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A la demande de Jean-Luc Warsmann, président de la commission des lois de l'Assemblée nationale, la Commission nationale informatique et libertés (Cnil) rend public son avis sur 7 articles du projet de loi d'orientation et de programmation pour la performance de sécurité intérieure (LOPPSI ou LOPSI 2).

Ce projet vise notamment à lutter contre la cybercriminalité par le biais de filtres de contenus web ou de "mouchards". La Cnil, qui s'était prononcée dès le printemps, sans obligation de rendre public son point de vue, juge la réflexion "nécessaire au débat démocratique". Elle précise, par ailleurs, que le projet de texte sur lequel elle s'est prononcée le 16 avril 2009 "est sensiblement différent de celui qui a été officiellement déposé à l'Assemblée nationale."

Sur une des problématiques majeures du texte - la surveillance de contenus par le biais de logiciels-espions de police - la Commission s'est inquiétée de la collecte de données venant de personnes ou de lieux habituellement protégés, "tels que les cabinets d'avocats, de médecins, d'huissiers ou les locaux d'un journal, via des ordinateurs portables notamment." Selon la Cnil, la rédaction et l'adoption du projet de loi permettrait de "collecter des données transitant sur des systèmes utilisés par des personnes protégées par le législateur en raison des secrets particuliers liés à l'exercice de leur profession, ou de les collecter dans les lieux de travail ou aux domiciles de ces dernières."Source : avis de la CNIL délibération n°2009-200 du 16 avril 2009 portant avis sur sept articles du projet de loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure.
D'après le Financial Times, Apple collaborerait actuellement avec les quatre grandes maisons de disque sur un projet baptisé "Cocktail". Le principe ? Proposer, aux côtés des albums numérisés vendus par l'intermédiaire d'iTunes, une série de bonus et de contenus interactifs, susceptibles d'attiser l'intérêt du consommateur pour cette nouvelle forme de consommation de la musique.

Pourquoi acheter un CD plutôt que la version numérique d'un album ? Certains parleront de la qualité de l'encodage, ou insisteront sur la pérennité d'un objet physique. D'autres mettront en avant l'intérêt de la pochette, et du livret qui accompagne le disque : des paroles de chanson aux photos et autres artworks, il participe à la retranscription de l'univers de l'artiste.

Pour Apple, son absence inciterait les internautes à se tourner vers des chansons prises individuellement plutôt que vers des albums complets.

Avec "Cocktail", la firme chercherait donc à recréer ce livret sous forme numérique, de façon à conférer aux albums la valeur ajoutée qui leur fait défaut depuis qu'ils sont distribués en ligne. La firme ambitionnerait d'aller plus loin qu'une simple version PDF du livret traditionnel, en proposant une série de contenus interactifs, photos, vidéos, interviews, etc, à travers lesquels le consommateur pourrait naviguer tout en écoutant son album.

EMI, Sony Music, Warner Music et Universal Music Group collaboreraient au projet, qui pourrait voir le jour d'ici le mois de septembre, affirme le Financial Times qui revendique des "sources proches du dossier".
Les opérateurs télécoms proposent depuis quelque temps déjà à leurs clients de dématérialiser leurs factures. Exit la version papier; Free, Orange, SFR ou Bouygtel fournissent à ceux qui en font la demande une version numérique accessible par email ou directement sur le web.

Si cela ravit les écolos, ce n'est pas le cas de certaines associations de consommateurs qui voient ici un moyen pour les opérateurs de ne pas être vraiment transparent sur leur politique commerciale. C'est ainsi que l'UFC-Que Choisir, dont les propos sont rapportés par LeTelegramme, précise recevoir "beaucoup de plaintes de consommateurs qui enragent car ils se retrouvent en facture électronique sans le vouloir et n'arrivent pas à revenir à la facture papier".

Si le passage du papier au numérique est de plus censé être moins onéreux pour les opérateurs, cela n'a aucun impact sur la facture des abonnés. Pire, dans certains cas, cela peut gêner les clients qui ont parfois besoin d'un support physique à présenter à certaines administrations.

"Il y a probablement une perte de contrôle, car quand vous recevez par mail l'annonce que votre facture est prête, il faut retrouver votre mot de passe pour aller la voir... beaucoup de gens laissent tomber", ajoute la CLCV, une association nationale de consommateurs et d'usagers. Au total, ce sont plus de 7,5 millions de français reçoivent aujourd'hui (3,5 millions pour Orange, 2,4 pour SFR, 1,6 pour Bouygues) une facture numérique. Et c'est sans compter les clients de Free, opérateur qui a généralisé depuis bien longtemps les factures dématérialisées.
En attendant que le ministère de la Culture ait bouclé l'appel d'offres relatif au logo de la future Hadopi, nous vous proposons aujourd'hui un condensé de propositions réalisées par des lecteurs de Clubic suite à notre actualité Insolite : concevez le logo de la future Hadopi. Une idée qui manifestement était bonne, puisque nous avons reçu plusieurs dizaines de propositions, et que plusieurs autres sites nous ont emboité le pas. Non sans surprise, nous avons découvert que l'ensemble des créations soumises chez nous s'attache à dénoncer les potentiels travers de l'Hadopi.

