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La guerre des widgets aura bien lieu. Partenaire de Sony, Samsung et LG, Yahoo ConnectedTV doit désormais affronter la concurrence de Philips, lui même constructeur de téléviseurs, qui annonce que sa propre solution de widgets "NetTV" a été adoptée par de nombreux services web.

Allociné, Commentçamarche, Dailymotion, Joomeo, Joog, Kizoa, KizzTV, Metaboli, MusicStory, NMT, NRJ, PlayingTV, Starzik, ViaMichelin, Vodeclic, Vodkaster, YouTube, eBay, MeteoGroup, Accedo, NetLog, MyAlbum.. au total, ce sont près de 18 sites qui devraient proposer leurs contenus sur la future génération de téléviseurs Philips séries 8000 et 9000, attendue à la rentrée.

Tous ces partenaires seront ils suffisants pour imposer la solution NetTV de Philips ? Outre des partenariats avec les principaux constructeurs de téléviseurs, son concurrent Yahoo peut se targuer de récents accords avec TiVo, fabriquant d'un célèbre magnétoscope numérique aux Etats-Unis, mais surtout d'Intel, qui verraient bien les téléviseurs se transformer en véritables médiacenter..

Yahoo ou Philips ? La guerre des widgets aura en tout cas lieu. Reste à savoir si les consommateurs auront le temps de les départager ou si les opérateurs, très actifs avec leurs box ADSL, prendront tout le monde de vitesse, à l'image des réflexions d'Orange sur sa livebox, ou de la future mise à jour de la Freebox HD, promise dès cet été par Free.
Google vient de lever le voile sur la plateforme "All For Good" qui a pour ambition de répertorier l'ensemble des activités bénévoles à travers le monde. Développée en projet parallèle à Mountain View, cette initiative est le fruit de différents ingénieurs et donc de plusieurs technologies développées par la Google.

Le code de All for Good a été créé avec App Engine et Google Base et son interface de programmation est disponible sur Google Code. Via un moteur de recherche unique il est possible de trouver un événement dans sa région si l'on souhaite participer à un projet de bénévolat. Nous y retrouvons également une dimension communautaire avec la possibilité de s'identifier avec son compte Google ou Facebook ou de partager un événement avec ses amis. Google met aussi à disposition un widget à placer au sein de Gmail ou iGoogle pour se tenir au courant des activités locales selon ses intérêts.

Les ingénieurs de Google ont aussi développé une version de All for Good sur la plateforme de YouTube afin de permettre aux organisations d'entrer en contact avec les utilisateurs pour la mise en oeuvre de vidéos promotionnelles autour des activités bénévoles.
Dans un billet publié sur le blog de Google Code, Urs Hoelzle et Bill Coughran expliquent les intentions de Google pour accélérer le web dans son intégralité. Si la multinationale dispose de plusieurs centres de données permettant d'offrir des services web rapides à travers le monde, Google estime que l'accélération de l'Internet en général devra passer par des efforts communs entre les différents acteurs de l'industrie. L'objectif avoué : surfer sur la Toile comme l'on feuilletterait un magazine.

Les ingénieurs expliquent que beaucoup des protocoles ont été développés à une époque où la connexion bas-débit prédominait ; ils ne sont donc pas optimisés pour les lignes ADSL d'aujourd'hui. A l'image des efforts qui ont été fournis sur le HTML 5, offrant un chargement rapide de lourdes applications embarquant du JavaScript, Google souhaite mettre en place une collaboration entre les différents acteurs du secteur pour retravailler sur les protocoles HTTP et TCP/IP.

Cependant, dans certaines régions du monde, le taux de pénétration de l'Internet haut-débit reste très faible. Pour cette raison, Google estime que ces pays devraient être prioritaires et encourage les fournisseurs d'accès à Internet à offrir des solutions peu onéreuses pour le déploiement massif de lignes ADSL.

Google souligne également qu'il existe des outils permettant à chaque développeur d'optimiser leurs sites Internet tels que YSlow, développé par Yahoo!. La firme de Mountain View souhaite donc travailler sur ce terrain et faciliter l'optimisation des applications web tout en saluant les efforts fournis sur les moteurs de rendu JavaScript dont les performances auraient été quasiment multipliées par 100 ces dix dernières années.

Les anglophones pourront regarder une vidéo à ce sujet ici, lire plusieurs tutoriels d'optimisation de sites Internet ou participer à la discussion.
Dans le cadre de la lutte contre la cybercriminalité, le gouvernement signe par un décret le lancement officiel de Pharos, la "plate-forme d´harmonisation, d´analyse, de recoupement et d´orientation des signalements liés au cyber-crime", sur laquelle les internautes sont invités à signaler les contenus illicites et les agissements délictueux qu'ils pourraient avoir repéré sur Internet auprès des équipes de l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC). Le dispositif passe par le site internet-signalement.gouv.fr, lancé en novembre dernier.

