News WEB

Peut-être les plus "sociables" d'entre vous surfent-ils sur la Toile avec le logiciel Flock. Ce navigateur, qui permet d'interagir avec différents réseaux communautaires tels que Flickr, Facebook, MySpace et Cie, utilise actuellement l'architecture de Mozilla Firefox.

Le magazine Techcrunch rapporte que l'équipe de développement envisage de déployer une version basée sur le projet Chromium sponsorisé par Google et, en ce sens, tirer partie des nouveautés du navigateur Chrome. Au coeur du problème, plusieurs sources aurait affirmé que l'équipe de Mozilla ne prenait pas en compte des besoins de l'équipe de Flock et qu'il était plus facile de développer un projet basé sur la plateforme de Chromium.

Si Shawn Hardin, PDG de Flock, estime qu'il est encore trop tôt pour annoncer une nouvelle direction, il précise tout de même que la version 2.1 utilisera toujours l'architecture de Firefox. Cependant, il avoue : "ces derniers mois, la course aux navigateurs a été relancée avec des innovations trépidantes et séduisantes ". M. Hardin déclare par ailleurs que le navigateur Flock aurait été téléchargé 7 millions de fois avec un taux de satisfaction de 92%.

La semaine dernière, Apple a lancé la bêta de Safari 4, un navigateur reprenant plusieurs fonctionnalités du navigateur de Google et d'Opera avec notamment le placement des onglets au-dessus de la barre de navigation ou une page de démarrage présentant les sites les plus visités sous forme de vignettes. L'équipe de développement de Chromium travaille actuellement sur une version Mac OS X et Linux, ce qui pourrait faciliter le développement de projets parallèles tels que Flock.
Aux Etats-Unis, à la fin du mois dernier, Google a sauté le pas et décidé de placer des liens publicitaires au sein de son moteur de recherche Google News. Le portail d'actualité collecte automatiquement les titres et les extraits d'articles émanant de plus de 4.500 publications anglaises et 500 françaises. Jusqu'à présent Google avait évité de placer des liens AdWords afin de ne pas créer de nouvelles tensions avec les éditeurs. En effet, en 2005, l'AFP accusait la firme de Mountain View de contrefaçon pour afficher l'intégralité de ses dépêches ainsi que ses images. Cette nouvelle pratique ne passera donc pas inaperçue.

Selon le magazine les Echos, même si le portail ne présentait aucune publicité, il générait tout de même du trafic vers le moteur de recherche principal et 100 millions de dollars ou 0,5 % du chiffre d'affaires total de la firme de Mountain View. En contre-partie, Google News apporte entre 10% et 20% du trafic Internet de la majorité des sites d'information français.

Philippe Jannet, président du Groupement des éditeurs en ligne (Geste) explique ainsi : "nous ne sommes pas opposés à ce que le moteur de recherche intègre de la publicité sur Google News. Mais à condition qu'il y ait une répartition du chiffre d'affaires généré avec les journaux. Car ce service n'existerait pas si nos articles n'y étaient pas présents".

Eric Schmidt, PDG de Google, a expliqué à plusieurs reprises que la société soutenait les éditeurs et Pascal Pouquet, directeur adjoint des nouveaux médias du groupe Figaro, s'étonne de cette initiative. "Nous avions eu des discussions avec Josh Cohen de Google lors de sa visite récente en France et il nous avait pourtant dit qu'il ne souhaitait pas tirer de chiffre d'affaires directement de Google News", rapporte-t-il aux Echos.

Sur son blog officiel Google précise simplement : "nous continuerons de déterminer les manières d'afficher des publicités qui soient pertinentes pour l'utilisateur ainsi que pour l'éditeur".
Sept nouvelles langues - turc, thaïlandais, hongrois, estonien, albanais, maltais et galicien - ont fait leur apparition sur Google Traduction, le service de traduction en ligne du numéro un mondial des moteurs de recherche, ce qui porte à 41 le nombre total de langages pris en compte.

Accessible depuis le navigateur Web, ou éventuellement intégré à ce dernier par l'intermédiaire d'un plugin, Google Traduction propose depuis plusieurs années la traduction automatique de tout ou partie d'une page Web. Ce moteur automatique, fonctionnant à l'aide d'algorithmes et de modèles statistiques, offre sans surprise des résultats inférieurs à une vraie traduction, mais permet de saisir la teneur d'un texte ou d'une page Web rédigée dans une langue qu'on ne connait pas.

Conscient que ce type de service est une bonne façon de fidéliser les internautes, Google a récemment entrepris d'adapter son outil de traduction à d'autres pans de son activité. Le lecteur de flux RSS Google Reader propose ainsi depuis la fin d'année 2008 une traduction des contenus à la volée.

