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Depuis 10 heures ce matin, Yahoo! France invite les internautes à tester une nouvelle page d'accueil, laquelle s'inscrit dans l'Open Strategy du groupe en accueillant des services tiers tout en proposant plusieurs options de personnalisation. Dotée d'un nouvel assistant placé au sein d'un panneau latéral, le nouveau Yahoo.fr se veut un point d'accueil central pour l'utilisateur souhaitant consulter différentes sources d'informations.

Actualités, blogs, réseaux communautaires, emails et même flux RSS personnels, il est donc possible d'accéder au contenu de plusieurs sites Internet à partir d'une seule page. Christophe Pelletier, Directeur des Communications chez Yahoo! France, explique : "Nous avons mené une étude pour connaitre les habitudes des internautes au travers de laquelle il apparait qu'il n'y a que peu de sites Internet régulièrement visités. Nous ce que l'on veut, c'est donner aux internautes l'opportunité d'avoir un point de départ à partir duquel toutes les informations peuvent être consultées facilement". Yahoo propose déjà aux internautes un service d'actualités personnalisées au travers de Mon Yahoo!. Interrogé par nos soins, Tapan Bhat, vice-président du département de l'expérience utilisateur chez Yahoo, explique : "Mon Yahoo cible les utilisateurs souhaitant un niveau plus poussé de personnalisation. Il y a des gens qui aiment tout bricoler de fond en comble et d'autres qui se plaisent simplement à rajouter quelques touches de peinture ici et là. Nous continuerons de développer Mon Yahoo! en parallèle de Yahoo.com". Rich Riley, directeur des opérations de Yahoo! en Europe ajoute que les objectifs de la société! sur le vieux continent sont clairs : augmenter son audience.

Facebook, mais aussi MySpace, eBay, Gmail, AOL Mail ou Flickr, plus d'une soixantaine d'applications s'invitent au sein du réseau. Parmi les partenaires de Yahoo! France nous retrouvons également plusieurs médias tels que Le Monde, Le Figaro, Elle ou encore Télérama, Infotraffic, Libération ou Gala. Si les utilisateurs ont toujours la possibilité de conserver la page classique de Yahoo! France, le nouveau Yahoo.fr devrait s'afficher par défaut dans le courant du mois de septembre. Pour tester le nouveau site rendez-vous ici.
En plus d'une nouvelle page d'accueil, Yahoo! France dévoile aujourd'hui la version française de Yahoo! Buzz. Lancé depuis un an aux Etats-Unis, ce service web propose de regrouper et de classer les articles les plus appréciés par les internautes. Dans l'esprit de la plateforme Digg, Yahoo! Buzz sera dans un premier temps réservé plutôt aux grands médias qu'aux bloggers.

Chritophe Pelletier, Directeur des communications chez Yahoo! France, explique qu'à cette occasion la société a signé plus d'une quarantaine de partenariats. Cela signifie qu'à la lecture d'un webzine, l'internaute francophone retrouvera un outil permettant de "buzzer" un article. Pour les médias partenaires (Libération, Marie-Claire, LePoint, Match...), c'est l'opportunité de retrouver leurs meilleurs articles du jour sur la page d'accueil de Yahoo! France qui enregistre chaque jour plusieurs millions de visiteurs uniques.

Tapan Bhat, vice-président des communautés, explique : "il y a des actualités qui ne sont ni couvertes par la BBC, ni par Yahoo! News. C'est là que Buzz trouve sa place. Les histoires les plus populaires apparaissent sur la page de Yahoo! qui à son tour génère du trafic vers l'éditeur". La version française de Yahoo! Buzz sera publiée le 28 juillet prochain.
Depuis quelques jours, le chef de l'Etat est victime d'un nouveau "Google Bombing", ce phénomène qui vise à associer à une recherche sur Google un site qui normalement n'a aucun lien avec cette dernière. En 2007, on avait ainsi eu la surprise de découvrir que le site de Nicolas Sarkozy apparaissait en première position lorsqu'on effectuait une recherche sur le terme "Iznogoud". En 2009, l'humour se fait moins potache, et plus vulgaire : c'est maintenant sur la requête "trou du cul du Web" que remonte le site sarkozy.fr.

Google Bombing, comment ça marche ?