Ouvert « aux utilisateurs et acteurs d'internet, et notamment aux internautes, fournisseurs d'accès et services de veille étatiques », selon le décret d'application signé le 16 juin dernier, le service permet donc de signaler des contenus illicites « sans préjudice du respect dû aux correspondances privées ». Les alertes seront ensuite traitées au sein de Pharos, avant d'être éventuellement transmises aux services adéquats.

Prévenu que le délit de "dénonciation mensongère" est sévèrement puni par la loi, l'internaute a s'il le souhaite la possibilité d'effectuer un signalement anonyme. Son adresse IP sera toutefois conservée pendant une durée de deux ans. S'il choisit de renseigner son identité, ses informations personnelles pourront également être conservées deux ans, précise le décret. Elles ne pourront toutefois être accédées qu'après accord d'un procureur de la République.

L'ensemble des données recueillies, de l'adresse IP de l'internaute au nom de l'agent ayant traité le signalement en passant par les informations transmises par ce dernier, sera susceptibles d'être transmis aux « services compétents de la police ou de la gendarmerie nationales », ainsi qu'aux services d'un autre pays, dès lors que « cet Etat assure à la vie privée, aux libertés publiques et aux droitsfondamentaux des personnes à l'égard des traitements de données à caractère personnel un niveau de protection suffisant ».

Inscrit dans le plan de lutte contre la cyber-criminalité, Pharos fait son entrée officielle alors que se prépare l'examen de la future loi Loppsi (ou Lopsi 2), soit "Loi d'Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure", qui pose notamment le principe d'une analyse sérielle assistée par ordinateur - nom de code Périclès - des différents fichiers d'information dont disposent les forces de police, de façon à faciliter la détection par recoupement des délinquants.
Avec quelques mois de retard sur l'INA ou Dailymotion qui multiplient les solutions de protection des contenus, Google France vient d'annoncer que la solution Content ID, une mesure technique de protection (MTP ou DRM en anglais) conçue pour Youtube, venait d'être adoptée par six grands studios et laboratoires audiovisuels français : CMC, Cognacq Jay Image, Éclair Group, Quinta Industries, MPOeMedia et VDM.

« Nos clients veulent que leurs fans partagent, découvrent, et visualisent leurs créations légalement sur YouTube mais ils veulent aussi avoir la possibilité de protéger, promouvoir et peut-être même récolter les revenus de leur contenu sur le site », explique Anne-Charlotte Barbet, responsable commerciale de MPOeMedia.

« Historiquement, les industries du film et de la télévision françaises sont toujours allées au devant de l'innovation. Par le biais des laboratoires audiovisuels les plus avancés du pays, presque la totalité des entreprises de production françaises pourront gérer leurs contenus sur YouTube en s'appuyant sur leurs partenaires techniques de confiance », ajoute Anthony Zameczkowski, directeur partenariats stratégiques de YouTube.

Longtemps critiqué pour sa politique laxiste en matière de droits d'auteurs, Youtube met donc à disposition des producteurs de contenus une technologie gratuite, prenant une empreinte unique de chaque vidéo, et qui devrait permettre aux ayants droits de contrôler la diffusion de leurs contenus sur internet en bloquant par exemple toute publication pirate. Reste à savoir si ces outils permettront à cette filiale de Google de retrouver la confiance des éditeurs à l'heure où d'autres plates-formes légales comme Hulu.com aux Etats-Unis, M6replay et bientôt Orange Welles entendent également attirer les internautes avec des contenus premium... et légaux.
Réseaux très haut débit, réseaux mobiles, matériel, logiciel, contenus... Xavier Niel, le charismatique président fondateur de Free et Iliad a accepté de se prêter au petit jeu des questions réponses avec des internautes à l'occasion d'un "chat", une session de dialogue en direct.La principale information qui ressort de ces échanges est sans doute que l'opérateur travaille activement sur une amélioration de la Freebox HD, le boîtier multimédia à connecter à son téléviseur.

"On travaille pour faire quelque chose qui soit réellement différent, pas un simple relookage comme certains le font (...) je pense qu'elle sera une grande et agréable surprise... " explique Xavier Niel qui évoque également une "grosse annonce" pour les actuelles Freebox HD avant la fin de l'été.

