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En septembre 2007, le géant du cosmétique L'Oréal décida de traîner en justice le site de ventes aux enchères Ebay pour avoir permis à ses membres de commercialiser des objets de contrefaçon. L'Oréal déclarait alors que le préjudice des ventes de faux parfums sur eBay représentait un manque à gagner de plusieurs millions d'euros. Les actions ont été entreprises dans cinq pays européens (France, Espagne, Belgique, Royaume-Uni et Allemagne).

Si la firme a perdu son procès en Belgique au mois d'août dernier, elle reste bien décidée à continuer la procédure judiciaire devant la Cour Suprême au Royaume-Uni. En effet, L'Oréal estime qu'Ebay UK ne met pas en oeuvre tous les moyens nécessaires pour empêcher le trafic d'objets de contrefaçon.

En France, Luc Chatel, le secrétaire d'Etat chargé de l'Industrie et de la Consommation, a annoncé qu'il souhaitait s'attaquer au problème en mettant en place un accord entre les différentes plateformes commerciales sur Internet.
La polémique a fait le tour des médias ce week-end, d'Internet aux journaux télévisés de 20 heures, amenant le service en ligne Faismesdevoirs.com à fermer ses portes quelques heures seulement après son lancement. Ce dernier proposait comme son nom l'indiquait aux élèves fortunés de faire leurs devoirs en échange d'une rétribution financière, allant de quelques euros pour un simple exercice à une dizaine d'euros pour des devoirs plus conséquents, et levait la question de l'égalité des chances.

Pour Stéphane Boukris, également fondateur d'un site d'échange de services à domicile, "les nouvelles technologies doivent servir à nous améliorer et non à nous assister" et le site Fais mes devoirs va tous comptes faits "à l'encontre de ses propres valeurs".

C'est ainsi que le site Jefaismesdevoirs.com devrait voir le jour fin avril 2009 sur les cendres de Faismesdevoirs.com. Les fondateurs d'un service d'entre-aide scolaire gratuite sur le point de se lancer ont effectivement profité de cette vague médiatique et renommé leur projet. Il s'agirait cette fois d'aide et non de réalisation de devoirs complets. Non sans cibler le service qui vient de fermer, le communiqué de presse propose cette fois de mettre gratuitement en relation des étudiants aux compétences complémentaires, avec la participation de professeurs. Stéphane Boukris a d'ailleurs déclaré au site La Croix réfléchir à la possibilité d'intenter une action en justice contre ce site.

En restant plus discrets, d'autres sites internet comme Fichesdelecture.com, proposant des analyses complètes de livres pour la préparation du bac de français, ont quant à eux résisté à la polémique et proposent toujours leurs services payants aux élèves.
Le domaine de la recherche sur Internet serait-il en passe d'évoluer et de voir émerger de nouveaux acteurs de qualité ? C'est en tout cas ce que souhaite le physicien britannique Stephen Wolfram qui annonce la disponibilité prochaine d'une nouveau moteur sobrement baptisé Wolfram alpha.

A la différence de Google, Wolfram tentera de répondre à des questions précises en structurant les données du web pour les coupler à plusieurs millions d'algorithmes. Au final, l'internaute devrait trouver une réponse précise à une question particulière. Peu d'informations ont été publiées sur la mise en oeuvre de cette recherche sémantique mais l'on sait que le moteur ne se base pas sur les technologies standards de la sémantique telles que langage d'ontologie web (OWL), RDF ou le langage de requête Sparql recommandé par le consortium W3C. Le travail de M.Wolfram dans le domaine du langage naturel rejoint celui de Microsoft qui racheta le moteur Powerset au mois de juillet dernier et d'IAC Corp qui annonçait en octobre une version plus pertinente de Ask.com.

Le physicien souligne que seules les questions ayant une réponse précise et qui ne font pas l'objet de débats trouveront réponse. En clair, le moteur se basera sur des faits précis.

