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Lors du discours prononcé lundi face aux deux Chambres du Parlement réunies en congrès lundi, à Versailles, le président de la République a une nouvelle fois manifesté son soutien explicite à la notion de droit d'auteur, et affirmé que sur le dossier de la création à l'heure d'Internet, il "irait jusqu'au bout".

« Comment pourrait-il y avoir dans notre société de zones de non-droit ? Comment peut-on réclamer en même temps que l'économie soit régulée et qu'internet ne le soit pas ? Comment peut-on accepter que les règles qui s'imposent à toute la société ne s'imposent pas sur internet ? », a commencé par poser Nicolas Sarkozy, s'arrêtant quelques instants sur le droit d'auteur, au beau milieu d'un discours de politique générale de près de quarante-cinq minutes.

« En défendant le droit d'auteur je ne défends pas seulement la création artistique, je défends aussi l'idée que je me fais d'une société de liberté, où la liberté de chacun est fondée sur le respect du droit des autres. C'est aussi l'avenir de notre culture que je défends. C'est l'avenir de la création. J'irai jusqu'au bout. », a déclaré le chef de l'Etat.

Explicitement soutenue par l'Elysée depuis novembre 2007, la loi "Création et Internet" a connu un parcours long et chaotique, dont le dernier épisode en date a été le rejet, par le Conseil constitutionnel, d'une riposte graduée prononcée non par un juge, mais par une autorité administrative. Un nouveau texte, déterminant les conditions dans lesquelles le pouvoir de sanction repasserait aux mains du pouvoir judiciaire, devrait être présenté en Conseil des ministres dans les jours à venir.
Chargée de définir le cadre réglementaire du déploiement de la fibre optique, l'Arcep a tenté de ménager la chèvre et le chou, mais risque tout de même d'avoir fait un mécontent : France Télécom. L'Autorité de régulation des télécoms a en effet estimé qu'il valait mieux que les FAI installent plusieurs fibres par immeubles, alors que l'opérateur historique défendait pour sa part l'idée d'une fibre unique.

Attendue de longue date, la fibre optique peine encore à se frayer un chemin jusqu'aux foyers français, en raison notamment de certaines divergences au niveau des choix technologiques et des contraintes liées à la mutualisation des équipements. Sur ce dernier point, la loi de modernisation de l'économie prévoyait jusqu'ici que les opérateurs soient tenus d'instaurer un point de mutualisation lors de leurs travaux, à l'extérieur de la propriété fibrée.

Ce cadre juridique est conservé, mais les prérogatives de l'Arcep lui permettent d'en modifier les limites. Dans l'avis rendu lundi, l'Autorité estime en effet que la mutualisation devra se faire à l'intérieur de l'immeuble dès que ce dernier est situé dans une zone "très dense" et abrite plus de 12 logements. 148 communes sont concernées, pour une couverture de quelque 5,16 millions de foyers.

L'Arcep ne s'arrête pas là, puisqu'elle pose les bases de la collaboration qui sera imposée aux FAI. Le premier à fibrer à un immeuble devra en effet installer une fibre dédiée supplémentaire pour chaque logement si l'un de ses concurrents en fait la demande et cofinance l'opération. Une idée jusqu'ici rejetée en bloc par France Télécom, au motif qu'elle augmente considérablement le coût de déploiement. Pour l'Arcep, le surcoût « peut être évalué à moins de 15 % du coût total de l'installation de la fibre dans l'immeuble, et à moins de 5% du coût total de déploiement de la fibre ».

Ainsi, l'Autorité estime parvenir à concilier les modèles de déploiement contradictoires mis en place par France Télécom et Free. Alors que le premier défend l'idée d'un réseau de type GPON, ou chaque fibre serait partagée entre plusieurs logements, le second milite pour la pose d'une fibre directe par foyer (modèle point à point). « L'Autorité ne cherche pas à imposer telle ou telle technologie, mais au contraire à favoriser leur coexistence, ce qui constitue un gage d'innovation et de concurrence pour le marché encore naissant du très haut débit ».

