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A l'occasion de la publication de son rapport sur les télécoms pour le quatrième trimestre 2008, l'Arcep signale une augmentation de 13,8% sur un an du nombre d'abonnements à Internet haut débit en France, avec 17,7 millions d'accès, soit 2,1 millions de plus qu'à la fin 2007. En parallèle subsistent 983.000 abonnements bas débit, qui représentent une part de moins en moins importante des revenus enregistrés par le secteur. Ce dernier aurait généré sur le trimestre 1,4 milliard d'euros, dont 1,3 proviennent du haut débit, avec une facture moyenne fixée à 24 euros hors taxe.

Corollaire du bas débit, la téléphonie fixe traditionnelle reste très présente, même si sa part tend à diminuer au profit de la voix sur IP. Sur les 40,7 millions d'abonnements au téléphone fixe dénombrés fin 2008, 59% des lignes sont dédiées à un abonnement de type RTC, indique l'Arcep, contre 68% un an plus tôt. la VoIP compte quant à elle pour 35% des abonnements, avec 14,4 millions de lignes, essentiellement obtenues par l'intermédiaire des box ADSL des opérateurs.

Dernier volet des formules triple play, la télévision sur ADSL concerne désormais 6,2 millions d'abonnements soit une progression de 36,8% sur un an. 37% des abonnés ADSL y sont éligibles, souligne l'Arcep.

En matière de téléphonie mobile, l'autorité observe le ralentissement de la croissance d'un secteur pénalisé par la diminution des revenus liés à la voix (- 0,4%), tendance compensée par la forte progression (+23,6%) des activités "data", ou accès à Internet mobile, qui avec 840 millions d'euros sur le trimestre, représentent désormais 18% de l'ensemble des revenus mobiles.

Toujours selon l'Arcep, les Français passeraient de moins en moins de temps à appeler depuis un téléphone fixe (4h23 en moyenne, soit -1,3% sur un an). Même constat du côté des mobiles (2h30, soit -5,5%), alors que la consommation de SMS (67,3 SMS en moyenne par abonné, soit +92%) et de data explose, dopée par l'introduction de nouvelles offres illimitées. Le moment idéal pour enfin s'attaquer au quadruple play ?
À l'heure de la sortie de la Release Candidate de Windows 7, les rumeurs vont bon train concernant l'avenir de Windows Vista, d'abord pressenti pour disparaitre des étalages dès la sortie de son digne successeur. Un responsable de Microsoft a effectivement déclaré en début de semaine au site internet Computer World qu'ils n'étaient pas encore certains d'autoriser les fabricants d'ordinateurs à fournir Windows Vista dès lors que Windows 7 serait disponible. Contacté par PC World, un porte-parole a clarifié la situation et corrigé ces premières révélations en rappelant que la politique de Microsoft était de distribuer les licences pendant au moins quatre ans, ajoutant qu'aucune décision n'avait été prise pour Windows Vista. Lancé en janvier 2007, Windows Vista sera donc disponible au moins jusqu'en janvier 2011.

Le support de ce système d'exploitation devrait en revanche cesser rapidement. Celui des éditions grand public Familiale Basique, Familiale Premium et Intégrale s'achèvera ainsi le 10 avril 2012, soit seulement cinq ans après leur mise en circulation. Le support de l'édition familiale de Windows XP a quant à lui été stoppé récemment, huit ans après son lancement. Les éditions Professionnelle et Entreprise de Vista seront quant à elle comme prévu prises en charge pendant 10 ans, jusqu'en 2017.

Windows XP enfin n'a pas tout à fait dit son dernier mot puisqu'il restera sous certaines conditions à la disposition des fabricants de mini-portables un an après le lancement de Windows 7.
Les sites Internet de la RIAA et de la MPAA, les organismes en charge de représenter les intérêts de l'industrie musicale et cinématographique aux États-Unis, ont récemment été victimes de deux attaques de cross-scripting (XSS). Cette technique consiste à injecter, au moyen d'un script, du code au sein d'une page web.

Au début du mois, il a été révélé que le site officiel de la MPAA était vulnérable face aux attaques XSS permettant alors à tout le monde d'y placer des images, des cadres ou tout autre type de code. Sur la page "A propos" les lecteurs furent invités à partager leur film favori avec un l'intégration du site The Pirate Bay. L'auteur de ce hack, Vektor, souligne que cela doit être pris comme une blague, rien de plus. Il partage de plus amples informations sur son site Internet. Deux jours plus tard, une vulnérabilité similaire fut découverte sur le site de la RIAA et cette fois ce sont les derniers articles du magazine TorrentFreak, spécialisé dans les actualités des logiciels peer-to-peer, qui ont été placés au sein des pages web du site officiel via un iframe.

