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Quelle part de votre abonnement triple play représente votre connexion à Internet ? C'est à cette question que les fournisseurs d'accès pourraient bien avoir à répondre, dans le cadre des décrets d'application liés à la loi "Création et Internet".

Un amendement, voté à l'unanimité jeudi matin en dépit de l'avis défavorable de la ministre de la Culture, prévoit en effet que l'abonné frappé d'une suspension d'abonnement par l'Hadopi n'ait pas à payer durant la période de sanction les sommes liées à cette prestation. Selon Christine Albanel, le montant serait de l'ordre de 7 à 10 euros, pour un abonnement global à 30 euros par mois.

« Lorsque ce service d'accès est acheté selon des offres commerciales composites incluant d'autres types de services tels que services de téléphonie ou de télévision, les décisions de suspension ne s'appliquent pas à ces services », pose tout d'abord l'amendement 458.

« Les contrats portant sur des offres composites mentionnent les parts respectives des différents services dans le prix de l'abonnement. La suspension de l'accès (...) suspend le versement de la part du prix y afférent pendant la durée de la sanction », poursuit-il. Puisque la suspension de l'accès à Internet est une sanction, le fait d'obliger le consommateur à en payer le prix relèverait de la double peine, a argué Jean Dionis du Séjour.
Au début du mois dernier, Mike Shaver, directeur de l'écosystème de développement chez Mozilla, expliquait qu'étant donné le nombre d'améliorations embarquées au sein de la prochaine version du navigateur, Firefox 3.1 pourrait se voir renommé Firefox 3.5. Ces propos furent confirmés quelques jours plus tard sur le site dédié aux développeurs du logiciel dont la prochaine mouture devrait voir le jour dans le courant du mois de juin.

La fondation a dressé les grandes lignes de Firefox 3.6, dont le nom de code est Namoraka. Dans la mesure où cette déclinaison n'a pas encore été officialisée, Firefox 3.6 est aussi connu sous le nom de Firefox.Next. Pour cette version l'équipe devrait continuer d'améliorer les performances du navigateur, celles-ci devant être notables pour l'utilisateur. Ce travail sera notamment effectué au niveau du démarrage, à l'ouverture d'un nouvel onglet et dans l'intéraction avec l'interface graphique (ex: champs d'auto-complétion). D'une manière générale, l'utilisation de Firefox 3.6 devrait être plus fluide. Des efforts seront aussi fournis sur la personnalisation de l'application. Les extensions et les thèmes devraient être plus faciles à développer et leur installation ne nécessitera pas de rédémarrage du navigateur. Aussi l'équipe souhaite associer les plugins avec les besoins de l'internaute. Pour ce faire, Mozilla réfléchit à un système de recommandations basé sur l'historique de navigation. Ainsi, si l'utilisateur a l'habitude de surfer sur quelques sites particuliers, Firefox pourrait mettre en avant des plugins permettant une meilleure intéraction avec ceux-ci.

La fondation souhaite aussi lever les frontières entre le logiciel et le web. Si nous connaissons déjà Prism, qui permet d'attribuer une fenêtre spécifique et un raccourci à un site Internet, Firefox 3.6 devrait apporter les outils nécessaires aux développeurs web leur permettant de créer des applications Internet riches et faire ainsi l'intermédiaire entre les services web et le système d'exploitation. Pour cela, le navigateur sera encore mieux intégré au système et communiquera avec certains services comme par exemple les dictionnaires locaux.

La première alpha de Namoraka devrait être disponible début 2010. Pour de plus amples informations rendez-vous sur cette page (en anglais).
Face au controversé agrégateur d'actualités de Google, l'opérateur Orange a profité de sa présence au MipWorld, à Cannes, pour dévoiler 24/24 actu, un nouveau service de recherche dans les médias en ligne. Loin de se limiter à un agrégateur de presse écrite, le nouveau service s'appuie sur un ensemble de technologies automatisées permettant d'indexer des contenus photo, audio ou vidéos, puis de les regrouper par sujet d'actualité et de les hiérarchiser.

Orange a par ailleurs soigné l'aspect juridique du service. 24/24 actu n'agrège en effet que des contenus professionnels et Orange revendique des partenariats avec les principales chaînes de télévision, stations de radio et sites de presse en ligne.

Accessible à l'adresse 2424actu.fr, le nouveau service sera officiellement lancé en version béta le 15 avril prochain et Orange promet déjà d'autres innovations comme la reconnaissance de la parole, la reconnaissance faciale ou encore la reconnaissance du locuteur par sa voix pour améliorer l'indexation des fichiers audio ou vidéo. Il est pour l'instant nécessaire de s'enregistrer auprès du service pour en dépasser la page d'accueil.
Le modèle collaboratif n'aura finalement pas su porter ses fruits dans le domaine de la recherche. Jimmy Wales, cofondateur de la célèbre encyclopédie Wikipedia, a finalement décidé de mettre un terme au moteur de recherche Wikia pour se concentrer sur le développement de sa plateforme de « wikis », ces pages et sites dont les contenus peuvent être modifiés par les internautes, directement depuis leur navigateur.

