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Hier, sur son blog officiel, l'équipe de développement de Google Chrome a annoncé la disponibilité d'une nouvelle version bêta du navigateur. Cette mouture, 2.0.170.0, est distribuée au travers d'un nouveau canal spécifiquement réservé aux versions non finalisées.

La particularité de cette nouvelle bêta : la rapidité. Selon Brian Rakowski, chef de produit chez Google, cette version serait jusqu'à 25% plus rapide que Chrome 1.0 au travers du test V8 et jusqu'à 35% sur le test SunSpider. Ce taux monte jusqu'à 50% face à la première bêta du navigateur!

De nouvelles fonctionnalités ont aussi été introduites, notamment la possibilité de glisser des onglets au bord de l'écran afin de pouvoir les consulter côté à côte, une option qui n'est pas sans rappeler le gestionnaire de fenêtre de Windows 7. Chrome 2.0.170.0 prend désormais en charge le remplissage des champs (nom, prénom, adresse...), le défilement automatique du curseur ainsi qu'une amélioration du zoom sur la page.
Hébergé aux Pays-Bas, le célèbre site de partage de liens BitTorrent Mininova.org fait depuis près d'un an l'objet de menaces répétées émanant de l'organisation hollandaise chargée de la lutte contre le piratage, la Brein (Bescherming Rechten Entertainment Industrie Nederland), et pourrait bientôt avoir à justifier sa position devant la justice locale puisque selon le site TorrentFreak, un procès serait prévu pour la date du 20 mai prochain. Les administrateurs de Mininova risquent d'avoir fort à faire : la déclaration de revenus déposée par leur société révèle des revenus de l'ordre de 1,03 million d'euros pour l'année 2007, un chiffre d'affaires que la Brein tentera logiquement d'interpréter comme une conséquence indirecte du piratage.

Mininova n'héberge pas son propre tracker BitTorrent mais référence des milliers de liens permettant d'accéder à des contenus, légaux ou illégaux, et revendique quelque 25 millions de pages vues par jour. La Brein réclame la mise en place d'un dispositif de filtrage sur le site, de façon à ce que tous les contenus soumis au droit d'auteur et ne pouvant légalement être distribués par ce biais soient systématiquement évincés, avant même leur publication.

Cette nouvelle affaire interviendra après que le verdict a été rendu dans l'affaire The Pirate Bay, dont le procès a récemment pris fin en Suède. A la différence de The Pirate Bay qui, souvent, a joué l'arme de la provocation, Mininova pourra arguer disposer d'une page de contact expliquant aux ayant-droits comment faire retirer d'éventuels liens torrent litigieux. Ses administrateurs défendent un point de vue similaire à celui que règlemente la loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN) française : ils refusent la mise en place d'un filtrage a priori, mais se disent prêts à supprimer rapidement les contenus qui pourraient poser problème une fois avertis.

Les importants revenus générés par le site, dont l'unique activité est la distribution de liens torrent (certains sont parfaitement légaux - distributions Linux par exemple, mais l'on trouve dès la page d'accueil du site films, albums et logiciels qui normalement sont payants) risquent de servir le propos de la Brein. D'après ArsTechnica, le chiffre d'affaires réalisé par Mininova, essentiellement grâce à la publicité affichée sur ses pages, s'élevait en effet à 600.000 euros en 2006, puis 1,03 million en 2007. Un trésor de guerre qui, à tout le moins, lui permettra d'armer quelques avocats compétents pour son procès !
Les internautes ne sont pas les seuls à manifester la désapprobation que leur inspire le projet de loi "Création et Internet" : dans un communiqué, trois associations réunissant les professionnels de l'Internet dénoncent cette semaine la "mission d'encouragement au développement de l'offre légale" qui incomberait à la Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi).

Initialement réservée à l'offre commerciale, cette mission d'encouragement a été étendue à l'ensemble de l'offre légale suite au vote de l'amendement 318, défendu Franck Riester dans la nuit de jeudi à vendredi. La mesure pourrait paraitre bienvenue : valoriser l'offre légale et la promouvoir est sans doute une bonne façon d'encourager les internautes à se tourner vers elle, mais elle ne recueille pas l'approbation de l'Acsel (Association de l'Economie Numérique), du Geste (Groupement des éditeurs de services en ligne) et de l'Asic (Association des services Internet communautaires), qui redoutent le principe de « labellisation »

« Quels seraient les critères d'appréciation retenus par la Haute Autorité pour octroyer un tel label ? », se demandent les trois organisations, après avoir souligné le caractère inconstitutionnel d'une notion qui « n'est définie par aucun texte de loi ». Elles disent donc préférer « que le texte de loi garantisse plutôt des conditions équitables d'accès aux catalogues, seul élément réellement déterminant pour la construction d'une vraie alternative légale, attractive et pérenne, et respectueuse des droits de chacun ».
Aux Etats-Unis, la RIAA (Recording Industry Association of America), l'organisation chargée de représenter les intérêts de l'industrie musicale, a encore frappé. Dans l'état du New Hampshire, une femme prénommée Roy fut accusée d'avoir téléchargé trois chansons au travers du logiciel peer-to-peer BearShare.