« C'est une bonne nouvelle pour le déploiement de la fibre et pour le maintien de la concurrence. C'est le bon sens qui l'emporte », a déclaré Maxime Lombardini, directeur général d'Iliad, à l'AFP suite à cette annonce.

Une consultation publique est maintenant ouverte pour un mois, jusqu'au 22 juillet. A partir de là, l'Arcep devrait faire valider sa démarche au niveau européen, avant de demander la publication du décret venant fixer les nouvelles règles, qui pourraient entrer en vigueur avant la fin de l'année. Aujourd'hui, seuls 40.000 foyers français sont aujourd'hui fibrés en FTTH (fibre jusqu'au domicile), contre 130.000 environ en FTTB (fibre jusqu'à l'immeuble), modèle défendu par Numericable.
Pour son nouveau moteur de recherche Bing, Microsoft met en place plusieurs outils afin de sécuriser au maximum les résultats retournés suite à une requête. Ainsi, après avoir annoncé la création du sous-domaine explicit.bing.net, permettant de filtrer le contenu à caractère pornographique, l'équipe précise que d'autres technologies de filtrage ont également été mises en place.

Dans un billet publié sur le blog officiel de Bing, Sasi Parthasarathy, en charge de superviser la qualité de l'indexation, explique : "les éditeurs de malware ciblent principalement les requêtes populaires sur les logiciels d'antivirus, les téléchargements gratuits et autres mots-clés techniques connexes. Leur objectif est de tromper le moteur de recherche afin que leurs sites de malware soient au top du classement des requêtes populaires". L'ingénieur affirme alors que Bing embarque une palette d'outils permettant de filtrer "une proportion significative des sites dangereux", sans préciser toutefois de chiffre exact.

Les efforts de Microsoft porteront-ils leurs fruits ? Pour l'instant la firme de Redmond peut se frotter les mains. D'après le cabinet d'analyse ComScore, 12,1% des recherches aux Etats-Unis auraient été effectuées via Bing la semaine du 8 au 12 juin, contre 11,3% la semaine du 1er juin lors du lancement médiatique du successeur de Live Search. Pour certains experts, les efforts de l'équipe de Bing en matière de sécurité pourraient notamment encourager les institutions publiques et les entreprises à adopter ce moteur par défaut.
Annoncée en grandes pompes il y a déjà deux ans par Orange, Neuf ou Free, la fibre optique peine encore à s'imposer dans les foyers français avec environ 170 000 abonnés dont 120 000 pour le seul... Numéricâble (étude Arcep fin 2008).

Car bien que les actuels opérateurs ADSL aient tous choisi une stratégie FTTH (Fiber To The Home, accès jusqu'au domicile de leurs clients), ces derniers ont perdu pratiquement deux ans en raison de problèmes tant technologiques (incompatibilité entre le GPON retenu par Orange et SFR ou le Point à Point retenu par Iliad) que juridiques (négociations avec les syndics, montant des reversements entre opérateurs).

A l'inverse de ses concurrents, Numéricâble a fait le choix du FTTB (Fiber To The Building), un déploiement de la fibre optique jusqu'au pied de l'immeuble puis un raccordement au câble coaxial déjà mis en place pour les traditionnels services de télévision, d'internet et désormais de téléphonie.

Parfois perçue comme marginale, la stratégie de Numéricâble apparaît pourtant comme la plus pertinente dans la dernière étude de l'Idate. Cet institut, spécialisé dans l'étude du secteur des télécoms, rappelle d'ailleurs que le FTTB représente aujourd'hui près d'un déploiement sur deux en Europe (47%) et qu'avec 3 millions de foyers raccordables, Numéricâble représente à lui tout seul plus de 21% de la base installée FTTH+FTTB de tout le vieux continent !

