News WEB

Le deuxième mardi du mois de juillet tombe cette année sur notre Fête Nationale, mais Microsoft ne chômera pas et publiera demain comme à l'accoutumée son lot de correctifs. Si à l'instar de la Bastille en son temps, Windows est attaqué de toute part, la firme de Redmond compte bien résister. Le bulletin de sécurité préliminaire publié aujourd'hui par Microsoft révèle effectivement un 14 juillet chargé.

Trois correctifs qualifiés de critique concernent effectivement les systèmes d'exploitation de Microsoft. Ils cibleraient en particulier une faille importante du Microsoft Video ActiveX Control utilisé par Internet Explorer, découverte la semaine dernière, ainsi qu'une autre dans DirectShow, permettant toutes deux une prise de contrôle des ordinateurs non mis à jour.

Les trois autres mises à jour sont d'importance moindre et concernent les applications Publisher 2007, Virtual PC et Virtual Server ou encore ISA Server.
Les comptes Google Apps se transformeront-ils bientôt en fournisseurs de comptes OpenID ? C'est en tout cas se que révèle un message d'Eric Sachs, chargé de la sécurité des produits chez Google et publié sur la liste de diffusion officielle d'OpenID. Plus précisément, Google serait en train de finaliser cette technologie d'identification universelle pour tous les comptes de Google Apps (payants ou gratuits). Si tel est le cas, plusieurs millions d'utilisateurs bénéficiant d'un compte Google Apps via une société, un FAI, un établissement scolaire ou une organisation devraient pouvoir se connecter à un service web compatible avec ce protocole d'identification.

Google se place déjà en tant que fournisseur d'Open ID et l'internaute peut d'ores et déjà se connecter sur certains services web avec son compte Google. La société a également ajouté le système d'authentification sur quelques uns de ses services comme Blogger.

Dans son message, Eric Sachs explique que "Google Apps peut devenir un identifiant et un centre de données unique pour de multiples fournisseurs de solutions SaaS". Dans ce communiqué, probablement publié par erreur sur un fil de discussion public, M. Sachs présente deux brouillons de billets annonçant les caractéristiques de cette technologie ; laquelle devrait être officialisée « dans les prochaines semaines ». Pour l'administrateur du compte Google Apps, il suffira d'activer cette fonctionnalité dans l'interface de gestion.

Généralement, lorsqu'un utilisateur souhaite rattacher son OpenID à un service web, ce dernier contacte le fournisseur de l'OpenID pour automatiser un recherche au sein de sa base de données. Ensuite, l'utilisateur est redirigé vers une page de son fournisseur OpenID afin d'authentifier l'application web. La méthode de Google requiert un processus de reconnaissance de l'OpenID légèrement différent et lorsqu'il authentifie un service web, l'utilisateur ne sera pas redirigé vers une page du compte Google Apps mais vers une page de Google.com. Pour l'utilisateur d'un compte Google Apps sur un domaine particulier (par exemple, masociété.com) cela risque de poser un problème de confiance.

Google précise que la société travaille actuellement avec différentes organisations telles que OASIS ou l'Open ID Foundation afin d'établir un standard pour la connexion de l'utilisateur. La firme de Mountain a notamment collaboré avec Jainrain pour la mise au point de RPX. Reste à savoir si l'implémentation de l'OpenID par Google saura convaincre la communauté.
Le Telegraph rapporte que Lord Carter of Barnes, à la tête du Ministère des Communications, des Technologies et de la Diffusion au Royaume-Uni, s'est entretenu avec la Commissaire Européenne Viviane Reding afin de mettre au point un plan de développement global sur l'accès à Internet haut-débit.

"Dans un premier temps nous souhaitons nous assurer que l'Europe ait une infrastructure numérique de premier ordre pour les réseaux Internet filaires et WiFi", explique Lord Carter avant d'ajouter : "nous devons établir des objectifs pour qu'en 2013 l'Europe ait une solide infrastructure d'Internet haut-débit filaire et sans fil".

Ce n'est pas la première fois que Lord Carter tente de dynamiser le paysage de l'Internet. Le mois dernier il évoquait la possibilité d'une taxe visant justement à créer un fond monétaire dédié à la réalisation d'un tel projet et proposait l'échéance de 2015 pour la transition numérique de l'ensemble des radios.

Lord Carter et Viviane Reding estiment que pour mener à bien ce processus, l'Europe doit accélérer le passage au tout numérique (prévu au 30 novembre 2011 en France). Dans leur rapport, ils expliquent que les coûts liés à ce projet atteignent 150 à 200 milliards d'euros mais que si "les gouvernements européens réagissent maintenant, cela ne coûterait pas un centime aux consommateurs". Par la suite, ce rapport sera présenté devant la Commission Européenne.
Le gouvernement et l'Autorité de régulation des télécoms (ARCEP) se sont récemment penchés sur les laissés-pour-compte du haut débit. Les opérateurs internet se sont effectivement réuni pour rendre le haut débit disponible dans les zones les moins peuplées. Si la fibre optique, appelée aussi très haut débit, défraie la chronique depuis plusieurs mois, certaines zones reculées ne sont toujours pas raccordées au haut débit.