"S'il y a bien une chose que j'ai apprise durant ma carrière, c'est qu'il faut faire plus de ce qui marche, et moins de ce qui ne marche pas", commence Jimmy Wales dans un billet daté du 31 mars. "Bien que je sois convaincu que le logiciel libre soit à même de réaliser une sérieuse percée dans le domaine de la recherche, notre projet, Wikia Search, n'a jamais rencontré le succès escompté".

Basé sur le moteur d'indexation de pages Grub - lui même fondé sur le modèle du calcul distribué - Wikia faisait la part belle aux contributions des internautes puisqu'il était possible d'ajouter de nouvelles pages à son index et de commenter, ou noter, certains résultats en fonction de leur pertinence. Wales dit toutefois toujours croire à ce modèle, et ne perd pas espoir de remettre le couvert en d'autres temps.
Lancé il y a tout juste deux semaines au terme d'une longue période de gestation, Internet Explorer 8 a hier fait son apparition dans Windows Update. Marquée comme "Importante", cette mise à jour pesant 16,4 Mo est pour l'heure consentie et n'est déclenchée qu'à la demande de l'utilisateur. Elle requiert dans la majorité des cas un redémarrage de l'ordinateur.

La nouvelle version d'Internet Explorer devrait passer au statut de mise à jour "Critique" à la fin du mois d'avril et son installation deviendra cette fois automatique. L'utilisateur devra alors expressément refuser son installation en décochant la case appropriée dans Windows Update. De quoi pousser les parts de marché de ce nouveau navigateur, qui ne rencontre pas le succès escompté ?

Cette mise à jour majeure apporte pour rappel de nombreux correctifs sur le plan de la sécurité, un meilleur respect des standards du web ainsi qu'une fonction baptisée accélérateurs. Elle est dès à présent disponible pour les utilisateurs des éditions 32 et 64 bits de Windows XP et Windows Vista.
Contre toute attente, et contre l'avis du gouvernement, l'Assemblée nationale a voté mardi soir un amendement, le 494, qui vise à amnistier les actes de téléchargement illégal antérieurs à l'entrée en vigueur de la loi "Création et Internet". Déposé par les députés UMP Alain Suguenot, Marc Le Fur et Michel Lezeau, il part du principe qu'il convient de ne pas sanctionner des actes qui à terme, doivent l'être par la nouvellement instituée Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi).

« Sont ainsi amnistiées les contraventions dressées en vertu des articles R. 335-3 et R. 335-4 du code de la propriété intellectuelle, lorsqu'elles ont été commises avant l'entrée en vigueur de la loi... », expose le texte. Ces articles, issus de la loi DADVSI, sont ceux qui sanctionnent d'une amende de quatrième classe le contournement de mesures techniques de protection (DRM) ou la copie numérique d'une oeuvre sans l'autorisation de son auteur.

« Sont également amnistiés les faits délictueux et les condamnations qui auraient été prononcées en application de l'article L. 335-4 du code de la propriété intellectuelle pour des téléchargements d'oeuvres protégées par le biais du réseau internet, lorsqu'elles ont été commises avant l'entrée en vigueur de la loi », ajoute l'amendement 494.

L'approbation de cette proposition, en faveur de laquelle se sont prononcés plusieurs des députés UMP présents, a suscité une certaine surprise mardi soir sur les bancs de l'hémicycle. D'autres amendements, suggérant que la Haute Autorité ne puisse instruire des cas dont l'autorité judiciaire a déjà été chargée, ont quant à eux été rejetés.

Encore faut-il, pour que l'amnistie soit avalisée, que le projet de loi soit voté et que cet amendement ne soit pas retoqué par la commission mixte paritaire ou le Conseil constitutionnel, si ce dernier était saisi. En l'état, l'amendement 494 correspond tout de même à une abrogation pure et simple des principales mesures issues de la loi DADVSI.
Il y a exactement cinq ans, Google dévoilait Gmail, le premier webmail offrant 1 Go de capacité de stockage. Au fil des années, le service gagna en popularité et selon Todd Jackson, chef Produit chez Google, Gmail accueillerait aujourd'hui 150 millions d'utilisateurs à travers le monde.

Qu'il s'agisse du chat intégré, de Gmail Labs ou de Google Apps, le service évolue en permanence offrant toujours plus de fonctionnalités à activer selon les besoins de l'utilisateur. En novembre dernier la firme de Mountain View introduisit une série de thèmes graphiques permettant de personnaliser l'apparence du service. Cette option est désormais disponible pour les comptes Google Apps et gérée de manière individuelle pour chaque boite électronique créée à partir du nom de domaine. Par ailleurs, notez que Gmail Labs est maintenant accessible dans plusieurs langues. Les modules de cette section étaient déjà traduits mais les ingénieurs souhaitaient peaufiner les performances globales du service et procéder à plusieurs évaluations.

