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Google a entrepris de commencer à déployer sur la version française de son moteur de recherche la fonctionnalité SearchWiki, dévoilée en fin d'année dernière, qui permet à l'utilisateur de personnaliser l'ordre d'apparition des résultats sur une requête donnée ainsi que de commenter les liens qui lui sont proposés. En parallèle, la firme de Mountain View lance, sur la version américaine de Google cette fois, un outil permettant de consulter des statistiques telles que l'évolution de la population ou du taux de chômage sur une zone géographique donnée.

Les modifications effectuées à l'aide de SearchWiki sont associées au compte Google de l'utilisateur et il faudra donc être identifié pour en profiter. A partir de là, on pourra supprimer un résultat d'une page de recherche, ou modifier l'agencement de la liste de façon par exemple à sélectionner le lien que l'on souhaite voir affiché en haut de page.

Les modifications ne sont logiquement valables que pour l'utilisateur enregistré, et n'influent en rien sur les algorithmes de Google. On pourra par ailleurs annoter les résultats de recherche au moyen d'une fonction commentaire, public ou privé. Reste maintenant à savoir dans quelle mesure ces données seront à terme exploitées par Google et si le moteur en profitera pour augmenter son chiffre d'affaires en affichant des publicités ciblées en fonction des modifications apportées par les internautes.

Outre Atlantique, c'est maintenant aux statistiques que Google a décidé de s'atteler. Deux ans après l'acquisition du logiciel Trendalyzer, dédié à la visualisation dynamique de données de ce type, le moteur de recherche annonce en effet la mise en place d'un outil dédié, qui fera apparaitre un graphique en haut de page lors d'une recherche de type "population Californie" ou "taux de chômage Illinois". En cliquant sur le lien fourni, on accèdera à des statistiques plus complètes. Google explique utiliser à cette fin les données transmises par les différents organismes de statistiques officiels américains, et promet que cette fonctionnalité n'est que le signe avant-coureur de futurs enrichissements de son moteur.
Jean-Pierre Enjalbert, maire de la ville de Saint-Prix dans le Val-d'Oise, s'est rendu mercredi matin dans un commissariat de police pour se constituer prisonnier au nom de tous les internautes qui téléchargent illégalement. Il a rapidement été relâché, et se félicite du retentissement médiatique donné à son action, dont la presse avait été prévenue par le biais d'un communiqué. Cet élu du parti Debout la République demande que le volet répressif du projet de loi Création et Internet soit abandonné au profit d'une valorisation de l'offre légale, alors que le texte fait son retour devant l'Assemblée nationale.

L'idée n'est pas radicalement nouvelle, mais fait toujours son petit effet. Fin 2006, des opposants à la loi DADVSI avaient déjà conduit une action du genre, en allant se livrer à la police pour avoir contourné des mesures techniques de protection. Comme le maire de Saint-Prix, ils avaient rapidement été relâchés, mais espéraient que leur action contribuerait à faire prendre conscience du bien-fondé de leurs critiques à l'égard de la loi. « Je suis hostile au volet répressif du projet de loi. Internet est une grande médiathèque universelle. Il faut organiser son ouverture plutôt que de mettre en place ce système de flicage inefficace que les vrais pirates du web vont réussir à contourner », a déclaré Jean-Pierre Enjalbert à l'AFP.
Près de trois ans après l'EasyNeuf de Neuf Telecom, c'est désormais au tour d'Orange, de lancer une offre tout-en-un, incluant un accès internet (39,90 euros par mois) et surtout un ordinateur simplifié, vendu pour la modique somme de 1 euro pour tout engagement de 24 mois.

Moins cher que l'EasyNeuf, encore commercialisé 149 euros par SFR, le Orange "Hello" est également beaucoup plus complet puisque la machine intègre écran et composants (DD 120 Go, 1 Go de RAM) au sein d'une même unité centrale, à la manière des derniers Mac de bureau d'Apple.

Comme son concurrent, le Orange Hello mise sur la simplicité pour séduire une population de "seniors", pas forcément à l'aise avec les nouvelles technologies. Les équipes de R&D d'Orange ont tout d'abord conçu une interface très simple, dérivée d'une distribution GNU/Linux Debian, permettant d'envoyer ou de recevoir des emails (@orangefr), de naviguer sur internet ou encore d'accéder à des loisirs numériques (photos, radio, vidéos, télévision, ...).

