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L'Autorité de régulation des communications électroniques (ARCEP) vient de publier l'Observatoire du marché des télécoms en France en 2008. Celui-ci révèle que les "services mobiles et le haut débit demeurent les moteurs de la croissance du marché des télécommunications". L'année dernière la démocratisation d'Internet, et en particulier des offres triple-play, combinée au contexte économique, ont notamment poussé les foyers français à abandonner l'opérateur historique au profit de la téléphonie IP.

Le marché des télécoms a rapporté en 2008 44,2 milliards d'euros, en progression de 3,6%. Après avoir baissé de 12,5% en 2007, les investissements ont repris cette année pour 6,5 milliards d'euros, une hausse de 5,2%. Le secteur emploi directement 128 000 personnes, en baisse de 1,7%.

Un million d'abonnements au service téléphonique fixe ont été ouvert au cours de l'année, pour un total de 40,7 millions à la fin de l'année 2008. Si le nombre d'abonnement bas débit a diminué (2,4 millions de moins), il a été compensé par la croissance des abonnements IP (3,5 millions de plus). Les clients privilégient le dégroupage total et un quart des lignes fixes supportent uniquement un abonnement à la voix sur IP, contre 16% un an auparavant. Les français ont passé 107 milliards de minutes au téléphone, dont 44% en IP contre 32% un an plus tôt.

18,7 millions d'abonnements Internet ont d'ailleurs été recensés en 2008, dont 17,7 millions en haut débit.

Du côté de la téléphonie mobile, on dénombrait fin 2008 58 millions de cartes SIM, 4,8% de plus qu'en 2007. Le nombre de clients résidentiels (49,8 millions) a augmenté moins rapidement (4,4%) que le nombre de cartes entreprises (7,1%). Les 1,5 million de cartes internet et les nombreuses cartes de machine à machine sont à l'origine de cet accroissement, le nombre de cartes permettant des communications téléphoniques ayant diminué sur le marché des entreprises.

La généralisation de la gratuité des SMS s'est nettement ressentie en 2008. 34,8 milliards de SMS ont effectivement été échangés en 2008, contre seulement 19,4 milliards en 2007, soit une augmentation de 80%.
Avec 7,1% des voix selon les dernières estimations, le Parti Pirate suédois est assuré d'envoyer au moins un, si ce n'est deux, représentant au Parlement européen. Avec comme principaux chevaux de bataille la remise au plat des lois sur le copyright, l'abolition des brevets et la défense des libertés individuelles à l'heure du numérique, le "Piratpartiet" a recueilli quelque 200.000 suffrages dimanche, et jusqu'à 19% des scrutins chez les 18 - 30 ans.

"Nous venons d'écrire un pan de l'histoire politique", se félicite dans un communiqué le leader du parti, Rick Falkvinge. "Ce soir, les politiciens ont appris que le fait de suivre les consignes des lobbies pourrait leur coûter leur place".

Créé en 2006, le Piratpartiet n'avait jusqu'ici jamais brillé dans la vie politique suédoise, mais en avril 2009, la donne change avec la condamnation des quatre fondateurs du site de partage BitTorrent The Pirate Bay. L'événement suscite un émoi certain parmi la jeunesse suédoise, et entraine un élan d'adhésion sans précédent auprès du Parti, qui passe en quelques jours de 15.000 à 45.000 membres, devenant de fait la quatrième force politique du pays.

Au pays de Lisbeth Salander, la célèbre pirate informatique popularisée par la saga Millenium, il faudra donc désormais compter avec le Piratpartiet, à qui ses détracteurs reprochent toutefois de ne pas avoir de réel programme politique et de ne devoir son succès qu'aux récentes controverses sur le téléchargement illégal, en Suède et dans le reste de l'Europe.

« En seulement 42 petits mois, nous avons enregistré une croissance fulgurante ainsi qu'une importante reconnaissance au niveau mondial, dans la mesure où les questions que nous soulevons ont fait prendre conscience aux gens des dommages provoqués par les partis actuels au niveau des processus fondamentaux de la démocratie », estime pour sa part Andrew Norton, responsable de la coalition internationale des partis pirates.

