News WEB

Quatre ans après l'adoption de la loi fixant les conditions de déploiement d'un référentiel d'accessibilité destiné aux sites Internet de l'administration publique, le décret signant son entrée en vigueur a été publié dans l'édition du Journal Officiel datée du 16 mai. Il reste maintenant à définir précisément le champ d'application du Référentiel Général d'Accessibilité pour les Administrations.

« Un référentiel d'accessibilité fixe, pour l'Etat, les collectivités territoriales et les établissements publics qui en dépendent, les règles techniques, sémantiques, organisationnelles et d'ergonomie que doivent respecter leurs services de communication publique en ligne afin d'assurer aux personnes handicapées la réception et la compréhension de tout type d'information diffusée sous forme numérique, de leur permettre d'utiliser ces services et, le cas échéant, d'interagir avec ces derniers. », énonce l'article 1er du décret n° 2009-546.

Les services de communication dépendant de l'Etat ou des établissements publics associés disposeront de deux ans pour se mettre en conformité avec le présent décret, ce délai étant porté à trois ans pour les collectivités territoriales. Pour l'instant, il est toutefois difficile d'entreprendre les démarches nécessaires. Une première version (PDF) du RGAA a bien été publiée courant 2007, et validée en septembre, mais une nouvelle mouture est d'ores et déjà en préparation. Anticipant les recommandations du guide WCAG 2.0 (Web Content Accessibility Guidelines) publié par le W3C en décembre 2008, elle fait actuellement l'objet d'une "relecture en diffusion restreinte".

Les modifications ne devraient avoir, selon le portail dédié à la modernisation de l'Etat, qu'un impact financier limité sur les collectivités concernées, dans la mesure où « la plupart des outils disponibles pour la composition de pages Internet intègrent déjà les normes et recommandations internationales auxquelles se réfère le RGAA ».

Très engagée sur la question, ainsi que sur l'épineux dossier du Référentiel Général d'Interopérabilité (RGI), l'April (Association de promotion du logiciel libre), regrette pour sa part que la date de publication du RGAA ne soit pas communiquée, et que le texte « ne précise pas les modalités de contrôle de conformité des sites publics et de sanction ».
Talonné par Hulu aux États-Unis, YouTube peine à convaincre les annonceurs, qui privilégient les contenus produits par des professionnels, et cherche de fait à s'associer aux chaines de télévision et aux studios de cinéma. Après avoir lancé l'incrustation de publicités, le site de partage de vidéo emboite le pas à son grand rival en proposant désormais des publicités vidéo sous forme de pre-roll.

Des publicités sous la forme de vidéos de courte durée pourront ainsi être diffusées avant les vidéos demandées. Celles-ci seront d'une durée maximale de 30 secondes, bien que YouTube recommande de rester aux alentours de 15 secondes. Activision, Renault, le site de rencontre Match ou encore Warner Bros seront parmi les premiers à tenter l'expérience sur les contenus des chaines anglaises BBC Worldwide, Discovery, National Geographic et Channel 4.

Le directeur de YouTube au Royaume-Uni, Suveer Kothari, assure qu'ils ont "toujours cherché un compromis entre les utilisateurs, les fournisseurs de contenus et les annonceurs". Il s'agit d'inciter les producteurs à publier sur YouTube des contenus de grande qualité, avec l'opportunité d'en tirer plus de revenus. Errol Baran, directeur de la publicité sur les nouveaux médias pour Channel 4, rappelle quant à lui l'importance pour les fournisseurs de contenus de s'adapter aux nouveaux usages des consommateurs : "l'appétit des spectateurs pour la vidéo à la demande démontre les mutations dans la manière de consommer la vidéo".
Après avoir assoupli le téléchargement de musique depuis l'iPhone en autorisant les achats en 3G, Apple serait sur le point de permettre l'achat et le téléchargement de vidéos directement depuis le terminal. C'est en tout cas ce que révèlent de récentes publicités qui donnent accès à trois nouvelles sections de la version mobile de l'iTunes Store.

Rapidement retirées, ces publicités affichées par des applications gratuites comme Twitterfon menaient effectivement à de nouvelles sections films, séries TV et clips de musique de l'iTunes Store de l'iPhone et de l'iPod Touch. Chacune des sections, bien qu'encore en construction, présente dès à présent de nombreux titres classés par catégories. Des films comme The Wrestler et des séries comme Gossip Girl ou Prison Break sont d'ores et déjà listés, bien qu'il soit pour le moment impossible d'accéder à leur fiche ou d'en faire l'acquisition.