Comment le site de Nicolas Sarkozy peut-il ressortir en première position alors qu'il ne contient pas, d'après notre examen approfondi, l'expression « trou du cul du Web » ? Pour comprendre le phénomène, qui ne relève ni du piratage, ni d'un quelconque bug, il convient de rappeler comment Google organise les résultats de recherche sur ses pages.

Le classement des pages est défini par leur supposée pertinence vis-à-vis de la requête formulée par l'internaute, mais il tient également compte de "l'influence" de chacune de ces pages. Pour déterminer si une page suscite l'intérêt des internautes, Google se base sur le nombre de liens hypertextes qui pointent vers elle : c'est le principe du pagerank, dont l'algorithme est tenu secret.

Ce classement est affiné par l'analyse des mots qui "portent" le lien. Si vous faites un lien vers Clubic.com en utilisant le mot "loutre", vous augmentez les chances que Clubic remonte sur cette requête précise, surtout si la thématique associée est abordée sur le site. Une poignée de liens sera inefficace, mais imaginez maintenant des dizaines, des centaines, voire des milliers d'internautes et d'éditeurs de sites s'amusent à dissimuler sur l'expression "trou du cul du Web" un lien vers sarkozy.fr : la probabilité que le site ressorte sur cette requête donnée augmente à chaque nouveau lien, même si ses pages n'en comportent pas la moindre occurrence.

Dans la mesure où Google affirme haut et fort qu'aucune intervention humaine n'est pratiquée sur les résultats de son moteur de recherche, il suffit de trouver les faiblesses de l'algorithme qui sous-tend l'ensemble pour obtenir un résultat de ce type.

Généralement employé à des fins satiriques, le Google Bombing n'est pas un phénomène nouveau. Du temps de George Bush, il a par exemple été utilisé pour que la page officielle consacrée à l'ex président des Etats-Unis arrive en première position pour la recherche "miserable failure" (lamentable échec). Jacques Chirac en a lui aussi fait les frais, du temps où son site ressortait premier sur la requête "magouilleur".

Google présente ses excuses, mais n'intervient pas

Difficile de rester lettre morte lorsque son outil de recherche associe un chef d'état à l'une des parties les moins flatteuses de l'anatomie humaine : Google a donc réagi mercredi, en mettant en ligne un communiqué des plus succincts (qui au passage n'a pas été expédié aux rédactions comme c'est généralement le cas).

« Nous n'excusons pas cette pratique, ni aucune autre pratique visant à altérer l'intégrité de nos résultats de recherche, mais nous ne sommes pas plus enthousiasmés par l'idée de modifier manuellement nos résultats pour empêcher de telles informations d'apparaitre », explique le moteur.

« Cette pratique malveillante du "Google Bombing" est peut-être divertissante pour certains, mais en aucun cas leur démarche n'affecte la qualité générale de notre moteur de recherche, dont l'impartialité reste, comme toujours, au centre de notre mission », conclut-il. Début 2007, Google avait assuré être parvenu à désamorcer cette technique sans pour autant compromettre le fonctionnement automatique et "impartial" de son moteur. Manifestement, la technique est à revoir... pour le plus grand plaisir des internautes, nombreux à se délecter de la plaisanterie.
Dévoilé aux Etats-Unis depuis quelques temps, l'Open Strategy de Yahoo! s'invite au sein du service de courrier électronique de Yahoo! France qui se dote désormais d'une dimension communautaire. Après avoir intégré un module de messagerie instantanée au sein de son webmail, Yahoo! continue de pousser un peu plus loin les fonctionnalités sociales. Ainsi, depuis la page d'accueil de Yahoo! Mail, l'internaute a la possibilité de consulter les dernières activités de ses "connexions", lesquelles sont regroupées au sein du nouveau Yahoo! Profile. Pour rappel, Yahoo! Profile est le pilier de la stratégie d'ouverture de Yahoo! et permet à l'utilisateur de regrouper plus d'une soixantaine de flux extérieurs, de Facebook à Twitter en passant par Flickr ou Delicious.

Yahoo! estime que lorsque deux utilisateurs établissent une connexion mutuelle, elles partagent alors un niveau de confiance. Pour cette raison, Yahoo! propose de filtrer leurs emails respectifs afin de les mettre en avant directement sur la page d'accueil du webmail, aux côtés des actualités et de la météo locale. Notons que la dimension communautaire est désactivable au travers des options du webmail.

