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L'opérateur France Telecom a été condamné à une amende de 27,6 millions d'euros pour avoir mené des activités illégales visant à freiner la concurrence sur les territoires d'outre-mer. Cette affaire fait suite à une plainte déposée par l'opérateur alternatif Outremer Telecom auprès de l'autorité chargée de réguler la concurrence. Une dépêche de l'AFP rapporte ainsi que France Telecom abusait de "sa position dominante résultant notamment de son ancien monopole pour s'octroyer, de manière déloyale, des avantages sur ses concurrents". Suite à cette accusation, l'opérateur historique essuya une nouvelle plainte similaire émanant cette fois du fournisseur d'accès à Internet Mobius.

L'autorité vient de rendre son verdict et reproche à l'opérateur historique d'"avoir entravé abusivement le développement de nouveaux opérateurs concurrents " sur les territoires de la Réunion, de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Guyane. France Telecom est notamment accusé d'avoir maintenu des tarifs de communication élevés entre l'île de la Réunion et la métropole, une initiative visant à ralentir le développement de l'Internet haut débit dégroupé tout en proposant des forfaits de connexion "anormalement bas (...) impossibles à reproduire par les autres acteurs". Notons aussi que les clients ayant migré vers des opérateurs alternatifs se sont vus proposés des offres commerciales ciblées de la part de FT qui n'aurait pas hésité à fouiner dans les fichiers personnels de ces derniers.
Après la Commission nationale informatique et libertés (Cnil), Reporters sans frontières (RSF) s'interroge sur certains aspects "sensibles" du projet de loi d'orientation et de programmation pour la performance de sécurité intérieure (LOPPSI). RSF se déclare "préoccupée" par la surveillance de contenus par le biais de logiciels espions dans le but de mieux lutter contre la cybercriminalité.

Ces logiciels espions seraient introduits dans des ordinateurs à l'insu de leurs propriétaires, et ce par le biais d'internet ou d'autres réseaux informatiques. Un tel projet, qui n'est pas sans rappeler celui de pirates (hackers), permettrait à la police française de lire tous les contenus d'un poste de travail."Nous sommes inquiets... Nous redoutons une utilisation excessive de ce système d'espionnage par la police, qui pourrait mettre en danger la protection des sources journalistiques", déclare l'organisation dédiée à la liberté de la presse dans un communiqué diffusé le 28 juillet. Avant de préciser : "le cadre de mise en oeuvre de la captation des données informatiques doit être plus clairement défini." RSF, invite enfin, nos parlementaires à "présenter des amendements pour mieux encadrer ce projet."
Les rumeurs commençaient à émerger au début du mois, c'est maintenant officiel : les comptes Google Apps peuvent désormais se transformer en fournisseurs d'identifiants OpenID. En revanche, contrairement à ce qui avait été annoncé, sur son blog officiel, Google ne fait mention que des comptes destinés aux entreprises, aux établissements scolaires ou aux organisations. Rappelons que l'OpenID est un système d'authenfication universel permettant de s'identifier sur des sites Internet compatibles ; une manière de faciliter la gestion des comptes utilisateurs.

Cette initiative devrait permettre de multiplier les fournisseurs et donc de démocratiser le protocole OpenID. Cependant, tous ne sont pas du même avis car la méthode employée par Google ne semble pas se baser sur des technologies approuvées par la fondation OpenID. Ainsi, plutôt que d'utiliser un système reposant sur des standards ouverts, les sites Internet souhaitant accepter l'identification des visiteurs via leur compte Google Apps devront utiliser une extension développée par la société Jainrain partenaire de Google. La firme de Mountain View précise cependant que la société travaille actuellement avec différentes organisations telles que OASIS ou l'OpenID Foundation afin d'établir un standard pour la connexion de l'utilisateur.

Dans un message publié par erreur au sein d'un fil de discussion public, Eric Sachs, chargé de la sécurité des produits chez Google, expliquait que pour l'administrateur du compte Google Apps, il suffirait d'activer cette fonctionnalité dans l'interface de gestion. Les choses ne sont cependant pas aussi simples. Les personnes intéressées peuvent se référer à la documentation en anglais (la version française n'étant pas encore disponible). Retrouvez ici un exemple de site Internet compatible avec Google Apps.
Darty a aujourd'hui annoncé qu'il avait enrichi son offre TV avec 15 chaines supplémentaires, rattrapant ainsi son retard sur les ténors du genre que sont Free et SFR. Les abonnés DartyBox bénéficient ainsi gratuitement de 11 chaines de plus dans leur bouquet "Découverte", qui comprend désormais un total de 60 chaines, et de 4 chaines payantes réparties dans 3 bouquets.

