régime c'est que ces informations ne seront pas seulement accessibles par la police mais par des centaines d'institutions publiques". Selon les autorités, la conservation des données restent cependant un dispositif indispensable dans la lutte contre le crime. Cette loi a d'ailleurs été adoptée après les attentats de 2005 à Londres.
Le célèbre groupe Radiohead, auteur de tubes interplanétaires comme Karma Police, continue son virage à 180 degrés en s'émancipant encore un peu plus des maisons de disques. Après avoir quitté EMI puis distribué à prix libre son dernier album In Rainbows, Radiohead s'est récemment associé à d'autres artistes et est sur le point de témoigner contre l'industrie du disque.

Le groupement d'intérêt Featured Artists Coalition (FAC) a ainsi vu le jour il y a un mois sous l'impulsion du groupe anglais, s'attirant les faveurs de nombreux autres auteurs comme Craig David, Iron Maiden ou encore Robbie Williams. Au travers de cette association, ces artistes militent pour un meilleur contrôle et une répartition plus juste des droits d'auteur, au détriment des labels.

Ils reprochent notamment à l'IFPI ou à la RIAA, représentants de ces maisons de disques, de ne pas consulter les artistes, pourtant principaux intéressés, lorsqu'ils poussent de nouvelles lois comme la riposte graduée. Le manque de transparence sur les accords passés avec les sites marchands comme l'iTunes Store, et le non versement des revenus en résultant, sont également dans leur ligne de mire. Les maisons de disques auraient largement abusé de l'avènement de la dématérialisation, d'après un des membres du groupe.

Radiohead aurait donc accepté d'apporter son soutient à un internaute suspecté de téléchargement illégal, d'après le site internet TorrentFreak. En 2003, la RIAA avait proposé à cet étudiant de l'université de Boston, en vain, de lui verser 500 dollars en règlement à l'amiable. Une fois n'est pas coutume, c'est un groupe de musique et non un de ses représentants qui va témoigner dans une affaire de partage de fichiers, et il se pourrait bien que le discours tenu ait une toute autre couleur... À suivre !
Tous les éditeurs de sécurité s'accordent à le dire : les réseaux communautaires forment une cible privilégiée pour les hackers. Ainsi, depuis quelques temps, les utilisateurs de Facebook, MySpace et autres plateformes sociales sont victimes d'un ver baptisé Koobface (W32/Koobface.A.wormW32 et W32/Koobface.B.worm).

François Paget, chercheur au groupe Alerte chez McAfee, expliquait au mois de décembre 2008 : "alors qu'il y a quelques années, nous observions des scams par email, désormais, ces derniers arrivent directement dans la boite électronique du réseau social ". En tout, plus de 20 000 variantes de Koobface aurait ainsi été observées.

Jeudi dernier, Jeff Williams, en charge du centre de protection contre les malware chez Microsoft a publié un billet sur le blog officiel de Facebook. L'expert explique que la victime du cheval de Troie ne peut accéder à son compte utilisateur, lequel est transformé en passerelle permettant de continuer la propagation du malware à ses contacts.

La firme de Redmond a donc travaillé conjointement avec Facebook afin d'ajouter la détection de Koobface à son outil de détection des malware (Malicious Software Removal Tool). Le cheval de Troie aurait été identifié et nettoyé 200 000 fois sur 133 677 ordinateurs dans 140 pays.
Après le papier et le CD-Rom, Le Robert se décline maintenant en ligne. Le grand public peut en effet maintenant accéder, via le site lerobert.com, aux contenus de trois dictionnaires : Le Grand Robert, sa version de poche Le Petit Robert et le dictionnaire bilingue Robert & Collins.

Pour ces versions en ligne, l'éditeur a fait le choix d'un modèle payant, sur le mode de l'abonnement. L'internaute dispose de deux formules, trois et douze mois, avec des prix allant de 9 euros pour trois mois de Petit Robert à 48 euros pour un accès d'un an au Grand Robert, ses 100.000 mots et ses 325.000 citations. L'éditeur indique que ces versions en ligne ne sont pas un simple portage du papier ou du CD-ROM : elles seraient enrichis de nouveaux contenus et de nouvelles fonctionnalités de recherche.

L'attrait sera-t-il suffisant pour détourner l'internaute des ressources gratuites, Wikipedia et autres Wiktionnaire, qui bien souvent sont à même de répondre à des besoins courants ? Selon La Tribune, l'objectif serait dans un premier temps d'atteindre dix mille abonnés payants d'ici la fin de l'année.
Symantec annonce la disponibilité en France du service de sauvegarde en ligne Norton Online Backup. Dévoilé il y'a quelques semaines propose un espace de stockage en ligne de 25 Go, ce qui correspond selon Symantec à "6000 titres musicaux, 7000 photos numériques et 100 heures de contenus vidéo ou 200 000 feuilles de calcul". A celà, il faut préciser que les débits montants des fournisseurs d'accès en France se prêtent encore assez mal à la mise en ligne de fichiers audio ou vidéo.