En août dernier, Google a également ouvert un centre de traduction en ligne, sorte de place de marché destinée à réunir internautes en quête d'informations et traducteurs professionnels.
Le fan sub, nouvelle bête noire des studios ? Plusieurs sites spécialisés dans la conception, l'hébergement et la diffusion de fichiers de sous-titres destinés aux séries américaines rapportent avoir reçu ces derniers jours un courrier d'avertissement émanant de Warner Bros. Producteur de séries telles que The Big Bang Theory, Terminator : The Sarah Connor Chronicles, Chuck ou Smallville, le studio en appelle au droit d'auteur, et met en demeure les sites concernés de cesser séance tenante la diffusion des fameux ".sub" et ".srt".

« En mettant à la disposition du public sans autorisation des contenus protégés par la propriété intellectuelle, tels que des traductions des dialogues des oeuvres Warner Bros., vous portez atteinte à nos droits. Ceci engage votre responsabilité civile et vous expose à d'éventuelles poursuites judiciaires civiles. En outre, la violation de ces droits est constitutive d'infractions pénales », indique l'émetteur du courrier, qui se présente comme le département anti-piraterie de Warner Bros.

Le fansub, ou sous-titrage par les fans, n'a rien d'un phénomène nouveau. Initialement, les fansubbers se chargeaient d'assurer eux-mêmes le sous-titrage de vidéos, souvent japonaises, pour lesquelles il arrivait qu'aucune traduction officielle ne soit proposée. Le modèle a depuis été transposé, avec un succès toujours grandissant, aux séries américaines. L'avènement des Lost et autres Heroes a fait qu'une bonne partie des internautes n'a pas la patience d'attendre la diffusion en France de la nouvelle saison de sa série préférée.

Pendant que certains enregistrent et redistribuent les séries américaines dès leur diffusion outre-Atlantique, d'autres se chargent de réaliser les sous-titres correspondants, et les diffusent sur des sites spécialisés. Jusqu'ici, la communauté française du fansub n'avait jamais été directement inquiétée, notamment parce que les principaux sites qui la composent se contentent de distribuer les sous-titres, laissant à d'autres le soin de recenser les liens permettant de télécharger les vidéos.

Certains prennent au sérieux les menaces formulées par Warner, à l'image de Frigorifix.com, dont le site est toujours en ligne, mais ne propose plus aucun fichier au téléchargement. Chez SeriesSub, on refuse pour l'instant de commenter la question. U-Sub, qui n'a pas reçu le courrier de Warner, dit continuer, "pour l'instant", comme par le passé. Forom.com a quant à lui supprimé les sous-titres des séries produites par Warner.

« Il n'y a aucun doute sur le copyright de toute traduction et adaptation d'un dialogue protégé par la loi sur les droits d'auteur. C'est exactement la même législation que pour toutes paroles ou texte de chanson », rappelle TheLovers sur les forums de u-sub. Si les principaux concernés, équipes de traduction ou éditeurs de sites, s'accordent à reconnaitre prendre quelques libertés avec le droit d'auteur, tous défendent toutefois l'intérêt de sous-titres qui contribuent grandement au succès des séries concernées.

Les chaines de télévision ont d'ailleurs compris qu'il était dans leur intérêt de proposer le plus rapidement possible les contenus dont elles achètent les droits. Ainsi TF1 propose-t-elle en vidéo à la demande des épisodes sous-titrés de Heroes moins de 24 heures après la diffusion aux Etats-Unis.
Six mois après le dépôt d'une première plainte contre France Telecom au sujet de sa stratégie dans les contenus, le groupe Vivendi a annoncé lundi qu'il aller déposer une plainte auprès de la commission européenne contre France Telecom (Orange) pour abus de position dominante dans la boucle locale (ADSL).

"Nous estimons qu'il y a abus de position dominante de France Télécom, avec les tarifs pratiqués en matière d'abonnement et d'accès à la boucle locale, ce que l'on appelle aussi le dégroupage" a expliqué Jean-Bernard Lévy, président du directoire de Vivendi, lors d'une conférence téléphonique rapportée par l'AFP.

Facturé 9,29 euros hors taxe aux opérateurs alternatifs, cet accès à la paire de cuivre est dans le collimateur d'opérateurs alternatifs comme Iliad depuis déjà quelques années et pourrait encore baisser sous l'action de l'ARCEP, qui souhaite relancer la concurrence sur un segment encore contrôlé à plus de 50% par l'opérateur historique.
Dans l'un des billets du blog officiel de F-Secure, une firme spécialisée dans la sécurité informatique, l'expert Mikko Hypponen explique que deux vulnérabilités ont récemment été observées au sein des logiciels Microsoft Excel et Adobe Reader. Ces failles permettraient à un intrus d'injecter un code malicieux sur l'ordinateur de la victime.

