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Sur le marché de la vidéo en ligne, face au succès fulgurant de YouTube, Microsoft pourrait réduire le développement de MSN Soapbox lancé fin 2006. En effet, Erik Jorgensen, vice-président de la branche Internet, explique que la société "est actuellement en train de réfléchir sur la marque Soapbox, ce qu'elle signifie pour MSN et la manière dont elle s'intègre dans (la) stratégie".

A ce jour, l'on dénombrerait 35 millions de visiteurs uniques sur MSN Video et 250 millions de clips joués chaque mois. Sur le marché américain, Microsoft a une part de 2% et se place en cinquième position derrière Yahoo!, Hulu, Fox et Google, l'éternel leader avec 40,9 %.

Plutôt que de fermer complètement le service Microsoft pourrait revoir son intégration au sein du portail. "La vidéo en ligne est un élément clé de l'expérience MSN", explique Microsoft, "nous restons déterminés à proposer une expérience fascinante pour l'internaute tout en gardant un oeil sur nos objectifs dans ce climat économique houleux". Rappelons qu'en fin d'année dernière Microsoft a revendu MSN Groups à la firme Multiply. Au mois de mars 2009 la société annonçait la fermeture de son encyclopédie Encarta d'ici à la fin de l'année. Ce mois-ci nous apprenions également que le logiciel Money ne serait plus du tout commercialisé à partir du 30 juin prochain outre-Atlantique.
Mercredi dernier Google dévoilait son application Google App Sync, un plugin pour Outlook permettant de remplacer Microsoft Exchange et de synchroniser automatiquement les données des comptes Google Apps Premier et Education (contacts, emails, calendriers) avec le logiciel de Microsoft toujours prisé par les professionnels.

Dans un billet publié sur le blog officiel de Microsoft Outlook, Dev Balasubramanian, chef produit, explique que l'utilitaire de Google désactive le moteur de recherche interne d'Outlook et qu'il n'est donc plus possible d'effectuer des requêtes même partielles au sein du logiciel. "Le plugin modifie une clé de la base de registre qui stoppe les fonctionnalités de recherche de Windows Desktop Search ainsi que l'indexation de toutes les données d'Outlook, pas seulement celles synchronisées depuis Gmail", explique M. Balasubramanian.

L'équipe précise également que pour réactiver ces fonctionnalités il ne suffit pas simplement de désinstaller le plugin de Google ; il faudra en effet modifier directement la clé en question dans la base de registre.

Sur son blog dédié aux applications professionnelles, Google explique que les logiciels communiquant directement avec le fichier des données d'Outlook - comme Windows Desktop Search - ne sont pas compatibles avec Google Apps Sync. Contrairement à ce qu'affirme Microsoft, les ingénieurs de la firme de Mountain View précisent que le moteur de recherche intégré à Outlook fonctionne correctement. Notons également que la dernière mouture du plugin ne nécessite plus de modifier directement la clé dans la base de registre pour réactiver complètement Windows Desktop Search. Il faudra donc mettre le plugin à jour avant de le désinstaller.
N'en doutez plus : être geek, c'est être dans le coup, puisque le premier ministre lui-même se définit comme tel. "Je suis un vrai geek", confie-t-il dans un entretien accordé au magazine SVM. Jugez plutôt : lorsqu'il ne tient pas les rênes de l'exécutif français, François Fillon surfe sur Dailymotion, suriveille ses flux RSS, rêve d'un iPhone HD et jongle entre son D700 et ses deux MacBook Pro.

« Je veux essayer toutes les nouveautés. En ce moment, j'utilise principalement un iPhone 3G, un Nokia, un iPod nano et, côté photo, un Nikon D700 et un Panasonic Lumix. », raconte-t-il, avant de gagner le coeur des fans d'Apple an avouant qu'« après avoir épuisé plus de trente PC », il est passé au Mac il y a six mois.

Il se souvient tout de même de son premier ordinateur portable, un Toshiba T2100, ainsi que de ses premiers contacts avec Internet, en 1993, mais attention, François Fillon n'est pas qu'un geek. Il est également un père, soucieux du temps que son jeune fils de huit ans passe scotché sur ses consoles de jeux, "DS, Playstation et Wii".

Du côté des geeks, les puristes, ceux qui ne cantonnent pas ce terme au simple "amateur d'informatique" mais l'associent à une véritable culture allant des comics aux mangas en passant par le jeu vidéo, Star Wars, Tolkien, les lolcats et le Gundam, on apprécie que le premier ministre soit féru de nouvelles technos, mais on persifle un peu, tout de même. On remarque même, parfois, que l'entretien, pourtant publié par un magazine qui avait publiquement pris position contre le projet, n'aborde pas la question de la loi Hadopi.

Bref, un portrait couru d'avance, à même de parler aux amateurs d'informatique et de numérique, censés constituer le lectorat du magazine SVM sans froisser la susceptibilité des attachés de presse de Matignon ? On s'interroge.