Son créateur semble en tout cas bien ambitieux et déclare : "c'est précisément ce que les gens pensaient qu'un ordinateur serait capable de faire il y a cinquante ans". Wolfram devrait être dévoilé au mois de mai prochain.
Entrave européenne au principe de riposte graduée décidé par le gouvernement dans le cadre du projet de loi "Création et Internet", l'amendement 138 initialement déposé par Guy Bono fait son retour dans le « paquet télécom » au Parlement européen. Il porte maintenant la référence d'amendement 46, et se voit cette fois déposé par la rapporteuse du texte, Catherine Trautman.

L'amendement 138, c'est ce texte qui réaffirme le rôle prépondérant et incontournable de l'autorité judiciaire pour toute action susceptible d'entraîner une restriction des droits et libertés fondamentaux de l'individu. Bien que son cadre soit bien plus large que celui de l'Internet, il compromet le concept de riposte graduée à la française, qui prévoit qu'une Autorité instituée par l'Etat ait le pouvoir de suspendre l'accès à Internet d'un citoyen convaincu de téléchargement illégal.

Validé par les parlementaires européens, à une majorité de 88%, l'amendement 138 aura finalement été évincé des débats relatifs au paquet Télécom suite à l'intervention française. "Le Parlement européen a réintroduit par la porte démocratique ce que Sarkozy avait fait sortir par la fenêtre diplomatique", se félicite le député européen Guy Bono, qui signale par ailleurs le report sine die du rapport Ortega, qui suggérait une approche graduée dans la mise en application des sanctions relatives au piratage sur Internet.

L'amendement 138, devenu 46, devra maintenant être validé par la Commission européenne, avant d'être soumis au vote du Parlement lors de la deuxième lecture du paquet Télécom.
Pendant plusieurs années, YouTube fut pointé du doigt par différents représentants de l'industrie cinématographique aux Etats-Unis, mais aussi dans le reste du monde. En effet, plusieurs internautes se servaient de la plateforme de partage de vidéos sur Internet pour mettre à disposition gratuitement plusieurs types de contenus protégés par des droits d'auteurs (séries TV, films...).

Depuis, la filiale de Google a mis en place Content Manager un système de filtrage permettant de reconnaître automatiquement les contenus illégaux mis en ligne grâce à une base de signatures numériques. Pourtant, un petit malin a trouvé le moyen de contourner cette mesure, il a crée Muziic.

Muziic se présente sous la forme d'un logiciel à télécharger (pour Windows seulement) au travers duquel il est possible de lire en streaming l'intégralité du contenu musical de YouTube. "C'est réellement légal et 100% gratuit", explique Nelson, le créateur de cette application âgé seulement de 15 ans, puis ajoute : "alors que bien souvent, les services gratuits ne sont pas complètement légaux et vice-versa".

Muziic permet, entre autres, de créer des listes de lecture, d'organiser les chansons et d'effectuer des recherches directement au sein de la base de données de YouTube.

Seulement voilà, Google a signé plusieurs partenariats avec différentes maisons de disque et leur reverse des royalties basées sur le nombre d'écoutes des morceaux hébergés sur YouTube. De son côté, la firme de Mountain View tire partie des publicités générées sur le site de YouTube. Puisque Muziic permet de lire directement les chansons depuis les serveurs de YouTube, Google ne génère donc plus de trafic publicitaire.

Interrogé par Cnet.com, l'un des porte-paroles de Google explique que la firme est en train de se pencher sur ce problème mais qu'"à première vue, il semblerait que ce site soit en violation des conditions d'utilisation de l'interface de programmation de YouTube".
Non content d'inquiéter les défenseurs des libertés individuelles, le projet de loi "Création et Internet" pourrait également porter préjudice aux utilisateurs de logiciels libres, condamne vendredi l'April dans un communiqué. D'où vient la menace ? La Haute autorité (Hadopi) qu'instituerait le projet de loi enverra avertissements et sanctions aux titulaires de lignes Internet ayant été utilisées pour des téléchargements illégaux. Il se peut toutefois que ni l'abonné, ni ses proches, n'aient effectué ces échanges.

