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Google empiétera-t-il sur le marché de Skype ? En tout cas, la firme de Mountain View vient d'annoncer aux Etats-Unis un nouveau produit baptisé Google Voice et disponible pour les clients actuels de Grand Central, un service racheté par Google en 2007 au travers duquel il est possible de rassembler tous ses numéros de téléphone et de messagerie vocale sur un compte unique.

A l'heure actuelle, Grand Central est réservé au marché américain et dispose aussi d'une technologie de reconnaissance vocale afin de transformer les messages audio directement en courriers électroniques. Selon plusieurs estimations, la firme fut rachetée pour 50 millions de dollars et depuis, différents experts s'interrogent sur une éventuelle intégration de Grand central à GTalk ou Gmail.

En se basant sur cette technologie Google dévoile Google Voice, un service similaire à Gmail pour l'ensemble des conversations audio. Google Voice permet d'obtenir un numéro de téléphone unique pour l'ensemble de ses lignes téléphoniques avec plusieurs fonctionnalités comme la possibilité de bloquer un appelant, d'effectuer des appels en conférence, des appels à l'international via Google Checkout...

Sur le marché de la téléphonie par voix sur IP, Skype domine le marché du grand public. La donne pourrait-elle bientôt changer ? En tout cas le service ne devrait pas être disponible en France avant un bon moment.

Retrouvez plusieurs vidéos de présentation ici
Au début du mois, le cabinet RSA Security publiait ses chiffres sur la croissance du phishing en 2008. En tout, le cabinet aurait dénombré 135 426 attaques contre 90 000 l'année précédente. Le phishing cible particulièrement les banques et les systèmes de paiement en ligne sur les sites de plusieurs marques internationales. Deux tiers des attaques sont hébergées aux Etats-Unis, contre 5% en moyenne dans l'Hexagone

Bernard Montel, directeur technique de RSA Security a accepté de répondre à quelques unes de nos questions sur ces chiffres et les tendances actuelles de la cyber-menace.

Clubic : Quelles sont vos relations avec les autres acteurs du marché ?

Bernard Montel : Nous sommes à la fois concurrents et complémentaires. Chaque société est spécialisée dans un domaine particulier, et avec la croissance des menaces, ces domaines sont de plus en plus développés. Par exemple nous ne faisons pas d'antivirus mais nous sommes le leader dans l'authentification des utilisateurs.

Hormis le fait que les États-Unis accueillent plusieurs marques populaires ou plusieurs banques, comment expliquez-vous que le pays concentre 60% des attaques ?

BM : Il faut savoir qu'aux Etats-Unis les banques proposent bien plus de services sur Internet qu'en France. Les clients peuvent effectuer des paiements, consulter leurs factures, procéder à des transferts d'argent… En France, peu de banques proposent autant d'options, il y a donc moins de risques. Cependant, les établissements financiers devraient bientôt s'équiper d'un nouveau système de sécurité.

Avez-vous observé un impact particulier de la crise économique sur l'augmentation des attaques de phishing ?

BM : Non, nous n'avons pas dressé ce type de parallèle en revanche nous avons observé une croissance des fuites de données au travers des analyses de RSA DLP (DataLoss Prevention) notre solution permettant de sécuriser les données sensibles.

Comment expliquez-vous qu'au mois de décembre 2008 la France hébergeait 9% des attaques contre 5% en moyenne sur l'année 2008 ?

BM : C'est un phénomène classique qui revient tous les ans sur la même période avec une réponse simple : Noël. En cette période beaucoup de transactions financières sont opérées sur internet.

De quelle manière la cyber fraude évolue-telle ?

BM : Aujourd'hui plus personne ne développe de cheval de Troie pour ensuite l'exposer fièrement à tout le monde sur Internet. Ce temps est révolu. Désormais nous sommes dans une logique purement économique. Les attaques évoluent et les personnes malintentionnées s'organisent entre elles. Avant les attaques par phishing généraient quelques dizaines de milliers d'euros. Maintenant des pirates revendent leur technologie à quelques groupuscules qui eux-mêmes la commercialiseront à quelques mafias bien organisées.

Quels sont vos moyens mis en place opur assurer la sécurité de vos clients ?

BM : RSA couvre 80% du marché de la sécurité informatique en entreprise, un métier que nous faisons depuis 25 ans. Nous avons une centaine d'ingénieurs au sein de l'AFCC (Anti-Fraud Command Center) qui analysent les attaques en permanence. En moyenne, nous observons 18 000 attaques chaque mois.

En termes financiers, savez-vous à combien se monte la fraude par phishing, dans le monde, en France ?

BM : Il est difficile de se prononcer sur un chiffre spécifique car l'image d'une banque n'a pas vraiment de prix. En revanche l'on estime qu'un compte piraté génère en moyenne 3000 dollars et qu'une dizaine de comptes effectifs sera récupérée sur chaque banque piratée. Pour cette raison, les hackers s'attaquent à plusieurs banques simultanément.

A l'avenir, vos prévisions sont plutôt optimistes ou pessimistes. Y a-t-il des tendances qui pourraient influencer vos estimations (réseaux communautaires, ouverture des extensions de noms de domaines) ?

