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L'Assemblée nationale a voté mardi soir, vers 18h25, un amendement déposé par le rapporteur du projet de loi, Franck Riester, instituant le principe de valorisation de l'offre légale en matière de musique ou de cinéma sur Internet. Particulièrement décrié, il fixe la mise en place d'un "label" qui récompenserait les services vertueux, et la mise en avant de ces derniers dans les différents moyens d'accès à l'information, comme les moteurs de recherche.

Cet amendement confère donc à la Haute Autorité instituée par le projet de loi le pouvoir de décerner un label permettant d'identifier les sites parfaitement légaux, et « veille à la mise en place ainsi qu'à l'actualisation d'un système de référencement de ces mêmes offres par les logiciels permettant de trouver des ressources sur les réseaux de communications électroniques » - autrement dit, les moteurs de recherche.

Il confie également à l'Hadopi la responsabilité de veiller à la conduite des expérimentations visant à mettre en place des "filtres" interdisant l'accès aux fichiers illégaux.

Ces deux idées donnent de l'urticaire à l'opposition, qui n'a de cesse d'en dénoncer les travers, à commencer par la menace qu'elle représente pour la neutralité du Net. Pour Jean-Pierre Brard, un tel dispositif revient à la mise en place d'une "culture officielle", préjudiciable à la diversité, "selon un cahier des charges dont on ignore tout".

Martine Billard insiste quant à elle sur le fait que le filtrage n'a jamais marché pour les contenus pédopornographiques ou à caractère nazi, et qu'aucun logiciel visant à en interdire l'accès n'a jamais pu être labellisé. Il lui parait donc difficile d'y parvenir pour la musique ou les films, fichiers protéiformes bien difficiles à déceler.

Patrick Bloche fustige pour sa part la "schizophrénie" de l'Hadopi, "à la fois juge et partie" puisqu'il lui incombe aussi bien de sanctionner que de définir les limites de l'offre légale.

Texte complet de l'amendement 50.
Le 23 février dernier, le tribunal de commerce de Paris avait ordonné à France Télécom de ne plus réserver sa chaîne « Orange Sport » à ses seuls clients haut débit. Une décision qui donnait raison à SFR et Free, qui demandaient la fin de l'exclusivité de cette diffusion.

Orange avait alors annoncé suspendre la commercialisation de sa chaîne jusqu'au 31 mars. L'opérateur avait en effet demandé à la cour d'appel de suspendre l'exécution provisoire du jugement, et c'est aujourd'hui qu'a été rendu ce premier jugement.

Malheureusement pour l'opérateur, la cour d'appel n'a pas été convaincue par ses arguments. Elle vient en effet de rejeter la demande d'Orange, selon l'AFP. Elle confirme ainsi qu'il est toujours interdit de subordonner l'abonnement à Orange Sport à une souscription triple play (télévision, téléphone et Internet).

Le mois dernier, évoquant l'éventualité d'un tel jugement, l'opérateur avait annoncé qu'il serait dans « l'obligation » de prolonger l'arrêt de la commercialisation d'Orange Sport, et ce jusqu'à la décision de la cour d'appel sur le fond du dossier, prévue cet été.
Le FBI vient de publier un rapport mettant en évidence une augmentation des plaintes déposées par les internautes américains face aux cybercrimes. Ces chiffres proviennent de l'iC3 (Crime Complaint Center), le bureau central des dépositions.

En 2008, les autorités auraient enregistré 275 284 plaintes pour une perte totale de 264,59 millions de dollars. Pour chacune des plaintes cela représenterait en moyenne la somme de 931 dollars. Dans 32% des cas, la victime ne recevrait pas la marchandise payée ou la versement pour un objet envoyé par courrier postal. En moyenne, il est estimé que la somme perdue dans ce genre de cas s'élève à 800 dollars. Les sites d'enchères sont aussi pointés du doigt et représenteraient 25% des actions frauduleuses pour un préjudice moyen de 610 dollars.

Le FBI a mis en place un système permettant de traquer l'origine de chaque fraude et, en recueillant l'ensemble des données, a concocté une carte géographique. Ces crimes trouvent principalement leurs sources dans les états de Californie, de Floride, du Texas et du District de Colombia. A l'échelle internationale, les Etats-Unis accueilleraient 66,1% des fraudeurs, loin devant le Royaume-Uni (10,5%), le Niger (7,5%) et le Canada (3,1%).

Par rapport à l'année 2007, ces chiffres montrent une progression du cybercrime de 33%. Retrouvez l'intégralité de ce rapport ici (PDF).
Après quinze jours de suspension, les débats relatifs à la loi "Création et Internet" ont repris lundi à l'Assemblée nationale. Ce laps de temps aura permis aux défenseurs comme aux détracteurs du projet de fourbir leurs armes, pour attaquer l'un des morceaux les plus épineux du texte : l'article 2, qui instaure le principe de riposte graduée et son corollaire, la suspension temporaire de l'abonnement à Internet.