Sur le plan matériel, le Orange Hello est également livré avec un clavier simplifié avec des touches dédiées pour des fonctions telles que le "copier", le "coller" ou encore de nombreux raccourcis vers les services en ligne Orange.

"La technologie reste pour les populations plus âgées une barrière à surmonter… La simplicité d'utilisation est donc un argument fort auquel elles sont particulièrement sensibles : c'est pour mieux répondre à leurs attentes qu'Orange a conçu Hello." explique Serge Guérin, un sociologue spécialiste des seniors qui a participé à la conception de l'offre.

Également commercialisé 169 euros pour un engagement limité à un an ou 549 euros sans abonnement, Orange Hello devrait en tout cas permettre à l'opérateur d'élargir le nombre d'internautes français, une population estimée à 33 millions de personnes selon la dernière étude Médiamétrie.
Avec 913.000 nouveaux abonnés recrutés sur les douze derniers mois, Orange confirme largement sa place de premier fournisseur d'accès à Internet sur le marché français, totalisant 8,54 millions de clients ADSL sur le territoire national. S'ajoutent les 17,1 millions de clients mobiles de l'opérateur, qui indique avoir réalisé, en France, un chiffre d'affaires de 5,912 milliards d'euros sur le premier trimestre de l'année 2009.

Orange indique disposer de 6,806 millions de Livebox en circulation, et compter 6,135 millions d'abonnés à ses services de voix sur IP, contre 2,166 millions à ses offres de télévision numérique, ADSL ou satellite.

Au niveau mondial, France Télécom se dit en revanche partiellement touché par la détérioration du climat économique. Le groupe affiche un chiffre d'affaires trimestriel de 12,685 milliards d'euros, en baisse de 2,6% sur un an.

« Dans un environnement qui continue de se détériorer, en particulier hors de France, le Groupe a vu au premier trimestre le nombre de ses clients progresser et atteindre plus de 183 millions avec une hausse de plus de 9% de ses clients mobiles à près de 123 millions et une hausse de près de 9% de ses services haut débit avec 13 millions de foyers équipés en ADSL », indique Didier Lombard, PDG de l'opérateur, dans un communiqué.
Mise à jour, 17h50 : les débats de la séance publique peuvent être suivis à partir de 18 heures, en direct depuis le site de l'Assemblée nationale (lecteur Flash ou flux MPEG4 à intégrer à VLC par exemple). Comme on pouvait s'y attendre, les alarmantes mentions relatives à la surveillance des « communications électroniques » - et donc potentiellement des emails de l'internaute, vont faire l'objet d'amendements. Un choix logique et attendu, puisqu'une telle mesure aurait fait le jeu de l'opposition, et justifié une saisine du conseil constitutionnel.

Les débats se poursuivront pendant environ deux heures, puis reprendront à 21h30 pour la séance du soir, avant d'être interrompus jusqu'au 4 mai. Nous reviendrons bien sûr sur l'évolution du texte au fur et à mesure des discussions des parlementaires.

Publication initiale : 29 avril, 11h17

C'est aujourd'hui que la loi Création et Internet signe son grand retour dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, après un examen par la commission des Lois en début de semaine. Élaboré à partir de la version du texte votée par les députés avant le passage en commission mixte paritaire et le rejet surprise du 9 avril, le projet de loi a déjà été copieusement amendé, mais conserve sa substantifique moelle : dispositif de riposte graduée en trois temps, avec suspension d'un abonnement à Internet qu'il faudra toutefois continuer à régler à son FAI.

« Après cet épilogue malheureux, cette fois-ci, c'est la bonne ! Nous repartons, parce que l'urgence est toujours plus grande et la mobilisation du monde culturel est toujours plus forte », a déclaré ce matin Christine Albanel sur France Info (voir vidéo ci-dessous). « Ce n'est pas une loi liberticide, c'est une loi pédagogique. Car pour arriver à une brève suspension de son abonnement à Internet, il faut vraiment pirater avec une opiniâtreté extrême », a réaffirmé la ministre de la Culture.

Le gouvernement l'a bien fait savoir : d'échec, il n'est plus question, et les députés UMP devraient donc faire acte de présence tout au long des débats, prévus le 29 avril, puis les 4 et 5 mai, avant le vote solennel, prévu pour le 12 mai prochain (voir le calendrier de travail de l'Assemblée).