BM : En ce qui concerne les réseaux communautaires, ces derniers sont piratés pour une raison très simple : les informations personnelles. En effet, il existe plusieurs systèmes de sécurité au travers desquels les internautes s'identifieront en ne mentionnant que leur date de naissance par exemple. Bien sûr, les utilisateurs seront ravis de ne pas avoir à retenir un mot de passe compliqué, en revanche ce processus est particulièrement vulnérable. Les chevaux de Troie qui tournent sur Facebook et MySpace ont donc pour principale mission de récupérer l'ensemble des informations personnelles.

Je vous remercie
Figure mythique de la période disco, Cerrone n'en est pas moins un artiste dans l'ère du temps. Ainsi, en plein débat sur le piratage, l'artiste a décidé de tout simplement offrir son album, en partenariat avec FG DJ Radio.

Jusqu'au 14 mars, il suffit ainsi de s'inscrire sur son site internet pour pouvoir télécharger son nouveau disque (cliquez ici pour télécharger l'album).

Interrogé sur Europe 1, Cerrone a expliqué que le CD n'était aujourd'hui qu'un moyen de promotion de la musique et que la création ne s'était jamais aussi bien portée qu'aujourd'hui. "La musique est condamnée à être gratuite et il faut trouver des solutions pour créer des revenus autrement" a-t-il résumé dans un entretien à l'AFP.
Pendant que le projet de loi Création et Internet fait débat à l'Assemblée Nationale, l'UFC-Que Choisir a fait constater par un huissier qu'usurper une adresse IP en utilisant celle de quelqu'un d'autre était à la portée de tous. L'association de consommateurs démontre ainsi que cette loi, qui propose de condamner les abonnés suspectés de téléchargement illégal, est obsolète avant même son entrée en vigueur.

Pour Alain Bazot, président de l'association, le gouvernement est sur le point de créer un « monstre juridique ». Il regrette effectivement que la loi Hadopi échappe au principe de présomption d'innocence, puisque « c'est au consommateur de faire la preuve de son innocence". Il estime en outre qu'elle s'appuie sur "des rouages techniques totalement dépassés". Pour l'UFC-Que Choisir, "il est largement admis que l'adresse IP est une donnée peu fiable pour identifier un internaute avec certitude". L'union fédérale des consommateurs "a fait la preuve qu'il est à la portée de tous de pirater la connexion internet sans fil de n'importe qui".

Un huissier a effectivement constaté qu'en suivant un des tutoriaux largement répandus, il était possible de s'introduire en quelques minutes sur le réseau d'un voisin et d'utiliser son adresse IP pour télécharger. Une notion qui a vraisemblablement échappé à Christine Albanel, en dépit des alertes répétées des détracteurs du projet de loi et de députés de tous bords, puisque en l'état, elle rend caduque la riposte graduée.
C'est vers 1h15, jeudi matin, dans un Hémicycle quasi-désert, que s'est terminée la première journée de débats relatives au projet de loi "Création et Internet", censé permettre d'endiguer le téléchargement illégal sur Internet. Avant de suivre avec vous tout au long de la journée la seconde journée d'échanges à l'Assemblée, nous vous proposons un rapide retour sur la teneur des arguments invoqués lors de cette première phase.

A l'Assemblée, l'examen d'un projet de loi s'ouvre traditionnellement sur une allocution du gouvernement, ici représenté par Christine Albanel, ministre de la Culture et se poursuit par la présentation des rapporteurs du texte devant les différentes commissions de l'Assemblée. Dans un second temps s'ouvre la "discussion générale", pendant laquelle les députés se succèdent à la tribune pour faire valoir leur point de vue sur le texte.

La querelle des Anciens contre les Modernes ?

Appuyée par Franck Riester, rapporteur du texte, Christine Albanel en a rappelé le principe : la mise en place d'un dispositif de riposte gradué, présenté comme une "alternative" aux procédures pénales, pour lutter contre le téléchargement illégal sur Internet. Le système aurait selon elle des vertus dissuasives, mais aussi pédagogiques, puisqu'il éduquerait les internautes, et plus particulièrement les jeunes, à ne plus télécharger. En outre, il s'inscrirait dans un contexte bien différent de celui de la loi DADVSI puisque le texte est issu d'accords interprofessionnels, les fameux "accords de l'Elysée" de novembre 2007 : l'ensemble du secteur, artistes en tête, soutient le texte selon la ministre.

La vingtaine d'interventions qui a suivi cette présentation s'est cristallisée sur une série d'objections déjà connue de ceux qui ont suivi jour après jour l'actualité de ce projet de loi, avec un focus tout particulier sur la question de la suspension de l'abonnement à Internet. Pour certains, la mesure serait inique dans la mesure où les agissements d'un individu sont susceptibles de pénaliser toute une famille, mais aussi et surtout inefficace, puisqu'il existera toujours des moyens de contourner les processus de détection mis en place, ces derniers reposant pour mémoire sur le traçage des adresses IP via les réseaux P2P.

L'amende comme alternative à la suspension de l'abonnement recueille une partie des suffrages. "Sur ce choix se joue le succès de la loi. Avec la suspension de l'abonnement, elle devient une agression à l'égard de nos jeunes", estime Jean Dionis du Séjour. D'aucuns déplorent en outre la "double peine" qu'institue la suspension de l'abonnement si l'abonné continue à payer celui-ci.