Afin que l'utilisateur de bonne foi, celui qui par exemple se serait fait pirater sa ligne, puisse prouver sa bonne foi, le projet de loi propose de systématiser l'installation d'un logiciel de "sécurisation" de la ligne. Celui-ci bloquerait les échanges illégaux et saurait avertir un serveur distant s'il venait à être désactivé, comme le révèle un rapport de la Commission Générale des Technologies de l'Information, récemment rendu public.

Ainsi, l'utilisateur serait protégé en permanence, et n'aurait rien à craindre de l'Hadopi. Problème : un tel logiciel a de bonnes chances de n'être proposé que sous Windows, voire Mac OS. Même s'il était décliné sur des systèmes ouverts tels que Linux, l'utilisateur aurait beau jeu de le désactiver ou de le contourner, et son efficacité serait nulle.

De la même façon que les systèmes de DRM n'ont jamais été compatibles avec Linux, l'April s'attend donc à ce que la solution propriétaire - on imagine mal avoir accès aux sources d'un tel logiciel - ne s'applique pas aux utilisateurs de systèmes libres. "Dès lors, avec l'Hadopi, les utilisateurs de systèmes libres se retrouveront dans une insécurité juridique discriminatoire intolérable", estiment ses représentants, à qui il parait difficile de donner tort, puisque aucun autre moyen de leur permettrait de faire valoir leur bonne foi en cas de recours suite à une décision injustifiée.
Alors que l'examen du projet de loi Création et Internet a légèrement été reporté, les réactions face au texte qui pourrait instaurer le principe de riposte graduée en guise de lutte contre le piratage continuent d'abonder. C'est ainsi au tour de Cerrone, auteur des tubes disco Give Me Love et Supernature notamment, de succéder à Luc Besson en s'exprimant auprès de l'AFP.

Pour ce pionnier du disco, « la musique est vouée à devenir gratuite ». Il estime ainsi que la rémunération des artistes « ne passera plus par la vente de disques » et « qu'il faut trouver des solutions pour créer des revenus autrement », par le biais de concerts, de produits dérivés ou de droits d'auteurs (musiques de films, de publicités ou de jeux vidéos) par exemple.

Ainsi à l'instar de certains artistes comme Phoenix, Radiohead ou Nine Inch Nails qui ont proposé toute ou partie de leurs derniers albums en téléchargement gratuit sur Internet pour une durée limitée, Cerrone mettra son prochain album à disposition des internautes en avant première du 9 au 14 mars, avant sa sortie dans le commerce le 16. Son album Celebrate, sorti en 2007, avait largement été distribué sur carte microSD en accompagnement de téléphones portables Samsung.

Il revient en outre sur la loi Hadopi en raillant l'industrie du disque qui s'obstine sans s'adapter aux nouveaux usages sur Internet. Il estime enfin « qu'une fois la loi passée, on n'arrivera pas à l'appliquer ».
L'ARCEP, l'autorité en charge de réguler les Telecom sur le territoire français, vient de publier ses estimations des derniers chiffres de l'Internet à haut débit pour le 4ème trimestre de l'année 2008. 98% de la population française sera couverte avec un taux de pénétration de 55%. Après avoir recueilli plusieurs données auprès des différents fournisseurs d'accès à Internet, l'ARCEP indique qu'au 31 décembre dernier, la France (métropole et DOM) comptait 17 725 millions d'abonnements à Internet haut-débit parmi lesquels 16,825 millions d'abonnements ADSL.

Ces chiffres prévisionnels prennent en compte les accès xDSL, câble, fibre optique, BLR, satellite et wifi et incluent à la fois la clientèle grand public et professionnelle des fournisseurs d'accès à Internet.