Le vote pourrait toutefois ne pas aller de soi. L'opposition aura en effet beau jeu de rappeler que le texte a déjà été rejeté une fois, et n'hésitera sans doute pas à en appeler au parlement européen pour dénoncer la riposte graduée puisque ce dernier vient une nouvelle fois de voter en faveur de l'amendement 138, devenu 46, qui définit l'accès à Internet comme une liberté fondamentale qu'aucune institution autre que le pouvoir judiciaire ne devrait avoir le droit de suspendre.

Un texte durci

Le compte-rendu des votes intervenus lors de l'examen par la commission des lois en début de semaine laisse entrevoir de nouvelles mesures controversées, à commencer par un amendement qui propose d'intégrer au champ d'action du logiciel de sécurisation imposé par l'Hadopi la surveillance des outils de « communication électronique ». « En étendant les dispositions de l'article 6 aux communications électroniques, on demande aux internautes de surveiller également les e-mails, c'est-à-dire la correspondance privée », fera remarquer le député PS Christian Paul.

Joute d'influence

Désormais, des pro et anti-Hadopi, c'est à qui recueillera le plus de suffrages auprès des principaux concernés : les artistes. Alors que Nicolas Sarkozy a récemment reçu à l'Elysée une soixantaine d'entre eux afin de leur renouveler son assurance que la loi passerait bien, diverses voix s'élèvent tantôt pour, tantôt contre le texte.

Derniers en date : les auteurs et scénaristes de science-fiction, ou Indépendants, Solidaires et Fédérés (ISF), une association de salles de cinéma indépendantes, qui appellent au rejet d'Hadopi. Divers groupements tels que l'UFC Que Choisir, la Quadrature du net ou l'Isoc France, poursuivent par ailleurs leur entreprise de sensibilisation aux dangers qu'est susceptible de faire courir la loi.

Beau temps pour les newsgroups ?

« J'ai dit clairement que tout n'avait pas été prévu. Il existe bien sûr plusieurs façons de pirater, mais l'utilisation des messageries est assez marginale et l'essentiel des téléchargements se fait sur les sites de peer to peer. », a confessé lundi sans y prêter gare Christine Albanel, résumant par là-le fondement même du problème de la loi Hadopi qui, de l'avis de toute personne un tant soit peu versée dans les techniques du Net, n'empêchera pas l'internaute déterminé à télécharger illégalement. Le texte devrait toutefois permettre de poser les bases de certains principes contestés, comme le filtrage du Net ou la mise en place de radars automatisés. Pour ses détracteurs, il servirait donc des intérêts plus larges que la simple lutte contre le piratage...
Une requête formulée par Bouygues Telecom contre l'obligation faite aux opérateurs de rétrocéder une partie des fréquences qu'ils utilisent aujourd'hui en vue de l'arrivée d'un quatrième acteur sur le marché de la téléphonie mobile vient d'être rejetée par le Conseil d'Etat, a fait savoir lundi la plus haute juridiction administrative en France.

Le spectre radio n'étant pas illimité, l'Autorité de régulation des télécoms a pour mémoire prévu que les opérateurs mobiles déjà en place restituent une partie des fréquences qu'ils utilisent aujourd'hui dans la bande des 900 MHz, de façon à constituer un lot techniquement viable pour le nouvel entrant.

Bouygues Telecom, troisième opérateur mobile français, a estimé que cette décision était illégale dans la mesure où elle ne respectait pas les « conditions objectives, transparentes et non discriminatoires » dans lesquelles devait être organisée cette rétrocession. Les trois opérateurs ne sont effectivement pas tous logés à la même enseigne, du fait d'installations et de contraintes liées au nombre d'abonnés différentes.

« Le Conseil d'Etat a jugé que cette différence de traitement était objectivement justifiée, au regard de la nécessité de permettre au futur titulaire de la quatrième licence de déployer son réseau dans des conditions satisfaisantes et de la circonstance que Bouygues Telecom doit faire face à des contraintes de trafic moindres que celles des deux autres opérateurs concernés », a-t-il finalement été décidé.

En attendant, l'attribution de la quatrième licence 3G, pour laquelle Free fait toujours figure de favori, prend du retard : prévu fin mars, le nouvel appel à candidatures voulu par le gouvernement n'a toujours pas été ouvert.
L'affaire se règlera finalement à l'amiable. Plutôt que d'être trainé en justice pour avoir utilisé sans consentement préalable une chanson du groupe MGMT lors de certains de ses événements, l'UMP aurait finalement accepté de verser 30.000 euros au titre de dommages et intérêts, rapporte mardi matin France Info.