Plusieurs députés ont en outre insisté sur le fait que le téléchargement n'était plus le moyen privilégié d'accession aux oeuvres culturelles, détrôné par le streaming, légal ou illégal, technique de diffusion en direct qui n'est pas prise en compte par le texte. De ce fait, certains préconisent la mise en place d'un système de type licence globale, "une licence collective étendue pour le fonctionnement en streaming", seul moyen de coller aux nouveaux usages tout en protégeant les revenus de la filière.

Enfin, la mise en place d'une Autorité administrative venant se substituer à la machine judiciaire ne fait pas l'unanimité, même au sein de la majorité, en dépit des assertions rassurantes de la ministre et de son rapporteur, Franck Riester, selon qui cette Autorité sera mieux à même de dialoguer avec les internautes que ne le seront jamais les tribunaux.

Place aux amendements... et aux détails techniques

Bien qu'évoquées à plusieurs reprises, les modalités techniques du texte restent encore floues. Certes, le gouvernement affirme que les FAI ont donné leur accord de principe sur la faisabilité technique de la suspension de l'abonnement à Internet, sans pénaliser l'accès au téléphone ou à la télévision, mais une phase de test sera nécessaire. Il reste en outre à discuter de l'outil de sécurisation qui permettrait à l'internaute de se disculper si son adresse IP est détectée sur les réseaux, ou de la question des points d'accès publics à Internet.

Un combat d'arrière garde ? "Avec l'avènement du numérique, il est impossible de contrôler la circulation de l'information", constate Jean-Louis Gagnaire (SRC), soutenu par Serge Blisko : "Nous sommes entrés dans un monde nouveau que vous ne pourrez contrôler puisqu'il vous échappe déjà". La journée risque d'être longue...

Les débats reprennent jeudi, à 10 heures, et peuvent être suivis en direct via le site de l'Assemblée nationale (lecteur Flash nécessaire). L'examen sera ensuite interrompu jusqu'au 31 mars.
Pour la seconde partie des débats de la journée, Clubic.com vous propose un résumé des échanges, en direct ou presque, au long de cette actualité. Bien que le résultat des votes ne soit pas encore connu, le suivi de ces débats enrichira, peut-être, la réflexion de ceux qui s'interrogent au sujet de la loi Hadopi... Plus bas, vous trouverez la synthèse des échanges de l'après-midi.

21h30 : l'examen du projet de loi Création et Internet reprend... et s'interrompt : suspension de séance, à la demande de Patrick Bloche, député PS, puisqu'aucun député UMP n'est présent dans l'Hémicycle !

21h45 : reprise des débats, en dépit du faible nombre de députés UMP, déplorée par le président de séance, qui souligne l'importance du texte et l'occasion donnée d'en débattre. La parole passe à Christine Albanel, qui rappelle que le site jaimelesartistes.fr n'a rien d'un site de propagande, en réponse aux critiques formulées à l'encontre des courriers envoyés par l'UMP à l'ensemble des députés.

21h50 : les débats dérivent pendant quelques minutes sur les propos d'Eric Besson qui, interrogé au sujet du film Welcome, avait établi un parallèle entre la situation des personnes qui aident les clandestins et celles qui aidaient les Juifs en 1943.

21h55 : devrions nous couper Internet aux députés UMP qui préfèrent ce canal pour suivre les débats, plutôt que de se rendre à l'Assemblée, se demande Christian Paul. « Madame Albanel, j'ai de la compassion pour vous et pour votre solitude », plaisante P. Bloche.

Lionel Tardy, député UMP, rappelle que la diffusion des débats sur le site de l'Assemblée repose sur la technologie Flash, que de « nombreux utilisateurs de logiciels libres » ne peuvent utiliser sans faire appel à un « greffon » (plugin, en langage de député) propriétaire. Sur cette question qui fera la joie de l'April, le président de séance sonne l'ouverture des questions générales.

22h : Didier Mathus, SRC, signale que grandes écoles et universités appellent à un rassemblement, jeudi à 18 heures, devant l'Assemblée nationale pour protester contre le projet de loi, avant de fustiger ironiquement ces industries bienfaitrices spoliées par les internautes et de rappeler l'échec de la loi DADVSI. Il s'en prend ensuite au concept de riposte graduée : « tout porte à penser qu'il adviendra de la riposte graduée ce qu'il est advenu des DRM », répète-t-il, non sans souligner que Grande Bretagne et Nouvelle Zélande abandonnent ce schéma, alors que le ministère de la Culture allemand l'a rejeté.

22h10 : Retour d'un argument cher aux détracteurs de l'hadopi : les films les plus téléchargés sont aussi ceux qui se vendent le mieux en VOD et remportent les plus beaux succès en salle. Il y aurait deux sortes de téléchargeurs : les jeunes, qui ne vont pas au cinéma parce qu'ils n'en ont pas les moyens, et les autres, qui téléchargent mais consomment également des contenus culturels.

« Cette crise est surjouée », ajoute-t-il : le cinéma ne s'est jamais aussi bien porté, tout comme la musique vivante (concerts, festivals, etc.), seul le marché du disque est en baisse. « Derrière le paravent du droit d'auteur, c'est la voracité qui est à l'oeuvre », profère D. Mathus, selon qui les générations actuelles ne seraient plus dans une optique de possession, mais d'usage. 3% des 30.000 sociétaires de la Sacem pourraient en vivre correctement, défend-il encore, soulignant que la musique existait avant les maisons de disque.

