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Le projet de loi « Création et Internet », déjà adopté par le Sénat, devrait être examiné à l'Assemblée Nationale à compter du 10 mars. Attendu comme une bouée de sauvetage par l'industrie musicale, il instaure un principe de sanction administrative lorsque l'internaute est pris en flagrant délit de téléchargement illégal de musique ou de film. Rencontre avec Franck Riester, député UMP et rapporteur du texte.

Entretien réalisé par Steven Bellery


Quand le texte va-t-il être examiné ? Êtes-vous optimiste sur le passage à l'Assemblée ? A votre avis les débats vont-ils être houleux ?

Franck Riester - député UMP
Franck Riester : L'examen du projet de loi Création et Internet débutera à la suite du texte sur l'hôpital. La semaine du 4 mars est envisagée mais il est plus raisonnable de compter sur un passage en séance publique à compter du 10 mars. J'ose espérer que les débats, souvent plus passionnés à l'Assemblée, seront de la même qualité que ceux de mes collègues sénateurs en octobre dernier.

Le climat est-il vraiment différent aujourd'hui ? Le gouvernement et le monde de la culture sont-ils investis et sur la même longueur d'onde ?

Ce texte est d'abord le résultat d'un large consensus entre les différents acteurs issus du monde de l'Internet, de la culture et des télécommunications. Ce consensus s'est traduit par la signature des accords de l'Elysée en novembre 2007, où 47 signataires se sont entendus sur la nécessité de combattre le téléchargement illégal à travers une réponse nouvelle et pragmatique. Cette réponse, c'est le mécanisme de la riposte graduée qui repose ainsi sur deux principes complémentaires.

Le premier consiste à changer de logique dans la lutte contre le piratage. En effet, il y a une véritable rupture par rapport au mécanisme répressif qu'instaurait jusqu'alors la loi précédente. On passe désormais à une approche de prévention et de pédagogie avec un mécanisme de réponse graduée conduite par une autorité administrative indépendante, l'Hadopi (Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet). Concrètement, le contrevenant recevra deux avertissements (un e-mail doublé de l'envoi d'une lettre recommandée) avant une éventuelle suspension de sa ligne internet s'il venait à continuer de télécharger illégalement.

Le second concerne le développement d'une offre légale attractive en matière de films, de musique ou contenus audiovisuels. L'offre existante, encore trop peu connue, s'est néanmoins beaucoup élargie ces dernières années. Une des ambitions du texte est de veiller à son développement en posant un cadre juridique clair.

Comment pensez-vous que le monde des télécoms va réagir ? Ce projet de loi : n'est-ce pas un peu un couteau sous la gorge des FAI ?

Les FAI sont un maillon essentiel du projet de loi et partagent le constat de la nécessité de lutter contre le téléchargement illégal ; ils ont rappelé, notamment au cours des auditions, leur soutien au projet de loi.

On vous a entendu dire que même l'internaute était gagnant avec cette loi ? Qu'a-t-il à gagner ? Va-t-il changer d'attitude ?

A mon sens, l'internaute a effectivement tout à gagner dans ce projet de loi pour les deux raisons suivantes. D'une part, les actes de téléchargement ne relèveront plus nécessairement du délit pénal puisqu'il est crée une obligation de surveillance de son poste informatique, obligation qui pourra faire l'objet d'une sanction administrative. Concrètement, la grande masse du piratage sera désormais traitée de manière pédagogique et préventive, et non plus de manière pénale et répressive.

D'autre part, l'objectif des pouvoirs publics est aussi de créer un cadre réglementaire qui incite au développement de l'offre légale attractive pour le consommateur. De nouveaux modèles économiques, qu'ils soient gratuits ou payants sont en train d'émerger, il faut donc favoriser leur développement pour changer les habitudes des internautes.

Le dispositif sera-t-il aussi efficace s'il est édulcoré par l'Assemblée ?

Le mécanisme de la riposte graduée trouve un équilibre entre le respect du droit de la propriété intellectuelle et le droit des internautes. En tant que rapporteur, je veillerai sur ce point à ce que l'équilibre de l'ensemble du dispositif soit respecté.

Quid de l'absence de réelles dispositions visant à promouvoir l'offre légale dans le texte ?

Diverses dispositions visant à promouvoir l'offre légale existent déjà ; les sénateurs ont ainsi sensiblement amélioré le texte sur ce point, notamment dans les missions relatives à la HADOPI. Je m'inscris également pleinement dans cette logique et c'est ainsi que j'ai proposé à la commission des lois plusieurs amendements en ce sens qui ont été adoptés.