Nathalie Kosciusko-Morizet a ainsi annoncé le label "Haut débit pour tous", qui devrait assurer à tous les français d'avoir un accès haut débit à moins de 35 euros par mois dès septembre. La secrétaire d'État à l'économie numérique a toutefois prévenu que "certaines de ces offres seraient satellitaires". Quatre fournisseurs d'accès sont candidats à la labellisation, qui n'apportera en fait aucune révolution puisque Vivéole, Numéo et NordNet (filiale de France Télécom), trois d'entre eux, commercialisent déjà des offres répondant aux critères du label.

Du côté du très haut débit, le boycott de France Télécom en protestation au déploiement multi-fibre souhaité par l'ARCEP ne fait ni chaud ni froid à l'autorité. Elle a effectivement affirmé que le gel des investissements de l'opérateur historique, qui prône un déploiement mono-fibre plus économique, "n'a aucun caractère catastrophique". Le groupe a jusqu'à l'automne pour prendre une décision, date à laquelle le cadre fixé par l'ARCEP entrera en vigueur.
Si la musique a progressivement fait l'impasse sur les mesures techniques de protection (DRM), il n'en va pas encore de même dans l'univers de la vidéo à la demande (VOD), où la plupart des offres basées sur le modèle du streaming (diffusion, par opposition au téléchargement) imposent l'utilisation du couple Windows / Windows Media Player.

Deux étudiants de Supinfo ont récemment tenté de répondre à cette problématique, en créant de toute pièce un service de vidéo à la demande, "Video@volonté", capable de fonctionner aussi bien sous Windows qu'avec Mac OS X ou Linux. Leur secret : l'utilisation du composant Silverlight de Microsoft, dont la version 3 est depuis quelques heures disponible au téléchargement.

Comparable, pour l'utilisateur final, au Flash d'Adobe, Silverlight est la technologie de diffusion de médias enrichis de Microsoft, proposée par l'éditeur pour Windows et Mac par l'intermédiaire du navigateur. Un portage vers Linux du composant a été effectué par l'intermédiaire du projet Mono.

Encore jeune, le service propose actuellement un catalogue d'environ 730 films et séries d'animation, mais il devrait rapidement s'étoffer selon ses fondateurs, Sylvain-Mathieu Lamarche et Sébastien Lutz, qui s'efforcent au quotidien de convaincre les distributeurs de leur fournir leurs contenus.

Films et séries sont proposés à la location pour une durée de 48 heures, la prestation étant généralement facturée de 0,99 à 4,99 euros, payable à l'acte ou sous forme de "crédits" qui peuvent être achetés en gros pour faire baisser le prix de l'acte unitaire. Pour l'instant, l'offre se compose essentiellement de films français, de documentaires, d'animations japonaises et de contenus jeunesse.
La tentation est grande, pour les blogueurs ou les éditeurs de sites Internet, d'illustrer leurs contenus Web de photos qu'ils auront trouvées au moyen du moteur de recherche d'images de Google. Ces dernières ne sont toutefois pas toujours libres de droit, et leur auteur n'appréciera pas forcément que vous accompagniez vos textes de ses illustrations. Afin de répondre à cette problématique, Google vient d'introduire un nouveau filtre sur Google Images permettant de trier les réponses en fonction de leur licence : on pourra ainsi choisir de ne demander que des contenus dont la réutilisation est autorisée. Il est par ailleurs possible d'opérer une distinction entre réutilisation à des fins personnelles, réutilisation commerciale, et réutilisation après modification de l'image. Pour activer ces filtres, il suffira de se rendre dans les options de recherche avancées.
David McKinnon, un chercheur de l'Université technologique du Queensland en Australie, a mis au point un logiciel baptisé 3DSee capable de créer des images en trois dimensions à partir de clichés classiques en deux dimensions. Après huit années de travaux, les résultats seraient particulièrement prometteurs. M. McKinnon explique : "dans l'industrie du film et du jeux vidéo, vous passez beaucoup de temps à créer des modèles en 3D. Pour accomplir ces travaux, cela ne prendrait que quelques minutes avec 3DSee".

A l'image de Microsoft Photosynth capable de rendre un paysage en 3 dimensions à partir, d'une série de clichés, 3DSee reconnaît les points communs entre différentes photos ce qui permet de déterminer l'endroit précis où se trouvait l'objectif de l'appareil photo. Cette information est ensuite traitée afin de rendre un modèle en 3 dimensions tout en utilisant la carte graphique de la machine afin d'accélérer les calculs.