Elle reçu une lettre d'avertissement... qu'elle jeta immédiatement à la poubelle. "Je pensais qu'il s'agissait de spam", explique-t-elle, "on me demandait d'envoyer de l'argent pour quelque chose que je n'avais pas fait".

Quelques mois plus tard, le juge de la cour du New Hampshire se range du côté des maisons de disque et décide du montant que Roy devrait verser. Cette fois la femme répond aux accusations et explique sa situation face au premier courrier envoyé. "Je n'ai jamais téléchargé et ne saurais d'ailleurs pas où me rendre pour procéder à un téléchargement", explique-t-elle au juge, "je pense qu'ils devraient me montrer la preuve que cela a bien été effectué par moi".

Les maisons de disque ayant engagé la procédure tentent alors de finaliser l'affaire sans audience devant le juge, une initiative qui fut bloquée par Roy. Dans un courrier, celle-ci réitère son innocence et explique : "je sais qu'ils (les labels) n'ont absolument aucune preuve et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle ils essaient de finaliser l'affaire sans audience".

Par la suite, Roy est contrainte de partager des informations sur chaque personne de son foyer. L'affaire prend une autre dimension : si son mari ne sait pas utiliser l'ordinateur familiale, le couple a deux enfants de 22 et 19 ans. Nous apprenons aussi que l'ordinateur aurait été infecté de plusieurs virus au printemps 2007 et son disque dur fut remplacé par la suite... un coup dur pour la RIAA qui ne possède donc aucune preuve matériel de leurs accusations. L'affaire suit son cours.
Microsoft vient de publier un rapport de tests mesurant les performances d'Internet Explorer 8 à celles de Google Chrome 1.0 et de Mozilla Firefox 3.05. Pour la firme de Redmond, il n'y a pas de doute, son navigateur IE8 reste bel et bien le plus rapide.

L'équipe d'Internet Explorer explique que des tests quotidiens sont pratiqués en interne sur les 25 sites Internet les plus populaires listés par le cabinet ComScore et que que les méthodes de comparaison les plus couramment pratiquées ne sont pas les plus adaptées. Ainsi vendredi dernier, nous vous présentions Peacekeeper, un outil en ligne permettant de juger des performances du moteur JavaScript des navigateurs installés sur sa machine. Selon PeaceKeeper, c'est Safari 4 qui est en pôle position du classement, un résultat que Microsoft entend bien faire oublier.

Ainsi le document (PDF) mis à disposition par Microsoft explique : "les navigateurs sont composés de plusieurs sous-systèmes et chacun d'entre eux joue un rôle clé dans les performances globales. Les utilisateurs ne font pas qu'exécuter du JavaScript ou charger des pages de test. Du coup ces 'micro-benchmarks' ne reflètent pas l'expérience réelle de l'utilisateur et sont des indicateurs trompeurs des performances globales ". La firme de Redmond estime en effet, que les utilisateurs attendent des tests plus complets mesurant le temps total de chargement d'une page plutôt que des opérations individuelles. "La rapidité d'exécution sur une étape particulière n'indique pas forcément que le processus entier sera rapide", explique le rapport.

Au final, il apparaît qu'Internet Explorer 8 devance ses concurrents dans 12 cas sur 25 contre 9 pour Chrome et 4 pour Firefox.

Notons cependant que si Microsoft en profite pour mesurer les performances de son prochain navigateur, il confronte ce dernier à Firefox 3.05, c'est-à-dire, précisément la version qui n'inclut pas le dernier moteur d'exécution JavaScript TraceMonkey développé par Mozilla. Par ailleurs, une pré-bêta de Chrome 2.0 est disponible depuis le mois de janvier. Encore plus fort : Safari 4 est absent de ces tests!
Alors que les débats relatifs à la loi "Création et Internet" battent leur plein à l'Assemblée nationale, la tension monte sur Internet, jusqu'à faire une victime collatérale: le site jaimelesartistes.fr. Lancé fin octobre par le ministère de la Culture et pensé comme un espace de sensibilisation à la question du piratage, le site a été victime "d'attaques incessantes de la part des pirates du net, qui l'ont obligé à fermer temporairement", selon un communiqué émanant de la rue de Valois.