Ces premières heures de débat auront permis à l'Assemblée de se prononcer sur certaines questions relatives à la structure de la future Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet. Des décisions prises lundi soir, on retiendra pour l'instant qu'il n'est pas prévu qu'un représentant de la Cnil siège au sein de cette autorité.

La Cnil a déjà suffisamment été consultée

Muriel Marland-Militello, rapporteur pour avis de la commission des affaires culturelles, est finalement revenue lundi soir sur l'avis précédemment exprimé, qui approuvait le fait que l'un des membres de l'Hadopi vienne de la Cnil, de façon à veiller au sein de cette nouvelle entité au bon respect des libertés individuelles. « Après expertise, j'avoue que je suis plus réservée sur cet amendement, qui a été adopté par notre commission. », a-t-elle expliqué.

Motif : « la Cnil dispose déjà de tous les moyens nécessaires pour faire entendre sa voix et imposer ses vues sur les points qui relèvent de sa compétence », dans la mesure où elle a déjà été saisie pour avis lors de la rédaction du projet de loi et « dispose d'un pouvoir d'autorisation de chacun des traitements mis en oeuvre par les ayants droit pour détecter les infractions ».

De surcroit, intégrer un membre de la Cnil au sein de l'Hadopi laisserait penser que cette Autorité est « susceptible de porter atteinte à la protection des droits des personnes ». Enfin, il ne serait pas logique qu'une autorité administrative indépendante telle que la Cnil siège au chapitre d'une autorité de même nature.

Entendue pour madame Marland-Militello, l'affaire l'est moins pour l'opposition, qui a voté en faveur de l'intégration d'un membre de la Cnil à l'Hadopi. Pour départager les votes des députés, il aura finalement fallu que le président de séance ajoute sa voix à celles de la majorité - fait relativement rare à l'Assemblée. Un autre amendement, visant à intégrer un représentant des internautes à la tête de l'Hadopi a également été rejeté.
Selon un communiqué publié sur le site Internet de MSN Encarta, Microsoft prévoit de fermer complètement les portes de son encyclopédie d'ici à la fin de l'année. Au mois de juin prochain, l'ensemble des produits de la gamme Encarta, à savoir Encarta et Encarta Etudes, cesseront d'être commercialisés. Par ailleurs, au 31 octobre prochain, toutes les déclinaisons web de l'encyclopédie seront fermées, à l'exception du site japonais qui bénéficie d'un sursis jusqu'au 31 décembre 2009.

Microsoft dévoila la première version d'Encarta en 1993 et y inclut le contenu de plusieurs éditions prestigieuses telles que l'Encyclopaedia Britannica, Collier's Encyclopedia et New Merit Scholar's Encyclopedia. En 2007, la version française d'Encarta comptait 36 500 articles et 25 000 médias (photos, vidéo, bandes sonores).

Ces dernières années, Microsoft dut faire face au succès grandissant de l'encyclopédie libre et gratuite Wikipédia qui tente d'universaliser le savoir. Cela a d'ailleurs changé la manière dont l'internaute consomme la culture sur Internet. A ce sujet, la firme de Redmond explique :

"Nous ne recherchons plus aujourd'hui l'information dont nous avons besoin comme nous le faisions il y a seulement quelques années. Or, chez Microsoft, l'un de nos objectifs est d'offrir à l'utilisateur d'aujourd'hui les ressources les plus efficaces et les plus pertinentes, et c'est pour cette raison que nous avons décidé de ne pas poursuivre le développement de la gamme Encarta. Chez Microsoft, nous pensons que chaque être humain sur la Terre doit pouvoir accéder à des ressources éducatives de qualité. C'est notre vision.".

Pour de plus amples informations concernant les abonnements à MSN Encarta Premium, veuillez trouver le communiqué ici.
Disney est sur le point de conclure un accord avec Google concernant la publication de courts extraits de ses programmes sur le site de partage YouTube, d'après le Wall Street Journal. Une sélection de contenus issus des chaines de télévision ESPN et ABC feront ainsi leur apparition sur YouTube, dès la mi-avril pour le premier, au début du mois de mai pour la seconde.

Des séquences issues de séries comme Desperate Housewives, Lost ou encore Uggly Betty, ainsi que des extraits de matchs de NBA, de NFL ou de NHL notamment, seront diffusés dans l'optique de promouvoir les propres services de vidéo à la demande de Disney, sur lesquels on peut consulter ces programmes en intégralité.

C'est à ce dernier que reviendront la vente des espaces publicitaires et l'encaissement des revenus, dont il partagera une partie avec Google, propriétaire du célèbre service de vidéo à la demande. Des publicités d'environ 15 secondes pourront précéder la diffusion des vidéos consultées, tandis que le lecteur vidéo original pourrait pour la première fois être remplacé par celui d'un fournisseur de contenus. YouTube obtient pour sa part un partenaire professionnel supplémentaire, un bon point pour ses annonceurs qui préfèrent associer leurs campagnes de publicité à ce type de contenus plutôt qu'à des vidéos produites par les utilisateurs (user generated content).

