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le 25/02/2009 à 22:30
Gmail touché par un bug ? (màj)
Ironie du sort ? Alors que Google a récemment lancé une fonctionnalité permettant d'accéder à sa messagerie en ligne Gmail en mode déconnecté, le service connait depuis ce matin, 11 heures, un dysfonctionnement général, sensible dans le monde entier, même s'il semblerait que les accès en POP3 et IMAP soient encore valides. A la presse, Google se contente pour l'instant de formuler des excuses adressées aux utilisateurs, et promet un prompt retour en ligne.

"Nous sommes au courant d'un problème avec Gmail affectant une petite partie des utilisateurs", expliquait à 11h19 ce matin un employé de Google sur l'un des forums du moteur. A 12h13, un second message indique que "le problème devrait être résolu" mais à 12h35, Gmail reste inaccessible en France pour bon nombre d'utilisateurs.

Les services connexes, tels que Google Agenda, restent fonctionnels, mais le moteur affiche un message d'avertissement lorsqu'on se connecte à Google Apps, sa suite de services en ligne, indiquant que les utilisateurs risquent de rencontrer des problèmes liés à leur messagerie.

Gmail n'est certainement pas le premier webmail à connaitre une interruption de service de quelques dizaines de minutes, mais le service de Google est peut-être le seul dont les dysfonctionnements suscitent un tel intérêt. A midi, heure française, de nombreux médias anglophones s'étaient déjà fait l'écho de cette avarie, y compris des généralistes tels que la BBC ou le Guardian en Grande Bretagne. Le retentissement avait été nettement moindre lorsqu'en août 2008, Gmail avait retourné pendant près d'une heure une "erreur 502" aux internautes cherchant à se connecter au service. Google avait alors invoqué un problème technique lié au chargement du gestionnaire de contacts.

Début février, c'est le moteur de recherche lui-même qui avait été affecté par un bug, provoqué selon Google par une erreur humaine. Pendant près d'une heure, les pages de résultat du moteur de recherche renvoyaient un message selon lequel le site auquel essayait de se connecter l'internaute risquait d'endommager son ordinateur.

Mise à jour, 13h05 : une partie des internautes peut à nouveau accéder à Gmail. Google indique que le service va progressivement revenir à la normale dans les prochaines heures.Mise à jour, 25 février, 12h40. Google a confirmé aujourd'hui que l'incident relatif à Gmail relevait bien d'une panne, et non d'une éventuelle attaque venue de l'extérieur. « Cet incident a surgi de manière inopinée suite à un contrôle de maintenance de routine dans un des centres de données européen. Le service a été graduellement restauré deux heures et demi après le début de l'incident suite à l'intervention rapide des équipes de maintenance », explique la firme dans un communiqué.
Microsoft célèbre son annuel TechFest et a invité sur le campus de Redmond plusieurs centaines de développeurs afin que chacun puisse partager ses idées et présenter ses derniers concepts. A cette occasion, le blog de Live Search met l'accent sur plusieurs projets tels que GeoLife 2.0, Opinion Search, EntityCube et Color-Structured image.

Le moteur de recherche Live est une entité que Steve Ballmer a bien du mal a promouvoir - malgré une tentative de rapprochement avec Yahoo! ou la mise en place de programme de rémunération pour les internautes. Cependant ce dernier pourrait prochainement profiter de plusieurs innovations et qui sait, peut-être rattraper son retard face à la concurrence. A ce jour Live Search n'a que 1,67% de part de marché, derrière Yahoo! (10.22%) et Google (81,48%). GeoLife 2.0 est un réseau communautaire basé sur Virtual Earth qui tire partie des puces GPS embarquées sur certains appareils. La technologie analyse les similarités et différences géographiques au sein de ses contacts en répertoriant les activités et les villes visitées ou habitées auparavant par chacun. Une centaine de personnes ont utilisé Geolife 2.0 sur une période d'un an et ont répertorié plus de 7 millions de points d'intérêts sur une surface totale de 170 000 kilomètres carrés. L'équipe de Live Search a aussi travaillé sur une base de données d'opinions indexant les avis des utilisateurs dans différents domaines (jeux electroniques, restaurants, hôtels, logiciels...) pour les retourner directement au sein du moteur de recherche après une requête de l'internaute.

Le projet EntityCube (Renlifang) vise à extraire de plusieurs milliards de pages les informations d'une personne ou d'un lieu géographique pour résumer ces dernières et retourner des résultats à la fois précis et concis à l'internaute. Enfin, Microsoft pourrait aussi intégrer la technologie de Color-Structure Image Search afin d'affiner par teintes de couleur les résultats d'une requête d'image.