Inoffensif, puisque fermé aux commentaires des internautes, le site a été placé sous les feux de la rampe dès le début des débats relatifs à la Hadopi : plusieurs députés se sont en effet plaints d'avoir reçu des courriers électroniques non sollicités leur enjoignant d'aller consulter jaimelesartistes.fr.

La "mobilisation des groupes de pression qui s'opposent aux droits des artistes et des entreprises culturelles (...) prive ainsi de tribune ceux qui défendent - concrètement, grâce au projet de loi Création et Internet, et non par de simples déclarations d'intention - les créateurs et ceux qui les soutiennent", a déploré le ministère de la Culture. Le nom de domaine n'est pour l'instant plus associé à aucun site, mais la vitrine du projet de loi "Hadopi" devrait signer son retour en ligne dans les prochains jours, le temps sans doute pour ses responsables d'en verrouiller l'hébergement, de façon à résister à d'éventuelles tentatives d'attaque.

L'examen de la loi "Création et Internet" devrait reprendre à l'Assemblée à partir du 31 mars prochain.
Alors que France Telecom conserve la pôle position des fournisseurs d'accès à Internet en France, les concurrents pointent du doigt la politique pratiquée par l'opérateur historique. Pour SFR, France Telecom ne respecterait pas ses engagements dans le développement de la fibre optique dans l'Hexagone tandis que Free rejette en bloc les arguments de Didier Lombard sur le monopole des chaînes télévisées.Lors d'un entretien recueilli par Les Echos, Franck Esser, le patron de SFR a expliqué que la firme allait réinjecter 450 millions d'euros sur trois ans dans le déploiement du très haut débit avant de souligner : "le problème est que nous ne sommes pas à jeu égal avec France Télécom dans les réseaux fixes". Selon M. Esser, France Telecom ne respecterait pas ses obligations financières. En effet, la firme de Didier Lombard, qui loue son réseau de cuivre aux opérateurs concurrents, a obtenu 2 milliards d'euros, lesquels auraient dû être réinvestis dans l'entretien de ce réseau de cuivre. Selon le PDG de SFR : "les 2 milliards d'euros de marges réglementaires qu'il a retirés de la location de son réseau de cuivre en 2007 ont été utilisés pour investir dans la fibre optique". Franck Esser exige donc une baisse des tarifs de dégroupage et estime que ce modèle de location entretient davantage la dépendance des autre opérateurs vis-à-vis de France Telecom. "Notre stratégie est de devenir indépendant de France Télécom", explique le patron de SFR, avant d'ajouter : "or, aujourd'hui, SFR est son meilleur client. Nous reversons 1,5 milliard d'euros chaque année à France Télécom".

Toujours dans le domaine de l'Internet, cette fois c'est au tour de Maxime Lombardini, directeur général d'Iliad de pointer du doigt les pratiques de France Telecom. Le mois dernier, le tribunal de commerce de Paris cassait l'exclusivité de l'offre sportive de la télévision d'Orange. Pour l'opérateur historique les exclusivités telles qu'Orange Sport restaient très importantes "pour rentabiliser l'investissement dans l'innovation". De son côté, le patron d'Iliad explique aux Echos : "parler d'innovation quand on a copié le triple play et la Freebox avec deux ans de retard et en allant jusqu'à imiter son nom, c'est un comble ! Or, pour ces innovations majeures, Free n'a jamais bénéficié d'exclusivité particulière". M. Lombardini ajoute que ces exclusivités sont précisément mises en place par France Telecom "pour éliminer ses concurrents".

A travers les propos de Free et SFR, il apparaît donc que France Telecom entend bien conserver son monopole sur le marché du très haut débit et les services proposés au Internautes. Selon une étude de l'Idate, publiée au mois de février, 4,4 millions de foyers français seraient équipés en fibre optique.
Ordre de grandeur. Cette semaine, le rapport sur les Technologies de l'information/communication (TIC) et le développement durable a été remis au ministre de l'Écologie. Les TIC françaises consommeraient l'équivalent de la production annuelle de huit centrales électriques (55 à 60 térawattheures), soit autant que huit villes de plus d'un million d'habitants ou encore 114 millions d'ampoules de 60 Watts allumées en permanence pendant un an. Surprenant?

