News WEB

Sun Microsystems a finalement trouvé repreneur : Oracle. L'éditeur de progiciels, champion de la croissance externe, a annoncé lundi acquérir le 4ème fournisseur mondial de serveurs pour la somme de 7,4 milliards de dollars en numéraire. Cette offre a été présentée dans l'urgence. En effet, le groupe IBM, après avoir présenté sans succès une première offre à 7 milliards de dollars, a souhaité ne plus négocier avec Sun.

Sun, qui ne peut plus atteindre les volumes qui lui permettraient de supporter, seul, ses coûts de développement, s'est tourné vers d'autres. Finalement, c'est Oracle, un autre éditeur américain, poids lourd de l'informatique de gestion, qui a obtenu le sésame : l'alternative aux solutions Windows sur serveurs. Oracle va donc acquérir Sun pour la somme de 9,50 dollars par action, soit une prime de 42% par rapport au cours de l'action Sun (JAVA) vendredi dernier (6,69 dollars).

La transaction a obtenu le feu vert du conseil d'administration de Sun Microsystems et devrait être finalisée cet été. Oracle estime que l'opération contribuera à hauteur de 1,5 milliard de dollars aux bénéfices de l'entreprise la première année, et à plus de 2 milliards la seconde.

Sun, de son côté, a préféré intégrer les rangs d'un pionnier de l'informatique d'entreprise (progiciels, middleware, base de données) plutôt que d'opter pour un groupe actif, comme lui, dans l'écosystème open source et les systèmes Unix. Sun a-t-il fini de briller ? Que va-t-il advenir de Java et de Solaris (Unix), de la suite bureautique libre OpenOffice.org ou encore du serveur open source de base de données MySQL acquis l'an dernier par Sun ?
Ces derniers jours, plusieurs internautes ont découvert que le site communautaire de partage de vidéos YouTube était en train de préparer une nouvelle interface graphique pour les chaines créées par les utilisateurs. Au coeur de ce nouveau design, la société entend proposer une meilleure ergonomie à partir de laquelle il sera possible de naviguer les vidéos mises en ligne, celles marquées en favoris et celles ajoutées à sa liste de lecture directement sur la même page.

En effet certains utilisateurs ont reçu un lien pour participer à ce programme d'évaluation baptisé YouTube Channel 2.0 beta. La filiale de Google a d'ailleurs mis en place un blog (secret également !) sur lequel l'équipe suivra le cours de développement.

Notez que de nouveaux partenariats ont été signés avec plusieurs studios de cinéma et chaînes de télévision, dont Sony Pictures, Crackle, CBS, MGM, Lionsgate et Starz. Sur son blog officiel YouTube indique que ces éditeurs "ont mis à disposition des milliers d'épisodes de séries et des centaines de films à voir, à commenter, à classer (et) à partager" auprès des internautes américains. Ces contenus devraient être ouverts à "d'autres régions (du monde) aussi rapidement que possible", précise l'équipe de développement.
A l'instar de certains de ses concurrents, TF1 vient de lancer, à l'occasion de la mise en ligne de la nouvelle mouture de son portail tf1.fr, un service de "télévision de rattrapage", ou catch-up TV, qui permettra de revoir gratuitement sur le Web la plupart des contenus diffusés à l'antenne dans un délai de sept jours. Contrairement à M6 (éditeur de Clubic.com), qui a fait le pari d'un site et d'une marque dédiés sous la forme de M6Replay, TF1 intègre l'ensemble de son offre vidéo au sein de son nouveau portail qu'il veut plus simple, plus accueillant et plus interactif.

Articulé autour de deux thématiques reines, l'information et le divertissement, le nouveau tf1.fr offre divers flux d'actualités, thématiques ou généraux, ainsi qu'un ensemble de mini-sites dédiés à chacun des contenus que la chaine souhaite mettre en avant sur le Web : émissions de flux, séries ou journaux télévisés, avec à chaque fois une présentation des programmes, des intervenants, etc. ou des actualités dédiées. Le site se dote enfin d'un nouvel espace, baptisé "TF1 & Vous", permettant aux internautes et téléspectateurs de poser leurs questions à la chaîne, qui promet d'y répondre.

