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Major du disque et accessoirement opérateur cellulaire "virtuel" (sur réseau Bouygues Telecom), Universal Music Group devrait prochainement commercialiser des DVD avec une carte SIM intégrée.

Conçus par Gemalto, le géant français de la carte à puce, ces disques baptisés "Smart Video Card" combinent un disque optique compatible avec le format DVD d'une capacité de 120 Mo avec ... une carte SIM traditionnelle qui se détache afin d'être placée dans un téléphone mobile.

Déjà utilisés par des opérateurs, ces cartes 2-en-1 devraient surtout permettre à Universal Music Group de faire d'une pierre deux coup, en proposant non seulement ses forfaits (bloqués ou prépayés) mais également des contenus exclusifs, issus de son catalogue musical.

"Universal Music Group s'efforce en permanence de trouver de nouvelles façons de proposer sa musique au consommateur. C'est la première fois qu'un label utilise la carte à microprocesseur comme canal de distribution", commente Olivier Robert-Murphy, Vice Président marketing stratégique chez Universal Music Group International.

Reste néanmoins à savoir si ces DVD compacts, pensés comme des alternatives aux CD, aux cartes mémoires voire aux clef USB ont un réel avenir à l'heure du téléchargement par les airs sur les kiosques des constructeurs et des opérateurs téléphoniques...
L'agence du CSI, l'institut américain spécialisé dans la cyber sécurité, a violemment critiqué le modèle de mises à jour de Microsoft qui consiste à corriger une faille critique avec un système de patch. Interrogé par le magazine TG Daily, Rob Housman, directeur du CSI, explique : "nous devons arrêter ce cercle vicieux. Nous devons cesser de dépendre du vieux modèle du "hack-and-patch". Nous devons nous concentrer sur le déploiement de nouvelles technologies qui sont sécurisées par nature ; des technologies qui sont certifiées contre les types de menaces auxquels nous devons faire face aujourd'hui".

Cette déclaration fait suite à l'avertissement lancé par l'éditeur de Redmond mardi dernier qui mettait les utilisateurs en garde contre une faille découverte dans l'un des contrôles Active X d'Internet Explorer pour les ordinateurs équipés du système Windows XP. Rob Housman explique qu'avec cette faille le hacker a la possibilité de prendre le contrôle de la machine en tant qu'administrateur et donc d'accéder à l'ensemble des données personnelles.

Le directeur du CSI ajoute que cette faille "symbolise bien le degré de vulnérabilité dans les environnements IT d'aujourd'hui". D'ailleurs, pour ce dernier la chose n'est malheureusement pas prête de s'arrêter : "j'espère avoir tort mais Windows 7 n'offrira probablement pas d'améliorations sérieuses en termes de sécurité".

M. Housman ajoute que la situation est d'autant plus inquiétante que les cyber-attaques perpétrées aujourd'hui ne sont plus le fruit de jeunes adolescents hackers à leurs heures perdues mais bien de professionnels organisés, à l'image des offensives par déni de service qui touchent justement les Etats-Unis et la Corée du Sud actuellement.
Apple vient de publier la mise à jour de son fameux navigateur Safari en version 4.0.2 pour Mac et Windows. Cette nouvelle mouture bénéficie tout d'abord de l'optimisation du moteur Nitro de rendu JavaScript améliorant ainsi sa stabilité. Toujours aussi avare en informations, la firme à la pomme ne communique pas d'avantage sur ce point.

Néanmoins, nous disposons de plus de détails côté sécurité. Nous découvrons la correction de deux vulnérabilités liées au moteur de rendu HTML Webkit. La première permettait une attaque de type Cross-site Scripting. La seconde pouvait être à l'origine d'un crash de l'application ou d'une corruption de mémoire offrant la possibilité d'injecter un code malicieux.
Améliorer l'information sur les métiers du Web, aussi bien auprès des demandeurs d'emploi que des étudiants, des professionnels en cours de reconversion ou des entreprises, telle est la mission du nouveau portail Web (metiers.internet.gouv.fr) inauguré mercredi par la secrétaire d'Etat au développement de l'économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, et Bernard Benhamou, délégué aux usages de l'internet.

Conçu comme un "véritable guide des métiers", ce portail regroupe, au sein de douze catégories présentées sous la forme d'un éventail, plus d'une centaine de fiches métier, avec des camps d'activité allant de la technique à la communication en passant par l'éditorial, la maîtrise d'oeuvre et la maîtrise d'ouvrage, la programmation, la veille ou l'animation de communautés.