Mardi dernier, au travers d'un bulletin de sécurité, la firme de Redmond, conseillait de contourner la faille en utilisant Microsoft Office Isolated Conversion Environment disponible si l'on utilise Office 2003 ou 2007 et après avoir téléchargé et installé le pack de compatibilité depuis les serveurs de Microsoft. Pour l'heure, aucun patch n'a été fourni.

En ce qui concerne le lecteur de fichiers PDF d'Adobe, l'expert se montre plus ferme. En effet, M. Hypponen explique que la société ne mettra pas de correctif à disposition avant le 11 mars prochain et que le problème peut actuellement être minimisé en désactivant l'exécution de JavaScript au sein d'Adobe Reader.

L'expert ajoute : "je trouve cela surprenant de constater le taux de pénétration d'Adobe Reader. Il semblerait que tout le monde l'utilise pour lire des fichiers PDF, même s'il existe des alternatives gratuites. Et ces logiciels, plus légers et plus rapides, démarrent en moins d'une minute. Pour ma part, j'estime qu'Adobe Reader est devenu le nouvel IE. En termes de sécurité, je vous conseille de l'éviter".
Un nouveau rebond a été annoncé dans l'affaire du hacker anglais Gary McKinnon accusé d'avoir piraté 97 ordinateurs du Pentagone et de la NASA. En effet, les autorités judiciaires anglaises ont refusé que cet anglais de 42 ans soit jugé au Royaume-Uni, ce qui facilite la procédure d'extradition engagée par les Etats-Unis.

S'il venait à être jugé outre-Atlantique, Gary McKinnon risquerait jusqu'à 70 ans d'emprisonnement dans une cellule de haute sécurité. Le pirate tenta d'enrailler le processus et affirma que ses médecins lui avait diagnostiqué le syndrome de Asperger. Cependant, malgré le soutien de la Société Nationale des Autistes (NSA), la demande fut rejetée. En janvier dernier, les avocats de Gary McKinnon ont envoyé une requête au département Crown Prosecution Service (CPS), l'équivalent du Ministère Public en France, dans laquelle le hacker confessa ses crimes et ses infractions à la loi nationale encadrant les usages informatiques (Misuse of Computers Act).

Selon Alison Saunders, en charge de la section du crime organisé au sein du CPS, les autorités ont identifié 9 crimes pouvant entraîner des sanctions si l'on se réfère à la loi anglaise, c'est-à-dire bien moins que les affirmations des autorités américaines. Cette dernière requête a donc aussi été rejetée.En effet, si McKinnon déclare qu'il recherchait simplement une preuve de l'existence d'une vie extra-terrestre, les autorités judiciaires américaines estiment que les crimes du hacker furent motivés par des idéologies politiques et causèrent des dommages s'élevant à 700 000 dollars. Entre autres, Gary McKinnon aurait effacé plusieurs fichiers et paralysé un navire de guerre.

Interrogé à ce sujet par ZDnet.co.uk, Karen Todner, l'avocate de M. McKinnon explique la justice américaine n'est pas obligée de fournir les preuves de leurs accusations et que le procureur du CPS n'a d'ailleurs pas demandé à voir ce dossier. L'avocate explique que l'affaire sera portée devant la Cour Suprême dans le courant du mois d'avril.
Si l'on a récemment pu apprendre quelques informations sur les fonctionnalités qui devraient être intégrées à Firefox 3.2, l'équipe de développement entend publier une quatrième bêta pour la version 3.1.

Originellement prévu pour la fin 2008, Firefox 3.1 se voit à nouveau retardé. Mercredi dernier, Mike Shaver, directeur de l'écosystème de développement chez Mozilla expliquait : "nous allons finaliser la bêta 3 dans le courant de la semaine prochaine (...) une quatrème bêta devrait être mise en place 6 semaines plus tard afin de permettre de plus amples tests pour Tracemonkey, la vidéo et autres améliorations très attendues que nous avons recueillies au travers des retours de la beta 3 ".

Mike Shaver estime par ailleurs qu'étant donnée le nombre d'améliorations embarquées au sein de la prochaine version du navigateur, Firefox 3.1 pourrait se voir renommé Firefox 3.5 ; ce qui n'est pas sans rappeler le passage de Firefox 1.1 à 1.5. A ce sujet, plusieurs discussions devraient être entamées cette semaine. A ce jour, il reste cependant 120 bugs à corriger et Mike Beltzner, en charge de l'expérience utilisateur chez Mozilla, indique que chacun de ces problèmes devra d'abord être corrigé.
Entre respect de la vie privée et espace de liberté, quel avenir pour le Web de demain? Une nouvelle fois, le débat se pose. Avec le licenciement, en février, d'un surveillant accusé « d'incitation à la haine (...) à partir de documents vidéo en ligne (...) », la question de la maitrise de l'identité en ligne revient sur le devant de la scène.