Au 31 décembre dernier, l'on aurait dénombré 8,53 millions d'accès soit un million de plus que l'année précédente. Avec 4,9 millions d'accès, le service de dégroupage total est en pôle position et continue sa progression alors que les internautes semblent de moins en moins tentés par une offre de dégroupage partiel. En tout, 75% des Français seraient éligibles au dégroupage et 50% aux offres triple-play.

L'ARCEP a aussi dévoilé quelques estimations sur le déploiement de la fibre optique en France et rappelle que plusieurs FAI se sont engagés dans la mise en place de leur réseau pour un budget total de 2 milliards d'euros. Sur Paris la fibre sera déployée par Free et SFR et passera par les galeries du réseau d'assainissement. Le cablo-opérateur Numéricable a engagé un plan de modernisation de son réseau et France Télécom est présent sur une dizaine d'agglomérations via sa filiale Orange Internet.

Par ailleurs, si la loi de modernisation de l'économie (LME) définit le cadre réglementaire du déploiement de la fibre optique, l'autorité souligne que : "la Commission européenne doit adopter une recommandation sur la régulation du très haut débit (NGA). Le projet de texte est en phase avec la démarche française, qui est la plus avancée à ce jour en Europe".
Après avoir présenté le plugin de navigation naturelle Ubiquity et tenté de déterminer l'ergonomie des onglets au sein de Firefox, Aza Raskin, spécialiste des interfaces chez Mozilla, s'interroge à présent sur l'aspect d'un onglet lorsque celui-ci vient tout juste d'être ouvert.

En partant du principe que l'utilisateur ouvre un nouvel onglet afin de procéder à une tâche particulière, Aza Raskin affirme qu'une simple page blanche n'est pas satisfaisante. "A chaque fois que vous ouvrez un nouvel onglet c'est pour vous rendre quelque part", explique-t-il, "parfois c'est pour effectuer une recherche, parfois c'est pour rentrer un nouvel URL, parfois c'est pour vérifier une adresse que vous venez de sélectionner".

A cette réflexion s'ajoutent trois critères principaux qui ont permis de dresser un prototype. L'utilisateur ne devra pas être directement invité à configurer l'aspect du nouvel onglet. Ce dernier devra aussi se révéler utile ; par exemple si l'internaute vient de sélectionner une adresse géographique, il pourrait par exemple la visualiser sur une carte à l'ouverture du nouvel onglet. Enfin, le chargement doit êre instantané.

En rassemblant les retours des utilisateurs, l'équipe d'Aza Raskin a donc mis au point un nouveau concept présentant un champs de recherche Awesome Bar couplé à une liste des sites les plus fréquentés disposés à droite du navigateur, lesquels sont automatiquement rafraîchis s'ils disposent d'un flux RSS. M. Raskin explique que cette liste de sites est précisément disposée à droite afin de ne pas perturber l'utilisateur.

Bien sûr, cette initiative n'est pas sans rappeler le travail initié par Opera qui fut repris par la suite par Google et Apple au sein des navigateurs Chrome et Safari 4. Pour de plus amples informations et juger vous-mêmes de cette ergonomie rendez-vous ici.
La firme suédoise Spotify, qui met à disposition un lecteur de musique en streaming, a annoncé avoir reçu une alerte de sécurité touchant l'intégralité de sa base de données. Les hackers auraient exploité une faille repérée et corrigée par les développeurs de Spotify au 19 décembre dernier.

Les utilisateurs ayant crée leur compte avant cette date pourraient donc être concernés par cette attaque. Selon le communiqué de Spotify, les hackers auraient eu accès aux identifiants, mots de passe, adresses email ainsi qu'à plusieurs informations personnelles telles que le code postal mais aussi les factures mensuelles des abonnés. La firme précise que les informations bancaires des utilisateurs ayant souscrit au service Premium de streaming sont saines et sauves et hébergées sur un serveur sécurisé géré par une société tierce.

D'après Spotify, les mots de passe présents sur les serveurs de Spotify étaient doublés d'un système de chiffrement par hachage lui-même couplé à une technologie de salage rendant alors les attaques par force brute plus difficiles.
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