« A mesure que se créent de nouveaux services et de nouveaux usages de l'Internet, de nouvelles compétences et de nouvelles formations sont requises. Afin de favoriser une meilleure connaissance et une meilleure "lisibilité" de ces nouvelles compétences et de ces nouveaux métiers, la Délégation aux Usages de l'Internet a souhaité mettre un nouvel outil à la disposition de tous les acteurs de l'Internet », écrit dans un éditorial Bernard Benhamou.
Quelques heures après l'annonce officielle de Chrome OS, un blog surgi du néant publie ce qu'il présente comme les premières images exclusives du futur système d'exploitation de Google. En moins d'une demi-journée, ces photos floues au parfum de scoop relatif au sujet chaud du moment font le tour du Web. Devant l'ampleur du phénomène, l'auteur ne tarde pas à faire marche arrière et avoue que ces images ne sont qu'un vulgaire montage, non sans égratigner les internautes, les blogs et les médias qui se sont fait le relai du canular.

Le 9 juillet au matin, il ouvre sur la plateforme hébergée Wordpress un site, « chromeosleak », et poste quatre photos d'un ordinateur portable équipé d'une version préliminaire de Chrome OS. Il affirme travailler pour l'un des fournisseurs du fabricant Acer, et avoir eu accès par l'intermédiaire de ce dernier à une présentation en avant-première du système de Google. Un canular qui en moins de douze heures a fait le tour du Web

Dans son billet initial, il délivre quelques informations au sujet de ce supposé OS : l'installation prend moins de dix minutes, le système est étonnamment réactif, surtout pour une version de test, deux modes de navigation au sein des fichiers sont proposés, etc. Au terme d'une abondance de détails, dont la farfelue touche Chrome qui viendrait remplacer la touche Windows, il confesse risquer de perdre son poste si ses supérieurs ont vent des photos qu'il a prises en une dizaine de secondes et en tremblant.

Bien qu'il redoute les foudres de son employeur, il prend soin de faire savoir que ces photos existent à quelques blogs américains qui, attirés par l'odeur du scoop, relaient rapidement ces images. Portées à l'attention du public, ces dernières sont alors commentées sur les forums, réseaux sociaux et blogs, puis rapidement reprises par bon nombre de sites Internet, professionnels ou amateurs, qui parfois les utilisent pour illustrer leur sujet du jour sur Chrome OS, ou leur consacrent un article dédié. Bien sûr, le conditionnel est systématiquement de rigueur et tous soulignent que ces images peuvent tout à fait être des faux, mais les publications les ayant reprises se comptent par dizaines sur le Web anglophone.

"Je suis désolé que vous y ayez cru. C'était un très mauvais essai. Vous êtes tous des gens intelligents. Je n'avais pas prévu que les choses prennent une telle ampleur. Mais elles l'ont fait", indique l'auteur de la supercherie, douze heures après la publication de son billet initial. Il accompagne la révélation du pot aux roses d'une séquence vidéo qui illustre à quel point le Web s'est embrasé pour cette poignée de captures.

A l'heure où certains louent l'efficacité des réseaux sociaux tels que Twitter pour la dissémination instantanée de l'information, l'anecdote illustre à quel point il convient de prendre un peu de recul et de s'accorder le temps de la réflexion avant de bondir sur la moindre information aux relents du scoop. Une leçon de morale qui vaut aussi bien pour les médias - à commencer par notre rédaction ! - que pour leurs lecteurs.
La mention « bêta » ajoutée à un service ou un logiciel est normalement utilisée pour prévenir l'utilisateur qu'il peut éventuellement rencontrer quelques bugs de fonctionnement. Cependant, dans le cas de Google, les choses ne sont pas aussi simples. Sorti en 2004, Gmail, le service de courrier électronique de Google, est finalement arrivé en version finale, après une longue phase d'évaluation de cinq années. Ce label a fait couler beaucoup d'encre et tandis que certains pariaient sur une bêta permanente, d'autres estimaient que cette pratique portait inévitablement préjudice aux autres services véritablement en phase de test.

En effet, avec ses quelque 150 millions d'utilisateurs, Gmail est depuis longtemps un produit fonctionnel en perpétuelle croissance. Au fil des années, plusieurs fonctionnalités ont été rajoutées au service avec l'intégration du module de chat de GTalk, une nouvelle interface plus ergonomique, une série de thèmes ou encore différents plugins à activer au sein du Gmail Labs. Google y a également intégré plusieurs technologies comme la prise en charge du POP ou de l'IMAP.Données de janvier 2009, +43% pour Gmail en 2008

"Aujourd'hui la bêta est une chose du passé", explique Keith Coleman, directeur du produit Gmail, avant de préciser : "pas simplement Gmail mais tous les produits de Google Apps - Gmail, Agenda, Docs, et Talk". Cette migration en version finale avait déjà été annoncée au mois de mai dernier. Lors de la conférence Google I/O, l'ingénieur Matt Glotzbach soulignait que si la souscription Google Apps Premier Edition n'était plus identifiée comme étant en version d'évaluation, les services Google Documents et Google Agenda étaient toujours en bêta. Jonathan Rochelle, chef produit de Google Documents, affirmait alors : " nous allons nous pencher la-dessus très bientôt, nous allons trouver un moyen de corriger cela".