Disney, qui souhaite "expérimenter différents modèles de monétisation", serait en outre également en négociations avec le service de vidéo à la demande réservé aux américains Hulu, pour la diffusion de programmes complets cette fois, mais celui-ci n'est toujours pas accessible depuis l'Europe. Seul regret, Mickey Mouse n'est malheureusement pas prévu au programme.
Après PHP et JavaScript, les développeurs d'applications Facebook pourront maintenant faire appel à la technologie Flash grâce à une nouvelle bibliothèque open source ActionScript 3 mise à disposition par Adobe. MySpace, principal concurrent de Facebook sur le terrain des réseaux sociaux, a quant à lui annoncé la mise en place d'un partenariat technologique avec Microsoft, visant à introduire la technologie Silverlight dans ses pages.

S'il était déjà possible de proposer sur Facebook des applications Flash, comme en témoignent les nombreux jeux tirant parti de cette technologie, les développeurs disposeront maintenant de ressources et d'interfaces de programmation (API) dédiées, qui leur permettront notamment d'exploiter Facebook Connect.

MySpace a pour sa part décidé de se rapprocher de Microsoft, puisque le réseau social du groupe News Corp annonce qu'il permettra bientôt l'intégration d'applications Silverlight, associées cette fois au protocole OpenSocial mis en place par Google. Là encore, une série d'outils destinés aux développeurs intéressés est mise à disposition par les deux partenaires, qui signalent également l'arrivée prochaine d'une application MySpace destinée aux smartphones Windows Mobile.
Google sauveur de l'industrie musicale ? Alors que dans l'Empire du Milieu, 99% de la musique numérique serait consommée de façon illégale, le moteur de recherches vient de lancer, en partenariat avec le site Top100.cn, une offre de téléchargement gratuite et légale, financée par la publicité.

Avec 1,5 milliard d'habitants, le marché chinois de la musique n'aurait représenté que 76 millions de dollars de revenus en 2008 selon l'IFPI. Pour les maisons de disque, il importe donc de développer des usages légaux, mais rémunérateurs.

Le catalogue de ce nouveau service - extension du Music OneBox lancé en version bêta en août dernier, fourni par Sony, Warner, EMI et Universal, comptera dans un premier temps quelque 350.000 morceaux, d'origine chinoise ou étrangère, qui seront accessibles à partir des pages de résultat de Google. D'après Lee Kai-Fu, président de Google Chine, les internautes chinois passeraient en effet à 84% par les moteurs de recherche pour localiser les fichiers qu'ils souhaitent télécharger.

Dans un second temps, le catalogue pourrait être porté à 1,1 million de titres. Son accès sera restreint aux internautes chinois, précise le moteur de recherche qui dit par ailleurs n'avoir pas pour l'instant l'intention de se lancer dans l'aventure de la musique sur d'autres marchés.
Le logiciel de musique en streaming Spotify annonce aujourd'hui un partenariat avec 7Digital, une place de marché musicale européenne qui s'invitait déjà au sein de Songbird au 13 mars dernier.

A ce jour, Spotify propose déjà des souscriptions quotidiennes ou mensuelles afin d'écouter les artistes de son choix en continue sans publicité. Bientôt, il sera possible d'acheter le titre musical en cours de lecture directement au sein de Spotify. Aucun prix n'a été mentionné mais 7Digital semble commercialiser les morceaux entre 0,79 et 1,29 euro. Notons par ailleurs que le fichier, compressé à 320 Kb/s ne sera pas couplé à un verrou numérique (DRM).

Cette option devrait être premièrement disponible en France, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Italie, et en Espagne. Par la suite, ce service sera étendu à la Finlande, la Suède et la Norvège.

A ce jour 7Digital disposerait d'un catalogue de 6 millions de titres lequel intégra récemment le client open source Songbird. Pour ce partenariat il fut décidé qu'une partie des revenus serait reversés au développement du logiciel.
Avec quelques heures de décalage sur le calendrier initial, les débats relatifs à la loi "Création et Internet" vont débuter lundi, à 17h30, avec l'examen de l'article 2, qui vient encadrer le dispositif de rispote graduée, auquel une trentaine d'artistes vient de signifier son soutien. Comme toutes les séances de ce type, les débats qui s'ouvrent lundi sont publics et surtout, retransmis en direct sur Internet, de façon à ce que tout citoyen puisse observer la teneur des échanges.

Lors de la premier passage du texte devant l'Assemblée, certains s'étaient émus que la vénérable institution ne propose plus qu'un unique flux vidéo faisant appel à la technologie Flash d'Adobe, alors qu'elle a longtemps associé à ce dernier un second flux, en MPEG4 cette fois.

Grogne entendue ou heureuse coïncidence, le site de l'Assemblée ne se limite aujourd'hui plus à Flash, et l'on pourra visionner la retransmission depuis son ordinateur, qu'il soit Windows, Mac ou Linux, sans avoir à installer le composant d'Adobe. Bonne nouvelle, même si pour l'instant, la vidéo à la demande de l'Assemblée impose toujours le recours à Windows Media Player 10. Dans un second temps peut-être ?
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