Autrement dit, pas une ne reflète ni n'exprime la capacité de la Haute Autorité pour la Diffusion des oeuvres et la Protection des droits sur Internet à défendre le droit d'auteur et l'industrie culturelle française, alors que ces missions constituent sa raison d'être ! Une incohérence que nous ne sommes pas en mesure d'expliquer, à moins peut-être de supposer que vous êtes tous convaincus que l'Hadopi sera inefficace, voire dangereuse. "Étonnant, non ?", aurait dit un fameux humoriste défunt.

Les propositions sont trop nombreuses pour qu'on les commente une à une mais on trouvera en vrac des idées de logo, des trucs qui n'ont rien à voir, la confirmation d'une prédiction maya, de peu ragoutantes allusions, un brin de mauvaise foi, la manifestation de talents certains sous Paint, une évocation subtile du Green Dam Youth Escort, une Marianne bien maltraitée et une illustration des super vacances que l'on pourra passer une fois déconnecté grâce à Hadopi Voyages.

Voici donc dans le désordre les contributions (originales ou trouvées par eux sur le Web) de Dimitri, Typx, Jérémy, Bertrand, Goli, Thomas, Alexandre, Ac2n_SnoopY, Gaite, qlexqndre, Tenshi, Fremy, Bigben3333, Darkfeuf, HillTheMad, Rider62, Golioo, Zolivenet, Cerberussoul, Scudo, Hvedrung, Bou2004, Squale22, Dark_Krilin, jamesdu75, Too² et mr_costo, en espérant ne pas avoir oublié trop de monde puisque certains de vos mails se sont perdus dans la bataille.

On a nos préférés, mais on vous laisse le soin d'opérer votre propre sélection. Merci à tous ceux qui ont eu envie de jouer le jeu ;-).
le 27/07/2009 à 23:20
Veiled : le darknet de HP simplifié
Billy Hoffman et Matt Wood, deux chercheurs de la société HP, ont trouvé un moyen de créer un darknet directement au sein du navigateur. Le darknet est un type de réseau virtuel privé regroupant une poignée d'utilisateurs et le plus souvent utilisé pour le partage de fichiers sur Internet. Si certaines connaissances techniques sont souvent requises pour maintenir le serveur privé, les deux ingénieurs annoncent qu'ils proposeront d'ici quelques jours, lors de la conférence Black Hat, une démonstration d'un darknet entièrement géré au travers d'un navigateur sur un PC voire, sur l'iPhone.

"Si vous voulez créer un darknet, il vous suffira d'envoyer un email chiffré" mentionnant une URL de connexion. Une fois sur le site Internet, le navigateur chargera l'application peer-to-peer, explique Matt Wood. Il précise que la société HP ne souhaite pas licencier cette technologie, baptisée Veiled, ni y apposer des droits d'auteurs. En revanche aucun code source ne sera partagé. « Black Hat est l'une des principales conférences sur la sécurité et nous souhaitons que cette idée sympa soit partagée avec des gens très intelligents".

Pour ce client peer-to-peer privé, les ingénieurs se basent sur la technologie du HTML 5 qui permet d'héberger des données en local tout en tirant parti d'un réseau distribué. Notons également qu'il est possible de partager des fichiers, notes, url... au sein de Veiled de manière anonyme. A l'image des clients dédiés, ces données, en plus d'être chiffrées, sont également fragmentées dans le cache des navigateurs de l'ensemble des participants. M. Wood ajoute que le chiffrement est rendu possible grâce aux « avancées de la technologie JavaScript  » et que l'anonymat repose sur le mode de navigation privée du logiciel.
Mauvaise passe pour les valeurs technologiques ? Microsoft a fait état jeudi soir d'un bénéfice net trimestriel en chute de 29%, à 3,05 milliards de dollars. Par ailleurs, le chiffre d'affaires de l'éditeur américain a baissé de 17% sur un an, à 13,1 milliards de dollars au quatrième trimestre de son exercice fiscal 2009 clos le 30 juin.

"Notre activité continue à souffrir de la faiblesse des marchés mondiaux du PC et des serveurs", a déclaré Chris Liddell, directeur financier de Microsoft, dans un communiqué.

Sur l'année, le bénéfice net du numéro un mondial du logiciel a chuté de 18%, à 14,57 milliards de dollars. Son chiffre d'affaires a perdu 3% sur un an, pour atteindre 58,44 milliards de dollars. Cette première pour Microsoft (un résultat annuel en baisse par rapport à l'exercice précédent) a influencé la chute du titre à Wall Street. Après avoir clôturé en hausse de 3,06% à 25,56 dollars au Nasdaq hier, l'action Microsoft (MSFT) a perdu en après bourse plus de 7%, à 23,75 dollars.
C'est la fin d'un épisode qui aura marqué les internautes. En fin de semaine dernière, deux livres de George Orwell, "1984" et "La Ferme des animaux", qui se trouvaient sur les Kindle d'Amazon ont en effet été purement et simplement supprimés à distance, sans même que leurs titulaires en soient avertis.