En effet, sur son blog officiel, l'équipe de Gmail explique l'enjeu de la tâche : "à chaque fois qu'un utilisateur se connecte sur Gmail, nous créons une version personnalisée du Javascript basée sur les fonctionnalités du Labs qui ont été activées. Dans la mesure où il y a 43 modules, cela fait 243 de configurations Javascript possibles que l'internaute peut recevoir. Si l'on rajoute les 49 langues prises en charge par le Labs, cela donne 49x243 de possibilités".
Malgré l'état d'alerte des spécialistes en sécurité informatique, l'activation du ver Conficker à minuit cette nuit ne s'est pas avérée aussi virulente que l'on aurait pu l'imaginer. Cependant, certains chercheurs estiment qu'il pourrait s'agir d'un leurre.

Conficker, aussi connu sous le nom de Downadup, a fait son apparition au mois de décembre dernier pour se propager à grande vitesse d'un ordinateur à l'autre, de part et d'autre de la Toile. Mi-janvier, l'éditeur des solutions de sécurité Symantec sonnait l'alerte et expliquait que ce malware était capable de s'infiltrer au sein des réseaux locaux puis d'exploiter une faille de sécurité sur les machines tournant sous Windows XP et Vista. Cette vulnérabilité fut précédemment repérée et corrigée par Microsoft au mois d'octobre 2008. Symantec a d'ailleurs publié un utilitaire permettant d'identifier et de détruire le ver.

En analysant Conficker, les experts avaient prévenu d'une activation au premier avril. Alors que ce ver a été programmé pour prendre le contrôle de 250 serveurs par jour, depuis minuit, il génére 50 000 noms de domaine et sélectionne au hasard 500 d'entre eux pour centraliser l'attaque tout en la rendant plus difficile à localiser. Pour l'heure, l'offensive n'a pas fait de ravages, mais selon les spécialistes, les créateurs du malware seraient "des gens très sophistiqués, très professionnels, très déterminés et savent de quelle manière implementer ou effectuer des changements".

Interrogé par le magazine InfoWorld, Toralv Dirro, du département de sécurité chez McAfee, explique : "ce serait stupide de la part des gars qui contrôlent Conficker d'utiliser la première opportunité alors que tout le monde s'excite à son sujet tout en l'observant avec précision", puis ajoute: "s'il devait se passer quelque chose ce serait dans les prochains jours".

On estime que Conficker aurait infecté 12 millions de machines.Crédits : Microsoft.com - Propagation du ver Conficker
L'UFC Que Choisir vient à nouveau de porter plainte contre CDiscount. L'association de défense des consommateurs pointe du doigt les nombreux retards de livraison de marchandises notamment sur la période de Noël. Certains clients notent aussi de faux prix cassés, une opération marketing jugée mensongère. A ce sujet, le Figaro rapporte : "d'autres consommateurs ont remarqué que, derrière le discours marketing agressif (des prix +hallucinants+, +historiques+, +jamais vus+...) se cachaient parfois des ristournes de seulement quelques centimes".

La plainte a été déposée au début du mois de mars devant le procureur de la république de Bordeaux et concerne aussi deux autres sites Internet francophones : Fashionshopping.com et Lemagiciendesprix.com, lesquels, dans certains cas, n'enverraient tout simplement pas de marchandises.

L'année dernière, l'UFC avait poursuivi le cybermarchand pour clauses abusives et illicites et en janvier 2006 pour publicité mensongère.
Les internautes qui ont cherché à suivre la retransmission en ligne des débats liés à la loi "Création et Internet" lundi soir ont eu la mauvaise surprise, pendant quelques minutes, de ne plus pouvoir accéder au flux vidéo. Mardi après-midi, à la reprise des débats, les députés n'ont pas manqué de signaler l'incident, logiquement attribué à un trop grand afflux d'internautes sur le site.

Interpellé par Christian Paul, député PS, le président de la séance a confirmé qu'une enquête serait conduite pour déterminer les raisons de cette interruption, et que des mesures seraient prises afin de garantir la qualité de service du site. D'après les informations qu'il contient, le site de l'Assemblée nationale est hébergé par Colt, la diffusion vidéo étant assurée par Akamai.

Sans entrer dans le détail des statistiques, il a confirmé que le site de l'Assemblée nationale avait enregistré « plusieurs milliers de connexions simultanées ». Preuve, pour les députés de l'opposition, de l'intérêt des internautes pour le débat relatif au droit d'auteur à l'heure du numérique.

Les débats suivent actuellement leur cours, et peuvent - au moins pour l'instant - être suivis, en vidéo (Flash ou flux MPEG4 à lire via VLC), depuis cette page.
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