TF1 HD et France 2 HD rejoignent Arte HD et NRJ 12 HD au rang des chaines disponibles en haute définition. On retrouve en outre en définition standard la chaine musicale NRJ Hits, la chaine d'information France 24, 5 chaines internationales issues d'Espagne, de Russie, de Pologne, d'Afrique et du Cambodge et deux chaines jeunesse en langue arabe.

Du côté des chaines de la TNT, bien qu'il ne s'agisse pas à proprement parler de chaines, les abonnés peuvent accéder à 10 antennes régionales supplémentaires de France 3, en plus de Paris et Lyon qui étaient déjà diffusées.

Trois bouquets optionnels complètent enfin cette offre. La chaine musicale TéléMelody permet de "revivre les années 60, 70 et 80" pour 4,50 euros par mois, SIC International est une chaine généraliste portugaise à 3 euros par mois et le pack MyZen.TV comprend la chaine en HD et en définition standard pour 4 euros par mois.

Toutes ces chaines sont d'ores et déjà accessibles aux abonnés DartyBox.
Finalement après des mois de discussion, les sociétés Microsoft et Yahoo! annoncent officiellement aujourd'hui un accord exclusif dans le domaine de la recherche sur Internet. C'est ainsi que le géant de Sunnyvale, autrefois pionnier dans ce domaine, prend du recul sur cette activité et accueillera sur son réseau le nouveau moteur Bing, récement dévoilé par l'éditeur de Redmond.

Dans un communiqué officiel, Carol Bartz, la PDG de Yahoo, explique que cet accord se révèle particulièrement bénéfique « pour la société, mais également pour les utilisateurs et l'industrie ». La migration du moteur de recherche Microsoft devrait être finalisée d'ici 24 mois et permettra à Yahoo! d'économiser chaque année un coût total de 700 millions de dollars pour un bénéfice annuel d'environ 275 millions de dollars.

L'accord entre les deux sociétés a été signé pour une durée de dix années durant lesquelles Microsoft pourra intégrer les technologies de Yahoo en matière de recherche sur Internet au sein de ses services web. Par ailleurs, Bing deviendra le moteur de recherche par défaut sur le portail de Yahoo! De son côté la société californienne concentrera ses efforts sur les technologies de marketing et de liens sponsorisés et sera chargée de la gestion des annonceurs au moyen de la plateforme Microsoft Ad Center. Cependant, les sociétés conserveront chacune leurs départements de publicités d'affichage (Display).

Yahoo! continuera tout de même à innover dans le domaine de la recherche sur Internet mais retournera des résultats du moteur de Microsoft. A ce sujet, Yahoo! expliquait récemment que la société souhaitait s'orienter vers une recherche beaucoup plus multimédia en annonçant « la fin des 10 liens bleus". C'est par exemple le cas avec le concept Yahoo! Glue. De son côté Microsoft reversera à Yahoo! une partie des revenus générés via le moteur de recherche sur le portail de Yahoo! et ses sites Internet affiliés. Microsoft reversera également une somme pour les coûts générés par l'acquisition de trafic Internet à hauteur de 88% des revenus eux-mêmes générés sur les sites sous la responsabilité de Yahoo! pour une durée de cinq ans. Bref on comprend mieux pourquoi ces discussions se sont éternisées...

En ce qui concerne la politique de vie privée, Yahoo! précise que seules les données nécessaires au bon fonctionnement du moteur de recherche seront partagées entre les deux parties, ce qui signifie que les informations à caractère confidentiel au sein du compte utilisateur de Yahoo! resteront privées. D'ailleurs l'accord ne concerne que le domaine de la recherche sur Internet. Chacune des parties continuera à opérer ses différents services de messagerie instantanée, d'affichage publicitaire ou de courrier électronique.

Reste à savoir si les autorités antitrust américaines et européennes approuveront cet accord. Il y a quelque mois, alors que Yahoo! et Google souhaitaient se rapprocher pour un partenariat de liens sponsorisés, le département de la Justice s'y était opposé. Ils annulèrent leurs accords par peur d'être trainés en justice pour non respect des lois de concurrence.

Pour de plus amples informations sur ce partenariat, les anglophones pourront visiter le site dédié Choice.Value.Innovation.
Amanda Bonnen trouvait que l'état général de l'appartement qu'elle louait à proximité de Chicago laissait à désirer et l'a fait savoir à ses contacts sur Twitter. Le propriétaire des lieux, l'agence Horizon Group Management, a eu vent du message et l'a manifestement mal digéré : il vient d'attaquer la mécontente en justice.

