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Pour la première fois, une rencontre sera organisée entre Microsoft, Sun Microsystems et Linux où chacune des parties présentera l'avenir de son système d'exploitation et discutera des futurs standards industriels qui se dessinent à l'horizon sur le marché de l'ordinateur.

L'événement, sponsorisé par Intel et organisé par la Linux Foundation, se déroulera à San Francisco, dans l'Hotel Kabuli entre les 8 et 10 avril prochains. C'est Jim Zemlim, directeur de la Linux Foundation qui sera en charge de rythmer les débats et les échanges entre Sam Ramji, directeur de plateforme chez Microsoft, et Ian Murdock, un ancien de la Fondation Linux qui a rejoint Sun Microsystems en tant que vice-président du développement et du marketing communautaire.

Notons aussi la présence du cabinet IDC qui révèlera ses prévisions sur l'avenir du système d'exploitation et les impacts éventuels de la crise économique, ainsi que de Imad Sousou, directeur du centre technologique open source d'Intel qui devrait parler du système mobile Moblin.

D'après la Linux Foundation, cet événement serait le premier du genre jamais organisé. Cependant, comme le souligne le magazine TG Daily, l'on pourrait se demander où est le représentant d'Apple ? Le système Mac OS X afficherait aujourd'hui une part de marché 9,61%. La firme de Cupertino aurait-elle décidé de bouder l'événement ou n'aurait-elle pas été conviée ?
En Australie, le gouvernement de la Nouvelle-Galles du Sud a adopté une loi autorisant les forces de police à pénétrer au sein d'un ordinateur sans le consentement de son propriétaire.

En effet, le politicien Nathan Rees a demandé à ce que la police puisse formuler auprès de la Cour Suprême une requête de mandat afin de collecter des preuves lorsqu'un suspect, s'il venait à être jugé coupable, serait passible d'une peine d'emprisonnement d'au moins sept ans. En cas exceptionnel, si le juge accepterait de délivrer ce mandat, le suspect pourrait être mis sous surveillance informatique pendant trois années.

Selon M. Rees, il serait possible d'effectuer des recherches sur cet ordinateur mais aussi sur ceux qui y sont rattachés au travers d'un réseau. Cette surveillance pourrait être pratiquée en silence sur une période de six mois, c'est-à-dire, sans que le propriétaire de la machine ne soit mis au courant. Selon le communiqué publié sur le site officiel de la police de la Nouvelle-Galles du Sud : "il sera possible d'étendre cette période jusqu'à 18 mois, voire 3 ans dans des cas exceptionnels". Aussi, la police pourrait avoir accès aux données de l'ordinateur durant 7 jours renouvelables sur une période totale de 28 jours, voire plus dans certaines circonstances.

Le politicien explique que cette initiative pourrait être pratiquée pour les personnes soupçonnées de trafic de drogue, de trafic d'armes, de blanchiment d'argent, de violation des lois informatiques mais aussi de corruption, d'homicide ou encore d'enlèvement.

"Nous avons mis en place cette législation afin de s'assurer que nous pouvons évoluer aussi vite que les technologies", explique Nathan Rees, avant d'ajouter : "cela place la police et les criminels qu'ils surveillent sur un pied d'égalité".

Cette initiative n'est pas sans rappeler le gouvernement britannique qui souhaite mettre en place plusieurs mesures de contrôle et permettre aux différentes autorités d'avoir accès à une base de données regroupant diverses informations susceptibles d'être utilisées pour mener à bien une enquête (SMS, historique de navigation...).
Nicolas Sarkozy voulait que la loi "Création et Internet" soit votée en mars. Il devra finalement se contenter du mois d'avril, puisque l'Assemblée nationale continue à accumuler les retards : s'il est toujours prévu que l'examen du projet de loi commence mercredi après-midi, et se poursuive jeudi, la suite des débats ne se tiendra qu'à partir du 31 mars prochain, révèle le programme de travail établi par la Conférence des Présidents de l'Assemblée.

Une nouvelle fois, c'est le retard pris par le projet de loi de réforme portant sur l'hôpital qui est invoqué. Du fait de débats plus longs que prévus, les députés n'auront donc que deux séances à consacrer, les 11 et 12 mars, au projet de loi "Création et Internet", avant que d'autres dossiers ne reviennent sur le devant de la scène. La loi Hadopi devrait ensuite faire son retour dans l'Hémicycle du 31 mars au 2 avril prochain, sous réserve que les discussions sur le projet de loi organique ne soient pas privilégiées.
L'Assemblée nationale a voté lundi soir l'autorisation pour les sites Internet d'afficher de la publicité pour des boissons alcoolisées, quelques heures seulement après s'être prononcée en faveur de l'interdiction de la vente d'alcool et de tabac aux mineurs.

