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Non content de taquiner les pionniers du web Google et Yahoo, Facebook a annoncé en grande pompe le lancement imminent des adresses personnalisées. Cette information capitale, massivement relayée par les médias, s'affiche même avant l'heure en page d'accueil du célèbre réseau social.

Samedi 13 juin à précisément 6 heure et 1 minute (heure française), les utilisateurs pourront effectivement choisir un nom d'utilisateur pour leur compte Facebook et obtenir une adresse simple à transmettre à leurs proches, du type www.facebook.com/nomdutilisateur. Sans surprise, la règle du premier arrivé premier servi prévaudra, les noms d'utilisateur étant uniques et impossible à modifier ou à transférer.

L'objectif n'est pas seulement de simplifier la recherche de personnes physiques, qui sont d'ailleurs encouragées à utiliser leur adresse personnalisée sur leurs cartes de visites par exemple, mais aussi et surtout d'inciter les marques et les annonceurs à élire domicile sur l'incontournable portail communautaire, qui tire ses revenus de la publicité. Eux aussi pourront effectivement bénéficier d'une adresse simple et directe, évitant les détours inutiles par le moteur de recherche interne, une étape récalcitrante que MySpace a toujours esquivé.

Facebook n'écarte pas d'offrir davantage de fonctionnalités basées sur les identifiants dans le futur. De là à penser que le réseau social, dont la messagerie interne est déjà privilégiée par de nombreux utilisateurs, pourrait concurrencer directement Google et Microsoft et se lancer dans le domaine de l'email... Il n'y a qu'un pas !
La Haute Autorité instituée par le projet de loi Création et Internet ne pourra finalement pas prononcer de suspension de l'abonnement à Internet, a statué le Conseil constitutionnel dans sa décision, rendue publique mercredi après-midi. Saisi par l'opposition suite au vote de la loi par l'Assemblée nationale, le conseil des "sages" en a donc évincé sa principale mesure, au motif qu'il n'incombait pas à une autorité administrative de prononcer une restriction des droits du citoyen à s'exprimer en ligne.

Les pouvoirs conférés à l'Hadopi « pouvaient donc conduire à restreindre l'exercice, par toute personne, de son droit de s'exprimer et de communiquer librement », estime le Conseil constitutionnel dans son avis. « Dans ces conditions, le législateur ne pouvait, quelles que soient les garanties encadrant le prononcé des sanctions, confier de tels pouvoirs à une autorité administrative dans le but de protéger les titulaires du droit d'auteur. Ces pouvoirs ne peuvent incomber qu'au juge », conclut-il.

« C'est à la justice de prononcer une sanction lorsqu'il est établi qu'il y a des téléchargements illégaux », ajoute le Conseil. « Le rôle de la Haute autorité (Hadopi) est d'avertir le téléchargeur qu'il a été repéré, mais pas de le sanctionner ». Ce faisant, le Conseil constitutionnel va dans le sens de ceux qui militent pour que l'accès à Internet soit considéré comme un droit fondamental, une décision que ne manqueront pas de rappeler les eurodéputés lorsque la question de la riposte graduée sera remise sur la table du paquet télécoms.

Pour l'instant, la loi Création et Internet existe, mais elle est vidée de sa substance, puisque sa principale mesure est retoquée : en lieu et place des sanctions prévues, la Haute Autorité ne pourra finalement qu'émettre des avertissements. Concernée au premier chef, la ministre de la Culture Chistine Albanel devrait réagir à cette décision en fin d'après-midi.

D'autres points du texte ont suscité l'ire des Sages, dont nous étudierons plus en détail la décision très prochainement. En attendant, vous pouvez la consulter sur le site du Conseil constitutionnel.
Comme prévu, Christine Albanel a rapidement réagi à la décision du Conseil constitutionnel, qui a mercredi pris le parti de censurer certains des articles de la loi "Création et Internet", destinée à lutter contre le téléchargement illégal. La ministre de la Culture se dit ravie que la mission d'éducation de la Haute Autorité prévue par le texte ait été avalisée par le conseil des Sages, et indique que le texte sera rapidement complété de façon à ce que le pouvoir de sanctionner incombe bien à un juge.

Dans un communiqué, la ministre « prend acte sur ce point du choix du Conseil constitutionnel » et annonce qu'elle proposera rapidement « de compléter la loi pour confier au juge le dernier stade de la "réponse graduée" ». « Parallèlement la mise en place de la Haute Autorité instituée par la loi, exclusivement chargée du volet préventif de la lutte contre le piratage, se fera selon le calendrier prévu et les premiers messages d'avertissement seront adressés dès l'automne aux abonnés à Internet. », prévient Christine Albanel. Officiellement, Hadopi plie, mais ne rompt pas.

