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Sous son air bonhomme, Petit Ours Brun cache finalement un esprit belliqueux. Incarné par son éditeur, Bayard Presse, il vient en effet de faire condamner YouTube à lui verser 60.000 euros pour avoir permis la diffusion de vidéos le mettant en scène sans qu'il ait donné son consentement.

Rapporté par l'AFP, le jugement a été prononcé par le tribunal de grande instance de Paris le 10 juillet dernier. Les faits reprochés remontent à 2007, quand Bayard Presse constate sur YouTube la présence d'extraits des adaptations vidéo dont a fait l'objet le personnage de Petit Ours Brun. Faute de réponse satisfaisante à ses réclamations de la part de YouTube, l'éditeur décide d'attaquer en justice.

Convaincu de ne pas avoir réagi "promptement" à la requête de Bayard Presse, YouTube a donc été condamné à verser 40.000 euros de dommages et intérêts, auxquels s'ajoutent 10.000 euros pour "contrefaçon" de la marque Petit Ours Brun, et 10.000 au titre des frais de justice.

Dans le cadre de la loi de modernisation de l'économie numérique (LCEN), le statut d'hébergeur que revendique Google pour son service YouTube implique qu'une plateforme de vidéo ne peut être tenue responsable des éventuelles violations du droit d'auteur suscitées par les contenus des internautes, si et seulement si elle prend toutes les mesures nécessaires dès qu'elle a été prévenue par les ayant-droits.

Fin juin, l'humoriste Lafesse a eu moins de chance. Il a en effet été débouté de ses poursuites contre YouTube. La justice avait alors estimé que YouTube avait procédé au retrait des contenus litigieux suffisamment rapidement, conformément aux obligations de l'hébergeur.

Aujourd'hui, on trouve encore des extraits des aventures de "Petit, petit, petit Ours Brun" sur YouTube, même si l'intégration sur des sites tiers n'est plus permise. Google devra les faire disparaitre, sous peine d'une astreinte de 1000 euros par jour.
Dans un billet publié sur le blog officiel de "Bing Community », Yusuf Mehdi, vice-président du groupe de mesure de l'audience Internet chez Microsoft rapporte les premiers résultats du moteur de recherche. Au mois de juin, l'audience de Bing.com aurait progressé de 8%. Aussi, au travers des résultats d'une étude menée par Microsoft, le nombre de personnes prêtes à recommander l'utilisation de Bing aurait doublé.

Le site Bing Shopping afficherait de son côté une croissance multipliée par trois. Pourtant, selon M. Mehdi, "typiquement l'été n'est pas une saison propice aux achats en ligne". Une bonne surprise donc pour Microsoft qui annonce également 90% de trafic en plus sur le site Bing Travel ces trente derniers jours. Yusuf Mehdi ajoute que 11 000 développeurs web se sont inscrits pour obtenir l'interface de programmation de Bing, une demande en hausse de 50% depuis l'ouverture du service.

Il faut dire que pour promouvoir son nouveau moteur de recherche, la firme de Redmond n'a pas lésiné sur les moyens et multiplie les spots publicitaires en tentant de créer son buzz au sein des réseaux communautaires tels que Facebook ou Twitter. Si Bing reste toujours loin derrière Google et Yahoo!, Microsoft semble en tout cas bien parti pour rester dans la course.
Approuvé sans histoire par le Sénat, le projet de loi Hadopi 2 contre le téléchargement illégal est maintenant examiné par les députés. En attendant la discussion en séance publique, prévue pour le 21 juillet prochain, la commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale s'est emparée du dossier mardi. Elle a notamment exclu les courriers électroniques du champ des "communications" susceptibles d'être surveillées en vue de détecter des échanges illégaux, en approuvant un amendement déposé par le rapporteur du texte, Franck Riester.

Dans la version adoptée par le Sénat, le "projet de loi relatif à la protection pénale de la propriété littéraire et artistique sur internet" prévoit en effet de sanctionner une infraction au droit d'auteur « commise au moyen d'un service de communication au public en ligne ou de communications électroniques ». Interprétée strictement, cette délimitation recouvre bien sûr les échanges de type P2P, principales cibles de la loi, mais pas seulement : par communications électroniques, on entend aussi bien email que messagerie instantanée.