Peut être moins pérenne que le FTTH point à point dont le débit peut théoriquement dépasser le gigabit, le déploiement FTTB de Numéricâble apparaît en tout cas comme une solution réaliste pour tous les consommateurs souhaitant disposer d'une centaine de megabits pour surfer ou accéder simplement à des programmes de télévision HD. Reste pour Numéricâble à faire oublier Noos et à repartir à la conquête d'internautes, souhaitant s'affranchir de l'ADSL pour bénéficier des joies du "très haut débit".
Après le rachat de la société Grand Central en 2007, Google a levé le voile sur le service de convergence téléphonique Google Voice en bêta privée et réservé aux clients actuels de Grand Central.

Premièrement réservé au marché américain, Google Voice permet de centraliser l'ensemble de ses lignes téléphoniques au sein d'une même boite vocale, laquelle est également accessible au travers d'un navigateur. Une technologie de reconnaissance vocale permet de transformer automatiquement le message audio sous forme d'email. Afin de profiter de cette nouvelle génération de répondeur, l'utilisateur devra cependant rattacher l'ensemble de ses numéros (mobile, maison, travail...) vers un nouveau compte unique à distribuer à tous ses contacts. Nous apprenons désormais que la société de Mountain View a réservé un million de nouveaux numéros de téléphone auprès de la firme Level 3 Communications. Cela pourrait signifier que Google Voice ne devrait plus tarder à s'ouvrir au grand public.

L'arrivée de Google Voice sur le continent européen n'est donc pas encore pour tout de suite mais si le service s'avère populaire outre-Atlantique, cela pourrait très certainement donner quelques idées aux fournisseurs d'accès à Internet disposant des infrastructures nécessaires. Outre Orange/France Telecom, Free pourrait être intéressé par une telle convergence, notamment s'ils obtiennent une licence 3G et souhaitent réellement chambouler le marché de la téléphonie mobile. Avec son forfait quadruple play Bouygues Telecom a déjà cogité cette idée. En plus de proposer une boite mail @bbox.fr, l'utilisateur y retrouve également ses MMS, son journal d'appels, les messages du répondeur et propose d'envoyer SMS et MMS à partir de l'interface web. Lors du lancement de la Bbox, Franck Abihssira, directeur du FAI, expliquait alors : "il y a une forte demande de la part des clients pour une convergence des moyens de communication".

Reste à savoir si Google a l'ambition de déployer Google Voice à travers le monde, et si tel est le cas, sauront-ils arriver à temps et empiéter sur les acteurs locaux ?
1,92 million de dollars, pour 24 titres téléchargés, soit 80.0000 dollars le morceau. Telle est l'amende record dont vient d'écoper l'américaine Jammie Thomas-Rasset, dont on rapporte qu'elle eut le souffle coupé à l'annonce du verdict. Depuis 2007, la jeune femme fait l'objet d'une procédure initiée par la RIAA, association représentant les intérêts de l'industrie du disque aux Etats-Unis, qui la soupçonnait d'avoir téléchargé et mis à disposition quelque 1700 titres par l'intermédiaire du logiciel de P2P Kazaa. Seuls 24 d'entre eux ont finalement été retenus par l'accusation.

En 2007, Jammie Thomas s'était déjà vue condamnée à verser 220.000 dollars aux maisons de disque représentées par la RIAA pour les mêmes faits. Courant 2008, le juge en charge de l'affaire décide finalement d'invalider la décision prononcée par le jury fédéral, estimant que la diffusion effective des morceaux sur Internet, principale motivation de cette impressionnante condamnation, n'avait pas été parfaitement démontrée.

Alors que différentes affaires ont déjà mis en cause les méthodes employées par la RIAA pour détecter les amateurs de téléchargement illégal, le procès en révision de Jammie Thomas aura finalement conduit à une nouvelle condamnation, avec une amende dont le montant est près de dix fois supérieur à celle qui avait été prononcée en 2007. Les anglophones pourront retrouver un historique complet du procès sur le site ArsTechnica.