Quelle est votre position sur l'affaire Beemotion, et la volonté de réformer la LCEN dans le but de lutter contre le piratage manifestée par votre confrère F. Lefebvre ?

Beemotion était un site de streaming qui mettait à disposition illégalement des vidéos dont il n'avait pas acquis les droits. C'était donc un site pirate, qui de surcroit, tirait des revenus de cette activité de piraterie via la publicité. Cependant, la question de la responsabilité de l'hébergeur issue de la directive du 8 juin 2000 sur le commerce électronique demeure complexe. Rien ne nous interdit d'en débattre.

De votre point de vue, est-il techniquement possible de juguler les échanges illégaux sur Internet ?

Il faut être réaliste. Bien sûr qu'il existera toujours des possibilités techniques pour contourner le droit. Le texte Création et Internet n'a pas pour objectif d'éradiquer le téléchargement illégal et de mettre en place une surveillance généralisée des réseaux. Là encore, il s'agit de faire de la pédagogie et de faire comprendre à la grande majorité des pirates que ce qu'ils font est tout simplement répréhensible et qu'il faut respecter le droit d'auteur et les droits voisins.

Cette loi peut-elle sauver l'industrie du disque ? Est-ce son objectif ?

L'industrie du disque a amorcé un virage depuis quelques années en prenant en compte les nouvelles manières de consommer de la musique. Dans un contexte où le marché de la musique a perdu la moitié de sa valeur ces cinq dernières années, on constate que la vente dématérialisée, même si elle progresse de manière continue, est encore loin de compenser la chute du marché des supports physiques. Permettre aux entreprises de ce secteur d'accroître les revenus issus de l'offre légale est vitale quant à leur pérennité.

Que pensez-vous de l'abandon des DRM ? Appréciez-vous une stratégie comme celle de Patricia Kaas de vendre son album moins cher sur le net ?

L'abandon des mesures anti-copie est indispensable pour l'achat au titre, à partir du moment où l'internaute devient propriétaire du titre de musique qu'il acheté sur une plateforme légale. J'ai d'ailleurs proposé en ce sens un amendement qui a été adopté par mes collègues de la commission des Lois. L'initiative de Patricia Kaas est intéressante, même s'il faut bien avoir conscience qu'une très grande majorité des artistes n'a pas la notoriété suffisante ni le succès qu'a pu connaître cette chanteuse pour pouvoir se passer d'une maison de disque.

Franck Riester, merci.

Quelques compléments d'information suite à cet entretien :

- Si la majorité des FAI a effectivement signé les accords de l'Elysée, plusieurs d'entre eux ont par la suite publiquement déclaré que le projet de loi dépassait, selon eux, la portée du texte sur lequel ils s'étaient entendus. "Le projet de loi reste muet quant à la prise en charge financière des frais supportés par les opérateurs", regrettait déjà l'Association des fournisseurs d'accès à Internet en juin dernier. Un rapport de la Commission Générale des Technologies de l'Information, diffusé le 4 mars par le quotidien Les Echos, estime le montant de ces frais à environ 70 millions d'euros.

- Depuis la date à laquelle a été réalisé cet entretien, de nouveaux amendements ont été apportés au projet de loi, notamment par des députés de la majorité. Remarqué par PC Inpact, l'un d'eux préconise que le principe de suspension de l'abonnement à Internet, particulièrement contesté, soit abandonné au profit d'un mécanisme plus classique à base d'amendes, permettant d'éviter « qu'une instance ayant procédé au lancement des poursuites et à l'instruction du dossier soit également celle qui prononce la sanction ».

- A cette dissension sur l'un des fondements du projet de loi, qui risque d'entrainer des débats plus houleux que semble le croire Franck Riester, s'ajoutent les nombreuses objections formulées par les détracteurs du texte : points d'accès publics (mairies, bibliothèques, restaurants, etc.) susceptibles d'être utilisés pour des téléchargements illégaux, présomption de culpabilité et non d'innocence, substitution d'une autorité administrative au pouvoir judiciaire, etc.
Le site communautaire de partage de photos Flickr a récemment annoncé deux changements auprès de ses utilisateurs. Le mois dernier nous apprenions que les internautes auraient prochainement la possibilité de mettre en ligne des vidéos, c'est désormais chose faite. Loin des ambitions de YouTube sur le marché de la vidéo sur Internet, Flickr espère surtout créer du contenu de qualité en proposant à l'utilisateur de mettre en ligne deux vidéos par mois. Jusqu'à présent cette option n'était disponible que pour les comptes Flickr Pro. Pour sa maison-mère Yahoo!, il s'agit probablement d'éviter les foudres des studios d'Hollywood face à la diffusion illégales de films et séries TV en streaming. Par ailleurs, les titulaires d'un compte premium peuvent désormais publier leur clips au format HD.