Le parti pirate allemand a pour sa part recueilli moins de 1% des voix dimanche, et ne siègera donc pas au Parlement européen.
Le jeudi 4 juin fut certainement une journée particulière pour Microsoft. Après avoir dévoilé son moteur de recherche Bing le 28 mai dernier, la part de marché de la firme de Redmond dans le domaine de la recherche sur Internet a augmenté de manière considérable.

La société StatsCounter, qui offre un service de compteur pour les sites Internet, a publié une série de statistiques pour le moins surprenante et annonce que Bing est brièvement passé en seconde position devant Yahoo! Search. Selon les données de StatsCounter, le jeudi 4 juin dernier Bing enregistrait aux Etats-Unis une part de 16,28% contre 10,22% pour Yahoo! A travers le monde, le moteur de Microsoft devançait également la firme californienne à 5,62% contre 5,13%. "Reste à voir si la popularité de Bing décroîtra après cette phase de promotion mais Microsoft semble avoir trouvé un vainqueur", expliquait Aodhan Cullen, président de StatsCounter.

Pourtant, ce succès ne perdurera pas puisque Yahoo! reprendra très vite sa seconde place dans la journée du 5 juin. Quant à la popularité de Bing, elle décroît de manière tout aussi fulgurante. Toujours selon les données de StatsCounter, à l'heure actuelle Bing aurait une part de 2,83% contre 7,15% et 88,03% pour Google.
Depuis plusieurs années le gouvernement chinois met en place une série de processus permettant de filtrer le contenu du web. C'est ainsi que plusieurs sites Internet jugés inappropriés sont censurés sur le territoire à l'image de YouTube, Hotmail, Wikipedia ou encore Twitter. Les géants de la recherche ont d'ailleurs signé plusieurs accords afin de restreindre les résultats de leur moteur auprès des citoyen du pays. A partir du 1er juillet prochain, les ordinateurs commercialisés à l'intérieur de la Chine pourraient nécessiter la pré-installation d'un logiciel permettant le filtrage automatique.

Le Washington Post rapporte que le gouvernement chinois s'est entretenu à ce sujet avec les différents fabricants mais n'a pas encore annoncé cette initiative au public. Officiellement, ce logiciel permettrait de protéger les plus jeunes internautes contre le contenu inapproprié, notamment les sites pornographiques.

Un porte-parole de Hewlett-Packard explique que la société : "travaille avec les autorités du gouvernement et réfléchit sur la meilleure approche. De toute évidence nous mettrons en oeuvre la meilleure expérience possible pour l'utilisateur tout en s'assurant d'être conformes aux conditions de régulation".

Développé par la société Jinhui Computer System Engineering Co., le logiciel de filtrage est baptisé "Green Dam-Youth Escort". Bryan Zhang, à la tête de cette entreprise, explique qu'il s'apparente à une application de contrôle parental laissant les parents décider du niveau de sécurité. Si certains PC commercialisés en Chine sont déjà dotés d'un tel utilitaire, il s'agit cependant du premier demandé et agrégé par le gouvernement local. M. Zhano précise également que Jinhui serait en charge de dresser la liste des sites bloqués et pourrait éventuellement collecter des informations personnelles même si ce n'est pas son rôle principal. Notons par ailleurs que Green Dam-Youth Escort pourra être désinstallé.

Si les représentants de Dell n'ont pas souhaité se manifester à ce sujet, Lenovo affirme au Washington Post sans plus de précision : "nous passons en revue toutes les législations en rapport avec notre commerce". D'autres représentants de l'industrie ajoutent que les fabricants n'ont pas vraiment eu le temps de tester Green Dam soulignant également le manque de transparence du gouvernement chinois. Ils précisent que Green Dam a été développé pour fonctionner avec le système Windows mais avancent qu'il pourrait créer quelques conflits avec les autres applications installées.

Reste à savoir si tous les fabricants se plieront à cette demande et surtout la manière dont le logiciel sera utilisé par les autorités chinoises.
La Gendarmerie Nationale en "étroite collaboration" avec l'Association de Lutte contre le Piratage Audiovisuel (ALPA) a fait fermer vendredi le site français SnowTigers, une communauté privée d'échange de contenus piratés comptant près de 150 000 membres actifs. Les membres, obligatoirement invités, étaient soumis à des quotas de partage. Fort convoité et comptant 250 000 inscrits d'après les autorités, le site grossissait même ses rangs de nouveaux membres qui avaient acheté leurs invitations auprès de membres peu scrupuleux.