Dans un premier temps, la somme versée par l'UMP devrait être confiée à la Caisse des règlements pécuniaires des avocats (CARPA). Le groupe américain devrait ensuite la faire transférer à un organisme de protection du droit moral, indique France Info.

La facture exacte s'élèverait en réalité à 32.500 euros, soit 30.000 euros de dommages et intérêts, et 2.500 euros venant couvrir les frais d'huissiers et d'avocats engagés. Un montant considérablement plus important que l'euro symbolique un temps envisagé par l'agence en charge de la communication de l'UMP, mais nettement inférieur à la sanction maximale prévue par la loi dans le cadre d'un procès en contrefaçon : trois ans d'emprisonnement et 300.000 euros d'amende.
Parce que notre devoir de réserve ne nous permet pas toujours de traiter l'actualité sous un regard plus subjectif, nous vous proposons depuis quelques semaines un billet d'humeur régulier, sur un sujet d'actualité ou sur tout ce qui peut nous surprendre, amuser ou révolter, en précisant bien que les propos n'engagent que leur auteur ! Cette semaine, nous sortons ballons, chapeaux pointus et bougies pour fêter les 15 ans du navigateur Opera...

A l'heure où la guerre des navigateurs est relancée par la sortie d'Internet Explorer 8 et l'arrivée de nouveaux concurrents (Chrome), sans compter les prochaines versions de Safari et Firefox, Opera fête ses 15 ans d'existence. Et bizarrement, le grand public continue à ignorer l'existence de ce navigateur pourtant précurseur dans de nombreux domaines. Comme se plait à le rappeler Opera Software dans sa chronologie, le nombre d'innovations apportées par Opera est impressionnant. Les onglets ? C'est lui ! Le zoom qui respecte la mise en page ? Encore lui ! Les gestes de souris ? Toujours Opera ! Pourtant, le navigateur norvégien semble toujours passer à côté des lauriers qui lui reviennent de droit, notamment au profit de Firefox, et se voit désormais concurrencé par Apple et Google pour la troisième place. Evidemment, Safari pour Windows laisse franchement à désirer et Google Chrome sans doute un peu léger au niveau des fonctionnalités pour les utilisateurs exigeants. Néanmoins, les deux entreprises semblent déterminées à imposer leur navigateur avec une certaine agressivité : Apple via son module de mise à jour automatiques d'iTunes et Google à travers de nombreuses incitations sur ses sites. Récemment les utilisateurs d'Internet Explorer ont eu droit à une publicité pour Chrome sur la page d'accueil de Google, rien que ça !

Alors, pourquoi Opera, ce navigateur précurseur dans de nombreux domaines, peine-t-il à s'imposer ? On pourrait sans doute répondre en rappelant que pendant longtemps, Opera a été payant (ou associé à un bandeau publicitaire). Quand la popularité d'Internet Explorer a commencé à prendre du plomb dans l'aile en raison de son manque d'innovation et ses problèmes de sécurité, Opera a peut être loupé le coche de peu, face à une Fondation Mozilla qui a su pousser Firefox afin d'en faire, dans l'esprit des utilisateurs, l'alternative « officielle ». Mais aujourd'hui, Opera est gratuit, la marque dispose d'une certaine notoriété, notamment grâce à son partenariat avec des constructeurs tels que Nintendo. Rien n'empêche, à priori, d'utiliser Opera, et le navigateur n'a rien à envier à Firefox, que ce soit au niveau de ses fonctionnlités ou de sa sécurité. Pourtant, ça coince toujours. Pas complètement, certes, il y a actuellement 40 millions d'utilisateurs d'Opera à travers le monde (versions Windows, Linux et Mac confondues). Mais on reste très loin de la percée de Mozilla Firefox...