Lorsque le service Yahoo! Photos ferma ses portes le 20 septembre 2007, les utilisateurs furent invités à transférer leur images sur le service de Flickr. Cependant, alors qu'il était possible de créer plusieurs albums spécifiques au sein de Yahoo! Photos, le nombre de collections fut longtemps limité à 3 pour les comptes basiques de Flickr. Nous apprenons aujourd'hui que cette limite a été retirée, ce qui devrait permettre à Flickr d'accueillir plus d'internautes. Notez cependant que pour les comptes basiques, Flickr ne retourne que les 200 dernières photos mises en ligne.

A ce jour Facebook reste un acteur majeur dans l'hébergement de photos et recueillerait plus de 10 milliards de clichés. De son côté, en novembre dernier, Flickr aurait comptabilisé 3 milliards d'images. Cependant, en retirant ces limites, Yahoo! ouvre davantage la voix aux développeurs web souhaitant tirer partie de l'interface de programmation de Flickr dans la création de mashup ou de plateformes de publication dédiées aux photographes.
Selon le Wall Street Journal, YouTube et le producteur de musique Universal Music Group envisageraient de lancer un site spécialement dédié aux vidéo-clips musicaux. Provisoirement baptisé Vevo, cette plateforme représenterait "un renouvellement des efforts de Google pour attirer des contenus de qualité" professionnelle.

YouTube vient de dépasser le cap des 100 millions de vidéonautes, tandis qu'au total, ils seraient pas moins de 147 millions outre-Atlantique (+4% sur un mois), contre moins de 20 millions en France, à avoir visionné près de 15 milliards de vidéos en ligne. Pourtant, les revenus publicitaires globaux de la plate forme, estimés à 200 millions de dollars pour l'année, restent en deçà des attentes de Google.Cette initiative ressemble aussi à un pied de nez envers la Warner, qui vient de retirer toutes ses vidéos de Youtube. En effet, suite à l'échec des négociations financières entre les deux parties, un porte-parole de Warner Music affirmait : "nous ne pouvons tout simplement pas accepter des conditions qui ne compensent pas suffisamment les artistes, auteurs, labels et éditeurs pour les contenus qu'ils apportent ".
L'offre ADSL de Bouygues Telecom connait un démarrage "modeste" selon les termes de Martin Bouygues, le PDG du groupe du même nom.

Lancée le 20 octobre dernier, la Bbox permettant d'accéder à une offre ADSL, de téléphoner depuis Internet et de bénéficier d'un portail de chaines TV pour 29,90 euros par mois n'a permis de recruter que "quelques dizaines de milliers de clients" en près de quatre mois.

Un chiffre nettement en retrait par rapport au nombre de nouveaux recrutés les trois derniers mois de l'année dernière par ses principaux concurrents : 114 000 pour Free et 246 000 pour Orange. Mais Martin Bouygues reste tout de même optimiste, précisant que "nous avons des chiffres bons, mais qui sont modestes : nous n'avons pas cherché à faire de grands développements, ce n'était pas du tout l'objet".

Reste à savoir si Bouygues Telecom saura recruter davantage de clients que Darty qui n'a disposé que de 121 000 abonnés en un an. Pour cela, l'opérateur devrait multiplier les offres aguichantes pour attirer une partie de ses 9,6 millions de clients mobiles vers ses solutions ADSL. Dernièrement, Bouygues a commencé par offrir à ses clients ADSL dégroupés 3h d'appels inclus vers les mobiles.
Moins d'un an après un premier lifting, Facebook s'apprête à introduire un nouveau design pour ses « profils publics » mais également pour la page d'accueil de ses millions d'utilisateurs.