Une étude de l'école d'informatique Epitech révèle que 95% des internautes sont conscients de laisser des traces sur le Web. 94% d'entre eux sont même conscient qu'il est possible d'espionner les échanges qui s'y déroulent. Une conviction à laquelle Julien Combe ne semble pas avoir adhéré. Ce surveillant de 32 ans avait pris l'habitude de diffuser des sketchs sur le site Dailymotion. Malheureusement pour lui, son employeur à découvert ces vidéos et l'a licencié pour « incitation à la haine et à la violence à partir de documents vidéo en ligne sur Internet (...) ». L'une des vidéos, encore en ligne et d'une durée de 5 minutes, le montre interprétant un personnage exaspéré par le bruit des gens participant à la Féria de Nîmes, avec en main de la dynamite et une kalachnikov (factice). Une attitude « (...) incompatibles avec l'exercice d'une fonction éducative au sein d'un établissement public local d'enseignement », explique le lycée Albert-Camus de Nîmes.

Cet accrochage met à nouveau en lumière le flou régnant au sein de la toile sur ce sujet. En effet, selon l'Epitech, alors que 46% des internautes déclarent ne pas s'inquiéter des traces laissées, 56% ne pas se sentir espionnés et 49% ne pas adapter leur comportement, de plus en plus d'employeur passent par la case Google pour préparer une embauche. Ainsi, aux États-Unis, alors que 70% des personnes postulent via Internet, plus de 50% d'entre eux ne seraient pas choisis pour cause de mauvaise réputation virtuelle. Une tendance en progression en France.

Car, paradoxalement, malgré une conscience aigüe de la possibilité d'être espionnés, les internautes sont un peu plus de 60% à refuser un renforcement de la sécurité au prix d'un affaiblissement du droit à la vie privée et 78,6% à trouver inacceptable une intrusion de l'État, dans les échanges électroniques. Malgré tout, 79,9% d'entre eux pensent que les nouvelles technologies risquent de mener, à terme, à un filtrage automatisé et généralisé de l'ensemble de la population.

« Ce qu'il faut retenir, c'est que chacun doit être un acteur responsable dans sa propre navigation et faire preuve, en permanence, de vigilance, au risque d'en subir un jour les conséquences. Entre la paranoïa et la diabolisation d'Internet, il existe un juste milieu », explique Nicolas Sadirac, directeur de l'Epitech.

Reste une solution. Un marché en pleine expansion : celui du « nettoyage de réputation virtuelle ». Aux États-Unis, ClaimID, ReputationDefender ou encore Trust Plus sont déjà sur le pont. Ces entreprises proposent des abonnements mensuels pour identifier et éliminer toutes les informations embarrassantes concernant un utilisateur, effacer les informations des banques de données (Facebook, Myspace...), les informations bancaires (traces des cartes de crédit) ou encore construire une réputation en ligne toute neuve. Il devient ainsi possible de maitriser son identité virtuelle. Reste à savoir où situer la limite entre censure et liberté, sur ce média qui, il y a encore peu était considéré comme insaisissable.
Le Telegraph rapporte que la ville française Eu, située en Normandie, n'est vraiment pas favorisée par le moteur de recherche Google, à tel point que les dirigeants ont décidé d'employer les grands moyens. Deux options s'offrent à eux : payer les moteurs de recherche plusieurs milliers d'euros par mois pour obtenir un bon placement ou changer le nom de la ville.C'est sur cette dernière option que Marie-Françoise Gaouyer, le maire local, a parié : "en ce qui concerne Internet, nous devons absolument nous mettre à jour", explique-t-elle. Pour cette raison, elle a choisi la Ville d'Eu mais envisage aussi d'autres possibilités comme Eu-le-Château et Eu-en-Normandie.

Le maire, qui estime par ailleurs que le nom Eu porte fortement préjudice aux revenus du tourisme, devrait donc soumettre la proposition en référendum auprès des 8000 habitants. La chose ne sera pas facile puisque les traditionalistes devraient s'opposer à cette réforme : c'est bien Eu et non pas la Ville d'Eu que Jeanne d'Arc et Guillaume le Conquérant auraient foulé du pied. De plus, une telle procédure devrait prendre au moins cinq années.

Au travers de Google.com, les premiers résultats pour la requête Eu sont bien entendus liés à l'Union Européenne. En revanche, Google France semble avoir mis son index à jour.
LoadingChargement en cours