Par la suite, Yahoo! devrait également intégrer une version localisée des applications tierces déjà présentes outre-Atlantique. Logés dans le panneau latéral de gauche, ces modules enrichissent les fonctionnalités de Yahoo! Mail. En faisant usage de l'interface de programmation de Wordpress, de Flickr, de l'éditeur de photos Picnik ou encore du système de paiements électroniques de Paypal, Yahoo souhaite ainsi offrir différents outils complémentaires, une manière aussi de retenir l'internaute au sein de son réseau. Notons d'ailleurs que l'une de ces applications, Xoopit, vient d'être rachetée par le groupe de Sunnyvale. Xoopit scanne automatiquement les photos attachées aux messages en pièces pour les présenter au sein d'un album unique sous forme de vignettes.

A cette occasion Clubic s'est entretenu avec David McDowell, directeur de Yahoo! Mail Europe et Grégory Talon, en charge du développement de Yahoo! Mail en Europe.

- Clubic : Combien d'utilisateurs regroupe le service Yahoo! Mail en France et dans le monde ?

David McDowell : En France nous avons 6 millions d'utilisateurs. Nous sommes en troisième position derrière Hotmail et Orange. Au niveau mondial nous comptons 300 millions d'utilisateurs et sommes en seconde place derrière Hotmail.

- Ces nouvelles fonctionnalités sont-elles également intégrées au sein de la version classique de Yahoo! Mail ?

David McDowell : Nous y avons intégré le système de Connexions mais pas les applications. Nous continuerons de travailler sur les deux versions de Yahoo! Mail simultanément.

Grégory Talon : Yahoo! Mail Classique est principalement utilisé par des internautes qui ne veulent consulter que leur emails sur une interface web plus claire et plus facile d'accès. Nous ne voulions pas ajouter de confusion pour ces utilisateurs.

- A quand l'IMAP pour Yahoo! Mail ?

David McDowell : Nous n'avons rien à annoncer aujourd'hui à ce sujet mais l'IMAP est devenu un standard et il serait logique que nous le proposions également, c'est sur notre liste de tâches.

Grégory Talon : Pour être franc nous avons eu beaucoup de débats à ce sujet. Gmail propose l'IMAP gratuitement, mais dans le cas de Yahoo! ce n'est pas le même enjeu. Nous avons deux fois plus d'utilisateurs que Gmail, la perspective est donc différente. Contrairement à nous, Google ne fait pas d'argent avec leur webmail, leur principal marché reste la recherche sur Internet.

- Aujourd'hui en Europe, la connexion POP entrante et sortante est gratuite sur Yahoo! Qu'adviendra-t-il de l'option payante Yahoo! Mail Plus ?

David McDowell : Avec Yahoo! Mail Plus l'internaute n'a pas de publicités et beaucoup des utilisateurs apprécient. Pour cette raison nous ne la supprimerons pas. Nous n'avons pas non plus de projet de mise à jour de cette option.

Grégory Talon : De moins en moins de gens souscrivent à cette option. Aujourd'hui les internautes ne veulent plus payer les services Internet.

- Pour ce qui est de la taille limite des emails envoyés et reçus, Gmail est récemment passé à 25 Mo, Yahoo! suivra-t-il ce mouvement ?

David McDowell : Avec l'une de ces nouvelles applications qui s'inviteront au sein de Yahoo! Mail il sera possible de partager jusqu'à 200 Mo (NDRL: via l'application ZumoDrive). Pour ce qui est de l'envoi strict de pièces jointes, nous devrions aussi rester compétitifs.

- Qui sera chargé de traduire en français les applications de Yahoo! Mail ?

Grégory Talon : Ce seront les éditeurs eux-mêmes.

- Yahoo! vient de racheter Xoopit, cette technologie sera-t-elle implémentée de manière native ou restera-t-elle sous la forme d'une application tierce ?

David McDowell : Puisque Xoopit vient de nous rejoindre, il est effectivement probable que nous soyons amenés à travailler ensemble de manière plus poussée voire que cette technologie soit également intégrée à d'autres services du réseau.