Véritable alternative aux blogs et autres outils de publication, les profils publics permettront aux membres de Facebook de partager avec l'ensemble des internautes tout ce qui est déjà publié sur un profil privé. Entièrement personnalisables, les nouvelles informations pourront être de simples messages textes ou bien inclure des photos, des vidéos, des notes…

L'autre nouveauté devrait concerner la page d'accueil, qui permettra toujours de voir l'activité de ses amis, mais qui devrait introduire de nouvelles options de filtrage. « Les utilisateurs pourront par exemple choisir de privilégier uniquement les actualités de leur famille proche. » explique Facebook.

Lancé il y a tout juste 5 ans par des étudiants de l'université de Harvard aux Etats-Unis, Facebook a connu ces dernières années une croissance fulgurante. En France, le site compte près de 7 millions de membres et est fréquenté (profils publics) par environ 11 millions d'internautes (source Médiametrie). Au niveau mondial, comScore attribue au réseau social une audience de 221 millions de visiteurs uniques contre 775 millions pour un mastodonte comme Google.
Le géant des logiciels Microsoft profite du CeBIT pour annoncer la disponibilité de sa table tactile multipoint, Microsoft Surface, dans 12 nouveaux marchés. Microsoft annonce ainsi que Surface sera dorénavant commercialisé dans divers pays de la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique), et non plus réservé au seul continent américain. Ainsi Microsoft Surface devrait être disponible dans les pays suivants : Angleterre, Allemagne, Autriche, Belgique, Émirats Arabes Unis, Espagne, Italie, Suède (liste non exhaustive).

En parallèle, Microsoft indique renforcer ses partenariats pour le développement de l'éco-système Surface afin justement de prendre en charge ces nouveaux marchés. Aucun tarif, ni aucune date de disponibilité n'ont été communiqué par Microsoft.
La Motion Picture Association of America (MPAA), l'autorité en charge de défendre les intérêts de l'industrie cinématographique américaine, a commandé une étude auprès cabinet d'analyse RAND. Intitulé Film Piracy, Organized Crime and Terrorism, le papier tente de mettre en évidence les liens économiques étroits entre le crime organisé et le piratage d'oeuvre cinématographique.

Après avoir listé quelques exemples de criminels ayant financé leurs activités par des trafics de contrefaçon, l'étude rapporte que "le piratage de DVD, qui bénéficie d'une meilleure marge de profit que le trafic de narcotiques et de sanctions moins élevées, est populaire autour du monde comme activité criminelle parmi lesquelles nous retrouvons aussi la drogue, le blanchiment d'argent, l'extorsion de fonds et le trafic d'organes".

En jouant sur les mots, l'étude tente alors de dresser un parallèle entre le piratage et la contrefaçon. D'ailleurs, comme le souligne TorrentFreak, il faudra se référer à une note au bas de la page 3 où il est indiqué : "les termes 'piratage' et 'contrefaçon' sont utilisés de manière interchangeable dans ce rapport".

De manière générale, l'étude de RAND affirme que la lutte contre le piratage devrait être une priorité dans les stratégies anti-gang du gouvernement et que les autorités devraient bénéficier de moyens de surveillance plus poussés pour mener à bien leurs investigations.

Ce n'est pas la première fois que l'industrie culturelle commande une étude à caractère controversé. L'on pourrait aussi s'interroger sur les motivations du cabinet RAND qui s'affiche comme "une organisation de recherche à but non lucratif publiant des analyses objectives".

Les anglophones pourront jeter un oeil au résumé de cette étude ici (PDF) ou lire le rapport dans son intégralité ici (PDF)
Retour en grâce ? Dans un communiqué, la commission européenne a annoncé mercredi qu'elle allait partiellement relâcher la pression exercée sur Microsoft depuis les diverses condamnations du numéro un mondial des éditeurs de logiciels pour abus de position dominante. Elle estime en effet que la firme de Redmond a changé de comportement, et n'a plus besoin d'une surveillance constante. Bruxelles ne s'interdit toutefois pas de faire appel de façon ponctuelle à des consultants techniques à l'avenir.

Rappel des faits : en mars 2004, la Commission européenne condamne Microsoft pour abus de position dominante, au motif que l'éditeur fournissait avec ses systèmes d'exploitation des logiciels dont l'intégration à Windows nuisait à la libre concurrence. Elle ajoute que Microsoft refuse de partager certains des protocoles techniques nécessaires à l'interopérabilité de produits tiers avec ses logiciels, et décide de mandater, aux frais de la firme de Redmond, un expert technique chargé de surveiller la bonne mise en oeuvre des sanctions prononcées.

