News WEB

Après LG, Samsung, Sony, Toshiba, Sharp et Panasonic, c'est au tour de Philips de confirmer la sortie prochaine en Europe d'une nouvelle série de diffuseurs pouvant accéder sans accessoire externe à une offre de widgets "connectés".

Et une fois n'est pas coutume, Philips a choisi d'adopter un format propriétaire permettant de relier sa télévision à Internet par câble (Ethernet) ou en WiFi. Baptisée "Net TV", cette technologie est capable d'afficher un portail web dédié dans lequel il est possible de naviguer via une télécommande tout à fait classique. Exit les claviers et souris qui ne pourront pas être utilisés malgré la présence dans la plupart des cas d'une prise USB.

La société néerlandaise a signé pour l'heure des partenariats avec une dizaine d'acteurs de l'Internet fixe en vue d'adapter leur contenus respectifs pour les prochains diffuseurs de la marque, des modèles milieu de gamme (série 8000) aux modèles les plus haut de gamme (série 9000 et Cinema 21:9).

YouTube, eBay, Funspot, MyAlbum, Netlog et TomTom (information trafic) sont autant de marques qui seront présentes dès le lancement de l'offre de widgets pour TV de Philips attendue à partir du mois prochain. Reste à savoir si à terme les géants des diffuseurs se mettront d'accord pour utiliser un standard ouvert permettant aux développeurs de la planète de concevoir des contenus adaptés pour tous les téléviseurs et non pour certaines marques seulement.
L'arrivée du DisplayPort comme concurrent au HDMI sur le marché de l'auvio-visuel a certes l'inconvénient de relancer une guerre des formats dont on se serait bien passé, il présente toutefois l'avantage d'inciter l'innovation. Alors que le HDMI 1.3 commence tout juste à se démocratiser, la version 1.4 des spécifications a aujourd'hui été dévoilée.

Le HDMI 1.4 apporte notamment la prise en charge du HDMI Ethernet Channel (HEC), qui permet d'effectuer des transferts de données à 100 Mbps entre dispositifs compatibles. Cette fonction permettrait par exemple à une console de jeu de partager sa connexion internet avec une télévision. L'Audio Return Channel (ARC) simplifie quant à lui les connexions audio en permettant notamment de faire remonter le son de la télévision vers un amplificateur audio-vidéo externe. L'Automatic Content Enhancement (ACE) supporte pour sa part les futurs standards de vidéo en 3D et augmente la définition supportée jusqu'au 4 096×2 160 pixels à 30 images par seconde.

Seule ombre au tableau, le HDMI 1.4 nécessitera de nouveaux câbles. Les premiers dispositifs utilisant cette nouvelle version devraient voir le jour l'année prochaine.
Troisième opérateur mobile français, Bouygues Telecom est néanmoins le premier opérateur historique à se lancer dans le "quadruple play", laissant accès à une offre d'Internet par ADSL, à la TV, à la téléphonie fixe et... à une gamme de forfaits mobiles.

Car il faut bien avouer que sept mois après le lancement de son offre ADSL triple play baptisée Bbox, Bouygues peine à se faire une place parmi les leaders du secteur que sont Orange, Free et SFR. "Nous comptons à ce jour quelques dizaines de milliers d'abonnés", précise Olivier Roussat, le directeur général de Bouygues Telecom (à gauche ci-contre). D'où la nécessité de trouver une solution pour développer cette activité. L'opérateur compte donc notamment piocher dans sa base de 9,7 millions de clients mobiles pour rendre plus dynamique son offre ADSL. "Nous pouvons desservir 63% de notre base client sur l'ADSL", précise-t-il à cette occasion.Mais c'est également sur la nouvelle offre "idéo" que Bouygtel compte faire la différence. "Nous voulons répercuter sur les clients les gains de productivité (aménagement du service client, points de vente pouvant faire double emploi, ...) en étant à la fois un acteur du fixe et du mobile", complète Olivier Roussat. Pour ce faire, le forfait "idéo" qui verra le jour à partir du 25 mai prochain proposera tout d'abord une offre ADSL complète.

La Bbox permettra toujours d'accéder à l'Internet à 20 mbps, à la réception TV numérique en zone dégroupée (plus de 90 chaînes gratuites dont les chaînes HD de la TNT et le portail CanalPlay attendus cet été) et aux appels illimités vers les numéros fixes en France métropolitaine et vers plus de 100 destinations internationales. En revanche, si l'opérateur offrait jusque là 3 heures d'appels depuis la Bbox vers les mobiles de tous les opérateurs, cela devient désormais une option facturée 10 euros par mois. Là où l'offre devient intéressante, c'est donc au niveau de l'intégration d'un forfait mobile en plus d'un simple accès ADSL classique, le tout pour un prix situé à partir de 44,90 euros par mois.