C'est toutefois la vidéo qui est au coeur de ce nouveau portail. La télévision de rattrapage permettra de retrouver environ 60% de la grille entre 18 et 24h (sont exclus cinéma, sport, et certaines séries américaines à succès proposées en vidéo à la demande payante). S'ajoutent quelque 16.500 programmes court, archives de la chaine et extraits de programmes populaires, ainsi qu'un zapping quotidien. Une partie des contenus premium tels que les séries est accessible en "HD".

En parallèle, TF1 entend développer le caractère communautaire de son site, avec des espaces de discussion ou la possibilité de laisser des commentaires. Le groupe prépare par ailleurs la mise en place d'un dispositif événementiel spécial : alors que la Une diffusera un programme sur son antenne et sur le web, les internautes pourront le commenter en direct depuis le réseau social, sur un modèle identique à ce qu'avait fait CNN aux Etats-Unis lors de l'inauguration présidentielle américaine. Le coup d'envoi devrait être donné le 28 avril prochain pour la Champions League.

Objectif affirmé : parvenir à augmenter aussi bien le trafic généré par son site que le temps passé par les internautes à le consulter. "L'heure est aux synergies et non plus aux combats entre nouveaux médias et TV", a lancé Nonce Paolini, PDG de TF1, lors de la présentation à la presse du nouveau tf1.fr. En parallèle, le groupe vient d'adopter un nouveau système de mesure d'audience fourni par Mediamétrie, qui vise à comptabiliser précisément le temps passé par chaque internaute sur une vidéo, de façon à exploiter au mieux cette dernière sur le plan publicitaire. Et ainsi de confirmer que l'idée selon laquelle la vidéo sur le Web n'a pas vocation à phagocyter les parts de marché de la télévision, mais bel et bien à les compléter, a fait son chemin.
Google plie ne mais rompt pas. Habitué à des croissances record, le numéro un mondial des moteurs de recherche enregistre pour la première fois de son histoire une légère baisse de son chiffre d'affaires, qui s'établit à 5,51 milliards de dollars pour le premier trimestre 2009, soit un recul de 3% par rapport au quatrième trimestre 2008. Sur un an, les recettes de Google progressent toutefois de 6%. En revanche, le groupe enregistre un bénéfice supérieur aux attentes, en hausse de 9% sur un an, à 1,42 milliards de dollars.

"Aucune société n'est à l'abri de la récession", a commenté Eric Schmidt, directeur général de Google, lors d'une conférence téléphonique donnée aux investisseurs. "Google en ressent effectivement l'impact. Les utilisateurs cherchent toujours, mais ils achètent moins".

Selon ComScore, Google est aujourd'hui crédité de 63,7% des parts du marché de la recherche aux Etats-Unis, loin devant ses concurrents Yahoo ou Microsoft. Chaque mois, le moteur enregistrerait sept milliards de requêtes outre-Atlantique.

Les sites du groupe Google, pages de son moteur de recherche ou services en ligne tels que YouTube ou Gmail, sont à l'origine des deux tiers des revenus publicitaires enregistrés sur le trimestre par la firme de Mountain View, et représentent une hausse de 9% sur un an. Une progression logique, dans la mesure où Google a étendu ses surfaces publicitaires à des services qui jusqu'ici en étaient exempts, comme Google News. Le tiers restant provient des sites membres du programme AdSense, en baisse de 3% sur un an.

Les dirigeants de Google ont rappelé que la période à venir, soit le deuxième trimestre de l'année, était une période traditionnellement "faible" sur le plan des revenus publicitaires. Quoi qu'il en soit, le moteur semble ne pas voir se dessiner une reprise immédiate. Conséquence de cette frilosité : les primes 2009 versées ont été revues à la baisse. Google a par ailleurs cessé d'étendre sa masse salariale, estimée à 20.164 employés à la fin du premier trimestre.
Une nouvelle bataille vient d'être gagnée dans la lutte contre le spam et plus particulièrement du scam nigérien. En effet, qui n'a jamais reçu ces emails de la part d'une famille nécessitant un crédit financier et promettant un remboursement avec intérêts ?