Si l'ensemble de ces projets venaient à se concrétiser, peut-être Live Search saura-t-il convaincre l'internaute. Quoiqu'il en soit, la firme de Redmond se montre très agressive et n'entend pas baisser les bras sur ce marché.
Le mois dernier, suite à une plainte déposée par l'éditeur norvégien Opera, la Commission Européenne a décidé de se pencher sur la problématique d'abus de position dominante qu'entretient Microsoft au fil des années en intégrant directement certains de ses logiciels au sein du système d'exploitation (Media Player, Internet Explorer). Déjà sanctionné par le passé, Microsoft fut obligé de commercialiser Windows XP Home Edition N, une version du système n'embarquant pas par défaut le lecteur Windows Media Player... mais vendue plus cher que la version standard de Windows XP.

Opera Software estime que l'intégration d'Internet Explorer à Windows porte préjudice aux logiciels concurrents. Le 9 février dernier Mitchell Baker, la présidente de la fondation Mozilla, annonçait publiquement sur son blog que son équipe se rangerait du côté de Bruxelles et soulignait que l'internaute devait être libre d'utiliser le navigateur de son choix.C'est en partie sur l'argument de Mitchell Baker que s'appuie Google pour affirmer son soutien à la Commission Européenne. Par ailleurs, Google estime que l'intégration d'Internet Explorer à de Windows freine toute concurrence au sein des navigateurs et empêche le marché d'innover.La déclaration du géant de Mountain View doit cependant être modérée puisqu'au mois de novembre, dans un entretien avec le Times Online, Sundar Pichai, vice-président chez Google expliquait : "nous allons probablement commencer des partenariats de distribution [...] il se pourrait que nous travaillions avec des fabricants OEM afin qu'ils vendent des ordinateurs sur lesquels Chrome serait pré-installé.". De toute évidence, si Google entame de telles négociations, c'est précisément pour grignoter quelques parts de marché à Internet Explorer... Car si l'innovation était au coeur du problème, l'on pourrait donc se demander pourquoi Google ne s'est pas joint à Opera en premier instance...

Au 17 janvier dernier, la Commission Européenne a envoyé un communiqué à Microsoft demandant à la société d'ôter son navigateur du système d'exploitation. Aujourd'hui, la balle est dans le camp de Redmond.
En décembre 2007, les chercheurs de Mozilla Labs ont levé le voile sur Weave, un environnement d'exécution en ligne permettant, entre autres, de synchroniser, via un serveur web, ses préférences et informations personnelles (historique de navigation, favoris) sur l'ensemble de ses machines. Actuellement en bêta sur invitation, Weave se présente comme une extension de Firefox.

Jono DiCarlo, de l'équipe de Weave, annonce sur le blog de Mozilla Labs que cette même technologie sera disponible pour Fennec, la version mobile de Firefox en cours de développement, afin de synchroniser les onglets ouverts. De cette manière, si après une session de surf l'utilisateur quitte son ordinateur, il retrouvera en copie locale sur son téléphone les mêmes onglets ouverts et pourra donc y accéder plus rapidement.

Avec Weave, Mozilla se lance clairement dans le service en ligne et l'arrivée de Fennec promet une expérience largement simplifiée pour l'utilisateur qui n'est pas sans rappeler les synchronisation des favoris entre le navigateur Safari et l'iPhone.
Peut-être certains d'entre vous utilisent-ils le service Live Mesh pour synchroniser leurs fichiers entre différentes machines tout en les hébergeant en ligne sur un serveur de Windows Azure. Si les frontières entre le disque local et le disque virtuel s'effacent peu à peu, l'on pourrait s'interroger sur les manières de tirer réellement partie de la technologie de Windows Azure. Quelques ingénieurs du laboratoire Microsoft Research se sont penchés sur la question et ont levé le voile sur Social Desktop, un nouveau concept visant à mélanger l'explorateur de fichiers de Windows à des services Internet.

Pour chaque document créé, l'explorateur de fichiers génère automatiquement un URL permettant de partager ce dernier sans avoir à le mettre en ligne ou à le relocaliser sur la machine. En effet, le bureau-même est basée sur la technologie Silverlight et s'appuie sur un serveur de Windows Azure. Via un lien universel, le visiteur pourra accéder au document depuis n'importe quel terminal afin de le commenter ou de lui ajouter un label.