Et comme nous aussi, on ne déteste pas persifler, à l'occasion, on suggère quelques questions supplémentaires, afin de juger de la teneur de cette geekitude affichée. François Fillon saurait-il, sans l'aide de Wikipedia, dire quel est le nom du dragon dans Bilbo le Hobbit, résumer la saison 3 de Heroes, nommer les vilains méchants de Galactica, activer le pare-feu d'OpenOffice, désimlocker son iPhone 3G et pour finir... répondre à la question universelle ? Attention, un piège se cache dans ces questions.

Vous pourrez consulter un extrait de l'entretien sur le site de SVM. L'interview dans son ensemble est publiée dans le numéro d'été du magazine, sorti jeudi en kiosque.
Dans ses mesures de filtrage de l'Internet, le gouvernement Chinois, s'en prend de nouveau à Google et accuse ce dernier de ne pas avoir respecté les lois locales en ce qui concerne la censure du contenu pornographique.

Ainsi, le centre chinois en charge de superviser le contenu illégal sur Internet (CIIRC) déclare dans un communiqué : "le site Internet de Google China n'a pas installé les filtres permettant de bloquer le contenu pornographique en accord avec les lois et les régulations de notre nation". Le CIIRC est une entité établie en 2004 regroupant le conseil d'État, le ministère de la police et le ministère de l'industrie de l'information.

Dans ce communiqué, diffusé sur CCTV (China Central Television) et rapporté par l'AFP, il est précisé que "le CIIRC condamne fermement Google China et demande à ce que le contenu pornographique et vulgaire soit retiré des sites".

Pour mémoire, début 2006, Google a été le premier acteur mondial de l'Internet à reconnaître sa participation à la censure du Net chinois. Le pays bloque régulièrement l'accès à certains services Internet tel que YouTube, Wikipedia et plus récemment le nouveau moteur de recherche de Microsoft Bing. Officiellement le gouvernement local s'est engagé dans une lutte contre la cyber pornographie mais c'est aussi l'occasion de balayer plusieurs weblogs et vidéos de dissidents, notamment sur la question du conflit sino-tibétain. La semaine dernière nous apprenions que la Chine souhaitait obliger les fabricants de PC à pré-installer un logiciel de filtrage sur les machines commercialisées à l'intérieur du pays.
L'époque où les opérateurs se contentaient d'acheminer des données sur leurs réseaux est bel et bien révolue. Après s'être essayé, non sans succès, à la télévision payante (offres cinéma et sports), l'opérateur historique prépare, par l'intermédiaire de sa branche Orange Vallée, un ambitieux service de vidéo à la demande sur Internet, qui permettrait d'accéder gratuitement à des films ou des émissions TV, mais aussi de mettre en ligne ses propres contenus.

Nom de code : Welles, en référence au plus shakespearien des réalisateurs américains, Orson Welles. En cours de gestation, le projet pourrait aboutir d'ici la fin de l'année, a laissé entendre jeudi Jean-Louis Constanza, directeur d'Orange Vallée, dans les colonnes des Echos.

L'idée serait donc de proposer, au sein d'une seule et même plateforme, des contenus émanant des studios de cinéma, des grands réseaux de télévision, et des internautes.

La démarche fait immanquablement penser à l'américain Hulu, qui diffuse plus de 300 millions de vidéos légales et gratuites par mois fournies par Hollywood, ainsi qu'aux portails YouTube ou Dailymotion qui, longtemps spécialisés dans l'UGC (contenu généré par les utilisateurs) cherchent aujourd'hui à négocier des accords avec les studios.

Orange dit par ailleurs vouloir se démarquer des autres services de vidéo en ligne par une interface haut de gamme, ou la possibilité de planifier certains programmes de façon à pouvoir les regarder tout en en discutant avec d'autres internautes. "Ce site sera ouvert à tout le monde et financé par la publicité", assure Jean-Louis Constanza.

Welles constituera donc le quatrième projet d'envergure d'Orange en matière de vidéo en ligne, en complément de MaZoneVideo (stockage et hébergement, comme Dailymotion), de la vidéo à la demande payante et de 24/24 TV, la télévision de rattrapage d'Orange (ex Rewind TV).
Guerre des prix dans la musique en ligne. Une semaine après l'annonce par Amazon d'une offre promotionnelle d'albums récents téléchargeables à partir de 2,99 euros, la Fnac s'aligne et annonce une offre similaire mais également limitée.

Prenant prétexte des dix ans de Fnac.com, le site propose ainsi plus de 300 albums classiques, nouveaux voire inédits, encodés en MP3 et à télécharger au prix exceptionnel de 2,99€ jusqu'au 10 juillet 2009.

"Ces éditions viennent compléter les dernières offres du site mises en ligne depuis 1 mois qui proposent une sélection de titres, actualisée toutes les semaines, à des prix "découverte" de 0,49 euro", rappelle la Fnac, dont le catalogue atteint désormais plus de 3 millions de titres.

Une guerre des prix entre Fnac et Amazon, à laquelle ne s'est toutefois pas encore mêlé iTunes, et qui devrait avant tout profiter aux consommateurs, à moins d'une semaine de la fête de la Musique, qui aura lieu le 21 juin prochain.
Dans un billet publié leur blog officiel, l'équipe du département de sécurité chez Google annonce avoir reçu une lettre invitant la société a renforcer les mesures de sécurité sur ses applications web.