22h15 : confier à des sociétés privées la surveillance du réseau reviendrait à la mise en place d'une société orwellienne, déclare Mathus. La suspension de l'abonnement reviendrait selon lui à une « mort sociale », dans la mesure où les réseaux deviennent omniprésents. La sanction serait donc particulièrement disproportionnée. La voie répressive serait en outre particulièrement inappropriée si sa mise en oeuvre ne vise qu'à maintenir des modèles économiques dont l'obsolescence est proche.

22h20 : la question des coûts est mal orchestrée, puisque les 70 millions d'euros nécessaires à la détection seront portés à la charge des usagers par les FAI, mais de façon indirecte, alors qu'il est possible de leur faire assumer les frais de rémunération des artistes directement.

Jean-Pierre Brard prend la parole, et commence par souligner qu'il est étrange de discuter d'un tel projet après l'échec de la loi DADVSI, sans q'un bilan chiffré et précis ait été établi au sujet de cette dernière. Aucune étude ne permet de lier baisse du téléchargement et augmentation des ventes, déclare le député, citant la Quadrature du Net, puis une étude du ministère de la Culture montrant que la fréquentation des salles de concert et des spectacles augmente, alors qu'on n'a jamais autant téléchargé sur Internet. Idem pour les salles de cinéma : « il semblerait que seul le temps passé devant la TV ait été réduit », plaisante JP Brard, faisant allusion au goût du chef de l'Etat pour les allocutions télévisées.

22h30 : « Si la vente a baissé, c'est entre autres à cause des prix prohibitifs (...) dictés par les majors qui se taillent la part du lion », poursuit le député, avant d'évoquer les bénéfices en hausse affichés par les maisons de disque, puis de s'attaquer au délicat problème de la « sécurisation », impossible à résoudre pour le simple particulier, et ne détournant pas les vrais pirates de délits plus graves. « Cette loi ne sanctionnera que les internautes de bonne foi », résume-t-il, invoquant la nécessité de ne pas nier le pouvoir judiciaire qui, seul, selon lui, garantit la présomption d'innocence.

22h40 : Quid des fournisseurs d'accès à Internet, suggère encore JP Brard, rappelant que ces quelques acteurs ont fait leurs « choux gras » du haut débit. « L'essence même de la Haute Autorité et son fonctionnement posent des problèmes extrêmement sérieux ». Avec quatre de ses neuf membres nommés par gouvernement, elle contournerait tout simplement le judiciaire, et ne permettrait même pas aux indépendants de la saisir.

22h45 : Jean Dionis du Séjour prend la parole, et commence par revenir sur les chiffres : baisse de 15% de la musique en 2008, 7% pour les ventes de DVD et VOD. « Nous sommes devant un phénomène de destruction de valeur, et le téléchargement illégal est devenu un phénomène de masse », affirme-t-il. Face à ce défi, la DADVSI a échoué, ajoute-t-il : une autre réponse serait donc nécessaire.

Certes, l'offre légale serait encore trop chère, puisque les prix sont identiques à ceux de 2005, mais elle devient de plus en plus accessible, notamment grâce à la suppression des DRM. Selon lui, la loi ne pourra être que de courte durée, tant les usages évoluent vite. Mais de nouveaux modèles ont été mis en place, à l'image de Deezer, qui induit de nouvelles méthodes de rémunération, et permettraient une réduction du nombre de téléchargements.

L'approche de la loi Création et Internet serait positive, et dans la continuité des efforts entrepris par le passé, mais traduite par un texte qui ne retiendrait que le volet répressif des accords de l'Elysée de novembre 2007. « Rien n'est fait pour faire baisser les prix », estime J. Dionis du Séjour. Les centristes proposeront donc la mise en place de modèles de licence, similaires à ceux qui permettent aux radios de fonctionner aujourd'hui - « une licence collective étendue pour le fonctionnement en streaming », ainsi qu'une révision de la « chronologie des médias ».

22h55 : S'il soutient la présence d'un volet dissuasif, il se prononce une nouvelle fois en faveur de l'amende. « Sur ce choix se joue le succès de la loi. Avec la suspension de l'abonnement, elle devient une agression à l'égard de nos jeunes », estime-t-il encore.

23h05 : Philippe Gosselin (UMP), regrette le principe régressif des débats, motivé par une gauche qui, au Sénat, a voté avec la droite, et tente maintenant d'opposer les Anciens aux Modernes. Dix mille auteurs soutiennent le texte, affirme le député, « du côté des artistes, il y a un vrai soutien ». Le dispositif, fondé sur des avertissements successifs, avec une éventuelle suspension provisoire de l'abonnement à Internet, dépénalise l'internaute et permet d'introduire réactivité et souplesse dans la réponse, maintient-il, sans que le recours au juge ne soit empêché. Diverses autorités administratives exercent déjà et peuvent prononcer des sanctions, rappelle-t-il encore (AMF, Arcep, Cnil).

23h15 : Corinne Erhel (SRC) reprend le flambeau de l'opposition, en soulignant que la loi Création et Internet n'est pas adaptée aux enjeux qu'elle prétend défendre. Elle appelle donc, elle aussi, à la mise en place de nouveaux modèles économiques, et regrette que l'on taxe les FAI afin de compenser la fin de la publicité sur le service public au lieu d'attribuer cet argent au secteur culturel.