Apple s'est sans surprise refusé à tout commentaire, mais on peut raisonnablement penser que cette fonction sera introduite et présentée en détails lors de la conférence d'introduction du WWDC '09, le 8 juin prochain. Reste à comprendre pourquoi la firme de Cupertino autorise si tardivement l'achat de vidéos depuis son téléphone, alors qu'il a toujours été possible de télécharger des podcasts, y compris sous forme de vidéos de plus d'une heure.
Souvenez-vous de cet acronyme évoqué pour la première fois il y a plus d'un an car vous n'avez pas fini de le lire et de l'entendre : LOPPSI. Il signifie « Loi d'Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure » et désigne un texte qui devrait être présenté mercredi en Conseil des ministres par Michèle Alliot-Marie. Avec comme objectif déclaré de s'attaquer de plein fouet au problème grandissant de la cybercriminalité, il suggère par exemple d'autoriser l'installation de mouchards informatiques dans le cadre d'enquêtes de police et d'instaurer le filtrage des sites Web jugés illégaux. De quoi reléguer les inquiétudes liées à Hadopi au rang de simples vétilles ?

Loppsi, ou Lopsi 2

Votée en 2002, la loi Lopsi - ou Loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure, avec un seul "p" - vise à réduire à intensifier la lutte contre la criminalité en France et débouche, dès 2003, sur un second texte, la loi pour la sécurité intérieure (LSI), qui en entérine les principales mesures et porte sur le devant de la scène la très polémique question du "fichage" des délinquants. Avec Lopsi, loi déposée par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, l'idée est en effet de conférer aux forces dédiées à la sécurité intérieure de nouveaux moyens lui permettant de lutter plus efficacement la délinquance.

Lopsi 2, ou Loppsi - avec deux "p" cette fois - s'inscrit dans une la même lignée, mais adresse cette fois plus particulièrement les dangers liés à l'essor de la cybercriminalité. Présenté début 2008 par Michèle Alliot-Marie, le projet propose par exemple de frapper l'usurpation d'identité sur Internet d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros d'amende.

Il envisage également de "faciliter la captation à distance de données numériques se trouvant dans un ordinateur ou transitant par lui", ce qui suppose l'utilisation de mouchards informatiques et l'instauration de la perquisition numérique. Ces mesures extrêmes seraient réservées aux infractions les plus importantes : terrorisme, pédophilie et pédopornographie, meurtre, trafic d'armes et de stupéfiants, proxénétisme, etc.

Des mouchards et des filtres

Le projet a depuis 2008 fait son chemin et ses auteurs ont commencé à aborder les modalités pratiques d'application du texte, comme l'a révélé dimanche le site Web du Figaro.

Sur la question de la surveillance informatique, le texte proposé par MAM autoriserait ainsi les officiers de police judiciaire guidés par une commission rogatoire et sous contrôle d'un juge d'instruction, « à mettre en place un dispositif technique ayant pour objet, sans le consentement des intéressés, d'accéder, en tous lieux, à des données informatiques, de les enregistrer, les conserver et les transmettre, telles qu'elles s'affichent sur un écran pour l'utilisateur ».

Autrement dit, s'introduire chez l'internaute qui fait l'objet d'une enquête pour placer un mouchard sur sa machine. Un mouchard capable d'analyser à l'insu du suspect chaque paquet entrant ou sortant, et pourquoi pas capable de casser le chiffrement de certains protocoles de communication tels que celui du célèbre logiciel de VoIP Skype.

"Mon ambition est de donner à la police et de la gendarmerie tous les moyens pour faire face au défi de la cybercriminalité. Mon ambition est, en somme, de ne jamais laisser le dernier mot aux trafiquants, aux pédophiles et aux terroristes", expliquait début 2008 Michèle Alliot-Marie, après avoir précisé qu'il ne s'agissait pas de "surveiller à la "Big Brother"" mais de "protéger les utilisateurs d'Internet".

Quid de la neutralité des réseaux ?

Une protection qui commencerait par la suppression des contenus illégaux ? Les versions préliminaires de Loppsi prévoient en effet d'imposer aux FAI « l'obligation d'empêcher sans délai l'accès aux contenus illicites dont les adresses électroniques sont désignées par arrêté du ministre de l'intérieur ». Exit donc la neutralité du Net, si chère aux défenseurs du réseau des réseaux : un site pourrait être déclaré hors-la-loi et immédiatement interdit sans que l'autorité judiciaire ait été sollicitée.

« L'Internet sera le premier réseau de flux (les routes, l'électricité, le gaz, la poste ...) dont l'architecture et l'usage sera sous le contrôle d'un Ministère de l'Intérieur. Que penser alors, lorsque l'Internet deviendra le réseau fédérateur de la plupart de nos échanges, services et usages électroniques ? », se demande sur son blog Jean-Michel Planche, président de la firme Witbe, éditeur de solutions de supervision réseau, qui fait partie des premiers à avoir tiré la sonnette d'alarme concernant Loppsi.

