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Le 19 mars dernier, Xavier Niel, fondateur d'Iliad, n'a pas mâché ses mots au sujet de l'opérateur historique France Telecom. En effet, en terme de nouvelles technologies, M. Niel estime que le groupe Orange ne se contente que de profiter du "gros carnet de chèques de France Telecom". Au final l'opérateur ne serait pas innovant mais baserait son modèle économique en signant des partenariats afin de créer des monopoles. France Telecom serait aussi un délinquant multi-récidiviste maintes fois repris par la justice pour abus de position dominante et pratiques anti-concurrentielles.

Le lendemain, France Telecom annonçait son intention d'attaquer les dirigeants d'Iliad pour propos diffamatoires. L'opérateur historique a ensuite organisé un point presse afin de répondre aux accusations de Xavier Niel.

France Telecom joue alors la carte de la transparence et explique que les investissements de la société en 2008 ont clairement été tournés vers la qualité du réseau, le service client et l'innovation. En tout, 3.2 milliards d'euros auraient été investis dans différents secteurs. Si Free estime qu'aucun cerveau ne planche sur de réelles innovations, de son côté, l'opérateur tient à rappeler que la société embauche 99 700 salariés répartis sur quatre départements majeurs, de la gestion du réseau aux métiers de l'innovation.

France Telecom est principalement critiqué pour les prix pratiqués sur son réseau de téléphonie fixe. La société estime quant à elle que le coût de terminaison d'appel pratiqué, 0.51 euros, reste largement en dessous de la moyenne européenne (0.86 euros). Par ailleurs, le prix de l'abonnement serait aussi inférieur au prix moyen pratiqué en Europe. Dans le domaine de la téléphonie mobile, Orange se serait engagé à considérablement baisser les coûts d'ici à 2013 en suivant les recommandations de la Commission Européenne.

La semaine dernière, Xavier Niel déclarait que France telecom n'avait pas innové depuis le lancement du Minitel en 1981. Face à ces propos l'opérateur affirme être le premier acteur français à avoir introduit les cartes prépayées, la VoD sur PC ou encore une offre de convergence pour les entreprises avec Business Everywhere. Au niveau européen, France telecom aurait été précurseur de la téléphonie sur mobile et aurait proposé la première offre de convergence grand public avec le forfait Unik. Enfin au niveau mondial, l'opérateur aurait introduit l'enregistrement numérique sur ADSL et la TV HD sur via Internet.
Au cours d'une conférence semestrielle, Pierre Danon, PDG de Numericable annonçait vouloir centrer les efforts du câblo-opérateur sur le service client. En effet, avec 3,5 millions d'abonnés contre 4 millions en 2007, le FAI Numéricable doit faire face à une fuite de sa clientèle.

"Nous voulons réduire les désabonnements d'un tiers et maintenir la conquête de 2008, ce qui devrait commencer à faire légèrement croître les abonnés", explique M.Danon à Reuters. Sur le marché de l'Internet, le groupe est devancé par Orange et ses 8,3 millions de clients, Free (4,2 millions) et SFR (3,9 millions).

En 2008, Numéricable affichait cependant un chiffre d'affaire en hausse de 7% à 1,3 milliard d'euros. M.Danon explique que Completel, l'opérateur de téléphonie ciblant les professionnels, est en pleine croissance et que malgré la crise, ce marché "ne donne aucun signe de faiblesse".

Ces six derniers mois, Numericable auraient accueilli 48 000 nouveaux clients pour son offre de fibre optique à 100 Mb/s et 90 000 clients en téléphonie fixe. Reste à savoir les mesures qui seront mises en place pour retenir ces derniers.
Nouveau camouflet pour le gouvernement français ? Dans le cadre de l'examen d'une résolution sur le « Renforcement de la sécurité et des libertés fondamentales sur Internet », le Parlement européen a estimé, à une large majorité, que l'accès à Internet n'avait pas à être bloqué par un état ou par une société privée. Une position qui met à mal le principe de riposte graduée proposé dans le cadre du projet de loi "Création et Internet", puisque celui-ci suppose que l'abonnement à Internet d'un usager puisse être suspendu provisoirement en cas de téléchargements répétés sur les réseaux P2P.