Le député UMP Frédéric Lefebvre a pour sa part proposé qu'une loi "à article unique" soit rapidement adoptée par le Parlement afin de répondre aux objections du Conseil constitutionnel.
Hier, Apple a mis en ligne la version finale de Safari 4 pour Mac OS X et Windows. Sorti depuis plusieurs mois en version bêta, Safari 4 introduit un nouveau moteur, Nitro, qui accélère sensiblement la consultation de sites utilisant Javascript de manière intensive. Le moteur de Safari 4 propose également une compatibilité avec HTML 5 et passe l'Acid Test 3 à 100%.

Safari 4 présente également plusieurs améliorations de son interface : il est désormais possible de naviguer dans les favoris ou dans l'historique via la vue CoverFlow d'iTunes, et d'afficher une mosaïque des sites les plus visités. Celle ci peut s'ouvrir manuellement mais le navigateur la propose également automatiquement lors de l'ouverture d'un onglet. La version Windows bénéficie quant à elle d'une meilleure intégration avec l'interface graphique, notamment sous Windows Vista puisqu'elle bénéficie enfin de la prise en charge d'Aero. Par rapport à la version bêta, on notera néanmoins l'abandon pur et simple des onglets au sommet de la fenêtre. Visiblement jugée trop confuse, cette disposition laisse sa place à une mise en forme classique des onglets en dessous des barres d'outils.
La fondation Mozilla travaille sur un nouveau projet qui devrait permettre aux entreprises de fabriquer elles-mêmes une version personnalisée de leur navigateur basée sur la prochaine mouture de Firefox, lequel devrait être disponible dans quelques semaines. Avec ce programme, baptisé "Build Your Own Browser", les sociétés pourront commander une version du logiciel à leur image, pouvant être très simplement déployée sur l'ensemble du parc informatique, explique Mike Beltzner, directeur de Mozilla Corporation.

Les firmes seront en mesure de choisir certains éléments préconfigurés, puis elles recevront un programme facilitant le déploiement à partir d'un serveur central. Sheri McLeish, analyste chez Forrester, précise qu'Internet Explorer est toujours très utilisé en entreprise car Microsoft offre une palette d'outils permettant aux administrateurs de gérer de manière centralisée les options du navigateur. "Si Mozilla peut allouer des éléments de personnalisation aux développeurs et professionnels de l'IT non seulement sur la marque mais en leur donnant de meilleurs outils de gestion de Firefox, les sociétés y réfléchiront à deux fois avant de choisir leur navigateur par défaut", ajoute l'analyste.
En avril dernier, la Federal Trade Commission, en charge d'appliquer le droit à la consommation et de contrôler les pratiques commerciales aux Etats-Unis, a fermé les serveurs du fournisseur d'accès à Internet Pricewert. Quelques semaines plus tard, le distributeur Marshal8e6, spécialisé dans la sécurité du courrier électronique, annonce que le volume total de spam aurait baissé de 15%.

Selon la FTC, Pricewert était utilisé pour héberger du contenu illégal et utilisé par les hackers pour distribuer des virus, des spyware, du contenu pédo-pornographique et organiser des attaques par phishing. Pricewert se défend de toute activité criminelle de leur part en avançant que la faute doit être rejetée sur plusieurs de leurs clients. De toute évidence, cet épisode ne manquera pas de raviver les débats autour de la responsabilité du contenu hébergé par les fournisseurs d'accès à Internet.

Au mois d'octobre 2008, la FTC et les autorités néo-zélandaises étaient parvenues à enrayer partiellement les activités du groupe HerbalKing, responsable de l'envoi de milliards de courriers électroniques non sollicités à travers le monde. En tout, ce groupe organisé possédait plusieurs botnets regroupant 35 000 machines zombies leur permettant d'expédier jusqu'à 10 milliards de spams par jour, près d'un tier du spam global.
De ringard, le "geek" est ces derniers mois devenu très en vogue. Désignant autrefois une personne dont la passion (l'univers des mangas par exemple) entravait la vie sociale, ce mot cuisiné à toutes les sauces qualifie désormais une chose ou une personne à haute teneure technologique. La démocratisation des hautes technologies et d'Internet aidant, le geek a aujourd'hui envahi notre quotidien. Il est l'objet de dossiers complets dans les magazines branchés, est invité sur les plateaux de télé, est le protagoniste de films (de The Matrix à Cyprien), et conseille ses proches.