« Qui a dit que dormir dans un appartement moisi était mauvais pour vous ? Horizon pense vraiment que ça convient », poste le 12 mai dernier Amanda Bonnen. Quelques jours plus tard, le bailleur découvre le message. Selon lui, la diffamation ne fait aucun doute. Il porte donc l'affaire en justice et réclame 50.000 dollars au titre de dommages et intérêts.

Selon le Chicago Sun Times, qui a révélé cette affaire, Horizon Group Management prétend gérer quelque 1.500 appartements dans la région de Chicago, et affirme qu'il ne peut laisser de tels propos entacher sa réputation. Le compte Twitter de l'intéressée, aujourd'hui supprimé, n'était pourtant suivi que par une vingtaine d'internautes.

Le problème, selon le plaignant, viendrait de ce que le compte d'Amanda Bonnen était public. Les propos de cette dernière pouvaient donc en théorie trouver un écho dans le monde entier. En attendant de voir la tournure que prendra l'affaire en justice, celle-ci alimente les débats en ligne. Un tweet, ou message posté sur Twitter, relève-t-il de la conversation personnelle ou de la communication au public ? Une chose est sure : ce tweet en particulier a depuis quelques heures largement dépassé le réseau d'Amanda Bonnen.
Une étude de grande envergure a été menée par le cabinet de recherche Interpret. En recueillant les propos de quelque 64 millions d'internautes, il apparaît que plus d'un tier d'entre eux avouent s'être adonné à des activités illégales sur Internet et notamment le partage de fichiers protégés par des droits d'auteurs.

En effet, 24 millions des internautes interrogés - soit 36% du panel - avouent avoir téléchargé illégalement au moins un fichier de musique ces trois derniers mois. Notons également que dans cette tranche de population, 9% d'entre eux ont acheté un album complet sur un kiosque de téléchargement tandis que 16% affirment avoir acheté des chansons individuelles. Pour 49% des personnes ayant avoué avoir téléchargé de la musique illégalement, le prix de vente des morceaux sur les kiosques numériques devrait être moins cher que pour l'achat d'un CD. Comme le souligne TorrentFreak, plus de la moitié des "pirates" estiment donc que le prix de vente des téléchargements légaux actuellement proposé ne semble donc pas être la motivation première pour les échanges sur P2P.

Pour l'heure, les autorités représentant les intérêts des maisons de disque, à l'image de l'IFPI ou de la RIAA, continuent leur bataille juridique en tentant d'obtenir des sanctions exemplaires ; une entreprise de plusieurs millions de dollars. De son côté Apple, pilier du téléchargement de musique, préparerait un projet baptisé "Cocktail» visant justement à redonner un second souffle à ce commerce légal et notamment en ce qui concerne la vente d'albums complets. C'est ainsi qu'aux côtés des albums numérisés vendus par l'intermédiaire d'iTunes, l'internaute recevrait également une série de bonus et de contenus interactifs.
Il y a quelques jours nous découvrions sur l'un des wikis officiels de Mozilla quelques images représentant ce qui pourrait être la future interface graphique de Mozilla Firefox 3.7 (voir ci-dessous). Tout en tirant parti des effets de transparence d'Aero sur Windows Vista et 7, le navigateur présentait également d'autres agencements visant à améliorer l'ergonomie générale du logiciel. C'est ainsi qu'à l'image de Google Chrome la barre de menu s'est transformée en un boutons placé à droite du moteur de recherche.

Nous retrouvons désormais les premières images conceptuelles de Firefox 4 et l'on ne manquera pas de noter que l'idée de placer les onglets au-dessus de la barre de navigation a également été envisagée. Mozilla souhaite aussi simplifier davantage la prise en main du navigateur et les boutons permettant de rafraîchir une page, d'en stopper son chargement ou de l'ajouter à ses favoris ont été déplacés et se retrouvent directement au sein de la barre de navigation. C'est ainsi que selon l'état de chargement de la page, le bouton "OK" à droite de la barre d'adresse se transformera automatiquement en "Arrêter" puis en "Rafraîchir", un moyen de simplifier la prise en main.