De toute évidence, les méandres du procès opposants les fondateurs du site The Pirate Bay aux lobbys de l'industrie culturelle ont radicalisé certaines positions. Ces actions, qui prêtent à sourire, ne risquent cependant pas de plaire à tout le monde.
Précurseur de la photo aérienne, le groupe PagesJaunes enrichit aujourd'hui son portail d'un nouveau service baptisé « Vue du ciel ». Concurrencé par l'américain Google qui dispose lui aussi de services de vues satellites et de photographies de rues, PagesJaunes lance un service de photographies aériennes en vue plongeante à mi-chemin entre Google Earth et Google Street View.

Près de quarante mille clichés en haute définition ont été réalisés d'avions survolant Paris, sa petite couronne et de la zone de Versailles à 1 000 mètres d'altitude. Les quatre niveaux de zoom et la fonction de rotation à gauche ou à droite permettent de découvrir autrement depuis chez soi un territoire de 1 200 kilomètres carrés.

Il est donc d'ores et déjà possible de découvrir les monuments de Paris, telle l'obélisque de la Concorde, légèrement bancale et délavée. Peu mis en avant sur le portail des PagesJaunes, le service est notamment accessible depuis les pages de résultats d'une recherche dans l'annuaire.Ces petites imperfections de jeunesse seront vraisemblablement corrigées dans les prochains mois, au moment où d'autres villes dont Bordeaux, Rennes ou encore Toulouse rejoindront le service.
Endetté par la crise économique, l'Etat semble vouloir revaloriser certains de ses actifs. Quelques mois après avoir décidé de l'attribution des dernières fréquences 3G, découpées en 3 lots de 5 Mhz chacun dont un réservé à un « nouvel entrant », le gouvernement semble hésiter sur le prix de ces lots.

Annoncé initialement à 206 millions d'euros, le lot pourrait en effet voir son prix rehaussé de quelques millions. Christine Lagarde, ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi, et Luc Chatel, secrétaire d'Etat chargé de l'Industrie et de la Consommation, porte-parole du Gouvernement, viennent en effet de demander à la Commission des Participations et des Transferts, d'évaluer le prix de cette licence.

« Afin de lui permettre d'arrêter définitivement le prix auquel ce lot réservé sera attribué, le Gouvernement souhaite vérifier que le montant envisagé prend bien en compte les intérêts patrimoniaux de l'Etat, en procédant à une expertise de la valeur de cette licence, s'appuyant sur les méthodes objectives couramment pratiquées en matière de cession d'actifs », expliquent les deux ministres.

Pour le moment, seul le groupe Iliad, maison mère de Free, est officiellement candidat à cette licence. Mais son prix provisoire, trois fois inférieur aux 617 millions de la licence initiale, pousse d'autres opérateurs comme Virgin Mobile à s'y intéresser. Reste à trouver le juste prix pour cette licence, qui peine à trouver preneur depuis déjà 8 ans...
Alors que plusieurs fabricants de netbooks et de téléphones portables envisagent de commercialiser leurs appareils avec le système d'exploitation Android sponsorisé par Google, la firme de Mountain View vient d'être traînée en justice pour avoir illégalement utilisé la marque "Android".

En effet, il semblerait que le nom fut déposé par un certain Erich Specht en octobre 2002 pour sa société baptisée Android Data Corporation éditant une suite de logiciels pour l'administration de sites e-commerces. M. Specht demande 94 millions de dollars de dommages et intérêts.

Interrogé par le magazine Forbes, Martin Murphy, avocat du plaignant, explique : "c'est un nom qui a été usurpé. C'est notre marque et Google l'utilise comme s'il s'agissait de la leur". Google procéda à l'enregistrement de la marque Android en 2007 mais cette demande fut rejetée au début de l'année dernière. D'après Google, M. Specht aurait perdu le droit d'utilisation de cette marque suite au démantèlement de sa firme... Affaire à suivre.
Au mois d'août dernier, en Italie, le procureur Giancarlo Mancusi avait ordonné le blocage du site de fichiers bittorrent The Pirate Bay en filtrant le nom de domaine ainsi que les adresses IP utilisées par le site internet. Après un appel en justice, le site Internet fut à nouveau disponible à la fin du mois de septembre suite à une décision de la cour de Bergame.

Pourtant, il se pourrait que la division italienne de l'IFPI (Fédération internationale de l'industrie phonographique) tente à nouveau des actions judiciaires à l'encontre du site Internet.