M. McKinnon ajoute : "la version complète de ce logiciel serait parfaite pour des simulateurs d'apprentissage plus réalistes et des logiciels d'évaluation (...) Cette technologie devrait aussi être très appréciée des musées souhaitant présenter en 3D des objets depuis Internet". Un prototype du logiciel est d'ores et déjà disponible sur Internet. La création d'une image en trois dimensions requiert entre cinq et quinze clichés d'un même objet. Rendez-vous ici pour tenter l'expérience.
Bien qu'elle n'ait pas encore convaincu les foules en dépit de deux versions majeures, la technologie Silverlight de Microsoft n'abandonne pas la bataille. Elle lance même un troisième assaut sur la suprématie de son rival Flash d'Adobe, à laquelle elle aimerait mettre un terme. Microsoft a effectivement publié aujourd'hui Silverlight 3.0, un jour avant la date prévue.

Cette nouvelle version de la technologie multiplateforme peut s'émanciper du navigateur puisqu'une application web peut désormais se lancer de manière autonome à l'aide de Windows Presentation Foundation (WPF), tout comme le fait Adobe avec l'application séparée AIR (Adobe Integrated Runtime).

La firme de Redmond a également mis l'accent sur l'intégration transparente des applications Silverlight aux pages internet, notamment par l'optimisation du référencement par les moteurs de recherche ou par les liens profonds (deep linking) qui permettent de pointer vers une section précise de l'animation, comme on le ferait pour une page conventionnelle en HTML.

Silverlight fait en outre un pied de nez à Flash en prenant en charge l'accélération matérielle du décodage des vidéos et de l'affichage des animations, de quoi permettre la lecture en haute définition sur des ordinateurs modestes, alors que la technologie d'Adobe est réputée pour accaparer le processeur à la moindre animation affichée. Notons toutefois qu'Adobe prévoit de tirer parti de CUDA (technologie propriétaire de NVIDIA) pour l'accélération de ses animations avec la prochaine version majeure, attendue en septembre ou octobre. Microsoft s'aligne enfin sur Adobe puisque cette nouvelle version supporte les codecs modernes H.264, MPEG-4 et AAC.

Silverlight 3.0 est donc disponible au téléchargement depuis le site de Microsoft.
Google Maps intègre désormais une fonction de géolocalisation, à l'instar de Yahoo et de son service phare Flickr. Le service de cartographie en ligne permet d'un simple clic sur un nouveau bouton de connaitre sa position avec plus ou moins de précision, comme on le ferait de son smartphone avec l'application Google Maps pour mobile. Elle s'appuie pour ce faire sur la technologie du W3C intégrée à Chrome et au récent Firefox 3.5, tandis qu'Internet Explorer et Safari sont compatibles par le biais de l'extension Google Gears.

Tout comme sur téléphone d'ailleurs, la technologie s'appuie sur les points d'accès WiFi environnants, par triangulation et croisement avec la position géographique de points d'accès recensés dans une base de donnée. Dans une zone dense, la carte est automatiquement cadrée sur la position détectée, avec une précision de quelques dizaines de mètres. À défaut de WiFi, le système se contente de l'adresse IP et d'un positionnement approximatif. Dans un souci de respect de la vie privée, le navigateur demande confirmation à l'internaute pour toute géolocalisation.

Une recherche avec un mot clé comme "restaurant" permet ainsi de trouver automatiquement un restaurant à proximité du lieu où l'on se trouve. Google ne manquera pas de trouver d'autres usages à une géolocalisation si précise, pour de la publicité encore mieux ciblée ?
Dans un billet publié sur le blog officiel de Google Chrome, Sundar Pichai, vice-président du développement des produits chez Google, a donné quelques informations supplémentaires sur le très médiatisé Chrome OS.

Dans un premier temps, M. Pichai précise que le système d'exploitation est un projet open source et qu'il sera distribué gratuitement. En levant le voile sur Chrome OS, Google mentionnait sans plus de précisions : "nous sommes déjà en discussion avec des partenaires sur ce projet". Nous en apprenons désormais un petit peu plus et Google annonce publiquement avoir signé des accords avec Acer, Adobe, ASUS, Freescale, Hewlett-Packard, Lenovo, Qualcomm, Texas Instruments et Toshiba. Ce n'est pas la première fois que la firme de Mountain View annonce des partenariats avec des distributeurs OEM. Au mois de novembre M. Pichai annonçait une initiative similaire pour la distribution du navigateur Chrome.

La présence d'Adobe est intéressante à plusieurs niveaux. En effet, si avec son navigateur Google promeut l'usage du HTML 5, l'on peut imaginer que la technologie Flash sera embarquée au système. L'intégration d'Adobe renforcera également la dimension Internet de Chrome OS avec la technologie de AIR utilisée pour développer des applications Internet riches. Enfin, c'est également un pied de nez à Microsoft qui tente d'imposer l'usage de Silverlight. Parmi les fabricants quelques-uns manquent à l'appel. Pour l'instant c'est notamment le cas de Dell, dont la famille des Inspiron Mini reste très populaire, de Samsung (NC10, NC20...) ou encore de Sony qui vient de se lancer sur ce marché en plein croissance avec le Vaio W.
LoadingChargement en cours