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le 02/07/2009 à 22:20
IPREDator disponible en bêta privée
Au mois de mars dernier, les administrateurs du site de partage de fichiers torrent The Pirate Bay, alors en plein procès contre l'industrie culturelle en Suède, ont levé le voile sur un nouveau service de réseau privé virtuel baptisé IPREDator.

En se connectant à Internet via un réseau privé virtuel comme IPREDator, l'internaute masque son adresse IP et renforce donc son anonymat. IPREDator est une réponse directe à la loi IPRED (Intellectual Property Rights Enforcement Directive) entrée en vigueur au 1er avril dernier. Cette directive permet aux industries culturelles de collecter des informations personnelles sur des personnes ayant été suspectées de transferts illégaux de fichiers.

L'équipe d'IPREDator a envoyé une première vague d'invitations aux personnes s'étant inscrites sur la liste d'attente avant l'ouverture officielle. Proposé à 15 euros pour 3 mois, le service permet de masquer l'adresse IP de l'internaute et de lui en générer une anonyme sous la forme anon162.vpn.ipredator.se

En ce qui concerne la protection des données de l'internaute, le service promet de ne donner que les informations enregistrées au cours de la souscription. En revanche, le site Internet d'IPREDator explique : "pour que les autorités suédoises puissent forcer Ipredator à partager des données de trafic, notamment l'adresse IP générée par Ipredator à un moment donné, elles devront prouver que la personne incriminée risque au minimum deux ans d'emprisonnement".

Pour de plus amples informations, vous pouvez consulter une copie de la FAQ en anglais ici, l'originale n'étant accessible que pour les personnes ayant été invitées.
Condamnés à un an de prison ferme et à une amende globale de 2,74 millions d'euros, les quatre fondateurs du plus connu des sites de partage ont annoncé fin avril que The Pirate Bay ne fermerait pas, sans qu'on sache ce qu'il deviendrait. Son repreneur Global Gaming Factory s'était effectivement contenté d'annoncer la semaine dernière que The Pirate Bay avait besoin d'un nouveau modèle économique.

Le PDG de la société Hans Pandeya s'est prononcé aujourd'hui. Il a d'abord reconnu dans une interview donnée à la BBC qu'il fallait concevoir quelque chose de plus attractif pour lutter contre le partage de fichier illégal. L'ambitieux acquéreur compte transformer les 20 millions d'utilisateurs du site en honnêtes internautes en « mettant en place un système qui rapporte de l'argent à ceux qui partagent ». Il assure que « l'expérience utilisateur restera la même. L'utilisateur fera une recherche, trouvera une musique ou un film, et le téléchargera ».

À l'instar des sites de vidéo et de musique à la demande, The Pirate Bay versera de l'argent aux ayant-droits qui daigneront vendre leurs contenus. Les associations de défense du droit d'auteur, l'IFPI et la MPAA, restent pour le moment frileuses, faute « d'informations suffisantes » sur le fonctionnement concret de la nouvelle mouture.

Pour payer non seulement les ayant-droits mais aussi ceux qui partagent, la baie compte notamment empocher 500 millions d'euros de revenus publicitaires par an. En utilisant le protocole décentralisé BitTorrent, elle espère également revendre à un prix attractif la bande passante de ses utilisateurs aux fournisseurs d'accès. Sans oublier bien sûr les achats des internautes.

Et Hans Pandeya de conclure : « Les ayant-droits sont toujours payés, les utilisateurs obtiennent toujours leurs fichiers, les fournisseurs d'accès n'ont plus un million de personnes qui téléchargent tous un fichier et, pour ceux qui partagent ce fichier, une rétribution pour le mettre à disposition sur le réseau peer-to-peer. »
La commission de la culture, de l'éducation et de la communication du Sénat a adopté mercredi le projet venant compléter la loi Hadopi, en y intégrant une quinzaine d'amendements soumis par le rapporteur du texte, le sénateur UMP Michel Thiollière.

Entre autres modifications apportées au texte d'origine de cette « Hadopi 2 », la commission a notamment estimé qu'il n'était pas nécessaire de faire figurer au casier judiciaire les infractions punies par une suspension de l'abonnement à Internet, et validé le principe d'une amende de 3750 euros venant frapper l'internaute suspendu qui chercherait à s'inscrire chez un autre fournisseur d'accès.