On pourrait en outre objecter que les dispositifs de filtrage peuvent toujours être contournés, comme le montrent les failles de la "muraille" numérique érigée par la Chine, à plus forte raison lorsqu'on est un terroriste ou un pédophile bien décidé à parvenir à ses fins.

Enfin, Loppsi prévoirait d'offrir aux forces de police une série de "fichiers d'analyse sérielle", qui permettrait de repérer les suspects par croisement entre les différents fichiers d'information dont elles disposent : STIC (Système de Traitement des Infractions Constatées) ou EDVIRSP (Exploitation documentaire et valorisation de l'information relative à la sécurité publique, successeur de la défunte EDVIGE) au sujet desquels la Cnil a à plusieurs reprises émis de vives réserves (voir par exemple le rapport d'activité 2008 de la Cnil, PDF).

Avec Loppsi, le Web francophone déjà échaudé par la loi Hadopi s'est trouvé depuis quelques jours un nouveau cheval de bataille. « Entre Hadopi et Loppsi, que restera-t-il de notre vie privée ? », résume Nkox sur Twitter.
Darin Fisher, de l'équipe de développement du navigateur Google Chrome, annonce sur le blog officiel du moteur de recherche une mise à jour du logiciel qui passe en version 2.0. En tout, plus de 300 bugs ont été corrigés pour offrir une meilleure stabilité avec l'implémentation de nouvelles fonctionnalités.

En se basant sur l'historique de navigation de l'utilisateur, Chrome présente une page de démarrage listant sous forme de vignettes les sites Internet les plus visités. Le navigateur offre désormais la possibilité de supprimer certains de ces sites "C'est très pratique, notamment si l'on retrouve (sur la page de démarrage) un site que vous ne préfereriez pas admettre visiter souvent », explique Darin Fisher. Notons que dans sa version 4.0 bêta, Safari offre déjà cette fonctionnalité. A l'heure actuelle, seul le Speed Dial d'Opera permet de choisir ses propres raccourcis.

La mise à jour de Chrome intègre également un mode d'affichage en pein écran, lequel peut également être activé en pressant la touche F11 du clavier. Notons aussi une prise en charge du remplissage automatique des formulaires (prénom, nom, adresse...).

Cette dernière mouture se base sur une nouvelle version de webkit et une mise à jour du moteur de rendu JavaScript V8 qui serait jusqu' à 30% plus rapide que la version précédente. Il est possible d'effectuer ses propres benchmarks à partir de cette page. Notons qu'avec cette nouvelle mouture, Chrome 1.0.154.65 n'est plus disponible au téléchargement et que l'ensemble des utilisateurs devraient être mis à jour automatiquement.
L'une des fonctionnalités particulièrement appréciées de Firefox est sa prise en charge des extensions qui lui rajoutent, selon les besoins de l'internaute, plusieurs fonctionnalités pour un usage optimisé. Ces quatre dernières années, plus de 8000 développeurs ont mis au point 12 000 plugins. Mercredi dernier, l'équipe de Mozilla Labs a introduit une nouvelle interface de programmation afin de faciliter davantage le développement de nouvelles extensions.

Baptisé Jetpack, cet environnement permet à n'importe qui capable de coder une page web de moduler le navigateur. Oubliez les redémarrages du logiciel, il suffira de cliquer sur un simple lien pour installer l'addon de son choix et de recharger la page en cours de consultation. « Nous voulons permettre à plus de gens de participer à la création des fonctionnalités du navigateur », explique Aza Raskin, en charge du département de l'expérience utilisateur chez Mozilla. Il précise que n'importe quel développeur web familier avec le HTML, le CSS ou le JavaScript peut se lancer dans l'aventure.

Mozilla Labs a publié deux exemples. Le premier, UnAd, comporte 80 lignes de code et, à l'image d'AdBlock Plus, masque les publicités non désirées sur les pages Internet. Directement à partir de la barre d'état, il est possible d'activer ou de désactiver cette extension. Email Notifier est un petit plugin d'une cinquantaine de lignes avertissant l'utilisateur d'un nouveau message sur son compte Gmail.

Directement intégrée au sein du navigateur, l'interface de programmation permet de développer ses propres extensions à l'aide d'un éditeur avec une prévisualisation immédiate. Pour de plus amples informations et tester quelques exemples, rendez-vous ici.
Aux Etats-unis, les réseaux informatiques du Bureau Federal d'Investigation et des US Marshals, une agence de police fédérale du département de la Justice, ont été la cible d'une infection de virus. Les deux entités furent obligés de couper leur réseaux Internet par mesure de précaution.

Sans plus de précision, Mike Kortan, porte-parole du FBI, explique que plusieurs agences gouvernementales seraient infectées et leurs infrastructures informatiques présenteraient des symptômes similaires. Nikki Credic, un représentant du département des US Marshals, précise qu'aucune donnée n'a été compromise.