« Garantir l'accès de tous les citoyens à Internet équivaut à garantir l'accès de tous les citoyens à l'éducation », suggérait le rapport étudié jeudi par le Parlement européen, concluant qu'un tel « accès ne devrait pas être refusé comme une sanction par des gouvernements ou des sociétés privées ». Par 481 voix contre 25 (et 21 abstentions), les députés européens ont donc validé le principe selon lequel l'accès à Internet constitue une liberté fondamentale.

Au niveau français, Christine Albanel et Franck Riester, rapporteur du projet de loi Création et Internet auprès de l'Assemblée, défendaient quant à eux mi-mars l'idée selon laquelle l'accès à Internet relève de la simple « commodité », ajoutant qu'il restait possible d'utiliser Internet en dehors de chez soi en cas de suspension. Les détracteurs du projet ne manqueront sans doute pas d'invoquer le vote du parlement européen lors de la reprise des débats à l'Assemblée nationale, finalement avancée au 30 mars prochain.
Lancée le 11 mars dernier, la nouvelle version de la page d'accueil du réseau social Facebook a valu à ses responsables de vertes remontrances de la part d'internautes déçus que l'on ait chamboulé leurs habitudes. Dans un billet publié sur le blog officiel de la firme, son responsable produit Christopher Cox indique avoir reçu des milliers de mails de protestation, et se dit prêt à tenir compte des critiques formulées afin de faire évoluer le service dans le bon sens.

Facebook s'engage ainsi à « rendre plus contrôlable et pertinent » les flux d'informations affichées sur l'espace personnel des utilisateurs, permettre de « voir plus de morceaux choisis » ou de « trouver les choses plus facilement » pour finalement réconcilier « l'ancien avec le neuf ». Une série de modifications devrait donc intervenir dans les semaines à venir, promet Christopher Cox.

La nouvelle page d'accueil du service était censée permettre à l'utilisateur de profiter d'un flux live retranscrivant l'activité de son réseau et lui permettant de suivre, heure après heures, les faits, gestes et réflexions de ses contacts ou de ses centres d'intérêt. D'aucuns estiment que l'inspiration est venue du modèle Twitter - service de microblogging où s'enchainent liens, informations et courtes réflexions à un rythme rapide.

Facebook, qui compte 175 millions d'inscrits au niveau mondial et une audience mensuelle estimée à 12,2 millions de visiteurs uniques par mois en France, s'est apparemment fourvoyé en essayant de porter auprès du grand public des usages que seuls les early adopters et autres fondus de l'information en temps réel ont adoptés.
L'Afutt, ou association française des utilisateurs de télécommunications, vient de publier les résultats de son observatoire au sujet du nombre de plaintes et de réclamations enregistrées en 2008 contre les opérateurs télécoms (fixe, mobile et internet) Hexagonaux.

Il apparaît premièrement qu'il y a de moins de moins de litiges, 7975 plaintes ayant été notées au total, soit en baisse de 22,9% par rapport à 2007. Les plaintes contre les fournisseurs d'accès à Internet restent néanmoins toujours importantes, représentant 58% de tous les litiges, soit une baisse de 31,2% pour un total de 4647 plaintes. Même les opérateurs de téléphonie fixe semblent mieux satisfaire leurs clients avec 1116 plaintes et une baisse de 29,5% des litiges par rapport à 2007.

"Il y a des progrès mais aussi des inquiétudes. On peut dire que la baisse des plaintes est due d'un côté aux effets de la loi Chatel et de l'autre aux efforts des opérateurs", a déclaré Jacques Pomonti, le président de l'Afutt.