L'affaire ne devrait toutefois pas en rester là. En parallèle du procès, l'avocat de Jammie Thomas a indiqué qu'il cherchait à intenter une action collective contre la RIAA, basée sur le fait que la firme d'enquêteurs Media Sentry embauchée par la RIAA pour collecter les adresses IP suspectes ne possède pas de licences de détective privé dans le Minnesota.
L'éventualité de nouveaux démêlés avec les sociétés d'auteur américaines n'empêche pas Google de continuer à avancer sur son projet de "bibliothèque universelle", Google Book Search. Le numéro un mondial de la recherche en ligne a en effet procédé cette semaine à une légère refonte de son service.

Parmi les nouveautés, on signalera une navigation améliorée au sein des ouvrages, avec un menu permettant d'accéder directement à un chapitre donné, un nouveau mode de visualisation basé sur des miniatures, ou la possibilité d'effectuer un lien hypertexte vers un contenu bien précis. Outre un moteur de recherche amélioré, Google Books permet maintenant d'intégrer à son site ou à son blog un lecteur affichant le contenu d'un des ouvrages stockés sur le service.

Depuis l'ouverture du service en 2004, Google suscite la désapprobation des principales sociétés d'auteur américaines, qui lui reprochent de diffuser des ouvrages soumis au droit d'auteur sans autorisation préalable des ayants droit. Google légitime quant à lui sa démarche en expliquant qu'il met à disposition des extraits ou l'intégralité d'ouvrages qu'il est difficile de se procurer, et dynamise le marché en proposant des liens directs vers les services marchands susceptibles de les commercialiser.

Depuis, il a été décidé qu'une partie des revenus publicitaires générés par Google via son outil recherche de livres soit redistribuée aux auteurs et aux éditeurs américains. Le département de la Justice américain vient toutefois d'ouvrir une enquête afin de déterminer si cet accord ne viole pas les lois antitrust. Les autorités européennes de la Concurrence pourraient également se pencher sur le dossier.
Microsoft continue de promouvoir son navigateur Internet Explorer 8 et cette fois-ci l'éditeur a publié un tableau au sein duquel les fonctionnalités d'IE8 sont comparées à celles de Firefox et de Chrome. L'éditeur de Redmond se garde toutefois de préciser les versions des logiciels concurrents.

Contrairement au logiciel de Mozilla ou celui de Google, Internet Explorer 8 offrirait de meilleurs outils de protection contre les malware et assurerait la confidentialité de l'internaute avec le mode InPrivate. Peut-être devrions-nous rappeler que Chrome propose le mode "Incognito" depuis sa sortie. Notons aussi que Chrome télécharge régulièrement les informations de deux listes noires répertoriant les menaces de malware et de phishing. La donne pour Firefox devrait bientôt changer puisque la version 3.5 intégrera un mode navigation privée.

Microsoft avance également qu'Internet Explorer 8 serait plus facile d'utilisation, notamment avec ses Web Slices et les "suggestions visuelles du moteur de recherche". Un argument également discutable puisque l'ergonomie d'un logiciel reste bien évidemment un critère subjectif. Certains lui préféreront sans doute l'Omnibox de Chrome ou l'Awesome Bar de Firefox permettant d'effectuer des requêtes ou d'entrer une URL dans un même champ.

Microsoft place IE8, Firefox et Chrome sur un pied d'égalité en ce qui concerne la prise en charge des standards du web, de la personnalisation et des performances. Pourtant, dans notre comparatif publié le 15 juin dernier, les résultats d'Internet Explorer 8 au test de rendu Javascript SunSpider et d'Acid3 se sont révélés plutôt décevants. Il est intéressant de noter cette phrase : "certes, Firefox gagne en ce qui concerne le nombre d'extensions mais beaucoup des éléments de personnalisation que vous souhaiteriez télécharger sont déjà embarqués au sein d'Internet Explorer 8". Mais où diable se cachent-ils donc ?