Ces moyens d'échange ne sont pas explicitement mentionnés, mais le flou que laisse planer le texte a immédiatement fait craindre la surveillance des emails. Une atteinte évidente au secret de la correspondance pour tous les détracteurs du texte, au nombre desquels le député UMP Lionel Tardy qui le premier a tenté de déposer mardi un amendement évinçant les courriers électroniques du champ de la loi mardi. C'est finalement un amendement similaire, mais déposé par le rapporteur du texte cette fois, qui a été adopté en commission. Le terme "communications électroniques" ne disparait toutefois pas complètement du projet de loi.

La question sera certainement remise sur le tapis en séance à l'Assemblée nationale, où les débats s'annoncent déjà houleux bien que Jean-François Copé, président du groupe UMP, ait solennellement appelé le parti socialise à ne pas faire obstruction au texte. En tout état de cause, et sans préjuger de l'issue du vote, le projet devrait suite à son passage à l'Assemblée nationale faire l'objet d'un examen par la Commission mixte paritaire, qui se chargera d'harmoniser les différentes versions du texte issues des deux Chambres. Avant, peut-être, une nouvelle saisine du Conseil constitutionnel en vue de faire retoquer certains aspects de la loi...
Depuis de nombreuses années, Apple continue sa campagne publicitaire « Get a Mac" visant à ridiculiser les ordinateurs tournant sous Windows tout en promouvant Mac OS X. Simples, courts, drôles, ces clips mentionnent à tour de rôle chacune des faiblesses du système de Microsoft. Cependant, après avoir longuement encaissé, la firme de Redmond a répliqué avec sa campagne "Laptop Hunters".

Quel ordinateur achèteriez-vous pour 1000 dollars ? Telle est la question centrale de ces clips mettant en scène différents besoins personnels ou professionnels, lesquels sont systématiquement comblés par l'achat d'un PC sous Windows. Et il semblerait que Microsoft ait vu juste en attaquant Apple sur son point le plus faible : le prix de ses Mac.

C'est ainsi que lors de la Worldwide Partner Conference qui se déroule cette semaine, Kevin Turner, directeur des opérations chez Microsoft raconte cette anecdote : "Il y a deux semaines nous avons reçu un coup de fil du département légal d'Apple et ils disaient - et c'est une histoire vraie - "hé ! vous devez arrêter de diffuser ces publicités, nous avons baissé nos prix". Ils ont dû réduire leur prix d'environ 100 dollars. C'était le meilleur coup de fil que je n'ai jamais reçu depuis que j'ai ces fonctions".

Coup de bluff ou coup de génie ? Quoiqu'il en soit Apple ne cesse de baisser les prix de ses ordinateurs portables pour s'aligner sur la concurrence, c'est ainsi que le MacBook d'entrée de gamme est commercialisé à 949 euros. Finalement, c'est véritablement le consommateur qui profitera de cette guerre publicitaire.
Bien décidé à imposer Google Maps comme une alternative aux Pages Jaunes, Google a décidé d'enrichir son outil cartographique de "Lieux Favoris", les bonnes adresses de quelques 200 célébrités des médias ou de la politique.

Pour une ville comme Paris, les internautes peuvent par exemple découvrir les meilleures adresses, arrondissement par arrondissement, de personnalités telles que la comédienne Louise Bourgoin (4e arr.) , le chanteur Raphaël (17e arr.) ou encore le "barman" du Ritz (8e arr.)

"Google rend accessible au plus grand nombre cette collection d'adresses afin d'illustrer la somme d'informations locales disponibles en ligne et encourager les commerces de proximité à accroître leur visibilité sur Internet" explique une représentante de Google France.

Une initiative qui devrait pousser les commerçants à s'enregistrer sur le Google Maps Local Business Centre d'autant que le référencement "local" est gratuit, contrairement à ce que pratiquent les autres grands annuaires.
Même s'il arrive aux internautes de partager des fichiers totalement légaux, pour beaucoup, le bittorrent ne symbolise qu'une chose : le piratage de droits d'auteurs. Pour cette raison, beaucoup de sites Internet refusent de voir leurs utilisateurs s'adonner à un échange de liens .torrent par peur d'être poursuivis en justice par les autorités représentant les intérêts des artistes ou des studios d'Hollywood.