C'est donc du côté des opérateurs mobiles que le bât blesse avec 2212 réclamations notées en 2008, c'est à dire un chiffre en hausse de 10,5% par rapport à 2007. Et pourtant la tendance semblait être inversée en 2007 avec une baisse du nombre de plaintes de 20%. 28% du total des plaintes contre les opérateurs télécoms proviennent donc désormais de la téléphonie mobile. Les mobinautes sont inquiets au niveau de leur facture téléphonique avec 403 plaintes (+32,6% sur un an) sur ce sujet, quatre clients sur dix estimant qu'elles contiennent des données incorrectes, des services non utilisés ou des appels vers des numéros qu'ils ne connaissent pas.

Détail intéressant, si le nombre de plaintes contre Orange, SFR et Bouygues Telecom a augmenté de 20,1% en 2008, les litiges contres les opérateurs mobiles virtuels (MVNO) ont baissé sensiblement (-19,4% pour 291 plaintes). Et dans le palmarès des opérateurs où le plus de "problèmes" ont été notés, le trio de tête est constitué de SFR, Orange et Bouygues Telecom, ces deux derniers étant au coude à coude au niveau du taux de mécontents noté par l'Afutt.
Faut-il modifier la loi sur la confiance dans l'économie numérique (LCEN) de façon à ce que les acteurs du Web ne puissent plus se retrancher derrière le statut d'hébergeur dans les affaires de contrefaçon ? C'est en tout cas ce que demande le député UMP Frédéric Lefebvre, qui vient de déposer auprès de l'Assemblée nationale une demande visant à la mise en place d'une enquête parlementaire sur le sujet.

Motivée par l'affaire Beemotion, cette requête suggère la création d'une « commission d'enquête de trente membres en vue de faire toute la lumière sur les circonstances exactes qui ont amené à la participation volontaire ou non de 6 acteurs du Net, à cette entreprise de piratage industriel, dont l'exploitant était BeeMotion.fr, et s'attacher à identifier les points sur lesquels il faudra éventuellement modifier la législation pour éviter qu'une telle affaire ne puisse se reproduire ».

Comme Luc Besson, qui avait levé le lièvre dans une tribune publiée le 11 février dernier dans les colonnes du quotidien Le Monde, Frédéric Lefebvre estime qu'il est anormal qu'une entreprise comme Free prodigue ses services d'hébergement à un site tel que Beemotion, accusé de diffuser des films en streaming sans l'accord des ayant-droits, et déplore que Google y affiche des publicités AdSense ou que PriceMinister y apparaisse par le biais d'espaces commercialisées par une tierce régie. Ces différents acteurs cautionnent-ils ainsi, directement ou indirectement, le délit de contrefaçon ?

Pour Frédéric Lefebvre, la chose ne fait aucun doute : « C'est un exemple de piratage industriel », affirme le député, selon qui « pas moins de 5 opérateurs économiques domiciliés en France qui concourent volontairement ou non à la rémunération de l'éditeur de ce site ». Il appartiendra à la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République d'en juger.
Google améliore régulièrement certains de ses services, comme YouTube, mais il n'abandonne pas pour autant son domaine de prédilection puisque deux améliorations ont aujourd'hui été apportées au moteur de recherche.

La première amélioration concerne les recherches apparentées, qu'on trouve en bas des pages de résultats et qui suggèrent d'autres recherches liées au sujet. L'algorithme élargit désormais le champ sémantique et propose automatiquement des mots clés proches de la recherche originale par le fond et non seulement par la forme. Pour une recherche sur carte mère, Google suggérera ainsi les mots clés mémoire vive, microprocesseur ainsi que quelques grandes marques de composants informatiques. Le big bang, la mécanique quantique seront quant à eux suggérés pour une recherche sur les principes de physique.

Les extraits (aussi appelés snippets), qui permettent de prévisualiser le contenu des résultats d'une recherche, font eux aussi l'objet d'une amélioration en étant dans certains cas allongés. Dans le cas de recherches avec plus de trois mots clés, les snippets montrent désormais des extraits distincts plus pertinents dans lesquels apparaissent ces derniers. Les recherches complexes et détaillées sont ainsi largement améliorées et les pages de résultats répondront dans bien des cas de manière superficielle aux questions posées.