Le forfait mobile propose par défaut les SMS, les MMS, l'internet mobile (jusqu'à 500 Mo de téléchargement à vitesse maximale puise bridage des débits), les emails et la TV en 3G/3G+, le tout de manière illimitée. Côté voix, 4 offres sont disponibles pour bénéficier de 2 à 6 heures d'appels par mois, avec ou sans plage de communications illimitées vers tous les opérateurs. A noter que les tarifs présentés dans la plaquette ci-dessus s'entendent pour un engagement "mobile" de 24 mois. Il faudra ajouter 7 euros par mois de plus pour seulement 12 mois d'engagement.

Ces tarifs paraissent donc assez agressifs, mêmes comparés à ceux pratiqués par les offres de base de Bouygues Telecom. Si l'on prend un forfait triple play classique à 30 euros par mois et que l'on ajoute une offre mobile 1h+1h à 27 euros par mois qui comprend les SMS/MMS illimités et enfin l'option "Web & Mail" à 10 euros par mois pour l'internet mobile illimité, le montant total de la facture de l'abonné s'élève déjà à 67 euros par mois. En souscrivant au nouveau forfait "idéo" à 44,90 euros par mois (pour 2 heures communication), cela représente déjà une économie mensuelle de près de 22 euros. Bouygues Telecom s'est même amusé à comparer ses tarifs avec ceux pratiqués par Orange (image ci-dessous) et le la filiale du groupe Bouygues en conclut pouvoir faire économiser jusqu'à 30 euros par mois sur la facture de ses clients.

En terme de limitations, Frédéric Ruciak, le directeur du marketing grand public de Bouygues Telecom, précise que cette offre ne "propose des synergies qu'une seule fois". En d'autres termes, il ne sera pas possible de bénéficier des tarifs proposés à tous les membres d'une même famille. C'est uniquement avec un accès ADSL et un forfait mobile qu'elle se décline. Les autres membres de la famille désirant également une offre mobile devront donc se tourner vers d'autres forfaits de l'opérateur... ou vers d'autres opérateurs.

Concernant la convergence fixe/mobile, Bouygues ne compte pas copier le modèle des offre Unik d'Orange, Freephone de Free ou même Homezone de SFR. Seuls les messages vocaux du répondeur fixe pourront être consultés sur Internet au sein d'une messagerie unifiée incluant les appels émis/reçus/manqués depuis l'ordinateur. Un seul service client sera enfin proposé, de même qu'une garantie de l'activation des services en moins de 24 heures à compter du raccordement par France Telecom sur le réseau ADSL de Bouygues Telecom. Enfin, pour motiver les indécis à basculer vers son réseau, Bouygtel pourra installer sur demande la Bbox domicile et propose une prise en charge des frais de résiliation jusqu'à 50 euros.
En dévoilant la version finale de Linux Ubuntu 9.04 le 23 avril dernier, la société Canonical Ltd a misé sur les performances et la stabilité pour faire de son système d'exploitation un véritable concurrent face à Windows et Mac OS X. Gerry Carr, directeur du département marketing de Canonical, nous annonçait que la société irait plus loin et comptait bien se mettre à l'ére du web 2.0.

"Nous sommes actuellement en train de tester une série d'applications web pour les utilisateurs d'Ubuntu, lesquelles communiqueront avec les applications locales.", expliquait-il. Le voile se lève peu à peu et nous apprenons aujourd'hui que cette suite d'outils se baptise Ubuntu One.

Parmi les fonctionnalités proposées, nous retrouvons un utilitaire de stockage sur Internet à mi-chemin entre l'iDisk d'Apple et l'application multi-plateforme DropBox. Une fois installé sur la machine (Ubuntu 9.04 au minimum), le logiciel permettra de synchroniser certaines données locales afin de les héberger sur un espace web dédié mais aussi de les synchroniser avec d'autres machines authentifiées sur le même compte. L'utilisateur dispose de 2 Go d'espace gratuit et, moyennant 10 dollars par mois, peut bénéficier de 10 Go. Notons qu'une interface web de gestion des fichiers est également proposée pour y accéder depuis un autre ordinateur.

Cette initiative permettra certainement à Ubuntu d'attirer de nouveaux utilisateurs et devrait assurer à Canonical de nouveaux fonds réguliers à investir dans le développement de son système.

Pour l'instant Ubuntu One est accessible sur invitation. Pour de plus amples informations et vous inscrire sur la liste d'attente, rendez-vous ici.
A l'occasion du sommet Searchology, Google dévoile de nouvelles fonctionnalités intégrées à son moteur de recherche. Dans un billet publié sur le blog officiel de la société, Marissa Meyer, vice-présidente, explique que l'internaute devient de plus en plus exigeant sur la nature des résultats retournés et annonce la disponibilité d'un nouvel ensemble d'outils baptisé Search Options.