En novembre 2008, les ordinateurs du Pentagone avaient également été infectés d'un virus. Les serveurs ont aussi été pénétrés illégalement à plusieurs reprises par le hacker britannique Gary McKinnon et le roumain Eduard Lucian Mandru. Suite à ces événements, le mois dernier, Kevin Chilton, à la tête de la division stratégique de l'Air Force, annonçait que le département de la défense américaine avait investi 100 millions de dollars afin de réparer ou sécuriser l'infrastructure informatique du Pentagone.

Pour l'heure, l'origine et la nature du virus n'ont pas encore été déterminés. Rappelons qu'au 14 mai dernier, Kevin Coleman, un consultant américain en sécurité, expliquait que les Etats-Unis et la Chine étaient sur le pied d'une cyber-guerre et que chacune des parties chercherait à infiltrer les serveurs gouvernementaux afin de récupérer des données sensibles.
Nouveau rebondissement concernant le débarquement de l'américain Hulu sur le vieux continent. Le site de vidéo à la demande qui propose gratuitement les dernières séries en vogue devrait effectivement être lancé au Royaume-Uni au mois de septembre, d'après le Telegraph, en attendant un hypothétique lancement en France.

Indéniable alternative au piratage, la plateforme proposera dans un premier temps 3 000 heures de productions américaines, en attendant que les négociations auprès des ayants-droit britanniques, dont la BBC, ITV et Channel 4, soient couronnées de succès. Hulu souhaite vraisemblablement contrôler les annonceurs et les revenus publicitaires, contre la volonté de ces derniers. D'après de proches sources du projet, les contenus devraient être disponibles le lendemain de leur diffusion à la télévision pour une période de 30 jours.

YouTube, qui commence seulement à diffuser des films complets, alors que Hulu en propose plusieurs dizaines depuis son lancement en mars 2008, a du pain sur la planche.
Le Washington Post rapporte que Google a mis au point une expérience visant à déterminer lesquels de ses employés seraient les plus susceptibles de quitter la société. En effet, la firme de Moutain View a passé en revue les données relatives à ses 20 000 salariés comme l'historique de leurs promotions ou de leurs fiches de paie et concocté un algorithme capable de prédire lesquels d'entre eux semblent les moins satisfaits de leur position.

Dans un contexte économique difficile et une compétitivité accrue, cette méthode permet à la société de conserver ses meilleurs ingénieurs en répondant à leur besoins. Edward Lawler, directeur du centre d'étude "Effective Organizations" de l'Université de Californie du Sud, explique : "ils ont clairement un temps d'avance, mais de plus en plus de sociétés commencent à prendre en compte le fait que les outils de modélisation peuvent retourner des informations critiques sur leurs salariés". Laszlo Bock, en charge du département des ressources humaines chez Google, affirme que cette formule mathématique permet de "rentrer dans la tête des gens avant même qu'ils n'aient conscience de vouloir quitter la société".

Ces dernières années, Google a perdu plusieurs grandes figures comme Tim Armstrong et David Rosenblatt, du département publicitaire, Doug Bowman anciennement principal designer ou encore Steve Horowitz et Santosh Jayaram. Ces salariés ont rejoint d'autres grands groupes concurrents comme AOL mais aussi des firmes plus petites et souvent plus dynamiques comme Facebook ou Twitter.
le 22/05/2009 à 21:10
Par temps de crise : Saleboulot.com?
Testeuse de fidélité, grondeur d'enfants ou ramasseur de déjections canines, certains seraient prêts à tout pour travailler. Saleboulot.com y croit. L'été approche, les bourses de services aux particuliers fleurissent. Ok, arnaque ou vraie bonne idée?

Le site de petites annonces, ouvert mi-mai, se présente comme une plateforme de services à la personne, rémunérateurs mais ingrats. « La crise économique frappe très durement notre pays (...) il n'est plus temps de faire la fine bouche (...) Si tu veux vraiment bosser, il faut accepter de te salir les mains », écrit Saleboulot.com. Les contacts se font par Facebook, Twitter ou messagerie électronique.

Parmi les « courageux » pour le moment sélectionnés, on compte Serge Plantier, défouloir humain, Monsieur Jonclou, grondeur d'enfants (+ 5 ans) ou encore une anonyme @, testeuse de fidélité. « Parce que le Sale Boulot, quelqu'un doit bien s'y coller... » ironise le site.

Reste que proposer des services inédits est une des clés du redémarrage économique. La tendance à l'entreprise individuelle pourrait même encourager le développement de ces sites type « bourse aux compétences ». Un « courageux » de génie fera t-il la différence?
LoadingChargement en cours