Elle met en garde au raccourci qui consiste à opposer artistes et internautes, et déplore que Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat au Numérique, ne soit pas intervenue dans le débat, alors qu'Internet entre parfaitement dans le champ de ses attributions. « Les sanctions que vous proposez seront source de contentieux importants », ajoute-t-elle, « et l'objectif dont vous vous prévalez ne sera pas atteint ». « Voterez vous dans deux ans une nouvelle loi dans l'urgence ? », conclut Corinne Erhel, tout en rappelant que la sanction collective (un foyer puni en cas de suspension) n'est pas acceptable dans le cadre du droit français.

23h30 : la parole passe à Michel Herbillon (UMP), selon qui le texte dont il est question cherche à établir un équilibre entre le droit des auteurs sur leurs oeuvres et la protection de la vie privée. « En l'état actuel des choses, cet équilibre n'est pas satisfaisant », puisque les artistes sont privés d'une partie de leurs revenus, explique-t-il. Plus de 33% des films téléchargés seraient d'origine française, remarque le député. Le moment serait donc venu d'encadrer cet environnement pour assurer la pérennité du cinéma français, mais aussi de la musique. Fournir un cadre juridique correct ouvre une nouvelle voie de développement, insiste M. Herbillon.

« Responsabiliser sans pénaliser le chef de famille » aboutira à la sensibilisation des jeunes, puisque les parents devront veiller aux usages de leurs enfants, estime-t-il. Le choix d'une autorité administrative indépendante constitue en outre une garantie de la vie privée des internautes, puisqu'elle sera seule à pouvoir consulter adresses IP et abonnements liés. « Ce ne sont pas les ordinateurs qui seront surveillés, mais les oeuvres téléchargées ».

70% des internautes arrêteraient de télécharger après le premier avertissement, et 90% après le deuxième. La suspension n'interviendra qu'en dernier recours, plaide donc le député. Le projet constituerait donc une solution innovante, et efficace.

23h40 : François Brottes (SRC) se dit sûr qu'un cadre est nécessaire, mais se demande si le projet en question offre une réponse adaptée à la naissance de nouveaux usages : n'aurait-il pas fallu faire baisser les prix, et réduire une TVA qui correspond à 0,19 euro sur un morceau, contre 0,04 euro pour les auteurs ? « Légaliser la bavure », et systématiser la peine ne résoudra pas le problème efficacement, indique-t-il, puisque même après le vote de cette loi, le streaming permettra toujours de pirater, ne serait-ce que par le biais d'un enregistrement analogique.

Il cite alors un email qui aurait été envoyé par un ex-encarté de l'UMP, résumant quelques-unes des objections régulièrement opposées au projet de loi, du contournement des mesures de surveillance à l'inefficacité du texte pour augmenter les revenus des artistes. Enfoncer le clou de la loi DADVSI serait une erreur, répète F. Brottes, avant d'appeler à un système de type licence globale, même si le terme n'est pas mentionné. Un nouveau modèle s'impose à l'heure d'une économie mondiale et dérégulée, conclut-il.

23h50 : « Pourquoi un pirate de la fraude fiscale serait-il sanctionné, et pas un pirate de la création », se demande le député UMP Christian Kert. De la même façon, les sommes perçues ne devraient-elles pas être reversées en fonction de la popularité de chaque artiste, principe qu'il serait bien difficile de garantir dans le cadre d'un modèle de licence globale ? La création d'un statut de presse en ligne devrait être étudié dans le cadre de ce projet, remarque-t-il brièvement.

0h00 : Serge Blisko (SRC) regrette que le texte ne prévoie aucune rémunération supplémentaire pour les artistes. Lui aussi souligne que les « vrais pirates » n'auront aucun mal à dissimuler leur adresse IP, et que la loi risque donc de ne sanctionner que les internautes moyens, qui ne représentent pas de véritable menace pour l'industrie. « Les majors ont perdu parce qu'ils ont été incapables de comprendre ce que l'iPod allait amener de nouveau dans la façon d'écouter », harangue le député. « Nous sommes entrés dans un monde nouveau que vous ne pourrez contrôler puisqu'il vous échappe déjà », s'exclame-t-il.

00h05 : Jean-Frédéric Poisson, UMP, souhaite que les débats permettent d'aboutir à un résultat rassurant sur le plan des libertés individuelles, mais précise qu'il n'est pas souhaitable qu'une entreprise ou une collectivité puisse être privée de sa connexion en raison des agissements de l'un de ses utilisateurs. Dans ce cas, l'amende serait peut-être plus appropriée, suggère-t-il. Cela dit, instaurer quelques règles ne peut être une mauvaise chose, et la valeur de la propriété intellectuelle et artistique doit pas être galvaudée

00h10 : Jean-Louis Gagnaire (SRC) estime quant à lui que la loi est inadaptée, inefficace, anti-économique et dangereuse. Le téléchargement de musique ne se stocke plus, mais s'écoute en continu, pense-t-il, et personne n'écoutera jamais toutes les musiques qu'il écoute. Le téléchargement payant ne concerne qu'une part infime du patrimoine mondial, affirme-t-il encore, avant de reprendre les principaux arguments déjà invoqués par ses collègues. La fermeture de l'accès à Internet engendrerait des pertes extrêmement importantes sur le plan économique, du fait des problèmes rencontrés par les professions libérales, etc. « Avec l'avènement du numérique, il est impossible de contrôler la circulation de l'information », constate le député, avant de remettre lui aussi le principe de licence globale sur la table.