Symantec affirme néanmoins que sa solution inclut une technologie de compression des données susceptible d'accélérer les transferts ainsi qu'une méthode de sauvegarde incrémentielle. Norton Online Backup est disponible pour Windows XP et Vista, et peut être administré depuis une interface web compatible avec Internet Explorer 7, Mozilla Firefox et Safari. Le service est commercialisé au prix de 49,99 euros TTC par an pour 25 Go. Des packs de 10, 25, 50 et 100 Go supplémentaires peuvent également être achetés.
Selon des chercheurs de l'Université de Melbourne en Australie, les employés surfant sur Internet au travail auraient plus de facilité à se concentrer sur leurs tâches journalières. Plus précisément, le docteur Brent Coker, du département de gestion et de marketing affirme : "les gens s'amusant sur Internet au travail - dans la limite raisonnable de moins de 20% de leur temps total de la journée - se révèlent plus productifs d'environ 9%".

L'expert explique que les sociétés dépensent plusieurs millions de dollars afin d'empêcher leurs employés de regarder des vidéos de YouTube, de visiter des sites communautaires ou de faire leur shopping. "Ils avancent des pertes de plusieurs millions de dollars en terme de productivité, pourtant ce n'est pas toujours le cas", explique-t-il.

Selon le rapport, sur 300 salariés, 70% d'entre eux se connecteraient à Internet sur leur temps de travail. La recherche d'informations est en tête des activités ainsi que la consultation des sites d'actualités. En revanche, les parties de jeux en ligne n'arrivent qu'en cinquième position et la lecture des vidéos de YouTube en septième place.

Pour M. Coker, il s'agirait pour l'employé de se remettre en condition de concentration en prenant brièvement de la distance avec son travail en cours. Le spécialiste souligne tout de même que cette pratique doit être faite avec modération afin de ne pas inverser le problème. En effet, selon plusieurs études, "14% des internautes australiens montreraient des signes d'addiction - ils ne prennent pas leurs pauses aux heures convenues, passent beaucoup de temps à surfer la Toile et peuvent être facilement irritables lorsqu'ils sont interrompus ".
La musique n'a plus droit de cité sur YouTube en Allemagne. Trois semaines après la branche anglaise du site de partage de vidéos (en savoir plus), c'est au tour de sa petite soeur allemande de supprimer l'accès aux clips musicaux pour les visiteurs du site. En cause, comme en Angleterre, un désaccord avec l'organisme chargé de récolter les royalties dont doivent s'acquitter les diffuseurs de musique.

La GEMA, équivalent allemand de notre Sacem, demanderait trop d'argent à YouTube pour que le modèle économique du site de Google soit viable. D'après Variety, YouTube devrait en effet verser 12 centimes d'euros pour chaque visionnage d'un clip par un visiteur. Le site a donc préféré bloquer l'accès de tous les clips de sa plate-forme aux internautes allemands.

Et la France pourrait être la prochaine sur la liste. La Sacem "pourrait prendre des mesures sévères" si le site ne parvenait pas à un accord sur le versement des royalties, annonce ainsi Catherine Kerr-Vignale, membre du directoire, dans un entretien à E24.fr. L'organisme envisage même des "actions judiciaires" ! "Nous établissons des constats afin de montrer que notre répertoire est utilisé par YouTube", ajoute ainsi Catherine Kerr-Vignale.

Contrairement à ses voisines anglaise et allemande, la Sacem ne réclame pas de versement par vidéo vue, mais "un pourcentage bas des recettes publicitaires totales du site", sur le modèle des accords déjà signés en France avec Dailymotion et Deezer, notamment.
L'Association Familiale Mulliez (AFM) aurait négocié auprès du groupe Pinault-Printemps-Redoute (PPR) le rachat de Surcouf, la boutique en ligne spécialisée dans l'informatique. Le premier magasin Surcouf a été créé en 1992 par Olivier Dewavrin et Hervé Collin. Après son entrée en bourse en 1998, la firme Surcouf est devenue une filiale de la Fnac en avril 2001 lorsqu'elle fut rachetée par le groupe PPR. La marque a été mise en vente en janvier 2008.

Outre divers participations dans plusieurs enseignes majeures (Banques Accor, Midas, Top Office, 3Suisses, Auchan), l'AFM possède 34% de parts dans la société GrosBill, 85% dans la chaîne des magasins Boulanger ainsi que des actions au sein de Yougs. L'achat de Surcouf viserait donc à consolider la position du groupe sur le marché de l'informatique. D'après les termes du rachat les cinq magasins Surcouf devraient se joindre à la société Yougs fondée par Hugues Mulliez.
le 03/04/2009 à 23:48
ASP.NET MVC 1.0 passe en open source
Le mois dernier, lors de la conférence MIX 09, Microsoft a dévoilé ASP.NET MVC 1.0. Basé sur ASP.NET 3.5, cet environnement Modèle-Vue-Contrôleur permet de créer des applications web, en manipulant chaque composant HTML de la page, en y rajoutant des modules d'interactivité en Ajax ou en y apposant un système d'authentification. Le développeur pourra aussi créer des bases de données et manipuler facilement l'interface de l'application web. Enfin MVC 1.0 propose des éléments offrant à l'utilisateur une plus grande interaction avec une carte géographique.

Aujourd'hui Microsoft annonce que la plateforme est distribuée en open source sous la licence MS-PL qui permet au développeur d'intégrer cet environnement au sein de n'importe quelle application, d'en modifier le code et de redistribuer librement la source.

L'environnement ASP.NET MVC 1.0 est disponible au téléchargement ici.
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