Les autorités ont pu identifier l'origine de certains de ces messages envoyés entre 2005 et 2008. Il s'agirait d'un australien d'une trentaine d'années du nom de Tuoyo Clement Nikaghanri qui aurait volé la somme de 132 400 dollars à quatre victimes locales.

M. Nikaghanri fut condamné à six ans de prison par le juge Phillip Eaton du tribunal d'instance. L'une des personnes proches de cette affaire, Clyde Ellison, déclare au quotidien West Australian : "c'était un vrai chef d'oeuvre avec beaucoup de travail et beaucoup d'expertise", avant d'ajouter : "il y avait plusieurs documents et photos qui semblaient authentiques pour convaincre les victimes".

Tuoyo Clement Nikaghanri aurait rejoint ce réseau de spammeurs afin de payer une dette de 96 000 dollars. L'homme possédait également quatre faux passeports et aurait été accusé de fraude.
Le 16 février dernier, le procès opposant les fondateurs du site The Pirate Bay aux lobbys de l'industrie culturelle débuta en Suède sous le regard attentif des médias du monde entier ; notamment de la France, au coeur des discussions du projet de loi Création et Internet.

Dans cette affaire, Frederik Neij, Gottfrid Svartholm Warg, Carl Lundstrom et Peter Sunde furent accusés d'avoir aidé des millions de gens à partager illégalement des films, de la musique et des jeux vidéo sur Internet. Du côté de l'accusation nous retrouvons entre autres Warner Bros, Sony Music Entertainment, EMI et Columbia Pictures.

Malgré les espoirs des partisans de The Pirate Bay, la cour a reconnu les fondateurs du site coupables des méfaits susmentionnés et chacun d'entre eux a été condamné à un an de prison ferme et a une amende globale de 2.74 millions d'euros. Les quatre membres du site devraient faire appel de cette décision. Les deux parties disposent de trois semaines pour préparer leur prochaine stratégie.

Notez que le compte-rendu de ce jugement fut disponible avant l'heure officielle, une occasion pour Peter Sunde d'ironiser sur la sécurité des studios d'Hollywood continuellement victimes des fuites de leurs derniers films. Peter Sunde précise par ailleurs que le site The Pirate Bay ne fermera pas ses portes.
La société de sécurité informatique McAfee a récemment publié un rapport dans lequel les experts dressent l'impact écologique du spam envoyé chaque année. Parmi les chiffres-clés de ce rapport, notons 33 milliards de kilowattheure, c'est-à-dire l'équivalent de l'électricité utilisée dans... 2,4 millions de foyers.

Comment mesurer l'impact environnemental du spam ? Les chercheurs ont retenu la quantité d'énergie produit par l'ordinateur pour créer, envoyer, ouvrir, effacer et filtrer un courrier indésirable dans 11 pays, à savoir la France, l'Allemagne, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Chine, le Canada, le Brésil, le Japon, le Mexique, l'Inde et l'Espagne.

Pour la petite anecdote, un seul courrier indésirable génèrerait 0,3 gramme de gaz carbonique, cela représenterait l'équivalent d'une voiture parcourant trois mètres. Ces chiffres doivent être multipliés par le nombre de spams annuels, c'est-à-dire 62 000 milliards rien que pour l'année 2008. 80% de cette énergie serait consumée par les internautes effaçant les messages indésirables et procédant à des recherches au sein de leur boite aux lettres pour retrouver du courrier légitime. De leur côté les filtres automatiques représenteraient 16% de cette quantité d'énergie. De ces chiffres il ressort que les dispositifs de filtrage économiseraitn 135 térawattheure soit l'équivalent de 13 millions de voitures en moins sur les routes.

Retrouvez l'étude en français dans son intégralité ici (PDF).
La nécessité de maitriser son identité en ligne n'est plus à démontrer. Partant de ce constat, l'équipe des Geemiks*, avec l'École supérieure de commerce de Lille et l'École Centrale de Lille, a réalisé un guide pratique à destination des internautes. Cet ouvrage intitulé Cultivez votre identité numérique est accessible en ligne sous forme d'un e-book consultable gratuitement.