Je vous remercie.
Le site de partage de fichiers .torrent sera-t-il finalement revendu à la société Global Gaming Factory (GGF) ? Selon un communiqué de l'Associated Press, rien n'est moins sûr. En effet, selon l'avocat de l'éditeur suédois, Ricardo Dijkstra, la transaction ne sera effectuée que s'il est possible de transformer la plateforme de téléchargement en service légal ; une condition sine qua non mise en avant par GGF mardi lors d'un procès opposant The Pirate Bay à une association de défense de droits d'auteurs.

Au mois de juin, Global Gaming Factory avait annoncé son intention de se porter acquéreur du site The Pirate Bay pour un montant de 60 millions de couronnes suédoises, soit environ 5,53 millions d'euros avec pour objectif de le transformer en service totalement légal ; une entreprise qui rappelle fortement l'évolution du service Napster.

Notons tout de même l'ironie de la situation pour une société au sein de laquelle il se serait produit un délit d'initié. En effet, une semaine avant l'annonce du rachat, un volume anormalement élevé de transactions avait été observé sur l'action de GGF, laquelle monta en flèche peu de temps après sa réintroduction en bourse.
Le mois dernier nous apprenions que Microsoft souhaitait réduire le développement de MSN Soapbox, un service permettant de partager des vidéos en ligne lancé fin 2006 et intégré à MSN Video. Erik Jorgensen, vice-président de la branche Internet de Microsoft, expliquait alors que la société était "en train de réfléchir sur la marque Soapbox, ce qu'elle signifie pour MSN et la manière dont elle s'intègre dans (la) stratégie ". Finalement, le dirigeant explique à CNet US : "nous avons décidé de fermer les fonctionnalités de Soapbox".

La fermeture de Soapbox n'engage cependant pas celle de MSN Video et la dimension communautaire devrait simplement être relocalisée au sein de la marque MSN. Selon Microsoft MSN Video aurait 88 millions de visiteurs uniques et 480 millions de clips lus en streaming chaque mois. La firme de Redmond devrait avertir ses utilisateurs et ses partenaires de la date de fermeture. A partir du 29 juillet prochain les internautes n'auront plus la possiblité de mettre en ligne de nouveaux clips et le site fermera définitivement le 31 août. Erik Jorgensen précise également que de nouvelles fonctionnalités devraient être implémentées « permettant aux bloggers et aux médias de partager plus facilement leurs vidéos sur MSN".

Rappelons que MSN est actuellement en phase de rénovation et qu'à la rentrée prochaine, une nouvelle page MSN.com devrait faire son apparition.
Le logiciel de messagerie instantanée Windows Live Messenger, anciennement baptisé MSN Messenger, fête ses dix ans. Utilisé par 330 millions d'utilisateurs, Messsenger enregistre en moyenne 40 millions de connexions simultanées (contre "seulement" 1 million en 2000) et 1,6 milliard de sessions de chat chaque jour.

Sur leur blog officiel, l'équipe de développement explique que le logiciel fut initialement inspiré par le client Microsoft NetMeeting. Au coeur du problème, les utilisateurs peinaient à trouver la ou les personnes avec lesquelles ils souhaitaient établir une communication. C'est ainsi que NetMetting se dota d'une liste de contacts, la fameuse "buddy list".Messenger est aussi bien utilisé par les plus jeunes que par les professionnels du monde entier. A ce sujet, Microsoft rapporte que selon une étude, 21% des américains utiliseraient Windows Live Messenger pour effectuer des conférences professionnelles. Notons également que 71% des personnes interrogées avouent avoir envoyé un message à la mauvaise personne. Dans 59% des cas, il s'agissait d'ailleurs d'un événement important comme des fiançailles ou une promotion au travail. Notons également que la firme de Redmond devrait peut-être éduquer ses "IMnautes" car si 49% des participants à cette étude utilisent l'acronyme ROFL (Rolling on the Floor Laughing), il apparaît qu'un tier de personnes totales avouent n'avoir aucune idée de ce que cela signifie.

A cette date anniversaire, Microsoft a publié une petite vidéo, non pas sur MSN Soapbox... mais sur YouTube. Notons aussi que Microsoft met à disposition en téléchargement un thème spécial pour habiller votre logiciel.
Sur l'un des blogs officiels de Microsoft, Eric Law, un porte-parole de l'équipe d'Internet Explorer, explique que le navigateur IE8 ne pose en soi aucun problème sur le plan des performances. Au travers de ses propos, il apparaît que si certains utilisateurs ont observé des lenteurs, ce serait à cause des plugins. D'après lui ces derniers "peuvent avoir un impact sur les performances et la stabilité" du navigateur.