Jusqu'à présent il était possible d'entrer un mot-clé puis filtrer les résultats par textes, images, vidéos ainsi que selon la nature des sites Internet : actualités ou blogs. Désormais, la version américaine du moteur de recherche offre la possibilité d'identifier les revues de produits associées à un mot clé particulier. Par ailleurs, les ingénieurs de la firme de Mountain View ont également ajouté une chronologie de l'indexation afin de visualiser les résultats associés à une époque précise. Afin que Google puisse correctement identifier la nature d'un site Internet et structurer les données pour une requête particulière, le webmaster devra rajouter quelques éléments au sein du code HTML en faisant usage de microformats. En analysant la nature des requêtes des utilisateurs, Google propose également une autre fonctionnalité baptisée Wonder Wheel permettant de grouper les mot-clés associés par thématiques.

L'idée de structurer les données sur Internet n'est pas nouvelle. Yahoo! propose également cette option depuis quelques temps avec la technologie Search Monkey. L'internaute est alors en mesure de personnaliser la nature des résultats de recherche selon ses affinités.
La BBC rapporte que la société Visa est en train de tester une nouvelle carte bancaire plus sécurisée, notamment contre la fraude sur Internet. Baptisée Emue, cette carte embarque un petit écran générant un code aléatoire unique à chaque fois qu'elle est utilisée. Cette nouvelle technologie rendrait donc la tâche plus difficile pour le fraudeur tentant d'effectuer une transaction illégale.

Actuellement en phase de test auprès de 500 personnes, cette technologie pourrait être déployée à la fin de l'année. Si la mise en place d'une puce électronique et d'un mot de passe a permis de réduire les transactions illégales, les spécialistes observent de plus en plus d'usages illicites au travers d'Internet. S'il souhaite effectuer un achat sur un site e-commerce, l'utilisateur doit fournir le numéro à 16 chiffres de sa carte de crédit, sa date d'expiration ainsi que les 3 chiffres inscrits au dos de la carte. A l'avenir, il faudra préciser le code aléatoire généré par la carte Emue pour finaliser la transaction."La carte doit faire preuve d'une grande compatibilité, c'est-à-dire présenter des chiffres gaufrés (...) conserver une bande magnétique pour les système nécessitant une signature, ainsi que le code de sécurité à trois chiffres", précise Sandra Alzetta, en charge du département innovation chez Visa. Elle ajoute : "nos cartes fonctionnent dans le monde entier et tous les pays ne possèdent pas le niveau de technologie auquel nous sommes habitués".

L'un des défis majeurs de cette nouvelle carte concerne la solidité de l'écran affichant le code de sécurité ainsi que le cycle de vie la batterie intégrée qui devrait normalement durer trois années, c'est-à-dire un an de plus que la validité de la carte plafonnée à 24 mois.
Le Sénat a sans surprise voté conforme le projet de loi Création et Internet par 189 voix contre 14 (206 votants), marquant l'adoption définitive de ce dernier. Le Conseil constitutionnel devra, s'il est saisi comme l'a annoncé le parti socialiste, confirmer qu'il est conforme à la constitution, ce qui est vraisemblablement le cas. Restera alors à promulguer la loi, pour que la Haute Autorité pour la Diffusion des oeuvres et la Protection des droits sur Internet (Hadopi) nouvellement constituée puisse transmettre les premiers avertissements et, le cas échéant, prononcer la suspension des abonnements des pirates récidivistes.

Adopté hier par l'Assemblée nationale en deuxième lecture, le projet de loi Création et Internet a ce matin été examiné par les sénateurs, qui ont mis un terme aux innombrables navettes du texte par un ultime vote.

Les sénateurs du parti socialiste ont effectivement annoncé hier qu'ils ne déposeraient aucun amendement et qu'ils ne participeraient pas au vote, d'après l'AFP. À l'exception de Jack Lang, seul socialiste favorable au projet de loi, tous les députés de gauche ont hier voté contre le projet de loi.

La commission des affaires culturelles qui s'est réunie hier soir a quant à elle appelé au vote positif. Elle n'a proposé aucune modification du texte, s'attachant en revanche à éclaircir la situation autour de l'amendement 138, actuellement examiné par l'union européenne. La commission estime qu'en aucun cas cet amendement ne remet en cause la viabilité de l'Hadopi, "l'accès à internet n'ayant le statut de droit fondamental ni en droit français ni en droit européen"...

N'en déplaise à certains sénateurs de divers gauche qui ont déposé un amendement réclamant l'ajout d'un article "reconnaissant l'accès à internet comme un droit fondamental qui doit être garanti à tous les citoyens de manière égalitaire sur l'ensemble du territoire". Cet amendement a comme prévu été rejeté.