Symptomatique d'une tendance de fond, l'entrée d'un mot dans le dictionnaire témoigne souvent également de nouveaux usages. Le mot "geek" fait ainsi parti des heureux élus de l'actualisation annuelle du Larousse de poche, mais il n'est pas le seul.

En marge de termes liés au contexte économique comme "décroissance", "low cost" ou encore "RSA" (revenu de solidarité active), d'autres noms communs liés aux technologies et en particulier à l'internet font également leur apparition dans l'édition 2010 de ce dictionnaire. Le mot "buzz" a lui aussi droits à ses lettres de noblesse, à l'heure où Twitter défraie régulièrement la chronique, tandis qu'on peut officiellement parler en français de "peer to peer". Nos députés pourront d'ailleurs enfin découvrir ce que signifient ces obscures notions d'"adresse IP" et de "Web 2.0".

En attendant que Larousse nous autorise à conjuguer le verbe "poker", le nom commun "mobinaute", pourtant employé de longue date, désigne enfin officiellement un utilisateur d'internet à partir d'un dispositif mobile.

Le Petit Larousse 2010 est quoi qu'il en soit vendu 28 euros et sera tiré selon l'éditeur à 750 000 exemplaires.
L'affaire Gary McKinnon devrait reprendre de plus belle devant la haute Cour d'Angleterre afin d'éviter l'extradition du hacker vers les Etats-Unis. Les avocats de l'accusé insisteront sur son état de santé en expliquant que ce britannique de 43 ans est au bord de la psychose et pourrait rapidement développer des tendances suicidaires.

Rappelons qu'en 2002 Gary McKinnon avait été accusé d'avoir piraté 97 ordinateurs du Pentagone et de la NASA. Pour sa défense, il expliquait vouloir rechercher des informations confidentielles sur l'existence d'une vie extra-terrestre. Le pirate tenta d'enrailler le processus d'extradition et affirma que ses médecins lui avait diagnostiqué le syndrome d'Asperger, une forme d'autisme. Cependant, malgré le soutien de la Société Nationale des Autistes (NSA), la demande fut rejetée. En début d'année, une requête fut envoyée au Crown Prosecution Service - l'équivalent du Ministère Public en France - afin d'être jugé en Angleterre. Gary McKinnon y confesse ses crimes et ses infractions au code des usages informatiques.

S'il venait à être extradé vers le territoire de l'Oncle Sam, M. McKinnon risquerait jusqu'à 70 ans d'emprisonnement. En effet, les autorités judiciaires américaines estiment que les crimes du hacker furent motivés par des idéologies politiques et causèrent des dommages s'élevant entre 700 000 et 800 000 dollars.

Jusqu'au 15 juin prochain, les résidents du Royaume-Uni ont la possibilité de signer une pétition de soutien à Gary McKinnon sur le site officiel du cabinet du Premier Ministre. Le chanteur Sting, Peter Gabriel ou encore David Gilmour des Pink Floyd y ont apposé leur signature.
Parce qu'il est parfois frustrant de commenter l'actualité tout en s'astreignant à une certaine réserve, la rédac' vous propose régulièrement des billets d'humeur qui nous permettent d'offrir un regard plus personnel sur l'actualité de l'univers high-tech, au travers d'articles parfaitement subjectifs qui ne reflètent finalement que l'avis de leur auteur. Cette semaine, WWDC oblige, nous nous penchons sur le prochain gros chat d'Apple, Snow Leopard. Avec une question en ligne de mire : les systèmes d'exploitation peuvent-il encore nous faire rêver ? L'occasion, également, de faire « Bing ! »