Le porte-parole ajoute que toutes les extensions affectent le navigateur de différentes manières. Ainsi, les assistants de navigation (Browser Helper Objects), qui se présentent sous la forme de fichiers DLL, se chargent à chaque nouvelle ouverture d'onglet. Les contrôles ActiveX ne sont utilisés que sur certains sites Internet ; cependant les plus populaires peuvent également causer des problèmes de performance. Notons également que le panneau latéral gauche influe sur la réactivité du logiciel lorsqu'il est activé. Le porte-parole ajoute que certains protocoles de transfert externes sont souvent installés par des gestionnaires de téléchargement ou des environnements locaux "comme Google Gears". Microsoft précise que d'autres composants du navigateur se révèlent peu gourmands comme la barre de navigation, les menus, les menus contextuels, les accélérateurs et les moteurs de recherche.

Pour vérifier tout ça, Eric Law invite les utilisateurs à télécharger l'utilitaire Process Monitor, lequel permet d'observer plus précisément chacun des processus en cours d'utilisation.
Les errances de la loi chargée de lutter contre le téléchargement illégal finissent par agacer ceux qui en attendent le plus. La Sacem et le Snep, par exemple, respectivement société de gestion des droits d'auteur dans le domaine de la musique et représentant de l'industrie du disque en France, ont tous deux exprimé leur mécontentement mardi suite à l'annonce du report du vote solennel de la loi Hadopi 2.

« Alors qu'année après année, mois après mois, leurs revenus fondent sur le marché phonographique sans que les services en ligne ne compensent ces pertes, du fait tout particulièrement de la piraterie, ils appellent solennellement la Représentation nationale à prendre ses responsabilités pour répondre à cette exigence de justice. », indique la Sacem.

« Une fois encore les ayants droit sont pris en otage par les manoeuvres politiciennes de certains députés au mépris des industries culturelles qui pendant ce temps subissent une crise sans précédent », déplore de son côté le Snep, qui demande « que soit adoptée au plus vite la loi Création et Internet n° 2 afin de stopper l'hémorragie ».

Alors que l'Assemblée vient d'adopter l'article 1 du projet de loi et poursuit l'examen des nombreux amendements déposés sur le texte, son président Bernard Accoyer a pour mémoire fait savoir mardi que le vote solennel, initialement prévu pour la fin de la semaine, allait être repoussé à la rentrée de septembre.
Réunis en séance publique, les députés ont adopté mercredi matin deux amendements visant à préserver l'accès aux messageries électroniques lorsque l'abonnement à Internet est suspendu. Déposés, entre autres, par les députés Tardy, Suguenot ou Dionis du Séjour, ces amendements ont été approuvés par le gouvernement.

« Si la suspension de l'accès au services de communication au public en ligne peut se concevoir, la suspension de l'accès à la messagerie électronique apparait excessif et doit être préservé. », est-il exposé dans l'argumentation liée à l'amendement n° 4.

« Les contrefaçons que réprimera spécifiquement le présent projet de loi sont des actes de téléchargements illégaux commis par internet et non ceux commis sur une messagerie électronique. Ces deux amendements complètent donc utilement la position que j'avais prise devant la commission. », a déclaré Michèle Alliot-Marie, avant d'accepter, « dans un souci de cohérence et de logique », la proposition.

Rapide, cette adoption témoigne d'une certaine confusion : l'objet de la suspension de l'abonnement à Internet n'est-il pas d'interdire l'accès aux services de communication en ligne ? On se demande en outre comment envisager, sur le plan technique, de maintenir l'accès aux services de messagerie en ligne tout en interdisant à l'internaute de surfer sur le Web.

Cette contradiction, qui ne manquera pas d'amuser les détracteurs du projet de loi, ne devrait toutefois pas subsister bien longtemps. En admettant qu'un second vote ne soit pas demandé, la commission mixte paritaire se chargera sans doute de l'évincer du texte lorsqu'elle sera saisie du projet pour harmoniser les conclusions du Sénat et celles de l'Assemblée nationale.
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