A l'exception des sites « édités par des associations, sociétés et fédérations sportives ou des ligues professionnelles » ou "destinés à la jeunesse", le Web pourra donc bientôt afficher de la réclame en faveur de boissons alcoolisées. Ces dernières devront toutefois ne pas se montrer "intrusives", ont convenu les députés.

La décision des députés vise à combler une lacune de la loi Evin qui, votée en 1991, n'englobait pas le champ des nouvelles technologies et d'Internet. "N'est-ce pas la quadrature du cercle que d'essayer, d'un côté, de diminuer la consommation d'alcool chez nos concitoyens et, de l'autre, de les inciter par la publicité à consommer de l'alcool ?", a fait remarquer le député Jean Bardet.

Un amendement, défendu par le député socialiste Yves Bur et suggérant que la publicité pour des boissons alcoolisées soit réservée aux seuls sites des professionnels du secteur, a été rejeté. Les débats ont souligné le fait que si cette décision était motivée par la volonté de permettre à la filière viticole de s'exprime sur Internet, les grands groupes du monde de l'alcool seraient sans doute les premiers à profiter de cette ouverture.
Google a annoncé hier que les utilisateurs du site basés au Royaume-Uni n'auraient plus accès aux clips vidéos de son site YouTube. Le géant de l'internet a décidé d'empêcher les britanniques d'accéder à ces clips, après que des négociations avec PRS for Music, l'équivalent anglais de la SACEM, ont échoué.

PRS for Music est chargé de récolter les royalties liées à l'utilisation et à la diffusion de la musique au Royaume-Uni. Mais l'organisme n'a pas trouvé de terrain d'entente pour le renouvellement de son contrat avec YouTube, qui est donc contraint d'empêcher les britanniques de consulter les clips sur son site depuis hier soir.

Si Google sait que cette décision va provoquer « une déception significative » aux utilisateurs de YouTube, l'entreprise américaine dit ne pas avoir d'autre choix. Selon Google, les royalties exigées par l'organisme impliquerait une perte financière à chaque fois qu'un clip est visionné sur YouTube !

La totalité des clips musicaux n'est pas concernée, mais toutes les vidéos musicales mises en ligne par les labels eux-mêmes, ainsi que celles mises en ligne par des internautes, mais qui ont été signalées par les maisons de disques, sont désormais inaccessibles.

De son côté, PRS for Music se dit scandalisé par la décision de Google. « Google nous a dit qu'ils prenaient cette décision parce qu'ils souhaitent payer sensiblement moins que ce qu'ils paient actuellement aux auteurs de la musique sur lesquels leur service repose, malgré l'énorme augmentation des vidéos vues sur YouTube », explique ainsi PRS for Music dans un communiqué.
Militantisme 2.0 ? Au delà des débats relatifs à la loi "Création et Internet", ils souhaitent sensibiliser l'opinion aux enjeux de société relatifs à l'avènement liés à l'avènement des technologies de l'information : piratage et propriété intellectuelle bien sûr, mais aussi défense des libertés individuelles et promotion d'une véritable économie de l'immatériel.

Ils, ce sont les membres du "Réseau des pirates", mouvement tout juste initié sur la Toile française par quelques blogueurs, journalistes et spécialistes de l'Internet, qui comptent bien rapidement fédérer tous ceux qui craignent pour l'avenir du Web en France et en Europe.

"Nous sommes des millions, ils font de nous des pirates", attaquent-ils en ouverture de leur site, tout juste mis en ligne mardi midi. Le lancement officiel n'est attendu que pour mercredi, fin d'après-midi - soit approximativement l'heure à laquelle devrait débuter l'examen de la loi Hadopi à l'Assemblée - mais près de 500 personnes ont déjà montré leur soutien au projet en signant le "Pacte des libertés numériques", manifeste par lequel le Réseau des pirates résume sa démarche.

"Ils sont, nous sommes, des millions, en France, chaque jour à échanger des oeuvres: des tubes, des films à la mode, mais aussi des films et des disques rares, introuvables, des oeuvres oubliées ou «tombées» dans le domaine public. Ces pratiques sont là pour durer. Elles sont inscrites dans la révolution numérique", écrit le Réseau des pirates sur le ton du manifeste des 343, en reconnaissant s'inscrire dans la lignée d'initiative comme le Parti pirate suédois et partager le point de vue d'un autre collectif, très actif en ces temps troublés par la loi Hadopi : la Quadrature du Net.