La faute à un partenaire tiers d'Amazon qui a publié par mégarde ces ouvrages sur le site du groupe sans en avoir les droits. Après des excuses de représentants d'Amazon dans divers webzines américains, c'est désormais au tour du fondateur et CEO d'Amazon d'être contraint d'en faire de même. Pour apaiser les esprits.

"C'est une excuse pour notre manière de gérer les ventes de copies illégales de 1984 ainsi que d'autres nouvelles du Kindle. Notre "solution" au problème était stupide, inconsidérée et totalement non conforme à nos principes. C'est effectivement de notre faute et nous méritons les critiques que nous avons reçues. Nous allons utiliser la cicatrice douloureuse de cette erreur pour nous aider à prendre à l'avenir de meilleures décisions", a déclaré Jeff Bezos dans les forums d'Amazon. Faute avouée... ?
le 24/07/2009 à 23:15
Chrome : bientôt du web en 3D natif
Au mois de mars dernier, lors de la conférence Game Developer qui s'est déroulée à San Francisco, la fondation Mozilla et le moteur de recherche Google ont annoncé qu'ils allaient rejoindre le groupe Khronos spécialisé dans l'accélération graphique. Les efforts semblent porter leurs fruits puisque sur l'un des développeurs du projet Chromium, Greg Spencer, a annoncé dans un groupe de discussion qu'il était chargé d'implémenter le plugin O3D directement au sein du navigateur.

Distribué en open source sous la licence BSD depuis le mois d'avril, ce plugin se base sur une interface de programmation développée en interne qui faciliterait le développement d'applications web en 3D en utilisant du JavaScript. Matt Papakipos et Vangelis Kokkevis, tous deux membres de l'équipe d'O3D, expliquaient : "Des projets tels que Google Earth et Google SketchUp montrent notre passion et notre engagement pour permettre aux utilisateurs de créer et d'interagir avec du contenu en 3D. Nous aimerions voir sur le web une expérience 3D similaire à celle que l'on peut trouver sur le bureau". L'intégration d'O3D au sein de Chromium serait sur le point d'être finalisée ; une initiative qui pourrait pousser les autres navigateurs à adopter la technologie de Google voire à la standardiser.

Rappelons qu'Apple travaille également sur de nouvelles fonctionnalités pour Safari permettant aux développeurs web de manipuler des éléments en trois dimensions simplement à l'aide d'une feuille de style, tout en exploitant l'accélération graphique des GPU. Mozilla est également de la partie avec Canvas 3D JS Libary (C3DL), une solution qui se rapprocherait plus des standards d'OpenGL définis par le groupe Khronos.
Dans un billet publié lundi sur leur blog officiel, les développeurs de Google Wave ont annoncé que le 30 septembre prochain une première vague d'utilisateurs devrait pouvoir tester le nouveau système de communication centralisée annoncé à la fin du mois de mai.

Avec Wave, Google souhaite redéfinir le courrier électronique et transformer les processus de communication. Un message (ou une conversation) s'apparentera alors à une sorte de wiki privé mis à jour en temps réel. En effet, Google explique que jusqu'à présent, le courrier électronique tente d'imiter le courrier postal mais l'équipe estime que les choses pourraient se révéler plus efficaces en mélangeant email, messagerie instantanée et dimension communautaire.

Pour l'heure Google Wave est accessible à quelque 6000 développeurs qui mettent au point certaines fonctionnalités optionnelles sous la forme d'applications web. L'équipe explique : "nous focalisons nos efforts pour rendre Google Wave plus rapide, plus stable et plus ergonomique". Dans un peu plus d'un mois la firme de Mountain View invitera 100 000 utilisateurs pour une première bêta. Google a annoncé la sortie de Wave dans le courant de cette année. Pour s'inscrire sur la liste d'attente, rendez-vous ici.
Google multiplie les espaces de stockage en ligne offerts aux utilisateurs de ses services web, de GMail à Picasa en passant par YouTube ou Google Docs.

Et à l'occasion de l'ajout de nouvelles fonctionnalités à Google Docs, quelques indices laissent penser que le géant américain de la recherche sur Internet prépare la sortie d'un "Google Drive", ou "gDrive", permettant d'y stocker les documents de son choix. Ainsi, le nouveau panneau latéral du service de consultation de documents en ligne fait désormais mention d'un classement des contenus par "fichiers" et non plus par "PDF".

Il deviendrait ainsi possible de bénéficier d'un nouvel espace de stockage pour partager, consulter ou modifier ses documents personnels. Dans le même temps, plusieurs images stockées sur les serveurs de Google font référence à un répertoire contenant un logo du navigateur Chrome et à une icône YouTube.

Reste à savoir si en attendant la sortie dans un an du système d'exploitation orienté "web" Chrome OS, Google va proposer en standard une offre associée de stockage en ligne.
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