C'est là qu'entre en scène le service web Hid.im qui offre aux internautes la possibilité de dissimuler un fichier torrent directement au sein d'une image au format PNG. Grâce à un petit lien Javascript - également disponible sous la forme d'une extension à Firefox - il sera possible, en un seul clic, de convertir un fichier torrent ou/et de le décoder.

"C'est une tentative visant à renforcer les fichiers torrent", explique Michael Nutt, l'un des participants à ce projet à TorretFreak. "La différence, c'est que vous n'avez plus besoin d'un répertoire pour héberger votre fichier torrent. Beaucoup de forums acceptent la mise en ligne d'images mais pas d'autres types de fichiers".

A première vue, l'idée semble intéressante, cependant, si cette technique venait à se démocratiser, l'on pourrait se demander si cela ne renforcera pas l'image négative que subissent les fichiers torrent. Pour en savoir plus rendez-vous sur Hid.im.
Suite à la plainte déposée par l'éditeur norvégien Opera Software auprès de la Commission Européenne, Microsoft a décidé de déployer une version spéciale de son système d'exploitation sans Internet Explorer 8. Rejoint par Mozilla et Google, Opera estime que l'intégration du navigateur de Microsoft porte inévitablement préjudice aux principes de concurrence et pointe du doigt un abus de position dominante.

Cependant, les initiatives de Microsoft ne sont pas satisfaisantes pour Opera. En effet, dans un billet publié sur le blog officiel de Windows, Yochay Kiriaty, "évangéliste technique" chez Microsoft explique que par défaut, Internet Explorer 8 sera désactivé afin que "les fichiers ne puissent être chargés par le système d'exploitation et donc rendus indisponibles pour l'utilisateur de la machine". Cependant tous les composants seront physiquement présents "puisqu'ils font partie du coeur de Windows". D'ailleurs, plusieurs navigateurs alternatifs utilisent le moteur d'IE.

Hakon Wium Lie, chef des opérations techniques de Microsoft explique à ComputerWorld : "ce n'est pas le petit changement de Microsoft qui restaurera la compétition des navigateurs sur l'ordinateur ». Car plutôt que de retirer IE8, ce dernier est tout simplement désactivé. "le moteur de rendu sera toujours présent", rajoute M. Lie, avant d'ajouter : "qui sait ce qui peut se passer avec Windows Update ? Vous pouvez vous réveiller un matin et voir IE8 sur votre machine à nouveau".

Pour Opera la solution est simple, Microsoft devrait proposer un formulaire laissant l'internaute décider du navigateur à utiliser. Dans le cas où les logiciels seraient pré-installés, il suffirait alors de les activer. Sinon, un téléchargement automatique suivi d'une installation se mettraient en place. Il s'agit d'ailleurs d'une idée soulevée par la Commission Européenne au mois de juin. Pour l'heure les autorités européennes n'ont toujours pas rendu leur verdict, reste à savoir si la solution mise en place par la firme de Redmond sera jugée assez satisfaisante pour empêcher le monopole de Microsoft sur le marché des navigateurs. Affaire à suivre...
Après le succès de la section Gmail Labs, permettant d'activer ou de désactiver certains modules ou fonctionnalités au sein du service de courrier électronique, Google lève à présent le voile sur Google Calendar Labs.

Sorti de sa phase bêta au début du mois, Google Calendar (Google Agenda en français) a été dévoilé en avril 2006. "A cette époque nous recevions d'innombrables idées et suggestions, y compris de nos collègues, et il est difficile de décider lesquelles d'entre elles doivent être développées.", explique le développeur David Marmaros sur le blog officiel de Google Entreprise.