Sortir de bêta, c'est également s'ouvrir aux partenaires commerciaux et la société californienne compte bien déployer ses versions payantes de Google Apps au sein des petites et moyennes entreprises encore effrayées à l'idée d'investir dans un produit labellisé "bêta ». Mais que les puristes se rassurent, Google a pensé à tout et met à disposition un nouveau plugin de GMail Labs baptisé « Retour à la version bêta", signe que la firme de Mountain View n'entend pas pour autant stopper le développement du produit.
Lorsque le Web part à la rencontre du logiciel... Après le lancement d'une suite bureautique en ligne, puis d'un navigateur Web, Google poursuit ses incursions dans le domaine du logiciel avec l'annonce, dans la nuit de mardi à mercredi, d'un système d'exploitation conçu par ses soins : Google Chrome OS. Destiné dans un premier temps aux netbooks mais compatible avec tout ordinateur personnel, ce système d'exploitation open source se veut particulièrement léger, centré autour du navigateur Web et des services en ligne. Le code source sera publié d'ici la fin de l'année, pour une mise à disposition générale dans le courant du second semestre 2010.

Une annonce surprenante ? Peut-être pas. Depuis 2006, la rumeur prête à Google l'intention de concevoir un système d'exploitation minimaliste, entièrement tourné vers le Web et les services en ligne : Gmail pour la messagerie, Google Talk pour les communications, Google Docs pour la bureautique et le travail collaboratif, etc. Seule manquait à Google la pierre angulaire permettant de porter ces applicatifs hébergés sur le poste client, une case aujourd'hui comblée par le navigateur Web maison, Chrome.

Si le futur OS de Google tire son nom de ce navigateur, c'est qu'il occupera une place centrale au coeur du système, composé d'un simple noyau Linux auquel la firme de Mountain View greffera une interface utilisateur fenêtrée, et minimaliste. "Rapidité, simplicité et sécurité sont les aspects clé de Google Chrome OS", promettent Sundar Pichai, vice président produit et Linus Upson, responsable de l'ingénierie, sur le blog officiel de Google. "Comme nous l'avons fait avec notre navigateur Google Chrome, nous revenons aux fondamentaux et repensons complètement l'architecture qui sous-tend l'ensemble du système, de façon à ce que les utilisateurs n'aient pas à se préoccuper des virus, des malwares ou de mises à jour de sécurité. Ca doit simplement fonctionner".

"Pour les développeurs d'applications, le Web sera la plateforme. Toutes les applications en ligne fonctionneront automatiquement, et de nouvelles pourront être écrites à l'aide de vos technologies Web favorites", ajoutent les représentants de Google, selon qui la grande force de ce modèle viendra de ce que les applications écrites avec Chrome OS en ligne de mire pourront également fonctionner avec tous les autres systèmes du marché, dans la mesure où elles seront accessibles au travers du navigateur.

Compatible aussi bien avec les processeurs x86 (ordinateurs ) qu'avec l'architecture ARM (smartphones), Google Chrome OS est présenté comme un projet distinct d'Android, le système d'exploitation mobile de la firme. "Bien qu'il y ait certaines zones sur lesquelles Google Chrome OS et Android se chevauchent, nous pensons que la possibilité de choisir motivera l'innovation, pour le bénéfice de tous, y compris de Google", explique la firme.

Alors que les premiers netbooks ont fait leur entrée sur le marché équipés de distributions Linux, l'industrie est progressivement repassée à Windows. XP tout d'abord, puis bientôt 7, puisqu'une version du futur système d'exploitation de Windows sera tout spécialement réservée aux netbooks. Le secteur pourrait toutefois faire machine arrière, surtout s'il se voit offrir la possibilité d'intégrer un système d'exploitation gratuit, léger, et porté par une marque forte comme celle du numéro un mondial de la recherche en ligne, dont le navigateur est déjà utilisé par trente millions d'internautes dans le monde.