Puisque Social Desktop est basé sur l'environnement .NET, l'ensemble des dossiers et fichiers locaux est accessible au travers d'un pare-feu et génère automatiquement des flux RSS (pour les dossiers, les labels, les commentaires...).
Après l'iPhone, le foot. Le tribunal de commerce de Paris a finalement donné raison lundi à Free et Neuf (depuis racheté par SFR) en faisant casser l'exclusivité de l'offre sportive de la télévision d'Orange. L'opérateur historique dispose maintenant d'un délai d'un mois de proposer une offre de gros à tous les diffuseurs intéressés, sous peine d'une astreinte de 50.000 euros par jour de retard.

Depuis le 9 août 2008, Orange commercialise auprès de ses abonnés une offre facturée six euros par mois et donnant accès à la diffusion en direct des rencontres de Ligue 1 du samedi soir, ainsi qu'à un service de vidéo à la demande et un magazine de 52 minutes reprenant toute l'actualité de la journée du championnat. Pour accéder à cette offre, il est impératif d'être abonné aux services triple play de l'opérateur, qui comptait sur cette exclusivité pour attirer de nouveaux abonnés et ainsi rentabiliser les 203 millions d'euros investis : une condition sine qua none que dénoncent ses concurrents.

"Le tribunal de commerce remet en cause la légalité de cette offre car elle prend en otage le consommateur à travers une "vente liée"", a expliqué à l'AFP un porte-parole de SFR qui, comme Free, s'est déclaré prêt à relayer Orange Sport sur son réseau.

La stratégie d'Orange remise en question ? Début février, l'opérateur a également été attaqué par SFR et Canal+ au sujet de ses offres de contenus, football et séries. "La vente liée de services télécoms et audiovisuels ne doit pas pouvoir être mis en oeuvre par un acteur en position dominante, qui bénéficie d'une rente de situation monopolistique sur le marché du téléphone fixe", affirmait alors Bertrand Méheut, PDG de Canal+.

"Une fois que nous aurons étudié (la décision du tribunal), nous déciderons des mesures à prendre sans exclure aucune option", s'est pour l'instant contenté de déclarer Orange.
Si le CES, début janvier à Las Vegas, et le Mobile World Congress de février à Barcelone ont fait salle comble, il risque de ne pas en aller de même pour les quelque trente halls d'exposition du Messe de Hanovre, où se tiendra du 3 au 8 mars prochain le CeBIT 2009, grand messe européenne des technologies de l'information. Selon ses organisateurs, le salon verrait en effet le nombre de ses exposants baisser de plus de 26% par rapport à 2008.

Cette édition devrait par conséquent accueillir moins de 4.300 entreprises provenant de 69 pays différents, contre 5.845 en 2008, selon Deutsche Messe, la société qui gère l'événement. « Au vu de l'ampleur de la crise, ce chiffre est un succès », a toutefois estimé Ernst Raue, l'un de ses dirigeants, cité par l'AFP.

Le salon sera inauguré par la chancelière allemande Angela Merkel et le gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger. L'Etat américain, historiquement très actif dans le domaine des nouvelles technologies, sera cette année l'invité d'honneur d'un salon qui devrait une nouvelle fois être placé sous le signe du green IT, des services en ligne et de la convergence.
En Italie, le gouvernement tient à se mettre à l'heure des nouvelles technologies et se demande s'il ne serait pas judicieux d'enregistrer les conversations téléphoniques effectuées par voix sur IP afin de répérer les membres du crime organisé et des trafiquants d'armes.

Interrogé par le magazine ZDnet, Carmen Manfredda, de l'unité Eurojust en charge de déployer les stratégies nécessaires pour sécuriser l'Union Européenne, explique : "la possibilité d'intercepter des appels de téléphonie par Internet serait un élément essentiel dans la lutte contre le crime international organisé en Europe et au-delà [...] Notre but n'est pas de priver les utilisateurs de la téléphonie par Internet mais d'empêcher les criminels d'utiliser Skype et autres afin de planifier et d'organiser leurs actions illégales".

C'est le département italien de lutte contre la mafia qui a contacté Eurojust afin de trouver une solution, tout en assurant une protection des données et le respect des droits civiques. La police de Milan aurait contacté l'équipe de Skype afin de pouvoir déchiffrer le protocole de communication mais la filiale de Ebay a refusé de partager la moindre information. Selon les autorités italiennes, un trafiquant de cocaïne aurait demandé à l'un de ses complices de passer sur le service de VoIP afin d'obtenir de plus amples informations sur une livraison de 2kg de drogue.

