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Les internautes ont-ils "droit à l'oubli" ? C'est une question soulevée par un rapport d'information du Sénat, publié mercredi 3 juin 2009. Le texte met non seulement en garde contre les "nouvelles mémoires numériques" mais préconise aussi quinze mesures nécessaires à un « homo numericus » libre et éclairé, protecteur de ses propres données.

À quelques jours des Européennes, et alors que se tient jusqu'au 7 juin 2009 le festival Futur en Seine, la fête de la ville numérique, le Sénat fait un constat beaucoup moins consensuel sur le pouvoir d'Internet. « Il nous faut être conscients, nous, homo sapiens devenus 'homo numericus', du risque qui nous guette d'être pris au piège des mémoires numériques qui jouent le même rôle que notre propre mémoire : toujours présentes, même si elles paraissent enfouies au plus profond d'un système dont nous ne pouvons pas mesurer l'envergure, elles sont là dans une posture qui peut nous porter alternativement de la progression à la régression selon l'usage que nous en faisons », écrit le groupe de travail sur « la vie privée à l'heure des mémoires numériques », installé par la commission des lois du Sénat.

Pour le sénateur centriste Yves Détraigne (Marne) cette « demande accrue de sécurité conduit nos concitoyens à une plus grande acceptation des systèmes de surveillance numériques à des fins de contrôle ». De plus, avec le développement des réseaux sociaux (Facebook, MySpace, etc.), « l'internaute n'a pas forcément conscience que ses données deviennent universelles dans le temps et l'espace », a-t-il déclaré. Un discours régulièrement martelé par Tim Berners-Lee, le père du World Wide Web, en personne.

Dans ce rapport, le Sénat propose par exemple de mettre au programme des écoles les questions de vie privée et de données personnelles, de créer une redevance « de faible montant », d'introduire des correspondants informatique et libertés dans les structures de plus de cinquante salariés, ou encore d'affirmer que l'adresse IP constitue une donnée à caractère personnel. Fait surprenant, sa quinzième recommandation propose « d'inscrire dans notre texte constitutionnel la notion de droit au respect de la vie privée ».
Alors que l'internet vaguement illimité tend à se démocratiser sur les téléphones mobiles, les offres réservées aux ordinateurs portables restent onéreuses et très limitées. Les rares offres dites illimitées sont effectivement soumises à un engagement minimal de 12 mois, le débit étant plafonné dès lors qu'un quota est atteint.

À défaut d'un quatrième opérateur, comme Free dont on attend une offre "tout compris", l'opérateur virtuel Auchan Mobile, qui utilise le réseau de Bouygues Télécom, lance aujourd'hui un premier forfait illimité sans engagement. Il permet de se connecter à internet par le biais d'un modem 3G, non seulement sans limite de temps, mais aussi et surtout sans quota de données transférées. La voix sur IP est toutefois interdite. Facturé 29,90 euros par mois, il peut donc être résilié sans frais à tout moment.

Auchan a également mis à jour le reste de sa grille tarifaire, avec un second forfait sans engagement et trois cartes de rechargement. Un forfait mensuel de 2 heures est ainsi proposé pour 9,90 euros. Trois recharges prépayées valables 30 jours et donnant droit à 1, 3 et 8 heures de connexion sont quant à elles commercialisées respectivement 7, 15 et 25 euros. Ces offres sont limitées dans le temps mais ne sont soumises à aucun autre quota, à l'instar de l'offre illimitée.

Un kit d'accès comprenant un modem USB et une carte SIM est en outre proposé pour 29 euros. La carte SIM, également disponible seule pour 19,90 euros, inclus 5 heures de connexion valables 45 jours et limitées à 50 Mo.
La réputation de YouTube ne se résume plus à un "chien sur un skateboard". Le plateforme vidéo de Google participe, lors de la journée mondiale pour l'environnement vendredi 5 juin 2009, à une diffusion simultanée de "Home" (maison), le nouveau long métrage « écolo » de Luc Besson et Yann-Arthus Bertrand. Une avant-première multisupports qui pourrait bien valoir son pesant d'or.

Les maisons de productions et acteurs du Web ne s'y sont pas trompés. Après Arte, Gaumont, Existenz, Sony, Universal ou Paramount, c'est au tour de deux grands noms du cinéma de s'associer avec le site de partage de vidéo. Le film qui traite du réchauffement climatique et du progret humain sera, par ailleurs, diffusé sur France 2 à 20h35 et sur un écran de 40 mètres, sur le Champ de Mars (Paris), à 22 heures.« Dans un premier temps, nous avons été surpris que les gens souhaitent se poser pour regarder un format long, mais il est désormais clair que c'est une tendance du moment », a déclaré Chris Dale, un porte-parole de YouTube en Californie (USA). Un constat d'ailleurs partagé par Éric Berger, responsable réseau numérique chez Sony Pictures Television pour qui « c'est un modèle à suivre (... car ) le marché de la vidéo en ligne évolue. Le public a un appétit certain pour les vidéos de plus grande qualité. Ainsi que les annonceurs ».Luc Besson et Yann-Arthus Bertrand ont souhaité donner une dimension « mondiale » à ce projet qui devrait être diffusé dans plus de cinquante pays. Tandis que YouTube tente pour sa part d'attirer de nouveaux annonceurs. Le site, qui revendique plus de 350 millions de visiteurs uniques par mois, ne tirerait des revenus que d'environ 3% de ses vidéos. Les annonceurs hésitant encore à lui faire confiance, faute de règles uniformes dans l'affichage des publicités et en raison de certains contenus jugés illégaux. Un avis jusqu'alors partagé par Luc Besson.