"Eu égard au changement de comportement de la part de Microsoft, à la possibilité accrue, pour les tiers, de faire valoir leurs droits directement auprès des juridictions nationales, ainsi qu'à l'expérience acquise depuis l'adoption de la décision précitée, la Commission n'a plus besoin de l'assistance permanente d'un mandataire chargé de contrôler le respect des obligations incombant à Microsoft", indique la Commission dans un communiqué.

Bruxelles et Microsoft n'en ont toutefois pas fini. A la demande de l'éditeur Opera Software, la Commission européenne a en effet ouvert une nouvelle enquête relative à l'association forcée entre Windows et le navigateur maison, Internet Explorer. Une procédure à laquelle Microsoft n'est peut-être pas tout à fait insensible : la dernière build de Windows 7, le futur OS de Redmond, révèle en effet qu'il sera possible de désactiver le navigateur embarqué au système.
Alors que Yahoo! tente de déployer sa stratégie sociale sur Internet, la firme annonce Yahoo! Updates, un système d'authentification communautaire qui se positionne face à Facebook Connect, Google Friend Connect ou MySpace ID.

Depuis quelques temps, plusieurs sites Internet proposent à l'internaute de s'identifier en utilisant son profil Facebook afin de mettre à jour son flux d'activité, par exemple lorsqu'il réagit à un article. Cependant, le système mis en place par le plus gros réseau communautaire repose sur des fondations propriétaires, ce qui lui a valu un certain nombre de critiques.

De l'Open ID...

Depuis, la stratégie a été reprise par de nombreux acteurs majeurs de la Toile, notamment Yahoo! qui, en octobre dernier, levait le voile sur son Open Strategy. Greg Cohn, en charge du département Yahoo! Developer Network annonce que le système d'authentification OpenID utilisé par Yahoo! est désormais disponible sur plus de 600 000 weblogs et webzines et peut-être intégré sur n'importe quel site Internet dès aujourd'hui.

La firme de Sunnyvale a signé un partenariat avec Js-Kit, une société ayant développé, entre autre, un système de commentaire universel présenté sous la forme d'un JavaScript et compatible avec les standards de l'OpenID, notamment le protocole OAuth. Js-Kit propose par ailleurs deux installations optimisées pour les plateformes Wordpress et Blogger. Lors de l'installation, il est possible de synchroniser l'ensemble des commentaires existants et la modération est effectuée directement sur le panneau de contrôle de Js-Kit....

à l'Open Strategy

Puisque l'OpenID créée sur les serveurs de Yahoo! est reliée à son identifiant Yahoo! classique, la firme a mis en place un système de permission au travers du protocole OAuth communiquant avec les différentes interfaces de programmation du réseau. De cette manière, si l'internaute laisse un commentaire sur un blog, il pourra choisir de mettre à jour son flux d'activité central, lequel peut être consulté depuis Yahoo! Profile, Yahoo! Mail et par la suite, Yahoo! Messenger.

Le 5 février dernier, le consortium W3C, en charge de réguler les standards de l'Internet, souhaitait voir une interopérabilité entre les différents réseaux communautaires afin qu'ils puissent évoluer ensemble vers de nouvelles technologies. L'infrastructure mise en place par Yahoo! semble alors répondre à cette demande.

Reste à savoir si cette stratégie portera ses fruits dans les efforts de Yahoo! sur l'Internet social.
La Direction générale de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) vient de rendre son « baromètre des réclamations », pour le second semestre 2008. Il en ressort pour la première fois une stabilisation des attentes des consommateurs, en particulier dans le secteur téléphonie-Internet.

Avec 69.143 plaintes au second semestre 2008 (140.000 sur l'année), le nombre de plaintes pour fraudes ou abus a diminué de 1,2% par rapport au semestre précédent. Le secteur télécom est pour partie responsable de cette baisse avec -22% de plaintes. Une conséquence de la mise en oeuvre depuis de 1er juin 2008 des mesures de la loi "Chatel", selon la DGCCRF. Seules les réclamations en matière de facturation sont en augmentation dans la téléphonie mobile (+15%).

Dans le secteur de la vente à distance, qui totalise 9231 réclamations "exploitables", les problèmes de livraison (délai, marchandise abîmée...) se placent en tête des plaintes (25%). Vient ensuite, le non-remboursement malgré l'indisponibilité des produits (22%), suivit de l'absence pure et simple de livraison (9%) et du non-respect du délai de remboursement (8%).
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