Google explique qu'au travers d'une option, il est possible de se connecter à Gmail en accédant à un certificat d'authentification via HTTPS. Au mois de juillet 2008, la société a rajouté la possibilité d'activer la connexion HTTPS de manière permanente. Les ingénieurs ajoutent que Google est prêt à investir dans le déploiement général de cette option mais affirment : "nous voulons mieux connaître son impact sur l'expérience des utilisateurs, analyser les données et s'assurer qu'il n'y a pas d'effets négatifs".

Google réfléchit en effet à configurer l'authentification via HTTPS par défaut sur plusieurs de ses services - Gmail, Google Agenda, Google Documents - mais précise que cela pourrait ralentir les performances de certains de ses services Internet. Plusieurs questions doivent donc trouver réponse : "est-ce que le chargement est rapide, est-ce assez réactif ? Y a-t-il une région, un réseau ou une configuration matérielle particulièrement mal adapté à l'authentification HTTPS ?".

Si de telles mesures venaient à être mises en place, Google pourrait attirer de nouveaux internautes notamment les utilisateurs de Yahoo! Mail ou Hotmail pour qui le protocole HTTPS n'est mis en place qu'à l'authentification par identifiant et mot de passe.
Tout n'aura pas été sans heurts ni retards, mais la fondation Mozilla vient de mettre en ligne la RC1 de Firefox 3.5, prochaine évolution majeure de son navigateur, qu'il est dès à présent possible de télécharger pour Windows, Linux ou Mac OS X. Bien que l'annonce officielle n'ait pas encore eu lieu, la sortie de cette Release Candidate indique que la version finale de Firefox 3.5 ne devrait plus guère tarder à faire son entrée, même si d'autres moutures de test ne sont pas à exclure.

Firefox 3.5, nom de code Shiretoko, introduit pour mémoire une large palette de nouveautés par rapport à l'actuelle branche 3.0, à commencer par une nouvelle version du moteur de rendu HTML (Gecko 1.9.1), désormais capable de charger de façon spéculative (en anticipant la demande) un certain nombre d'éléments afin d'accélérer leur affichage.

On signalera également l'introduction d'un mode de navigation privée, une nouvelle version du moteur d'exécution JavaScript (TraceMonkey) et la prise en charge native du format de données JSON (JavaScript Object Notation), ainsi que des "web workers", qui permettront de multi-threader l'exécution des scripts les plus lourds, de façon à ne pas risquer de bloquer le navigateur. Firefox 3.5 signe également la gestion de certaines des nouveautés introduites avec le HTML 5, comme les balises et et de nouvelles propriétés au niveau des feuilles de style CSS.

A toutes fins utiles, rappelons encore une fois qu'il ne s'agit pas d'une version finale du logiciel, et que les extensions développées par la communauté peuvent ne pas se révéler compatibles avec cette nouvelle mouture.
le 17/06/2009 à 23:00
Cli.gs : 2 millions d'URL piratées
L'équipe chargée du développement du service en ligne Cli.gs annonce que les serveurs de la start-up ont été hackés. Dans la lignée de TinyURL, Cli.gs permet de raccourcir une adresse Internet afin de la partager facilement sur un site communautaire ou au cours d'une session de chat. En tout plus de deux millions de liens créés ont été modifiés.

Le hacker aurait repéré et exploité une faille de sécurité afin d'éditer les liens créés via Cli.gs et les pointer vers le site freedomblogging.com. Selon les cabinets de sécurité informatique Sophos et Kapersky, aucun code malveillant n'a été trouvé sur cette page, il ne s'agirait donc pas d'une tentative d'attaque massive par phishing. Le service est actuellement en maintenance et la fonction d'édition a été temporairement désactivée.

Cli.gs souligne que la sauvegarde des bases de données la plus récente date du mois de mai. En tout l'on dénombrerait 161 232 URL perdues, soit 7% des liens piratés.
Après avoir lancé sa campagne promotionnelle "Browse the Better" aux États-Unis en partenariat avec l'association caritative Feeding America, Microsoft est sur le point de lancer une autre initiative bien différente en Australie : une cyber-chasse au trésor.

Lorsque l'on visite le site Internet au travers de Firefox, Microsoft se montre pour le moins agressif : "nous avons enterré 10 000 dollars sur Internet et si vous êtes le premier à les trouver, vous les garderez...mais vous ne les trouverez jamais avec ce navigateur (alors débarrassez-vous en ou dégagez d'ici)".

Ce jeu, réservé aux résidents australiens, nécessite d'installer Internet Explorer 8 car il s'agit du seul navigateur au travers duquel il est possible de découvrir les indices de ce jeu de piste et peut-être trouver ces 10 000 dollars australiens (5690 euros). A partir du 19 juin prochain il serait également possible d'obtenir des indices en suivant le compte Twitter @tengrand.

Qu'il s'agisse de jouer la carte de la compassion ou celle de la cupidité, Microsoft semble prêt à tout pour augmenter les parts de marché de son navigateur. Reste à savoir si ces campagnes promotionnelles porteront leurs fruits.
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