Activation du jeu vidéo ? Nouvelles interfaces logicielles ? Navigation sur le web voire véritables nouveautés matérielles comme un clavier rapprochant la Freebox HD d'un véritable ordinateur multimédia ? Le patron de Free reste muet mais entend visiblement renouer avec une tradition d'innovation visant à faire de cette Freebox V6 la digne héritière de la première Freebox, apparue il y a déjà 8 ans.
Le français Deezer, qui revendique aujourd'hui le statut de premier site de streaming de musique légal en France et en Europe procèdera dans la nuit de mercredi à jeudi à la mise en ligne d'une nouvelle version de son service. Présenté comme plus blanc, plus lisible, plus social et plus moderne, le Deezer nouveau compte sur les améliorations apportées au site pour rester numéro un alors que la concurrence se durcit comme en témoigne la montée en puissance de concurrents Jiwa, Spotify, MusicMe ou le récent Wormee d'Orange.

Globalement, la recette ne change pas : le site propose toujours en écoute gratuite un catalogue de plusieurs millions de titres, accessibles à la demande ou sous la forme de radios et de listes de lecture, composées par les équipes éditoriales de Deezer ou par les internautes. Le site, à qui l'on reprochait parfois de ressembler à un sapin de Noël de publicités, profite en revanche d'un vrai lifting.

La page est désormais plus large, et la section dédiée à la musique adopte une formule classique à deux colonnes, formant une interface dont la structure n'est pas sans rappeler celle d'un certain iTunes. La dimension sociale du site est nettement plus mise en avant, avec un large espace réservé aux commentaires ou à la recommandation sur chaque fiche, d'album ou d'artiste. Les pages profil se dotent quant à elle d'un livefeed à la Facebook, tandis qu'une véritable messagerie interne fait son apparition.

Traditionnellement placé sur la droite, le lecteur audio se voit maintenant positionné en haut de page, sous la forme d'un bandeau assez fin, agrémenté de quelques nouveautés comme une visualisation des pochettes à la façon d'un coverflow, un égaliseur permettant également de gérer les transitions et différents modes de visualisation semblables à ceux que proposent des logiciels comme Winamp ou Windows Media Player. Le service offre par ailleurs la possibilité d'exporter directement un morceau vers les principaux réseaux du moment, Facebook en tête.

Plus claire, l'interface se veut également plus réactive, avec un abandon (très) partiel du Flash au profit d'une structure HTML / JavaScript. Les emplacements publicitaires ont également été revus, de façon à ne pas surcharger l'internaute de sollicitations.

Deezer v3, et après ?

Aujourd'hui, Deezer tire l'essentiel de ses revenus de la publicité, et peine à atteindre l'équilibre. Demain, le service devrait toutefois se chercher de nouvelles opportunités de croissance, avec le lancement d'offres premium, et donc payantes, réservées, au moins dans un premier temps, aux téléphones mobiles : iPhone et Blackberry bien sûr, mais aussi Android, Samsung ou Sony Ericsson.

Le premium (fonctionnalités et qualité supérieures) pourrait également être envisagé sur PC, « lorsqu'on une offre cohérente avec les attentes du marché aura été trouvée », ce qui selon Jonathan Benassaya, cofondateur de Deezer, ne peut se comprendre que comme un abonnement à moins de dix euros.

Trois ans après son lancement, l'ex-BlogMusik a de toute façon gagné ses lettres de noblesse, et revendique une audience d'environ 6 millions de visiteurs uniques en France (9 millions pour l'Europe). Tout en préparant le lancement de ses formules mobiles, Deezer se verrait bien demain aller présenter son service au nouveau ministre de la Culture, et étendre la couverture de son service. Pourquoi pas en s'associant à un opérateur, fixe ou mobile. « Aujourd'hui, adosser Deezer à un abonnement, ça apporte de la valeur », sourit Jonathan Benassaya, qui se garde toutefois bien d'aborder les résultats financiers de la société.
S'il est prévu que l'Hadopi ne surveillera les échanges que sur les réseaux peer to peer, d'autres juridictions n'attendent pas la mise en place d'une loi aussi polémique qu'à l'efficacité incertaine pour s'attaquer au problème du téléchargement illégal. En Allemagne, la cour d'Hambourg a effectivement lourdement condamné son concitoyen RapidShare.

Accusé par la société de gestion des droits d'auteur bavaroise, la GEMA, équivalent local de notre SACEM nationale, le service d'hébergement de fichier allemand a en effet été reconnu coupable de non respect du droit d'auteur et a ainsi écopé d'une copieuse amende de 24 millions d'euros.

L'hébergeur a également l'obligation de supprimer de ses serveurs les morceaux issus du catalogue du plaignant. En outre, bien que ni ce dernier, ni la justice allemande, ni l'hébergeur ne sachent comment détecter les contenus illicites parmi les nombreuses archives chiffrées et protégées par mot de passe mises en ligne chaque jour, celui-ci doit désormais s'assurer qu'aucun de ces morceaux ne soit de nouveau envoyé par ses 4 millions de visiteurs uniques mensuels.