Pour Michel Thiollière, ce nouveau texte devrait répondre aux objections qu'avait formulé le Conseil constitutionnel lors de son examen de la loi "Création et Internet", dans la mesure où le pouvoir de sanction est intégralement replacé entre les mains du juge.

Selon lui, la nouvelle loi distingue donc bien deux infractions, et deux cas de figure sont envisageables pour l'abonné dont l'adresse IP serait détectée sur les réseaux P2P. Dans le premier cas, si les faits sont suffisamment importants pour que le délit de contrefaçon soit retenu, le prévenu sera passible d'un maximum de 300.000 euros d'amende et de trois ans d'emprisonnement, condamnation à laquelle le juge pourra ajouter une suspension d'abonnement à Internet d'une durée maximale d'un an.

Le second cas de figure concerne quant à lui l'abonné qui pourrait ne pas avoir téléchargé directement, mais manqué à l'obligation de sécurisation de sa ligne Internet. Cette "négligence caractérisée" pourra alors donner lieu à une contravention de 5e classe (1500 euros d'amende maximum), éventuellement doublée d'une suspension d'un mois de l'abonnement à Internet. Censé, selon la commission, offrir une alternative aux lourdes sanctions qui frappent le délit de contrefaçon, ce dispositif annonce le retour d'une controverse déjà débattue au Parlement : comment prouver ce défaut de sécurisation ?

"Dans tous les cas, c'est le juge qui appréciera", a affirmé jeudi matin Michel Thiollière à l'occasion d'un point presse. Saisi en direct par les ayant-droits ou par l'intermédiaire de l'Hadopi, le judiciaire devra donc, sur la base du dossier fourni, décider de quelle nature est l'infraction constatée, et prononcer une peine en conséquence. Un autre amendement adopté en commission prévoit par ailleurs que les ayant-droits soient informés des procédures en cours, de façon à pouvoir se porter partie civile s'ils le souhaitent.

Le texte issu de la commission culturelle du Sénat inaugure par ailleurs deux nouvelles mesures : l'obligation, pour les FAI, de faire figurer dans leurs contrats les sanctions encourues par l'abonné pour téléchargement illégal, et la non conservation des données par la Haute autorité une fois que le dossier a été traité et l'éventuelle suspension d'abonnement subie. Celle-ci ne constituera donc pas de "fichier central" répertoriant toutes les infractions constatées.

Amendé et validé par la Commission, le texte fera son entrée le 8 juillet en séance publique au Sénat, avant de partir à l'Assemblée nationale où il devrait être examiné à partir du 20 juillet. Avant, peut-être, de connaitre, comme son prédécesseur, de nouvelles vicissitudes devant le Conseil constitutionnel.
Nouveau rebondissement pour The Pirate Bay, dont le récent rachat aurait inspiré un délit d'initié. Un volume anormalement élevé d'échanges ont effectivement été enregistrés sur l'action de la société Global Gaming Factory une semaine avant l'annonce du rachat, provoquant une hausse rapide du cours.

L'autorité de régulation du marché boursier suédois avait alors suspendu les transactions sur la société. Puis Global Gaming Factory avait annoncé son intention de faire l'acquisition du site de partage, dont les fondateurs ont récemment été condamnés, peu après sa réintroduction en bourse. L'action avait alors grimpé en flèche.

On suspecte donc les acheteurs de la première heure d'avoir eu vent du rachat en avant-première, d'avoir acheté des actions avant la hausse pour les revendre le moment opportun, ce qui est illégal.
Officiellement sortie le 30 juin dernier, la version 3.5 de Firefox embarque plusieurs nouveautés longtemps attendues par les utilisateurs. Ainsi, en plus du nouveau moteur de rendu JavaScript Tracemonkey, l'équipe de Mozilla y a développé un système de navigation privée ou encore la prise en charge du HTML 5.0.