00h20 : Le législateur doit poser des règles, mais prendre en compte l'effervescence du domaine auquel elles s'appliqueront, attaque Patrice Martin-Lalande (UMP). Si un foyer français moyen paye une centaine d'euros par mois pour ses différents abonnements liés aux nouvelles technologies, pourquoi ne paierait-il pas pour l'accès à la culture ? P. M-L estime toutefois que les rapports changent : Internet ne rémunère peut-être pas beaucoup, mais touche un public qui paie ensuite pour aller aux concerts. Ce n'est donc pas la création, mais une industrie, qui est touchée. « L'attention portée à colmater une brèche dans le modèle actuel ne doit pas faire oublier que l'essentiel est d'inventer de nouveaux modèles ». Oui à Hadopi, mais surtout oui à de nouvelles étapes législatives, conclut le député du Loir-et-Cher.

00h25 : Puisque le piratage s'est aggravé depuis le vote de la loi DADVSI, de nouvelles mesures étaient nécessaires, estime Françoise de Panafieu (UMP), qui se félicite que l'actuel projet soit issu d'accords interprofessionnels, et substitue au pénal un dispositif de riposte graduée.

00h35 : La licence globale revient à ne rien faire, estime Manuel Aeschlimann (UMP), porterait préjudice à l'offre légale, pénaliserait les internautes qui ne piratent pas, et soulèverait le problème de la redistribution des sommes perçues. Puisque logiciel libre et licences de type Creative Commons qu'invoquent les détracteurs du projet reposent sur le droit d'auteur, il faut se prononcer en faveur d'un texte qui renforce les libertés de chacun, conclut-il.

00h40 : « Une bonne loi est une loi acceptée », ouvre Alain Suguenot (UMP). La tâche qui revient aux députés serait donc d'expliquer, et donc que tous les doutes soient levés. « Nous devons répondre en toute transparence aux critiques à peine voilées de la Cnil », indique-t-il. Respect de la justice et sanction du vrai coupable devraient également tenir lieu de prérequis incontournables, ce qui parait difficile avec des réseaux chiffrés, et des internautes qui utilisent des outils différents. Concilier les intérêts des créateurs et des consommateurs de la culture ne peut se faire que dans le cadre d'une loi qui sanctionne ceux qui commercialisent des produits piratés et responsabilise les FAI, dans l'esprit du droit d'auteur tel que l'entendait Beaumarchais, qui luttait contre le monopole de la Comédie Française, termine le député.

00h45 : en verve, en dépit de l'heure tardive, Patrick Roy (SRC) explique qu'Internet permet aujourd'hui au consommateur moyen de ne pas se contenter de quelques disques incontournables, comme ce chanteur « belge, monégasque ou suisse, je ne sais plus », mais au contraire de profiter de l'immense variété de la création musicale.

00h50 : Nicolas Dupont-Aignan (ex-UMP, non-inscrit) fustige un combat d'arrière garde, et cite les réflexions de Jacques Attali, qui lui-même dénonçait en début de semaine la teneur du texte. Selon NDA, le projet propose « une usine à gaz administrative et judiciaire aux coûts délirants », inefficace de surcroit. « Faire partager à l'infini toute oeuvre culturelle, nous devrions nous en réjouir », estime-t-il. Lui aussi appelle à la mise en oeuvre de la licence globale, principe similaire selon à celui mis en place pour financer la télévision publique.

01h05 : Lionel Tardy (UMP) expose l'exemple d'enfants ou d'adolescents qui ne voient pas où est le problème dans le téléchargement, et affirme qu'une sanction, amende ou suspension de l'abonnement, n'a pas la moindre valeur éducative. Il insiste sur le caractère inconstitutionnel d'un projet dans lequel l'internaute serait présumé coupable sans même avoir pu accéder à son dossier ou pu se défendre et revient, lui aussi, sur les nombreuses méthodes permettant de contourner les protections techniques. Enfin, il rappelle que le tribunal de Guingamp a récemment estimé que l'adresse IP ne constituait pas, à elle seule, une preuve suffisante de la culpabilité.

01h10 : c'est Patrice Calméjeane (UMP), qui concluera la séance de discussion générale du 11 mars, en commençant par rappeler que la Sacem est en place depuis 1850 et que son fonctionnement n'a pas radicalement évolué. Il soulève en outre le problème de la cohérence du texte avec la réglementation européenne, puisque le Net n'a pas de frontières ?

01h15 : La parole revient maintenant à Christine Albanel, qui répète que l'on n'est pas dans le cadre de la loi DADVSI puisque Hadopi s'inscrit dans la foulée d'accords interprofessionnels. Un projet équilibré, à même de dissuader des internautes qui téléchargent sans désir particulier des morceaux qu'ils n'ont pas l'intention d'écouter. Dans la plupart des cas, il s'agit d'infractions, certes légères, mais bien réelles, qu'il convient donc de sanctionner mais avec un dispositif plus léger que celui que prévoyait la DADVSI. « La triple play » et le découplage de la TV et du téléphone de l'Internet serait réalisable techniquement, indique la ministre, même si une phase d'étude sera nécessaire. Idem pour « la WiFi » : la sécurisation est possible, et les gens ne seront pas pris au dépourvu puisque prévenus dès qu'un incident survient. Un processus de dialogue devrait donc s'instaurer entre l'Autorité et l'internaute.