Le placement des onglets au-dessus de la barre d'adresse permettrait de gagner un peu de place pour l'affichage de la page tout en simplifiant l'apparence générale du logiciel et en réduisant la distance séparant la barre d'onglets des boutons de contrôles du navigateur. En revanche cette initiative risquerait de perturber certains utilisateurs. Notons également que la barre de titre ne serait pas disponible. Retrouvez d'autres clichés ici.
La rumeur court depuis quelques jours : Facebook laisserait les annonceurs de son réseau publicitaire utiliser les photos des membres pour illustrer leurs réclames et ainsi les rendre plus efficaces. Devant l'ampleur du phénomène, et la multiplication des messages d'alerte postés directement sur les profils de ses membres, le réseau social a pris la parole lundi pour s'expliquer et tenter de rassurer ses utilisateurs inquiets. Non, les annonceurs de Facebook n'ont pas accès aux photos des membres, même si certains éditeurs d'applications tierces ont pu profiter des interfaces de programmation de la plateforme pour en tirer parti.

« Les publicités à l'origine de la rumeur ne proviennent pas de Facebook mais d'applications externes. En reprenant abusivement des photos de profil, elles ont enfreint les politiques de Facebook. En conséquence, nous avons décidé de supprimer les applications trompeuses, avant même que la rumeur ne commence à se propager. », assure Barry Schnitt, directeur de la communication de Facebook, sur le blog officiel du service.

Selon lui, la seule utilisation des photos qui pourrait être faite directement par Facebook est celle qui « permet aux amis d'un utilisateur de découvrir les liens que celui-ci entretient directement avec un produit ou un service », de la même manière qu'une mention apparait dans le fil d'actualité de son réseau lorsqu'un de ses contacts rejoint un groupe. « Ces données ne sont pas communiquées à de tierces parties », assure-t-il encore.

En dépit des assertions rassurantes de Facebook, la rumeur risque de ne pas s'éteindre tout de suite, portée par des internautes déjà échaudés par les précédentes controverses liées au réseau : Beacon tout d'abord, le programme publicitaire permettant de voir ce qu'achète vos amis en ligne, aujourd'hui fermé, ou la question de la propriété intellectuelle appliquée aux photos et vidéos mis en ligne. Une chose est sure désormais : comme Google en son temps, Facebook en a fini avec cette période dorée où la progression fulgurante d'un service Web tirant parti des données des utilisateurs fascine sans inquiéter.
Après avoir déposé une plainte auprès de la Commission Européenne, l'éditeur norvégien Opera Software pourrait finalement réussir à faire évoluer l'état du marché des navigateurs Internet. En effet, le géant de Redmond était accusé d'entretenir un monopole en intégrant directement son logiciel Internet Explorer au sein de son système d'exploitation. Après avoir envisagé de commercialiser son prochain système Windows 7 E sans navigateur au sein de l'Union, Microsoft aurait changé d'idée et décidé d'intégrer plusieurs navigateurs afin de donner le choix aux utilisateurs.

Donner le choix aux utilisateurs, c'est précisément ce que souhaite la société Opera Software. Reste à savoir si cette initiative satisfera la Commission Européenne qui s'était elle-même rangée du côté d'Opera. L'on pourrait également se demander si les systèmes d'exploitation Mac OS X et Ubuntu seront bientôt assujettis à cette pratique. Interrogé par le magazine NetWorkWorld, Håkon Wium Lie, chef des opérations techniques chez Opera, explique "l'affaire Microsoft repose sur des lois antitrust, en ce sens elle n'est donc applicable qu'en cas de monopole. Par définition, ni Apple, ni Ubuntu ne sont donc des monopoles. Cependant, cela pourrait être une bonne idée d'offrir ce choix. Aujourd'hui le navigateur est un outil important et c'est une bonne chose de pouvoir accéder à de meilleurs logiciels".

Au travers d'un entretien recueilli par nos soins au mois mars dernier, le PDG du groupe Jon S. von Tetzchner, expliquait à ce sujet que Windows était : " un cas à part car il représente plus de 90% du marché du système d'exploitation. A cause de la dominance d'Internet Explorer (grâce au monopole de Windows), les développeurs web sont forcés de coder pour Internet Explorer. Finalement, Microsoft s'est permis de faire l'impasse sur les standards du web. ". Après quoi il ajoutait : "Si le lecteur de cet article devrait retenir quelque chose ce serait que cette bataille a pour but de rendre le web interoperable et ouvert pour tous".

Pour Opera, la première motivation de cette plainte liée à Windows semble donc être plus liée à la qualité du navigateur et aux respects des standards du web plutôt qu'à sa part de marché. Un argument qui risque cependant d'avoir moins de portée pour Mac OS X et Ubuntu dont les navigateurs par défaut - Safari et Firefox - reposent tous deux sur une base open source en prenant compte des standards du web.
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