Avec 34 millions d'internautes et environ 15 millions de mobinautes, le poids des TIC commence à peser lourd sur la facture électrique française. Un constat relativement inquiétant lorsqu'on pense aux autres 966 millions internautes que compte désormais la planète. "Dépasser le cap du milliard d'internautes est une étape significative dans l'histoire de l'internet (...) Le second et le troisième milliard d'internautes arriveront désormais très vite" commentait d'ailleurs, en janvier, Magid Abraham, PDG de ComScore Inc.La consommation électrique des TIC françaises ne représente, pour le moment, que 13% de la consommation totale du pays, aux alentours de 420 térawattheures (TWh) par an. Les postes de travail professionnels compteraient pour 11 TWh et les serveurs et centres de données pour 4 TWh. Au-delà de leur seule consommation énergétique, les TIC ont une empreinte carbone. En France, cette empreinte globale s'élèverait à 30 millions de tonnes (Mt) de CO2 par an (5% de la production de CO2 en France estimée à 554 Mt). L'empreinte carbone d'un PC moyen (production, utilisation, déchets) représenterait 200 kg de CO2 par an (le double en Grande-Bretagne), tandis que celle d'un serveur afficherait 536 kg.Pour remédier à cette situation, l'étude propose, entre autres, de mesurer régulièrement la consommation énergétique des TIC et d'en surveiller l'évolution, tout en fixant des objectifs pour le pays. Elle suggère également la mise en place de labels énergétiques et propose d'introduire la notion de développement durable dans les missions de l'Arcep (Autorité de régulation des télécommunications) et du CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel). Pour les datacenters, le rapport met l'accent sur la récupération de chaleur (réduction d'impôts à la clé) et la normalisation du secteur (Comité européen de normalisation électrotechnique).Le document mentionne toutefois un relatif impact positif des TIC. Plusieurs études montrent, en effet, que la dématérialisation, la logistique intelligente ou encore le télétravail permettraient des gains écologiques significatifs. Le secteur serait à même d'économiser l'équivalent d'une à quatre fois ses propres émissions de gaz à effet de serre.

Dernier constat, sur le million de tonnes de produits électriques et électroniques mis sur le marché en France en 2007, seulement 157.000 tonnes ont été récupérées (TIC - 24.000 tonnes), loin des 250.000 tonnes préconisées par la directive européenne DEEE (Déchets d'équipements électriques et électroniques). Où part le reste? Comme le porte-avion Clémenceau, à l'autre bout du monde...
le 13/03/2009 à 23:49
Le navigateur Opera 10 met le Turbo
Le mois dernier, l'éditeur norvégien Opera Software annonçait une nouvelle technologie baptisée Turbo permettant de rivaliser avec Safari, Chrome, Firefox ou Internet Explorer. Turbo permet de compresser à la volée les données sans transcodage. Concrètement, en saisissant une URL dans la barre d'adresse, ce sont les serveurs de Opera qui vont télécharger la page web, la compresser et l'envoyer ensuite à l'internaute ou au mobinaute dans un format plus compact. Le navigateur sera ensuite capable de décompresser les données à la volée pour les afficher.

La firme norvégienne dévoile aujourd'hui une version bêta d'Opera 10 intégrant cette nouvelle technologie. Lors du chargement d'une page Opera indiquera le degré de compression ainsi que la bande passante économisée.

Pour de plus amples informations, une vidéo de démonstration et les liens de téléchargement pour Windows, Mac OS X et Linux, rendez-vous ici.
En quoi consiste réellement une attaque de botnets ? Pour le savoir et mesurer les risques, le département Click de la BBC a lancé un programme d'expérimentation en matière de cyber-fraude et a acheté plus de 20 000 machines. L'équipe a ensuite testé plusieurs types d'offensives couramment pratiquées par les hackers notamment une attaque par déni de service sur le site de l'éditeur Prevx, spécialisé dans la sécurité informatique... avec son consentement bien sûr.

Après avoir envoyé plusieurs courriers indésirables sur une série de comptes Gmail et Hotmail sous contrôle, l'équipe en charge de cette expérience a aussi réussi a pénétrer au sein de plusieurs ordinateurs et s'est même amusée a changé le fond d'écran des machines, tout en alertant leur utilisateurs. A l'issu de ces tests, l'équipe annonce avoir désactivé ce réseau de machines.

Pourtant cette pratique n'est pas du goût de tout le monde. En effet, pour John Pescatore, analyste chez Gartner, il ne s'agit même pas d'"une expérience douteuse, c'est clairement irresponsable (...) c'est comme payer un pyromane pour qu'il brûle un immeuble désaffecté juste pour voir à quoi ressemble les flammes qui en jailliraient. Ils auraient aussi bien pu se rendre chez un vendeur de solutions de sécurité qui leur aurait démontré la sévérité des botnets". Ces propos furent d'ailleurs repris par Greg Day, analyste chez McAfee.

Les anglophones pourront lire les détails des différentes expériences sur le site de Click.
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