En effet, suite au procès opposant les quatre fondateurs de The Pirate Bay aux représentants de l'industrie culturelle en Suède, Enzo Mazza, président du IMIF (Italian Music Industry Federation), explique : "les accusations sont les mêmes qu'en Suède donc nous restons optimistes sur un verdict similaire en Italie". De son côté, la défense dément ces propos. L'un des avocats de The Pirate Bay affirme au magazine TorrentFreak : "je ne suis pas du tout d'accord sur le fait que la décision du jugement en Suède facilitera la tâche pour le procureur italie (...) il s'agit d'une décision de première instance, ce qui signifie qu'elle n'est pas pertinente pour le moment".

Au mois d'août dernier, dans un billet publié sur leur blog, les administrateurs de The Pirate Bay expliquaient que l'Italie : "souffre d'un mauvais contexte puisque l'IFPI a été fondée en Italie pendant ses années fascistes et qu'ils ont maintenant un dirigeant fasciste ". Le procureur italien devrait décider de l'ouverture d'un procès à l'encontre du site incriminé dans les mois à venir.
En étant l'un des premiers à avoir dématérialisé et distribué gratuitement sa musique, Trent Reznor, meneur charismatique du groupe Nine Inch Nails, fait figure de visionnaire. Il est aujourd'hui victime de l'obscure politique d'Apple, pourtant acteur majeur de ce tournant, puisque la dernière mise à jour de son application iPhone a été refusée.

Après avoir proposé le dernier album du groupe en téléchargement gratuit, il a récemment été à l'initiative d'une application pour iPhone permettant de profiter d'une version optimisée des services proposés par leur site internet.

C'est l'ajout de l'album The Downward Spiral en écoute sur ce site internet qui est à l'origine du refus. Ce dernier retrace l'autodestruction d'un homme jusqu'à son suicide. À l'instar de nombreux autres albums aux contenus explicites, celui-ci est pourtant toujours disponible sur l'iTunes Store, il est donc possible d'en écouter des extraits et de l'acheter au travers d'une application Apple, y compris depuis l'iPhone. Ce n'est donc pas le contenu de l'application qui est en cause mais ce à quoi il permet d'accéder.

Trent Reznor a beau considérer que l'iPhone est LE smartphone le plus élégant et le plus moderne, enterrant pour l'occasion la concurrence avec poésie, il s'en prend voracement à Apple. Qualifiant la politique d'approbation des applications de "risible, obscure et maladroite", il menace de mettre son application à la disposition des iPhone débloqués, ceux qui ont été jailbreak et qui échappent ainsi au contrôle d'Apple.

Il ironise et regrette enfin qu'Apple, qui a récemment rejeté la mise à jour d'un client Twitter pour le contenu en ligne auquel il permet d'accéder, lui permette de lire au travers de leur propre application des emails de spam lui proposant des activités que la morale réprime.
Il est des contingences matérielles qu'une entreprise ne peut ignorer, même si elle s'appelle Google et occupe la place enviée de numéro un mondial des moteurs de recherche. Parmi les petits tracas du quotidien : l'entretien des espaces verts, et tout particulièrement la tonte des pelouses, pour laquelle Google vient de trouver une solution aussi écologique qu'inattendue : le recours à un troupeau de chèvres.

« Nous avons certains terrains que nous devons tondre à l'occasion pour éliminer les mauvaises herbes et les broussailles pour réduire les risques d'incendie », explique très sérieusement Dan Hoffman, responsable des services généraux de Google sur le blog officiel de la firme. "Au lieu d'utiliser des tondeuses bruyantes qui consomment de l'essence et polluent l'air, nous avons loué des chèvres pour faire le boulot à notre place".

Quelque deux cents chèvres, louées à un élevage des environs, viennent donc régulièrement brouter le gazon de Mountain View aux frais de Google. "Ca nous coûte à peu près autant que la tonte mécanique, et les chèvres sont tout de même nettement plus mignonnes à regarder que les tondeuses à gazon" , conclut Dan Hoffman.
L'ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), l'organisation chargée de superviser la gestion des suffixes Internet, devrait être indépendante, telle est la déclaration de la Commission Européenne.

En effet, à ce jour l'organisation à but non lucratif est rattachée au département du Commerce américain, un accord qui devrait se terminer le 30 septembre prochain. Pour beaucoup, les relations avec cet organisme soulève plusieurs questions, notamment celles concernant la neutralité du réseau et la transparence des activités financières de l'ICANN. Ainsi Reuters rapporte que le parti républicain a fait pression sur le comité pour empêcher la création de l'extension de domaine en .xxx initialement destinée aux sites pornographiques.

La commissaire européenne Viviane Reding explique que l'échéance du contrat permet de réfléchir à : "la privatisation totale de l'ICANN et sa responsabilité envers des autres ". Pour cette raison, Mme Reding demande au président Barack Obama de se pencher sur une forme de gouvernance de l'Internet qui soit "plus transparente, plus démocratique et plus multilatérale".

Pour de plus amples informations, retrouvez le message officiel (PDF en anglais) ici.
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