"Nous sommes une initiative citoyenne, spontanée et absolument pas partisane", résume Damien Douani, l'un des fondateurs du RdP. Au démarrage, le projet réunit des "spécialistes du Web" tels que Michel Lévy-Provençal - cofondateur de Rue89.com, Guillaume Champeau de Numerama, Nicolas Voisin de nuesblog.com ou Benoît Thieulin, fondateur de la Netscouade, à l'origine de la campagne "Désirs d'avenir" du PS.

"Nous voulons inscrire les enjeux du numérique dans la campagne des Européennes : le levier de progrès que représente Internet pour nos sociétés, les risques qui pèsent sur les libertés numériques", résume le RdP dans son pacte, qu'il invite internautes et parlementaires européens à signer. "Il s'agit d'un réseau et non d'un parti", précise Nicolas Voisin, "un réseau d'échange d'informations et d'idées autour de sujets qui nous passionnent, sans aucune coloration politique. Ce n'est pas simplement contre Hadopi, mais pour une nouvelle économie".

L'engagement ne serait donc pas politique, mais idéologique, même si "l'on n'est pas dans une utopie soixante-huitarde". En bons militants, les membres du Réseau des pirates souhaitent parvenir à faire suffisamment de bruit pour que les institutions, parlement européen en tête, ne puissent éviter d'aborder les sujets qui fâchent, des brevets logiciels à la libre circulation de la culture.

Et pour ça, dépasser leur site fraichement lancé : essaimer sur le Web, puis hors ligne, auprès de la fameuse madame Michu. La notoriété acquise par la Quadrature du Net, les réactions enthousiastes déjà suscitées par le projet sur le Web français et le soutien, direct ou indirect, de quelques personnalités du milieu - comme Tristan Nitot, de Mozilla Europe - devraient leur garantir un certain retentissement.
Si le calendrier de l'Assemblée nationale signale toujours le début de l'examen de la loi "Création et Internet" pour la journée du mardi 10 mars, l'agenda prévisionnel de la journée en cours n'en fait plus mention, en raison du retard pris dans les débats relatifs au projet de loi portant réforme de l'hôpital. Franck Riester, député UMP et rapporteur du texte, a confirmé mardi matin sur France Inter que l'examen du projet de loi visant à endiguer le téléchargement illégal sur Internet ne commencerait, au mieux, que le mercredi 11 mars vers 17 heures.

En dépit de ce nouveau report - l'examen devait initialement débuter le 4 mars dernier, la presse a très largement couvert le sujet de la loi "Hadopi" mardi : les quotidiens Liberation, La Tribune, 20 Minutes ou Direct Matin, La Dépêche, Le Télégramme et Sud-Ouest y consacrent en effet tout ou partie de leur Une ! La plupart souligne le caractère ambigu du texte, qui a le mérite de tenter de résoudre à une problématique bien réelle mais propose une réponse dont la mise en oeuvre parait bien difficile.
Les marques sur Internet ont bien du mal à contrôler leur images. Outre la prolifération des articles de contrefaçon, un rapport, publié par le cabinet MarkMonitor et rapporté par la BBC, mentionne que le cyber-squatting et le phishing sont des pratiques en plein essor et une menace de plus en plus réelle pour les marques du monde entier. Voici venue l'ère du "brandjacking".

Le cyber-squatting consiste à analyser les fautes potentielles que l'utilisateur pourrait commettre en tapant l'adresse Internet d'une société importante, puis de réserver les noms de domaines adéquats afin de récupérer une partie de ce trafic.

Sur l'année 2008, le cyber-squatting aurait enregistré une hausse de 18% avec pas moins de 1 722 133 cas répertoriés. Frederick Felman, directeur du département Marketing chez markMonitor ajoute : "le fait que 80% des sites répertoriés dans notre étude de l'année dernière soient toujours actifs à l'heure actuelle confirme que cette fraude est économiquement viable".En parallèle de cette menace, les dépositaires de ces noms de domaine en profite pour organiser des attaques au phishing, une technique principalement utilisée par l'envoi massif d'emails afin de récupérer les informations confidentielles des internautes telles que les numéros de cartes bancaires.