24 heures seulement après sa disponibilité, Firefox 3.5 aurait été téléchargé 5 millions de fois. En comparaison, Mozilla est entré dans le livre Guinness World Record pour la sorti de Firefox 3.0 et ses 8 002 530 téléchargements. L'année dernière, le nombre total de téléchargements de Firefox dépassait les 500 millions et l'on estime aujourd'hui que ce chiffre serait aux alentours de 950 millions.

Le site Internet Whos.among.us présente en temps réel la part de marché des navigateurs. A l'heure où nous écrivons ces lignes Firefox enregistrerait un taux de 27,67%, derrière Internet Explorer et devant Chrome, Safari et Opera. La France compterait pour un peu plus de 3% des utilisateurs de Firefox 3.5, le peloton de tête est actuellement constitué de la Hongrie, de l'Autriche et de l'Allemagne.
À l'heure des discussions autour du projet toujours aussi controversé venant compléter la loi Hadopi, l'idée d'une licence globale revient sur le devant de la scène. La plateforme "Création Public Internet" prend les devants et n'attendra pas la concertation pour la rémunération des créateurs annoncée par notre nouveau ministre de la culture Frédéric Mitterrand pour relancer le débat.

Membre de la plateforme notamment auprès de la Quadrature du Net, l'UFC qui regrette que "le gouvernement s'obstine et s'acharne à vouloir contrôler internet" en organisant "une surenchère répressive dangereuse et stérile" a effectivement fait part de son scepticisme par rapport à ces États généraux de la création et des industries culturelles. Il craint qu'ils "ne permettront pas d'aboutir à un changement de positionnement sur le numérique".

Création Public Internet appelle au dialogue et à la concertation pour parvenir à "l'élaboration d'un modèle de diffusion des oeuvres qui assure à la fois un accès pour tous à une culture diverse et un financement équitable pour les artistes et les créateurs". En proposant d'aborder "un financement mutualisé adossé à une licence collective autorisant les échanges des oeuvres numériques entre individus", la plateforme relance sans la nommer l'idée d'une licence globale.

Autrement dit, il s'agit de légaliser le partage d'oeuvres protégées par les droits d'auteur moyennant le versement d'une contribution financière. Pour concilier les attentes du monde de la création et des consommateurs, cette contribution obligatoire d'un niveau "raisonnable", "la somme de 5 euros par mois semble être une bonne base de discussion", serait intégrée aux abonnements à internet.

Reste à déterminer comment cette contribution sera répartie. "Comment identifier et comptabiliser les oeuvres téléchargées pour assurer une redistribution des revenus qui soit la plus juste et la plus équitable possible ?"
Faute d'avoir attiré les foules, l'excellent Joost est sur le point de changer une troisième fois de stratégie. Après avoir abandonné son logiciel de visionnage dédié puis le peer-to-peer au profit d'un site internet comparable à ceux des autres sites de streaming de vidéo, Joost va désormais partager son savoir-faire en marque blanche.

La société va effectivement se concentrer sur la mise en place de plates-formes de streaming auprès d'autres fournisseurs de contenus, de fournisseurs d'accès à internet ou de télévision ainsi qu'à des distributeurs de vidéos. "Les médias adoptent massivement la vidéo en ligne, mais concevoir un portail vidéo est de plus en plus difficile et coûteux," a constaté Mike Volpi. Au mois d'avril Joost avait déjà approché Time Warner Cable, alors que Sony avait récupéré ses contenus.

"En ces temps difficiles, il est devenu de plus en plus dur de réussir en tant que plate-forme vidéo indépendante financée par la publicité", a admis Mike Volpi, PDG sortant de cet Hulu avant l'heure. Il sera effectivement remplacé par Matt Zelesko, jusqu'à présent vice-président technique du projet. Une mauvaise nouvelle n'arrivant jamais seule, la "réorganisation et la restructuration" impliquera de "nombreux" licenciements, sans qu'on connaisse précisément le nombre de personne concernées. Joost emploierait pour l'heure environ 90 personnes à Londres et à New York, après un premier plan social à l'arrivée de Mike Volpi impliquant 90 autres personnes dans 3 autres bureaux européens.