Sur YouTube, 90.000 films entiers seraient chargés chaque semaine, soit 15 heures toutes les minutes. En mars près de 6 milliards de vidéos auraient été visionnées sur les sites Google. En comparaison, 437 millions de vidéos avaient été visionnées au même moment sur MySpace (News Corp.), le second en terme de vidéo en ligne. Reste que pour cela, il faut des serveurs. Google en possèderait pas moins d'un million qui tourne et qu'il faut refroidir en permanence. Une raison pour laquelle Yann-Arthus Bertrand n'aborde pas la question du nucléaire dans son film?
Aux Etats-Unis, la société Sun vient de lancer une bêta privée de sa boutique en ligne baptisée Java Store via laquelle il sera possible de télécharger et d'acheter des applications à l'image de l'App Store d'Apple. A son lancement hier, la boutique ne disposait que de deux logiciels : le jeu de rôle RuneScape et le client Twitter FX basé sur l'interface de programmation du site de micro-blogging.

Le Java Store devrait être ouvert en version finale dans le courant de l'année. Sun propose également aux développeurs de s'inscrire sur le portail Java Warehouse qui sera "un dépôt central pour l'ensemble des applications codées en JavaFX". L'inscription sera facturée 50 dollars mais devrait permettre aux éditeurs indépendants d'étendre leur marché.

Sun explique que dans un premier temps, les logiciels de Java Warehouse cibleront plus particulièrement le territoire de l'Oncle Sam et les utilisateurs sous Mac OS X et Windows surfant sur la Toile avec les navigateurs Firefox, Safari ou Internet Explorer. La société estime que la plateforme Java est installée sur 800 millions d'ordinateurs à travers le monde, un potentiel qui n'a jamais été exploité à ce jour. Au mois de mai, sur son blog officiel, Jonathan Schwartz, PDG de l'entreprise, expliquait : "de la banque qui recherche de nouveaux clients aux gérants de licences sportives souhaitant augmenter leur audience en passant par des agences de presse désireuses d'attirer de nouveaux adhérents, n'importe quel développeur Java souhaitant se libérer du navigateur pourra être visible par près d'un milliard de consommateurs".
Alors que le navigateur a récemment fêté ses 15 ans, une première version bêta d'Opera 10 est publiée pour Windows, Linux et Mac OS X. La version 10.0 du navigateur apporte comme principale innovation la technologie de compression Opera Turbo, censée accélérer le chargement des pages, notamment sur les connexions à faible bande passante, telle une connexion Wi-Fi chargée (Opera mentionne l'exemple d'un cyber café). Le moteur de rendu Presto passe quant à lui en version 2.2, censée accélérer le chargement de sites tels que Facebook ou Gmail. Du côté des standards du web, le moteur passe l'Acid Test 3 à 100% et propose une compatibilité avec des standards récents tels que les web fonts, une spécification des CSS 3.0 permettant de charger, avec la page, n'importe quelle police de caractères.

La version 10 d'Opera propose également quelques améliorations au niveau de l'interface, visibles dans cette beta 1. Ainsi, sous la houlette du designer Jon Hicks, un des principaux contributeurs de Camino, le navigateur adopte un look plus sobre à la Safari. Même si d'autres changments devraient intervenir d'ici la version finale, la beta 1 propose déjà une innovation originale : la barre d'onglets peut être agrandie en hauteur pour révéler des aperçus des pages web sous les onglets. La fonctionnalité Speed Dial, qui permet d'afficher une mosaïque de ses sites préférés à l'ouverture d'un nouvel onglet propose quant à elle plusieurs options de personnalisation : le nombre des raccourcis peut désormais être ajusté et un fond d'écran peut être ajouté pour "customiser" la page. On notera enfin la présence d'un correcteur orthographique intégré, la possibilité de redimensionner le champ de recherche ou l'intégration d'Opera avec des services web : vous pouvez ainsi définir un webmail comme client par défaut, ou s'abonner à des flux RSS directement dans un lecteur en ligne tel que Google Reader, la gestion du texte enrichi dans le client mail ou encore la mise à jour automatique du navigateur.
La filiale de Google, YouTube, vient de lancer YouTube XL, une version de la plateforme communautaire de partage de vidéos en ligne spécialement optimisée pour un affichage sur les grandes télévisions.