Si les sites de ventes au enchères sont de moins en moins touchés par ce type d'attaques, sur le second semestre de l'année 2008, le phishing aurait enregistré une hausse de 122% contre les services de paiement en ligne (typiquement Paypal) et de 51% contre les instituts financiers (banques).

Selon, le cabinet RSA Anti-Fraud Command Center en 2008, l'on aurait dénombré plus 136 426 attaques de phishing, soit une augmentation de 66% par rapport à 2007. La majorité de ces attaques a été repéré dans les six premiers mois de l'année, avec un pic en avril (15.000).

Toujours d'après le rapport de MarkMonitor, la vaste majorité de ces sites frauduleux serait hébergée aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en Allemange.
Nouvelle condamnation à l'encontre de Dell. On apprend que le fabricant d'ordinateur a été condamné par le tribunal correctionnel de Montpellier, le 17 juin 2008, à 50 000 euros pour infraction au droit de la vente et spécialement au droit de la facturation. Le groupe à fait appel.

Dénoncé par l'Association francophone des utilisateurs de logiciels libres (Aful) et la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), Dell est accusé de ne pas afficher le prix distinct du matériel et des logiciels sur ses factures. « Le matériel et logiciel sont de nature différente », et sont « soumis à un régime juridique distinct », explique le tribunal correctionnel . « La société Dell, qui se procure les logiciels en cause auprès de Microsoft est (…) parfaitement en état de faire la distinction sur ses factures entre ces deux produits qui sont parfaitement dissociables. » D'ailleurs, « pour les clients grands comptes, Dell propose sans problème les mêmes machines avec ou sans système d'exploitation », explique l'Aful.Pour l'association ce n'est pas la première, ni la dernière victoire. « Notre équipe Accompagnement a été contactée par environ vingt personnes qui ont entamé une procédure de remboursement auprès de Dell. Plusieurs d'entre elles, ayant épuisé les recours amiables et la conciliation, se disent prêtes à entamer prochainement une procédure judiciaire contre Dell. Celles-ci s'ajouteront à la dizaine de procès attendus cette année après la publication du Guide du Remboursement l'année dernière. »Pour l'association, cet appel de la décision du tribunal montre que Dell « craint une avalanche de demandes de remboursement si elle affichait le prix des logiciels ». Contraindre les constructeurs « au remboursement des systèmes d'exploitation pré-installés, (...) voire de les rendre optionnels à l'achat (ou au démarrage) » permettra de rétablir la concurrence prédit l'Aful. Cela élargira l'effet observé sur les netbooks, pour lesquels la spécificité du matériel, après avoir écarté un Windows Vista inadapté, a mis en concurrence frontale Linux et Windows XP.

Par ailleurs, on reproche aussi à Dell des cas de ventes liées, le consommateur étant dans l'obligation d'acheter le matériel ainsi que le logiciel. Pour la DGCCRF, « cette pratique permettait à la société Microsoft de conserver son quasi-monopole sur les systèmes d'exploitation ».
le 09/03/2009 à 22:03
Piratage : un nouveau raid en Suède
Alors que le procès de The Pirate Bay s'est clôturé en Suède la semaine dernière, les représentants de l'industrie culturelle entendent bien faire parler d'eux. Après que la MPAA a tenté de dresser un parallèle entre le piratage et le crime organisé, nous apprenons désormais que le cabinet Antpiratbyrån, spécialisé dans la lutte contre le piratage, dévoile au grand jour un raid qui s'est déroulé le 9 février dernier dans une banlieue de Stockholm.

Il a été révélé que les serveurs du service peer-to-peer en question, Sunnydale, contenait 65 terabytes de contenu protégé par des droits d'auteurs. Sans trop de surprise, Henrik Pontén, un avocat défendant les intérêts de l'industrie culturelle, explique que Sunnydale serait la source principale du contenu que l'internaute peut obtenir au travers de The Pirate Bay. Il ajoute aussi : "si ces pirates sont bien organisés ils semblent avoir surestimé leur capacité à se dissimuler, mais ce raid montre clairement que nous pouvons leur mettre la main dessus".

Face à ces propos, Peter Sunde, l'un des membres fondateurs de The Pirate Bay explique au quotidien suédois Svenska Dagbladet : "plus de 800 000 personnes ont participé à The Pirate Bay, donc je ne pense pas que (Sunnydale) soit à l'origine de l'intégralité du contenu. Cependant, il est possible que cela soit une source majeure.".

Le verdict du jugement de The Pirate Bay sera rendu le 17 avril prochain.
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