Ces fonctionnalités sont d'ores et déjà disponibles en France et dans de nombreux autres pays.
Lors de la conférence Game Developer qui se déroule à San Francisco, la fondation Mozilla et le moteur de recherche Google ont annoncé qu'ils allaient rejoindre le groupe Khronos spécialisé dans l'accélération graphique.

En effet, après avoir dévoilé les dernières spécificités d'Open GL 3.1, Khronos a annoncé un nouveau projet visant à dynamiser l'Internet au travers d'effets 3D. Les développeurs de Firefox et de Chrome devraient donc travailler conjointement sur une interface de programmation faisant office de standard qui sera dévoilée au public l'année prochaine. Baptisée Accelerated 3D for Web, cette technologie pourra par la suite être intégrée dans d'autres navigateurs.

Neil Trevett, président du groupe Khronos explique : "depuis plusieurs années, l'industrie a tenté de trouver une solution pour embarquer du contenu dynamique en 3D directement au sein des navigateurs", avant de préciser que les performances toujours plus poussées des navigateurs sur la prise en charge du JavaScript couplées aux technologies OpenGL et OpenGL ES sont une formidable opportunité historique.
Certes, nous avons revu plusieurs études comparant les performances JavaScript des navigateurs. Cependant, est-ce le seul critère de choix pour un utilisateur ? Voici un rapport publié par le cabinet de sécurité NSS Labs dans lequel les principaux navigateurs sont testés face à la menace du malware. Selon différents cabinets de sécurité, chaque jour l'on découvrirait entre 15 000 et 50 000 nouveaux logiciels malveillants. Au travers des statistiques publiées par Trend Micro, plus de la moitié d'entre eux seraient distribués par téléchargement et 12% seraient envoyés par email.

La procédure d'évaluation a duré 12 jours complet afin de mettre en évidence les performances d'Internet Explorer 8 RC1, de Mozilla Firefox v3.07, d'Apple Safari v3, de Google Chrome v1.0.154, d'Opera v9.64 et d'Internet Explorer v7. En tout 154 702 données ont été collectées au travers de 141 tests effectués en continue sur plus de 282 heures (soit toutes les 2 heures pendant 12 jours).

Au travers du rapport il apparaît qu'Internet Explorer 8 RC1 est le navigateur le plus sécurisé avec un taux de 69% d'identification de la menace. Firefox arrive en seconde position (30%), suivi de Safari 3 (24%) et Chrome (16%). D'après les experts du cabinet NSS Labs, Chrome s'est avéré très prometteur au début de l'évaluation mais de moins en moins performant au fur et à mesure des procédures.

Reste à savoir si Firefox 3.1, Safari 4, Chrome 2 et Opera 10 sauront corriger le tir. Retrouvez l'intégralité de cette étude ici (PDF en anglais).
Précurseur de l'écoute de musique gratuite et légale sur Internet, l'américain Last.fm, filiale de CBS Interactive, risque cependant de perdre bon nombre d'utilisateurs. En effet, l'équipe annonce l'introduction d'une souscription pour les utilisateurs en dehors des Etats-Unis, du Royaume-Uni ou de l'Allemagne. Il faudra bientôt payer 2,5 euros chaque mois pour continuer à jouer les artistes répertoriés et leurs radios associées.

Crée en 2002 Last.fm compte aujourd'hui plus de 30 millions d'utilisateurs et dispose d'un catalogue de 7 millions de titres. Sur le blog officiel de la firme, aucune raison n'a été évoquée pour l'introduction de ce nouveau modèle économique, ni pourquoi trois pays sont épargnés par cette décision. L'on imagine que le service tente de s'accorder sur les problèmes de droits d'auteurs pour chaque pays. Un porte-parole de la société explique cependant : "les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l'Allemagne sont des marchés importants. Ce sont les pays qui offrent le plus de ressources en termes publicitaires, et cela nous sert à payer les artistes et les maisons de disque pour leur musique. "

La société précise que les autres fonctionnalités du site Internet (recommandations, biographies, vidéos...) resteront gratuites d'accès pour tous.
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