Hier, le monde entier était suspendu au bouton Actualiser de son navigateur pour mettre fin à l'insoutenable suspense autour de l'iPhone 3.0. Et là, stupéfaction, on apprend qu'Apple développe encore des ordinateurs et un système d'exploitation ! J'exagère bien sur, mais parfois, on serait tenté de croire que la firme de Cupertino ne produit plus que des téléphones portables, tant l'actualité iPhone de ces derniers jours était omniprésente. Que nenni : de nouveaux MacBook, pardon, MacBook Pro flambants neufs, dont la pureté de la ligne rend désormais la batterie inamovible (et le disque dur plus casse tête à remplacer ?) et un Snow Leopard qui pointe enfin le bout de son museau, attendu pour septembre. Et là, on peut voir la chose sous deux angles différents. On peut se la jouer « verre à moitié plein » : Mac OS X 10.6 propose plusieurs améliorations de fond qui devraient rendre le système plus rapide, grâce à une meilleure exploitation des processeurs multi coeurs et du 64 bits, ou la prise en charge d'Open CL. Le tout est facturé 29 dollars, ce qui n'est franchement pas cher pour une mise à jour de système d'exploitation, sachant que rien n'indiquait que l'on n'allait pas payer cette nouvelle mouture « plein pot ». Mais vous commencez à me connaître, j'aime bien gratter et regarder le verre à moitié vide. Juste comme ça... 29 euros, quand même, pour un service pack, c'est cher ! STOP ! Ne vous acharnez pas tout de suite sur moi, c'est de la provocation. Admettons que Snow Leopard est plus qu'un service pack... Disons qu'on pourrait le situer quelque part entre une vraie mise à jour majeure forte de « plus de 300 nouvelles fonctionnalités », qui serait facturée 129 euros dans le monde d'Apple et une SE ! Mais pourquoi pas, après tout : après avoir passé près de 10 ans à ajouter des tonnes de fonctionnalités à Mac OS X, Apple décide de se poser et de « raffiner » le système actuel, sans lui apporter de nouvelle fonctionnalité majeure, du moins côté utilisateur. C'est une initiative plutôt louable en soi ! Le problème, c'est que dans le discours véhiculé par Apple hier soir, quand Microsoft fait la même chose avec Windows 7, c'est un geste désespéré pour se sortir d'un bourbier. Ils n'ont plus rien à inventer, donc ils ressortent la même chose maquillée derrière une deuxième couche d'Aero, pour que ça ait l'air neuf. Par contre, quand l'initiative vient d'Apple, c'est uniquement parce que leur système est tellement parfait qu'ils n'avaient qu'à passer un petit coup de chiffon par ci par là pour polir le tout.

La meilleure version de Mac OS X de tous les temps... au monde !

Snow leopard ejection disques
On a beau apprécier les produits Apple pour ce qu'ils sont (novateurs, élégants, performants...), ça met un tout petit peu mal à l'aise de voir la firme de Cupertino se gargariser de slogans tels que « Snow Leopard : raffiné, pas réinventé » ou « Le tout nouveau Finder, exactement pareil ». On pourrait presque prendre ça pour de l'auto dérision, tant ils sont habiles pour tourner absolument n'importe quelle situation à leur avantage avec un discours marketing finement huilé. On croit rêver en lisant la liste des nouvelles fonctionnalités : on apprend ainsi que Snow Leopard éjecte les disques avec plus de fiabilité, qu'il propose de nouvelles polices, qu'il permet d'afficher la date dans la barre de menus, que l'on peut scanner une image à partir d'Aperçu ! Rendez vous compte, c'est absolument incroyable ! On dirait du Windows ! On dirait... tiens, oui, on dirait la liste des nouvelles fonctionnalités de Windows 7 ! Ces avancées majeures qui excitent tous les développeurs de la planète : les jumplists, la nouvelle barre des tâches, le bouton Arrêter qui arrête vraiment l'ordinateur au lieu de le confronter à une série de 25 options, le « passage furtif sur le bureau »... Mais qu'est ce qui se passe ? Vous l'avez perdue où votre imagination ? On le sait qu'Apple a encore de bonnes idées, qu'ils peuvent encore décrocher la machoire de tout un auditoire comme ils l'ont fait en présentant le premier iPhone, qu'ils peuvent nous faire acheter un iPhone 3G un an après, voire même un 3G S (non, quand même pas !)... Mais Mac OS X, là, on ne sait plus trop, on a l'impression qu'on est arrivé en bout de course et que tout ce qu'on a à nous proposer, ce sont des améliorations internes et quelques petits changements d'interface, certes très sympathiques, mais pas vraiment de quoi passionner les foules. On va leur laisser le bénéfice du doute et se dire que ça sera pour la version 10.7. Pour l'heure, ça ne semble pas les inquiéter tant ils sont sûrs de leur avance. Ainsi, Snow Leopard est « le système d'exploitation le plus avancé au monde », le nouvel iPhone 3G S est « l'iPhone le plus rapide et le plus puissant de tous les temps », Safari est « le navigateur le plus rapide au monde », même leur nouvelle gamme d'ordinateurs portable est « la plus verte au monde ». Bref, tout va bien pour eux !

On peut évidemment reprocher la même chose à Microsoft : pour avoir essayé la RC de Windows 7, c'est certes un système stable, qui bénéficie d'une meilleure finition, avec quelques nouveautés plus que sympathiques, mais au delà de quelques fonctionnalités, on ne va franchement pas dire que l'on va se jeter sur les jolies boites vertes, bleues et noires (pour les plus fortunés) le 22 octobre en ayant le sentiment d'avoir entre les mains le summum absolu de l'innovation technologique. D'ailleurs, si les rumeurs autour des prix de mise à jour de Windows 7 se confirment (49 dollars pour la version Home Premium), c'est à croire que Microsoft, comme Apple, semblent résignés à proposer la mise à jour à prix plancher, craignant que l'enthousiasme soit beaucoup trop bas pour justifier un investissement supérieur...