La Gendarmerie a indiqué au site internet Zataz avoir arrêté 10 personnes et saisi 21 serveurs au terme de "deux ans d'enquête". D'autres sources ont pour leur part indiqué que les serveurs, hébergés à l'étranger et notamment aux Pays-Bas, n'avaient pas été appréhendés. Les militaires confirment néanmoins que les serveurs "ont bien été saisis", précisant que le rapatriement d'informations venant de l'étranger n'était "qu'une question d'entraide judiciaire" et n'était "vraiment pas un problème" pour eux.

Le président de l'ALPA Frédéric Delacroix estime que SnowTigers, repère de groupes de warez qui y publiaient des films, des musiques et des logiciels piratés, était "une organisation clairement criminelle". Le site aurait d'après lui engrangé "plusieurs centaines de milliers d'euros", par le biais de dons de membres. Toutes ces personnes "pourraient dorénavant être inquiétées".

Un pirate anonyme ayant infiltré SnowTigers prétend pour sa part que la communauté n'aurait guère pu accumuler que 30 à 35 mille euros. Il dément en outre les rassurantes déclarations d'autres communautés privées en révélant que le site enregistrait bel et bien les adresses IP de ses membres. PayPal, moyen de paiement utilisé par le site, est pour sa part tenu de conserver une trace des donateurs.

Reste à voir si la fermeture de ce site aura une incidence sur le nombre de téléchargements illégaux et sur les ventes de produits culturels, ou si les anciens membres de SnowTigers s'empresseront de rejoindre d'autres communautés qui se seront sécurisées en réaction à ce coup de filet.
Un décret de 2006 permet aux abonnés de conserver leur numéro de téléphone géographique lorsqu'ils changent d'opérateur. S'il est possible de porter son numéro de téléphone portable en 10 jours depuis le mois de mai 2007, il en va autrement pour les internautes dégroupés.

L'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) mettait d'ailleurs en demeure début avril tous les opérateurs, après avoir été saisie en début d'année. Les fournisseurs d'accès à internet étaient sommés de permettre le portage des numéros, y compris les numéros au préfixe en 09.

Le numéro de relevé d'identité opérateur (RIO) est ainsi disponible dans l'interface de gestion des abonnés de Free. Il suffit donc désormais de transmettre ce numéro au nouvel opérateur pour conserver son numéro en 09, bien que la demande de résiliation de l'ancien abonnement soit toujours à la charge de l'abonné, contrairement à ce qui se fait en téléphonie mobile.

Face aux différences dans la procédure de portabilité du numéro d'un opérateur à l'autre, certains d'entre eux dont Bouygues Telecom, Orange, Free ou encore SFR ont fondé l'Association de portabilité des numéros fixes (APNF). Il s'agit de maintenir une base de données commune des numéros fixes portés afin d'éviter aux opérateurs d'informer l'ensemble de leurs confrères en cas de portage, assurant le bon acheminement des communications et fiabilisant la facturation inter-opérateurs. Son initialisation est prévue à partir d'octobre 2009.

L'ARCEP est quant à elle sur le point d'adopter une décision s'imposant à tous les opérateurs, introduisant l'obligation d'informer par anticipation tous les opérateurs des opérations de portage.
Google lance les versions expérimentales de son navigateur web open source, Chrome, pour Mac OS X et Linux. Gare aux bugs !

Ces versions non-Windows du browser s'adressent aux seuls développeurs prévient le moteur dans un billet : "Pour obtenir plus de retours des développeurs, nous proposons les versions 'test' de Google Chrome pour Mac OS X et Linux (...) Ne les téléchargez pas ! A moins, bien sûr, que vous soyez un développeur ou que vous appréciez les logiciels incomplets, imprévisibles et buggés."

Auteurs de ce billet, Mike Smith et Karen Grunberg, managers produits chez Google, éveillent ainsi la curiosité des geeks. Ils précisent qu'il est impossible d'accéder à une vidéo sur YouTube, de modifier les paramètres de confidentialité ou encore d'imprimer avec ces versions. Patience, Google proposera "dès que possible" une version bêta de Chrome pour Mac et Linux.
Dans son éternelle course contre son rival SFR (feu Neuf), Free a récemment lancé le service FreeWifi. À l'instar de Neuf WiFi, ce service permet d'ouvrir son point d'accès sans fil au tout venant, en échange d'une connexion gratuite sur d'autres box de son fournisseur d'accès. Mais alors que SFR a toujours permis de se réserver l'exclusivité de l'accès à sa propre box, Free a transformé toutes ses box en point d'accès ouvert au fil des mises à jour, ce qui lui a d'ailleurs permis de revendiquer un réseau de 3 millions de points d'accès.