Inspiré par le forum YouOnTheWeb, organisé fin mars 2009, ce travail collaboratif sous licence Creative Commons a été co-écrit par une vingtaine d'auteurs de tous les horizons (Damien Bancal, fondateur de Zataz.com ou encore Serge Ravet, directeur de l'institut européen d'e-learning, pour n'en citer que deux). Il tente d'apporter une réponse méthodologique aux enjeux de la e-réputation. Agrémenté de témoignages, de contenus interactifs (vidéo, slideshare, billets de blog) et de nombreux liens, ce document a été réalisé via l'outil de publication Issuu.

*La communauté des Geemiks, Geek (férues de nouvelles technologies) + Gimmick (terme de jazz : les cinq premières notes qui donnent le ton), imagine les usages du web 2.0 pour les managers.
Incombe-t-il à un hébergeur de s'assurer qu'une infraction au droit d'auteur ne puisse pas être reproduite ? C'est que semble avoir conclu le tribunal de grande instance de Paris dans l'affaire opposant Dailymotion à la société Zadig Productions ainsi qu'aux auteurs-réalisateurs Jean-Robert Viallet et Mathieu Verboud, le 10 avril dernier. La plateforme vidéo a finalement été condamnée à leur verser un total de 80.000 euros au titre de dommages et intérêts.

En 2006 puis 2007, les plaignants constatent que certains de leurs documentaires sont diffusés sur Dailymotion, et demandent à la plateforme de supprimer les vidéos concernées. Conformément aux obligations qu'impose le statut d'hébergeur, cette dernière s'exécute. Défini par la LCEN de 2004, ce statut affirme que celui qui se contente d'héberger des contenus ne peut être tenu des infractions au droit d'auteur opérées par son intermédiaire dès lors qu'ils suppriment les contenus litigieux dès que les ayant-droits se manifestent.

Problème : les vidéos incriminées reviennent sur Dailymotion, ce qui conduit les plaignants à formuler une nouvelle plainte, pour contrefaçon cette fois, auprès du TGI de Paris. Afin d'obtenir gain de cause, ils tentent de démontrer que Dailymotion n'est pas qu'un simple hébergeur, mais un service de vidéo à la demande, sans succès.

Si Dailymotion reste un hébergeur, le TGI de Paris a toutefois rappelé que les dispositions introduites par la LCEN ne constituaient pas une exonération totale mais une "limitation de responsabilité". A ce titre, il aurait appartenu à Dailymotion de s'assurer que l'infraction constatée ne puisse être répétée. En 2007, la société Zadig Productions avait déjà obtenu gain de cause pour des faits identiques, reprochés à Google Video.

Alors que les hébergeurs estiment que la détection des contenus illicites doit incomber aux ayant droits, la Cour confirme avec cette décision l'obligation pour eux de mettre en place des outils de détection leur permettant de se prémunir des récidives. Aujourd'hui, Dailymotion utilise la technologie "Signature" de l'INA, qui permet de comparer l'empreinte vidéo d'un fichier uploadé avec les bases de données mises à disposition par les ayant droits.
Selon un rapport publié par Secunia, une société spécialisée dans la sécurité informatique, en 2008, Firefox aurait été le navigateur le moins sécurisé en comparaison à Internet Explorer, Safari et Opera. Selon cette étude, le logiciel de la fondation Mozilla aurait révélé pas moins de 115 failles de sécurité l'année dernière, contre 30 pour Opera, 31 pour Internet Explorer et 32 pour Safari.

En revanche, en terme d'extensions, ActiveX reste très vulnérable avec 366 failles (contre 339 en 2007 et 45 en 2006). Du côté de chez Mozilla, une seule extension s'est avérée compromettante. Le plugin Java aurait quant à lui enregistré 54 vunérabilités, contre une trentaine pour Quicktime et 19 pour Flash. La firme norvégienne Opera Software est en tête du classement avec aucune faille trouvée dans les widgets de son navigateur.

Notez que la sécurité du navigateur dépendra principalement de la nature des brèches et de leur temps de correction. Chez Microsoft par exemple il faudra compter entre... 78 et 294 jours avant qu'un patch soit disponible. Retrouvez ce rapport en anglais ici (PDF).
LoadingChargement en cours