It's time to Bing

Heureusement, Microsoft ose encore innover et concurrencer les géants sur d'autres fronts : on l'a vu à l'E3 avec le prometteur Project Natal qui part en guerre contre la domination de la Wii sur le « casual gaming », et les voilà qui s'attaquent à Google avec leur nouveau moteur de recherche Bing. L'initiative est osée, et ça n'est pas la première fois que le géant de Redmond s'attaque à la recherche : on se souvient que Live Search promettait déjà de déboulonner sévère du côté de Mountain View et... rien. Là on se pose des questions. Oui, l'interface est plutôt chouette, oui l'organisation des résultats de recherche est assez agréable, oui on en a marre de Google et on aimerait bien, comme pour l'iPod, qu'un concurrent fort les secoue vraiment, mais au vu des premiers tests que l'on a pu faire sur Bing, on se rend compte que les résultats de recherche n'ont pas l'air beaucoup plus pertinents que ceux de son prédecesseur Live Search. Les chiffres semblent nous donner raison : il semble que passé l'attrait de la nouveauté qui a provoqué un pic lors des premiers jours, le public soit collectivement retourné à ses « googlisations ». Il faudra sans doute s'y pencher de plus près. En attendant, un petit détail pourrait en inquiéter certains : lors de sa brève heure de gloire, le moteur de recherche de Microsoft a tout de même dépassé Yahoo ! Et Bing !
Encore plus fort que Hulu ? Lancé à l'initiative de trois studios hollywoodiens, Lionsgate, Paramount et MGM, le site Epix HD proposera bientôt en ligne, aux Etats-Unis, des films récents en streaming, gratuits, sans coupure ni publicité. Le service souffrira toutefois une limitation de taille : il sera réservé aux abonnés des opérateurs de télécommunication qui accepteront de le financer.

Lancé lundi outre-Atlantique, Epix n'est pour l'instant accessible que sous forme de bêta privée. On sait toutefois qu'il propose déjà une centaine de titres récents - Iron Man par exemple - dans un streaming de belle qualité, puisque l'on parle d'une définition 720p. Objectif, pour les studios embarqués dans l'aventure : proposer une alternative légale et attrayante au piratage, tout en générant de nouveaux revenus sans passer par un intermédiaire spécialisé dans la distribution numérique.

Avec Epix, les films seront diffusés en télévision et sur Internet, peu de temps après leur sortie en salle, sans supplément de coût pour le consommateur final. Sous réserve d'être client d'un opérateur partenaire, l'internaute pourra donc retrouver sur son écran de TV ou sur le site d'Epix une sélection de films récents, parfaitement gratuite et sans la moindre coupure ou bannière publicitaire.

Impossible de ne pas tenter un rapprochement avec le portail Hulu, qui défraie la chronique depuis quelques mois en offrant depuis quelques mois un accès gratuit à la majeure partie des contenus TV américains. Les deux offres reposent toutefois sur un modèle radicalement différent : alors que Hulu se rémunère grâce à la publicité, Epix va faire payer les fournisseurs d'accès à Internet et les câblo-opérateurs.

Epix envisage en effet de proposer son double bouquet, TV et Internet, aux opérateurs, sous la forme d'un forfait de 1 ou 1,5 dollar par mois et par abonné. Sous réserve de proposer aussi bien une offre de télévision payante qu'une formule d'accès à Internet, ces derniers seront donc en mesure de proposer à leurs clients une formule exclusive réunissant les contenus de trois des plus grands studios hollywoodiens. Bref, un bon moyen de se différencier de ses concurrents, et une initiative qui devrait ravir les internautes américains, de plus en plus enclins à profiter de la vidéo à la demande dès qu'elle est gratuite, comme en témoigne le succès de Hulu.

Gratuit et transparent pour l'utilisateur final, Epik serait donc une extension à Internet de la télévision payante. Un modèle finalement assez proche de ce que fait aujourd'hui Canal+ avec son offre "Canal+ à la demande", à ceci près que l'initiative n'émane pas d'un réseau de télévision payante, mais directement des studios. Une bonne façon pour ces derniers de générer des revenus sans dépendre ni d'un diffuseur particulier, ni de la propension des internautes à acheter des contenus en ligne, ni du marché de la publicité en ligne.
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