Prochaine séance demain, jeudi 12 mars, 10 heures, annonce le président de séance.


Synthèse de la première partie des débats


L'examen du projet de loi Création et Internet a commencé mercredi après-midi à l'Assemblée nationale. C'est Christine Albanel, ministre de la Culture, qui a ouvert les débats par une présentation du texte dont elle a rappelé le principe : la mise en place d'un dispositif de risposte gradué présenté comme une « alternative » aux procédures pénales, pour lutter contre le téléchargement illégal sur Internet.

Vers 16h45, Franck Riester, député UMP et rapporteur du texte, prend la relève pour souligner à quel point la création culturelle pâtit, en France, du téléchargement illégal, et rappeler qu'aucune règle constitutionnelle ne s'oppose à la mise en place d'une Haute Autorité chargée de prononcer des sanctions.

Franck Riester - député UMP

S'en suit l'exposé - non exhaustif - des 85 amendements apportés au texte par la Commission des lois qui, selon Franck Riester, « a su conserver l'esprit des accords de l'Elysée de novembre 2007 tout en améliorant le projet de loi sur de nombreux points ». « J'appelle tous les internautes de France et de Navarre à mailer à leur député et aux trois rapporteurs du projet puisqu'il parait qu'ils sont d'accord avec cette loi », s'exclame en réaction le député Jean-Pierre Brard (PCF).

Projet difficile à mettre en oeuvre et arguments caricaturaux

Le ton est donné, et le débat contradictoire peut maintenant commencer, avec les présentations des rapporteurs des différentes commissions concernées. Se succèdent ensuite à la tribune différents députés : soutiens du texte et opposants, parmi lesquels les députés Patrick Bloche et Christian Paul, qui défendent l'idée selon laquelle ce texte « liberticide » et coûteux ne règlera rien dans la mesure où il est « d'ores et déjà dépassé ». « Il faut nous expliquer pourquoi les sénateurs socialistes l'ont voté à l'unanimité alors que les députés socialistes ont annoncé qu'ils voteraient contre », glisse Franck Riester.

« Techniquement très difficile à mettre en oeuvre », le texte est bardé d'incertitudes juridiques, martèlent les deux députés PS. Le projet de loi se tromperait en outre de cible, ajoutent-ils, puisque les internautes sont d'ores et déjà en train de se détourner des logiciels de téléchargement P2P pour se diriger vers des solutions de type streaming, qui permettent de consulter en ligne, sans risque d'être inquiété par la justice ou une quelconque autorité, des contenus soumis aux droits d'auteur.

Évoquant des arguments « caricaturaux », Christine Albanel a pour sa part tenu à rappeler que le projet Création et Internet avait reçu l'aval de la Cnil, et ne faisait donc peser aucun risque sur les libertés individuelles. Soutenue par Franck Riester, elle maintient en outre que la suspension de l'abonnement « permet d'éviter de créer une inégalité entre les abonnés », à la différence de l'amende,et qu'Internet n'avait rien d'une liberté fondamentale : la Toile tiendrait plutôt de la « commodité ». L'adresse IP, « sorte de plaque d'immatriculation des ordinateurs » (sic !), serait en outre une méthode d'identification suffisamment fiable pour garantir l'efficacité de l'Hadopi, a-t-elle ajouté avant de rassurer : « toutes les sanctions prises par la Haute autorité feront l'objet d'une procédure contradictoire » qui pourra être contestée devant la justice.

Si certains détails techniques restent pour l'instant en suspens (quid de la faisabilité technique de cette « sécurisation de ligne », ou de la fameuse « liste blanche » - ou labélisation de sites - pour les points d'accès publics ?), les rapporteurs du texte ont insisté à plusieurs reprises sur les ravages que faisait peser le téléchargement illégal sur l'industrie de la culture. Argument massue : les 450.000 films qui seraient téléchargés quotidiennement en France.

Le retour de la licence globale ?

Pour le PS, Christian Paul préconise la mise en place de solutions forfaitaires, finalement assez proches de ce que proposent déjà certains groupes (Vivendi Universal, via SFR sur les mobiles par exemple, ndlr). « L'Internet doit financer la création, comme la télévision a su financer le cinéma », explique-t-il, appelant le gouvernement à aller « chercher l'argent des opérateurs télécoms ».

Les débats peuvent être suivis, en direct, via le site de l'Assemblée nationale (lecteur Flash nécessaire). Ils se poursuivront mercredi à partir de 21h30, puis jeudi, avant d'être interrompus jusqu'aux alentours du 31 mars.
D'ores et déjà disponible en Allemagne et au Royaume-Uni, le service de Humyo est désormais disponible en France. Ce dernier permet comme son nom l'indique de stocker en ligne ses fichiers, par simple glisser-déposer, tout comme Dropbox ou MobileMe d'Apple.

Décliné en plusieurs offres, ce service comprend au minimum un espace de stockage de 20 Go accessibles depuis un montage réseau sous Windows, un navigateur internet ou un téléphone mobile, en transcodant les données (vidéos notamment) le cas échéant. Un logiciel disponible pour le moment exclusivement sous Windows permet de synchroniser ou de sauvegarder automatiquement les dossiers de son choix, et ce de manière sécurisée via un chiffrement SSL. Des fonctions de partage des photos et des vidéos avec ses proches sont également disponibles. Cette offre est gratuite, des publicités s'affichant dans l'interface web en compensation.