La réputation de ses fondateurs, Niklas Zennstrom et Janus Friis, à qui l'on doit les célèbres Kazaa et Skype, n'aura donc pas suffit à obtenir le succès escompté.
Yahoo! continue sa stratégie d'ouverture et après avoir mis en place un profil communautaire et accueilli des applications tierces au sein de Yahoo! Mail, Yahoo.com ou My Yahoo!, la firme de Sunnyvale annonce aujourd'hui deux nouvelles additions à sa plateforme de partage de photos Flickr.

Parmi les réseaux communautaires les plus populaires, Twitter a enregistré une forte progression cette dernière année. Utilisé par de plus en plus d'internautes, le service de micro-blogging est également une arme médiatique ou un outil promotionnel pour les entreprises. Les interfaces de programmation de Twitter et Flickr peuvent désormais communiquer entre elles si l'internaute procède à l'authentification mise en place par les deux parties. Une fois les comptes activés, l'utilisateur bénéficiera d'une adresse email dédiée et après l'envoi d'une photo, un message sur Twitter sera automatiquement publié ainsi qu'une URL du type http://flic.kr/p/xxx redirigeant vers le cliché hébergé sur Flickr. Les images seront également partageables sur Twitter directement depuis la plateforme de Flickr.

Le version mobile de Flickr pour iPhone et Android s'enrichit également d'une nouvelle fonctionnalité de géolocalisation. Cette option permet de découvrir les lieux les plus populaires dans un quartier donné, en l'occurence celui où se trouve précisément le mobinaute doté d'un téléphone-GPS.
La RIAA est sur tous les fronts. Après avoir récemment fait condamner une mère de famille à 2 millions de dollars d'amende, l'association de défense de l'industrie du disque a aujourd'hui remporté une autre bataille, initiée il y a déjà deux ans contre le fournisseur de service Usenet.com.

Ce dernier commercialise des abonnements à des serveurs de newsgroups, sur lesquels on peut échanger messages mais aussi et surtout fichiers. Si Usenet.com s'est sans surprise retranché derrière son statut de simple hébergeur, la RIAA l'accusait de tirer ses revenus de la fourniture d'accès à un service de téléchargement illégal et de ne pas mettre en oeuvre les moyens de filtrage dont il dispose. On peut en tout cas lire sur le site du fournisseur de service que "2 millions de fichiers arrivent quotidiennement" et qu'il "n'enregistre pas l'activité de ses utilisateurs".La justice américaine n'a pas retenu une jurisprudence plaidée par l'accusé et reconnu Usenet.com coupable de violation du droit d'auteur. Ce dernier s'est effectivement appuyé sur l'affaire Sony Betamax, qui indique qu'une société ne peut être tenue responsable de violation du droit d'auteur si le dispositif peut servir à des usages légaux. Le juge Harold Baer a quant à lui estimé que contrairement à Sony qui n'avait aucun contrôle sur ce qui était fait de ses cassettes Betamax, Usenet entretenait une relation avec son client.

La RIAA a en outre prouvé que Usenet.com avait supprimé des preuves en détruisant volontairement 7 disques durs et en empêchant ses employés de faire des dépositions en les envoyant en Europe. Le détail de la condamnation n'a en revanche pas encore été révélé.
Après avoir permis la récupération en POP des messages de la boite Hotmail via un client de messagerie externe, l'équipe de Windows Live Hotmail annonce désormais la finalisation du déploiement d'une nouvelle fonctionnalité : la possibilité de configurer au sein d'Hotmail des comptes mail externes en POP.

Déjà disponible en France, au Royaume-Uni, en Italie, en Espagne, aux Pays-Bas, en Allemagne et au Japon, cette nouveauté est désormais déployée aux Etats-unis, au Canada et au Brésil.. Hotmail emboite donc le pas aux grands acteurs du marché comme Gmail et AOL. Dans la guerre des webmails chacun tente d'attirer les utilisateurs vers leur propre service. Récemment Gmail a introduit un système de migration des messages et contacts d'Hotmail, de Yahoo, d'Orange ou de Neuf.

Lors de l'ajout d'un nouveau compte, Hotmail préconfigure les ports du protocole POP les plus couramment utilisés : 110 et 995 pour Google. Notons qu'il est également possible de rediriger le courrier externe dans un dossier spécifique et de composer de nouveaux messages en modifiant la ligne d'expéditeur.
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