Accessible depuis les options du calendrier sur les comptes Google classiques et Google Apps, le "laboratoire d'idées" reste pour l'instant réservé aux anglophones. Il faudra donc changer la langue par défaut pour y accéder. Au travers du panneau de contrôle, les administrateurs de comptes Google Apps devront accepter de recevoir les nouvelles fonctionnalités lorsque ces dernières sont disponibles. Notons également la mise à disposition d'une interface de programmation spécifiquement conçue pour les administrateurs de Google Apps, ce qui devrait faciliter le déploiement de plusieurs widgets.

Pour l'heure Google Calendar Labs embarque six fonctions parmi lesquelles nous retrouvons la personnalisation du service web en y ajoutant une image de fond, la possibilité d'attacher un fichier de Google Documents à un événement ou encore un petit module permettant visualiser l'heure locale dans certains pays de son choix. Si elles s'avèrent populaires ces fonctions devraient donc être embarquées par défaut dans le calendrier.
En Chine, le ministère de la santé a ordonné l'arrêt du traitement par électrochocs pour les personnes présentant une dépendance à Internet. La thérapie par électrochocs, ou sismothérapie, était administrée en tant que punition pour les citoyens jugés coupables d'avoir violé certaines règles de conduite. Cependant, d'après le gouvernement local, cette pratique ne se serait pas révélée sécurisée.

Selon le Centre d'Informations du Réseau Internet de Chine, le pays compterait près de 300 millions d'internautes. Depuis plusieurs années les autorités redoutent un phénomène d'addiction, notamment parmi les plus jeunes souhaitant échapper à l'autorité parentale.

Plusieurs témoignages des patients ayant subit le traitement de la clinique de Linyi dans la province de Shandong ont été publiés sur Internet. Près de 3000 adolescents jugés "accros" à Internet auraient été placés dans cet établissement créé par le docteur Yang Yongxin ; un lieu où les conditions de vie seraient particulièrement strictes - voire militaires - avec par exemple "le droit de ne parler que de ses problèmes d'addiction", rapporte Reuters. The Guardian présente ainsi l'histoire de Teng Fei, âgé de 17 ans qui fut placé dans ce centre, un traitement qui se paie aux alentours de 600 euros par mois.

"Je ne sais pas combien de fois ils m'ont envoyé des chocs électriques, mais certainement à plusieurs dizaines de reprises. Entre chaque session, ils me laissaient me reposer puis recommençaient. Les séances duraient environ une demi-heure", explique l'adolescent qui ne s'est jamais considéré comme un intoxiqué du net. Les médecins lui administraient également des anti-dépresseurs et des médicaments issus de la médecine chinoise traditionnelle.
Le 13 mars 1989, lorsqu'il proposa le premier schéma de ce qui s'appellera plus tard le World Wide Web, Tim Berners-Lee ne s'attendait certainement pas à une adoption et une évolution aussi fulgurantes des technologies Internet. En juillet 2008, le père de l'Internet appellait à un web ouvert. "J'ai tenté de faire du Web, une plate-forme universelle et neutre qui ne doit pas entrer en conflit avec du matériel spécifique, un logiciel, un réseau, un langage, une culture, un handicap, ou encore des données spécifiques", expliquait le britannique.

Cette année Tim Berners-Lee insiste sur la liberté de l'internaute. Selon lui, les gouvernements et les sociétés ne devraient pas espionner les utilisateurs, par exemple sur les requêtes effectuées ou via l'historique du navigateur. "Lorsque vous utilisez Internet il est important que cet outil ne soit pas préconfiguré avec des limites", explique M. Berners-Lee à la BBC. Il ajoute que si les gouvernements peuvent nécessiter certains pouvoirs pour contrer les usages abusifs de l'Internet, ces derniers devraient être limités.

Ces propos s'inscrivent dans un cadre particulièrement approprié puisque la Chine tente de renforcer son contrôle de la Toile en pratiquant la censure sur certains sites Internet jugés inappropriés par les autorités elles-mêmes. Récemment la Chine a fait savoir qu'elle souhaitait voir un logiciel de filtrage pré-installé sur chacun des ordinateurs commercialisés au sein du pays.

Pour Tim Berners-Lee, la pratique de la censure est vouée à échouer. "Au fil des années l'Internet saura contourner la censure et la liberté triomphera, mais ce ne sera pas un chemin facile", ajoute-t-il.
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