L'affaire fut reportée au bureau d'Eurojust et pourrait obliger la firme américaine à se plier à l'autorité européenne.

En octobre dernier nous apprenions que le fournisseur d'accès à Internet chinois TOM Online filtrait les communications des utilisateurs de Skype contenant certains mots censurés ou des discussions portant sur d'épineux sujets tels que la libération du Tibet. Outre-Manche, le gouvernement britannique travaille déjà sur une base de données nationale répertoriant l'ensemble des activités Internet des citoyens ainsi que les SMS échangés entre eux.
Le nouvel album du célebrissime groupe de rock U2 sort le 27 février en France, mais il est déjà en téléchargement illégal sur BitTorrent et autres blogs proposant des liens RapidShare. Malgré la paranoïa du groupe, qui se prémunit des fuites en refusant l'envoi de disques de promotion et en organisant des séances d'écoute privées, "No Line on the Horizon" a été diffusé dès le 17 février par Universal Music Australia qui l'aurait malencontreusement mis en vente en téléchargement légal pendant deux heures. Cette fuite fut à l'origine d'une inquiétante rumeur que les intéressés se sont empressés de démentir ce matin.

Le service de statistique et de recommandation musicale Last.fm recense ainsi plus de 7 000 internautes ayant écouté au moins l'un des morceaux du futur album. Autant de cibles potentielles pour la RIAA et ses acolytes les maisons de disque, qui se seraient procurées auprès du-dit service les dernières statistiques d'écoute dans l'optique de poursuivre certains utilisateurs. C'est en tout cas ce que révélait le blog américain TechCrunch au début du week-end, d'un informateur travaillant pour CBS, la maison mère de Last.fm.

La RIAA et Last.fm ont réfuté à tour de rôle cette rumeur. "Personne ne nous a jamais réclamé ce genre d'informations, et si tel avait été le cas nous n'aurions pas accepté," a ainsi déclaré Russ Garrett, un des représentants de ce dernier, admettant que les labels obtenaient des statistiques plus détaillées que celles qui sont publiées sur le site, sans toutefois qu'elles permettent d'identifier les auditeurs. L'association de défense des majors s'est quant à elle contentée d'annoncer que ce que la rumeur prétendait "n'était pas vrai".

De là à imaginer que la fuite fut intentionnelle et orchestrée pour créer du buzz autour de cet album très attendu...
Une équipe de scientifiques américains vient de mettre au point une carte interactive des émissions de dioxyde de carbone (CO2) aux États-Unis, en 2002. Sans surprise, c'est dans Google Earth qu'elle s'intègre.

Accessible depuis un site internet (www.purdue.edu/eas/carbon/vulcan/GEarth/) de l'Université Purdue (Indiana), cette représentation graphique permet de voir les émissions de CO2, exprimées en tonnes, en fonction de l'activité économique, par État et comtés, ainsi que par habitant. Il est, par ailleurs, possible de sélectionner divers types d'émissions : véhicules, aéroports, centrales électriques...

A New York, par exemple, ce sont 4.005.467 de tonnes qui ont été émises en 2002. L'essentiel de cette pollution provient des activités commerciales (32%), suivit par les émissions résidentielles (23,5%), la production électrique (17%) et les transports routiers (14,5%) puis aux coudes à coudes les autres transports, les aéroports et l'industrie (10%). Ces émissions représentent environ 2,56 tonnes de CO2 par habitant. Les États-Unis dans leur ensemble seraient à l'origine de pas moins de 25% des émissions mondiales de CO2.

Les données du projet Vulcain ont été recueillies pendant trois ans avec la coopération de l'université du Colorado et du laboratoire national Lawrence Berkeley, ainsi qu'avec la NASA (Office of Earth Science, National Aeronautics and Space Administration), le DOE (Atmospheric Radiation Measurement Program, Office of Science) et le North American Carbon Program (NACP).

« Nous espérons transformer ce site en un espace interactif où le public alimentera le système en informations pour créer une image encore plus affinée des émissions de CO2, au niveau d'une rue ou d'immeubles », explique pour sa part Kevin Gurney, le responsable du projet, professeur de sciences à l'Université Purdue.

Outre quelques bogues graphiques sur le site de l'université, « The Vulcan Project: High resolution fossil fuel combustion CO2 emissions fluxes for the United States » reste malgré tout très instructif, bien qu'un peu daté. A quand une version mondiale mise à jour régulièrement ?
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