L'interface du service a été complètement revue pour une meilleure ergonomie et une navigation à la télécommande. Les catégories classiques (vidéo du jour, les plus consultées, les mieux notées...) sont accessibles à partir du panneau latéral gauche permettant également de s'identifier sur son compte ou d'effectuer une recherche. Notons que pour l'heure il n'y a pas de publicité et qu'il n'est pas possible de laisser un commentaire.

Cette version spéciale de YouTube fut initialement dévoilée au mois de janvier et était disponible depuis la Playstation 3 et la Nintendo Wii. Pour y accéder depuis son ordinateur il fallait donc modifier le UserAgent du navigateur. YouTube XL devrait être accessible depuis 22 pays et dans 12 langues différentes.
Microsoft a présenté la première publicité promouvant son nouveau moteur de recherche dévoilé la semaine dernière lors de la conférence D7 et accessible depuis le 1er juin. Plus qu'un simple moteur traditionnel, Bing est censé accompagner l'internaute dans ses décisions de tous les jours grâce à une palette d'outils périphériques (cartes, opinions...) se couplant aux résultats de recherche.

Rappelons que pour promouvoir Bing, Microsoft annonçait un budget entre 80 et 100 millions de dollars. Si Google ne souhaite aucunement que sa marque ne se transforme en verbe et tombe dans le domaine public, Microsoft, au contraire, tente généraliser l'emploi de "Bing" afin qu'il rentre dans le quotidien des internautes.

Dans ce premier clip vidéo, Microsoft oppose Bing aux moteurs de recherche traditionnels jugés trop confus et ne répondant pas précisément aux requêtes effectuées. Le narrateur conclut : "il est temps de 'binger"". La campagne devrait durer quatre mois. Notons également qu'une version mobile de Bing est disponible à partir de m.bing.com.
Depuis plusieurs années, Google doit faire face aux attaques en justice déposées par les auteurs et maisons d'édition pour avoir scanné et mis à disposition illégalement plusieurs milliers de livres protégés par des droits d'auteurs. La firme de Mountain View serait désormais en train de signer un accord avec les ayants-droits et pourrait alors dévoiler une boutique en ligne de livres électroniques.

Google commercialiserait les livres n'étant plus ré-édités mais toujours sous protection des droits d'auteurs et une partie de ces revenus serait reversée aux maisons d'édition ainsi qu'aux auteurs. Pourtant cette initiative n'est pas au goût de tout le monde et les libraires craignent que Google ne casse les prix à l'image de l'iTunes Store face aux disquaires. Par ailleurs, la Commission Européenne estime que cet accord n'est pas réellement juste et plutôt que d'être punie pour avoir enfreint les règles de droits d'auteurs, la firme de Mountain View bénéficierait d'une occasion inespérée d'entrer sur un nouveau marché.

Contrairement à Amazon qui décide principalement du prix de vente des livres digitaux et oblige une lecture via le Kindle, Google laisserait les éditeurs décider du prix des oeuvres, lesquelles seraient accessibles depuis n'importe quel appareil connecté à Internet. Selon plusieurs rumeurs, le service serait dévoilé avant la fin de l'année.
Après avoir dévoilé Google App Script qui permet de rajouter quelques macros via JavaScript à Google Documents, nous apprenons que la suite d'outils en ligne est désormais compatible avec certains fichiers de Microsoft Office 2007. Plus précisément, il est maintenant possible de mettre en ligne des documents en .docx et .xlsx.

Introduit au sein d'Office 2007 puis d'Office 2008 pour Mac, le format Office Open XML (OOXML) fut créé pour apporter une plus grande interopérabilité dans les environnements bureautiques et, paradoxalement, pour concurrencer le format ouvert OpenDocument que l'on retrouve notamment au sein de la suite open source OpenOffice.Org.

La suite d'outils bureautiques de Google est désormais compatible avec les formats xls, .xlsx, .ods, .csv, .tsv, .txt, .tsb, doc, .docx, .html, .txt, .rtf, .ppt, et .pps. Notons en revanche que .pptx n'est pas encore compatible.
Des chercheurs du cabinet de Websense rapporte qu'un malware se serait propagé sur plus de 40 000 sites Internet légitimes. La méthode d'infection reste encore indéterminée. Les experts soupçonnent une injection de code malveillant au sein de la base SQL. Les victimes "utilisent la même application ou leurs comptes FTP ont été piratés", explique Stephan Chenette, en charge du département des recherches de sécurité chez Websense.

Les sites Internet infectés pointent désormais vers des domaines cyber-squattés imitant le site légitime de Google Analytics, puis vers le domaine Beladen.net. M. Chenette explique : "le site de Google Analytics est utilisé pour les statistiques tandis que le site de Beladen héberge les programmes malveillants". Ce dernier analyserait le PC de l'utilisateur à la recherche de vulnérabilités non corrigées. Aussi un faux avertissement de sécurité tente de tromper la victime en lui faisant installer de nouveaux malwares. Le site de Beladen hébergerait entre 15 et 20 programmes malveillants différents ciblant plusieurs failles.

A ce jour, après analyse des méthodes employées par ces hackers, les soupçons se tournent vers le groupe RBN (Russsian Business Network).
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