D'où une deuxième question : pourquoi est ce que je n'utilise pas, personnellement, Opera, alors que je suis moi même convaincu de ses qualités ? Je suis souvent amené à me poser ce genre de question, à peu près à chaque fois que j'essaie un nouveau navigateur pour remplacer mon Firefox qui plante, qui est trop lent, trop lourd, qui m'énerve... jusqu'à ce que j'y revienne irrémédiablement. Je n'ai pas de réponse claire sur le pourquoi du comment. Je pense qu'on passe le plus clair de notre temps informatique sur le web, et que par conséquent, un navigateur web est une application dans laquelle on vit, dans laquelle on a envie de se sentir chez soi. Malgré toutes les qualités d'Opera, que je reconnais objectivement (nous lui avions attribué un Très Bon lors de notre comparatif de navigateurs, à l'époque de la version 9), je ne me suis jamais senti « chez moi » en utilisant ce navigateur, pas plus qu'en utilisant Chrome ou Safari. Il y a toujours quelque chose qui me fait revenir vers Firefox : la nécessité d'ouvrir Google Notebook ou Scribefire, les marque pages RSS déroulants, une multitude de petits détails auxquels, j'en suis sur, on me répondra « qu'Opera fait la même chose en standard depuis longtemps ». Et le pire, c'est que ça sera sans doute vrai ! Que voulez vous, on manque par nature de curiosité et on se réfugie rapidement dans nos petites habitudes : Mozilla a su sortir le navigateur qu'il fallait, au bon moment, et une fois chez soi, il est difficile de déménager, même si la maison d'à côté est plus aboutie technologiquement. Malgré tout, je trouve Opera formidable et je suis tout à fait admiratif devant les multiples innovations qu'il a apportées. En attendant un Opera 10 qui nous fera peut être à nouveau rêver, voire même « déménager », souhaitons donc un joyeux anniversaire au navigateur norvégien et à tous ses utilisateurs ! Et pour ceux qui ne le connaîtraient pas, nous vous recommandons chaudement de le découvrir en le téléchargeant sur notre logithèque, d'autant plus qu'il est disponible pour Windows, Mac OS X et Linux. Pour les curieux, les fiches incluent aussi la dernière version Alpha d'Opera 10 (à utiliser uniquement à des fins de test).
le 27/04/2009 à 23:02
Conficker aux commandes de PC zombis
Quelques temps après la découverte du ver Conficker, les experts annonçaient une activation au premier avril dernier. Si le malware ne semble pas avoir fait les ravages attendus sur les machines non sécurisées, ce dernier n'en reste pas moins en activité.

Au début du mois les analystes de Trend Micro expliquaient que Conficker, aussi connu sous le nom de Downadup ou Kido, avait procédé à un téléchargement suspect via le port TCP 5114, généralement utilisé par les logiciels peer-to-peer. Aujourd'hui, c'est au tour du cabinet de sécurité de Symantec de rapporter de nouvelles informations : le ver serait en train de transformer plusieurs milliers de PC zombis en serveurs de spam.

Les messages sont envoyés au travers d'un nouveau virus nommé Waledac et installé par Conficker lui-même. Par la suite, Waledac communique avec de vieux PC zombis existants depuis plusieurs années et précisément spécialisés dans l'envoi de spams.

"Il s'agit certainement du botnet le plus sophistiqué de la planète. Les hommes derrière cela sont très professionnels", expliquait Paul Ferguson, chercheur au cabinet de Trend Micro. D'après des informations précédemment recueillies, le ver devrait cesser de se propager au 3 mai prochain.
Ulteo, projet initié par Gaël Duval, créateur de la distribution Linux Mandrake devenue Mandriva, lance la 1ère version de son Open Virtual Desktop (OVD). Ce bureau open source en ligne permet désormais à une entreprise de délivrer des applications Windows et/ou Linux à ses collaborateurs depuis un navigateur web. Le système prévoit l'installation de serveurs, l'un gère les connexions, les autres servent les applications.« Pour les applications Windows, le OVD Ulteo s'exécute sur des serveurs Windows Server avec Terminal Services. Il offre en outre une solution idéale pour la gestion des serveurs, pour répartir la charge automatiquement, mais aussi pour 'monitorer' les serveurs Windows TS », indique Gaël Duval, directeur technique d'Ulteo, dans un communiqué. Avant d'ajouter : « nous avons également eu des demandes pour intégrer l'OVD avec des portails et CMS open source, avec LDAP et Active Directory... Comme la solution est open source, ces améliorations peuvent être développées et ajoutées au produit de manière plus rapide. »

La solution Ulteo OVD est téléchargeable gratuitement. Par ailleurs, des abonnements sont proposés aux entreprises qui souhaitent bénéficier de services premium.
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