RapidShare serait rien moins que le plus important gisement de musique illégale de la toile, à en croire la sérénité du PDG de la GEMA, Harald Heker : "par cette décision nous serons capables de réduire le téléchargement illégal de notre répertoire à un niveau négligeable".

Bobby Chang quant à lui, directeur des opérations de RapidShare, emboite notamment le pas à Moby et estime à son tour qu'il "vaudrait mieux vendre aux mélomanes des produits et des services à des prix adaptés et ainsi apporter une nouvelle source de revenus au marché de la musique sur Internet".

RapidShare pourrait faire appel et faire valoir son statut d'hébergeur, qui le décharge de toute responsabilité quant aux fichiers qu'il met à disposition des internautes.
Invité le mois dernier par le tribunal de grande instance de Paris à trouver un accord à l'amiable avec eBay, L'Oréal a finalement décidé de faire appel. Ce dernier accusait effectivement le pionnier de l'enchère en ligne de favoriser la vente de produits cosmétiques contrefaits, mais la justice avait donné raison à la défense, reconnaissant son statut d'hébergeur.

Suite à cette décision de justice, eBay s'était félicité de disposer du programme "VeRO" (pour Verified Rights Owners). Il s'agit d'un outil automatisé qui permet aux titulaires de droits approuvés de signaler les annonces qui portent atteinte à leurs droits de propriété intellectuelle. Si 2 000 personnes luttent quotidiennement contre les contenus illicites par le biais de ce programme, la plateforme de vente en ligne refuse en revanche d'instaurer un système de filtrage automatisé.

L'Oréal s'est pour le moment refusé à tout commentaire, tandis qu'eBay continue de croire que "le dialogue et la collaboration sont essentiels pour la résolution de ce genre de conflits". Quoi qu'il en soit, ce dernier devrait de nouveau mettre en avant sa bonne volonté pour obtenir gain de cause, en attendant de devenir un hypothétique cybermarchand traditionnel.
C'est finalement Michèle Alliot-Marie, nouvelle ministre de la Justice, qui a présenté mercredi matin en conseil des Ministres le projet visant à compléter la loi "Création et Internet" suite à la censure partielle de cette dernière par le Conseil constitutionnel.

Ne comptant que cinq articles, le texte transfère comme prévu le pouvoir de sanction qui incombait à la Hadopi aux mains du juge, et prévoit un régime de procédures accélérées, avec à la clé suspension de l'abonnement à Internet et amende pour les internautes convaincus de défaut de protection de leur ligne et des oeuvres soumises au droit d'auteur.

Premier volet : le texte « autorise les agents de la Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet (Hadopi) à constater les infractions à la protection des oeuvres via internet et à recueillir les observations des personnes concernées », comme l'écrit le ministère de la Culture dans un bref communiqué. Jusqu'ici, rien ne change par rapport à la loi originellement voulue par le gouvernement.

Second volet : il permet ensuite « à la justice de recourir à des procédures simplifiées pour prononcer des sanctions contre les auteurs de téléchargements illicites ». Les sanctions passeront donc par le biais d'ordonnances pénales (sans audience publique), et devant « le tribunal correctionnel siégeant à juge unique », contre trois en temps normal.

Ensuite viendront les sanctions, qui pourront aller de la suspension de l'abonnement à Internet à l'amende et la peine de prison que permettent aujourd'hui la loi pour sanctionner les délits de contrefaçon. Qui dit sanction pénale dit inscription au casier judiciaire, et peines fortement accrues en cas de récidive.

Le dispositif se rapproche donc de l'arsenal légal permettant de lutter contre la contrefaçon, à ceci près qu'il prévoit des mécanismes permettant d'accélérer les procédures et donc d'éviter, du moins en théorie, l'engorgement des tribunaux. Le dispositif sera "beaucoup plus répressif" que celui prévu à l'origine, admet le ministère de la Culture cité par l'AFP.

Et Frédéric Mitterrand ?

Tout juste arrivé de la Villa Médicis, Frédéric Mitterrand préfère pour l'instant jouer profil bas sur ce dossier sensible. « Je ne dis rien sur ces dossiers-là car je ne les connais pas encore suffisamment bien », a déclaré mercredi le nouveau ministre de la Culture, qui ne veut pas « arriver comme Tarzan » dans le débat.

Si le dossier ne passe pas de la Culture à la Justice, le neveu de l'ancien président socialiste devra en tout cas compter sur la vindicte d'une partie de l'opposition ainsi que des organisations anti-Hadopi comme la ligue Odebi qui, déjà, « promet l'enfer médiatique à Frédéric Mitterrand si le second volet de la loi Hadopi n'est pas ajourné ».
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