Si Free a pris des dispositions en assurant que les internautes nomades n'utiliseraient que la part inutilisée des connexions partagées, et qu'ils auraient en outre une adresse IP distincte, la question des hypothétiques dangers des ondes WiFi sur la santé reste entière. Le seul moyen de bloquer l'accès à sa borne FreeWifi était jusqu'à présent de tirer un trait sur toute la connectique sans fil de sa Freebox et donc de se contenter de connexions filaires.

Face aux nombreuses critique, Free a toutefois rendu possible la désactivation de sa borne FreeWifi. Celle-ci se fait comme pour son activation par le biais de l'interface de gestion FreeWifi. Sans surprise, vous ne pourrez plus accéder aux Freebox des autres Freenautes si vous désactivez votre borne.
Confronté depuis peu à un nouveau concurrent, Google a récemment présenté une nouvelle fonctionnalité issue de ses laboratoires. Google Squared, littéralement "Google Ordonné", se propose d'organiser les résultats d'une recherche sous forme de tableau, et non sous forme de liste. Le moteur de recherche identifie pour ce faire les catégories pertinentes pour générer des colonnes, et peuple automatiquement les lignes avec les réponses glanées ici et là.

Le chef de produit de Google Squared Alex Komoroske et son équipe sont parti du constat que "certaines requêtes sont complexes et requièrent de visiter dix, peut-être vingt sites, pour rechercher et collecter ce dont on a besoin". Il prévient que "cette technologie n'est en aucun cas parfaite", précisant "qu'identifier automatiquement des catégories est beaucoup plus difficile pour un ordinateur que pour un humain". Google Squared n'est effectivement pas toujours pertinent mais ne rechigne pas à être assisté par l'internaute, qui peut ajouter manuellement des colonnes qui seront automatiquement remplies, ou en supprimer et s'en voir suggérer d'autres.

La requête "planet" révèle ainsi le nom des planètes du système solaire, une photo, la durée de leur révolution ou encore leur densité.

Google propose ainsi une manière pratique et innovante de présenter les résultats, mais il y a encore d'importants progrès à faire pour que le service soit utilisable dans la vie de tous les jours et qu'il puisse, à terme, être directement intégré au moteur de recherche conventionnel.
Les avis de la Commission nationale Informatique et Liberté (Cnil) sont « ni favorables, ni défavorables, mais argumentés ». C'est en ces termes que son président Alex Türk a, en partie, justifié son vote en faveur de la loi Hadopi.

Une réponse du sénateur (Nord) aux attaques du journal satirique le Canard Enchainé a été publiée, jeudi 4 juin 2009, sur le blog Bugbrother du journaliste au Monde Jean-Marc Manach. Il y explique, entres autres, que la Cnil, même si elle a été très critique envers la loi Hadopi, n'a pas vocation à émettre des avis particulièrement tranchés, mais plutôt à rendre des avis « motivés et circonstanciés ». Un argument auquel le journaliste répond par une simple copie d'écran. « Le moteur de recherche de la CNIL, tout comme Google, répertorient (...) plus d'une centaine d'avis favorables, et le moteur de recherche du Journal Officiel consacré aux délibérations de la Cnil propose même d'affiner la requête pour lister ses 'Avis favorable / défavorable / favorable avec réserves' », explique-t-il dans son billet, tout en écartant l'idée qu'il conteste l'analyse que fait le président de la CNIL (également docteur en droit).

Dans sa réponse, Alex Türk fait également part de ses doutes et se « pose une question : sont-ils nombreux mes collègues parlementaires qui ont voté en étant absolument sûrs de leur choix ? » Pour sa part, « ce ne fût pas le cas, conscient d'être tiraillé entre les exigences de deux libertés essentielles ». Il évoque alors les « nombreux incidents » ayant ponctués le débat. « Probablement parce que rien n'était aussi simple que le croient parfois certains commentateurs », poursuit-il.
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