Enfin saviez-vous que contrairement à Firefox et Chrome le navigateur de Microsoft embarquait des outils de développement et affichait un meilleur taux de compatibilité avec les sites Internet ? Est-ce bien utile de s'attarder sur ces points ? Pour de plus amples informations rendez-vous sur cette page.

En attendant, pour ceux qui possèdent encore une ancienne version d'Internet Explorer, vous pouvez toujours installer la mise à jour Internet Explorer 8
Après le vote - mouvementé - de la loi Haodpi, le gouvernement confirme son souhait de développer l'offre en matière de culture légale sur la Toile afin de limiter le piratage. C'est dans cette optique que Nicolas Sarkozy devrait annoncer mercredi l'ouverture d'Etats généraux des créateurs et des industries culturelles en France.

Selon Challenges qui révèle l'information, ces réunions devraient se dérouler dès cet été pour une clôture au mois de novembre. "L'objectif est de proposer des biens culturels le moins cher possible via le web, en économisant sur les supports physiques, sur le CD par exemple, tout en rémunérant au mieux les artistes", précise l'hebdomadaire économique sur son site Internet.

Rappelons que la loi Hadopi a été dépourvue de son volet répressif mais le gouvernement prépare un nouveau texte qui la complètera de façon à donner aux juges le pouvoir de sanctionner rapidement les auteurs de téléchargements illégaux sur le web, notamment au moyen de la suspension de l'abonnement à Internet.
Selon le magazine CNet US, à la rentrée, Microsoft pourrait présenter une nouvelle page d'accueil pour son portail Internet MSN. A l'image de Yahoo! et AOL, Microsoft reconsidère la stratégie de plusieurs de ses services web. Ainsi après avoir fermé MSN Encarta et MSN Money Plus, nous apprenions récemment que Microsoft s'interroge aussi sur le modèle de son service MSN Video.

Depuis plusieurs mois la branche Internet du géant de Redmond travaille sur MSN Next, une page principalement tournée vers le contenu multimédia et faisant usage de la technologie Silverlight. Parallèlement, plusieurs modèles différents sont testés dans divers pays. La nouvelle page devrait être plus claire, avec moins de thématiques et une mise en avant de contenu communautaire.

Cette nouvelle page devrait limiter les options de personnalisation. En effet, s'il y a quelques années, les services de pages d'accueil personnalisées fleurissaient sur la Toile, les initiatives de Microsoft (Start.com / Live.com) ne se sont pas révélées très populaires. Erik Jorgensen, vice-président de MSN, explique à Cnet qu' : "il y a une limite au nombre de gens intéressés dans ce niveau de travail". Nous devrions tout de même retrouver quelques modules tels qu'un aperçu des derniers emails de sa boîte Hotmail.Crédits : Cnet

Erik Jorgensen précise également que le contenu éditorial devrait progressivement être géré par une série d'algorithmes plutôt que par des personnes physiques et ce, afin d'analyser et de publier les sujets les plus susceptibles d'intéresser les lecteurs. Treize ans après sa création MSN accueillerait régulièrement 37% des internautes. "Cela ne s'adresse pas à tout le monde mais pour une bonne partie du marché, cela représente une expérience incontournable de l'Internet", déclare M. Jorgensen.

Le 30 octobre 2008 AOL a sorti sa nouvelle page d'accueil. Yahoo! travaille également sur un projet similaire, lequel a été repoussé à l'arrivée de la nouvelle PDG Carol Bartz. Ces deux portails ont cependant choisi une autre dimension en accueillant des services tiers et en utilisant leurs interfaces de programmation. Sera-t-il un jour possible de consulter ses emails de Gmail, Yahoo! ou AOL via MSN.com ? Rien est moins sûr.
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