La voie était donc libre pour les sénateurs de la majorité, qui ont voté "conforme" la version de l'Assemblée, rejetant les six amendements, et rendant définitive son adoption. "Le texte est le même que celui de la commission mixte paritaire", d'après le sénateur Serge Lagauche dont les propos sont rapportés par l'AFP, texte qui avait déjà été adopté par le Sénat en première lecture.
Le tribunal de grande instance de Paris a aujourd'hui donné raison à eBay, accusé par l'Oréal pour la vente de produits cosmétiques contrefaits. Il a reconnu que pour son "activité de stockage et de mise en ligne des annonces" le site d'enchères n'était qu'hébergeur, non responsable de ses contenus comme l'est un éditeur, soulignant par ailleurs qu'avec "2 000 personnes travaillant exclusivement à la lutte contre les contenus illicites", eBay avait "mis en oeuvre des moyens de lutte contre la contrefaçon".

L'Oréal avait porté plainte contre eBay dans cinq pays européens, dont la France, en 2007. Le premier accusait le dernier de ne pas s'investir suffisamment pour lutter contre la vente de produits contrefaits. Le géant du cosmétique a donc été débouté et ne recevra pas les 3,5 millions d'euros de provision qu'il réclamait en attendant de faire évaluer le préjudice par un expert.

Les deux sociétés ont par conséquent été invitées à trouver un accord à l'amiable et à collaborer par le biais d'une médiation judiciaire. eBay et l'Oréal ont jusqu'au 25 mai pour s'entendre, date limite à laquelle le tribunal de grande instance devra de nouveau statuer le cas échéant.
Depuis la création du Gmail Labs, Google propose d'activer une liste de tâches au sein de Gmail. Par la suite, la firme de Mountain View développa un widget dédié ainsi qu'une version optimisée pour l'iPhone. Désormais, cette même liste est accessible directement depuis le calendrier associé au même compte utilisateur.

Outre l'ajout de tâches traditionnel, cette version embarque quelques fonctionnalités spécifiques au calendrier. Ainsi l'échéance d'une tâche sera automatiquement ajoutée au calendrier aux côtés des événements prévus pour "Toute la journée". Aussi, la gestion des mémos est similaire à celle des événements, c'est-à-dire qu'il est possible de les glisser-déposer sur le calendrier pour en modifier la date.
L'année dernière, le piratage de logiciels aurait considérablement augmenté, tel est le résultat d'une étude publiée par le cabinet IDC. Plus précisément, dans ce rapport, commandé par l'alliance BSA (Business Software Alliance), chargée de représenter les intérêts de grands éditeurs face aux violations de propriété intellectuelle, il apparaît que 41% des logiciels étaient contrefaits en 2008, pour un manque à gagner total de 53 milliards de dollars (soit une hausse de 11% par rapport à l'année précédente).

Robert Holleyman, président et PDG de BSA, précise qu'aux Etats-unis l'utilisation illégale de logiciels représenterait 20% du marché local (soit 9,1 milliards de dollars). Selon ce dernier, il s'agirait du taux le plus bas au niveau mondial. Paradoxalement, il s'agirait aussi du pays où le marché serait particulièrement développé. M. Holleyman estime que le manque à gagner viendrait principalement des petites et moyennes entreprises qui n'achèteraient que la moitié des licences requises.

En 2004, en Chine, le taux de piratage s'élevait à 90% et aurait enregistré une baisse de 10% en 2008. Selon M. Holleyman, ce chiffre s'expliquerait principalement par les efforts mis en oeuvre par le gouvernement local et la coopération des fournisseurs d'accès à Internet. Le rapport précise aussi que des efforts ont été notés en Russie où le piratage aurait baissé de 5% ces douze derniers mois.

En France, les diverses actions de BSA avec les chambres de Commerce et d'Industrie auraient permis de faire baisser le taux de piratage de 6 points depuis 2005. Natacha Jollet-David, porte-parole de la BSA en France, affirme : "cette année encore, les résultats démontrent que notre action commence à porter ses fruits mais que nous avons encore fort à faire en France pour réduire davantage le piratage de logiciels". Selon le cabinet IDC, une réduction supplémentaire de 10 points dans l'Hexagone "pourrait renforcer le secteur informatique, générer 14 465 nouveaux emplois et contribuer à l'économie française à hauteur de 8 907 millions de dollars".

Parmi les pays où le taux de piratage est supérieur à 90%, nous retrouvons la Géorgie, le Bangladesh, l'Arménie et le Zimbabwe. En revanche, derrière les Etats-Unis, notons le Japon, la Nouvelle-Zélande et le Luxembourg avec des taux de piratage aux alentours de 20%.
LoadingChargement en cours