Moyennant environ 6 euros par mois, l'offre Premium permet quant à elle de bénéficier de 100 Go d'espace de stockage à vie garanti et d'une interface web dépourvue de publicités. D'autres offres destinées aux professionnels permettent pour leur part de gérer plusieurs versions d'un fichier, de partager un espace de stockage avec 4 à 10 utilisateurs et de scanner les données à l'aide d'un anti-virus. Un logiciel de synchronisation est attendu prochainement sous Mac OS X et Linux, Humyo utilisant le standard ouvert WebDAV.
Vague d'investissements. Le gouvernement français vient d'annoncer les résultats du 7e appel à projets de recherche et développement (R&D) du fonds unique interministériel (Fui). 91 projets émanant de 53 pôles de compétitivité, seront financés par l'État à hauteur de 107 millions d'euros.

Parmi ces projets généralement consacrés aux recherches dans les NBIC (Nanotechnologies, Biotechnologies, Infotechnologies et Sciences cognitives), on compte, par exemple, un bracelet-montre pour améliorer l'autonomie des personnes dépendantes (Bea), un autre dédié à développer la chaine de production et de distribution de contenus 3D numériques en relief (3Dlive) ou encore un autre visant à améliorer les systèmes de surveillance pour les milieux industriels très sécurisés (Nexsafe). Il y a aussi un picoprojecteur pour objet nomade pouvant projeter une image de format A4 à une distance de l'ordre de 0,50 à 1 mètre (Nanoproj de STMicroelectronics), un projet visant à faire converger les plateformes de travail collaboratives libres utilisées par les industriels de l'embarqué (Coclico de Thalès), ou encore une offre pour des réseaux de capteurs destinés aux collectivités engagées dans une démarche de développement durable (Senscity de France Telecom Orange Labs).Ces projets, retenus parmi les 190 dossiers présentés, bénéficieront directement de près de 30 millions d'euros. Cumulés, l'ensemble des appels à projets des pôles auraient permis de soutenir 645 projets des pôles depuis 2005.

Ces projets représentent un montant de dépenses de R&D de près de 3,6 milliards d'euros, 13.000 chercheurs et un financement public de près de 1,3 milliard d'euros dont plus de 830 millions d'euros par l'État. Un huitième appel à projets a été lancé le 27 févier 2009. Les dossiers sont à déposer en ligne avant le 30 avril 2009 à 12 heures grâce à la téléprocédure récemment mise en place. Les projets sélectionnés seront connus fin juillet 2009.
A la veille de l'ouverture des débats relatifs à la loi "Création et Internet" à l'Assemblée nationale, le bureau national du parti socialiste (PS) a fait savoir mardi par voie de communiqué de presse qu'il exprimait ses plus vives réserves à l'encontre du texte. "Ce texte ne rapportera pas un euro de plus à la création artistique", affirme le PS, "c'est un pari perdu d'avance car les usages des internautes ont déjà évolué".

« Ce dispositif pourra être facilement contourné et manipulé : en cryptant, par exemple, les fichiers échangés ou, plus grave, en se servant de l'adresse IP d'un autre internaute pour télécharger illégalement », ajoute le bureau national ; un argument auquel le gouvernement oppose pour mémoire l'utilisation d'une solution de "sécurisation" du poste de travail de l'internaute.

« Dans les prochains mois, après avoir consulté tous les acteurs concernés, il sera amené à faire des propositions qui devront permettre d'adapter réellement le droit d'auteur aux évolutions technologiques et d'aider à l'émergence d'un nouveau modèle économique redistributif et équitable », promet l'opposition.

Une large partie des sénateurs socialistes s'étaient joints à l'UMP au Sénat, en octobre dernier, pour valider le projet de loi "Création et Internet". Pour l'Assemblée, la consigne semble être de faire front, mais contre le texte cette fois.

Pour mémoire, les débats viennent de commencer à l'Assemblée (suivi en direct) avec l'exposé du texte par Christine Albanel et se poursuivre jeudi, avant d'être suspendus pendant quinze jours. Ils reprendront ensuite aux alentours du 31 mars.
Numericable a récemment mis à jour son offre baptisée Service Unique Numérique (SUN), s'inscrivant dans le cadre du plan France Numérique 2012 dont l'un des principaux axes est l'accès à Internet pour tous. Celle-ci permet aux résidents d'habitations collectives (immeubles) déjà reliées à Numericable de bénéficier à moindre frais d'une offre triple-play. Les 4 euros HT d'abonnement mensuel par appartement sont effectivement compris dans les charges.

L'offre Service Unique Numérique de Numericable comprend donc un accès à Internet illimité de 2 Mbps, une ligne téléphonique permettant la réception d'appels et l'émission d'appels d'urgence, ainsi qu'un bouquet de télévision comprenant les chaines gratuites de la TNT, de la TNT HD et une trentaine de radios.

Ce service collectif n'implique ni durée d'engagement pour le client, ni frais d'indemnités ou de résiliation. L'offre individuelle Puissance Fibre de Numericable est bien entendu toujours disponible.
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