Le fait que ce système d'exploitation soit dévoilé cette semaine, plus d'un an avant la date prévue pour sa sortie, n'est peut-être pas un hasard : Microsoft tient à partir du 13 juillet prochain sa Worldwide Partners Conference, lors de laquelle les responsables de la firme devraient procéder à d'importantes annonces relatives à Windows 7 (mise à disposition de la RTM) ainsi qu'à la stratégie de l'éditeur en matière de services hébergés et accessibles au travers du navigateur. "Dans la mesure où nous sommes déjà en discussion avec nos partenaires à propos de ce sujet, et travaillerons bientôt avec la communauté open source, nous voulions partager notre vision des choses dès maintenant de façon à ce que tout le monde sache ce que nous essayons de réaliser", se contente d'affirmer Google.
Après l'email, la messagerie instantanée, le SMS ou encore les réseaux communautaires, le spam se déguise sous une nouvelle forme : l'URL raccourcie. Proposée aux internautes depuis plusieurs années avec le pionnier du genre TinyURL.com, l'usage s'est véritablement démocratisé sur les réseaux communautaires et notamment les services de micro-blogging tels que Twitter n'autorisant la publication de messages limités à quelques dizaines de caractères.

Plusieurs start-ups ont emboité le pas à TinyURL, c'est notamment le cas de Is.gd, Bit.ly ou encore Ow.ly. Paul Wood, analyste principal au département MessageLabs intégré à Symantec en novembre 2008, explique : "il existe littéralement des douzaines de sites Internet offrant des services de réduction d'URL et les spammeurs se sont rendus compte qu'en utilisant ces services ils peuvent contourner les systèmes de sécurité CAPTCHA ou la création d'un compte utilisateur" avant de pouvoir publier leur liens.

Cette technique permet également de masquer la véritable destination d'un lien hypertexte, lequel peut mener à un site frauduleux dont la page embarque du code malveillant. M. Wood précise qu'à l'image de Donbot, il existe des botnets spécialisés dans l'envoi de spam par URL raccourcies (5 millions par jours). Aujourd'hui cette technique représenterait 2% du spam total.

Notons qu'en cas de doute, il existe plusieurs solutions pour connaître le lien hypertexte initialement raccourci.
Il revient désormais à Frédéric Mitterrand, récemment intronisé ministre de la Culture, de porter le flambeau Hadopi. Une tâche dont le successeur de Christine Albanel a commencé à s'acquitter mercredi matin, au micro de RTL, quelques heures avant l'examen au Sénat du volet répressif du texte visant à compléter la loi "Création et Internet" votée en mai dernier.

Interrogé par Jean-Michel Aphatie, Frédéric Mitterrand a dit défendre « très nettement » la loi Hadopi, avant d'expliquer qu'il convient selon lui de réglementer le problème et sanctionner les contrevenants tout en engageant une réflexion sur le financement de l'industrie culturelle et la rémunération des créateurs.

« C'est vrai que globalement un certain nombre d'Internautes sont hostiles au vote de la loi.  », a reconnu le ministre de la Culture. « Ça ne m'est pas du tout égal ; mais je regarde en face de moi, le fait qu'il y a un milliard de fichiers qui sont piratés, chaque année, c'est énorme quand même ! que la vente de disques a baissé de 50% ; que la vente des DVD a baissé de 30%. Il y a quand même véritablement un problème », a-t-il ajouté.

« Il faut malheureusement sanctionner, mais on sanctionne tous les délits. On sanctionne les choses qui se passent sur la route et qui ne sont pas bien ; c'est un peu comme le permis de conduire », a encore indiqué le neveu de feu François Mitterrand.

« Ils dansent autour d'Hadopi, en tout cas. », a plaisanté Frédéric Mitterrand au sujet des sénateurs, dont le programme prévoit l'examen de la nouvelle loi Hadopi de mercredi après-midi à jeudi midi.

Après la censure du volet répressif de la première loi Hadopi, le Parlement a en effet été saisi d'un nouveau texte, conçu dans l'urgence par le gouvernement, qui répond aux objections du Conseil constitutionnel en conférant au juge les pouvoirs de sanction initialement réservés à la Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi).

Plus dur, en l'état, que la version initiale de la loi, le projet prévoit que le juge puisse prononcer des peines relatives au délit de contrefaçon (puni d'un maximum théorique de 300.000 euros d'amende et de trois ans d'emprisonnement), doublées d'une éventuelle suspension d'un an de l'abonnement à Internet.

La commission des Affaires culturelles du Sénat, emmenée par Michel Thiollière, offre également au juge la possibilité de sanctionner un autre délit, la "négligence caractérisée" en matière de surveillance de son accès à Internet. Dans ce cas, la loi prévoit une contravention de cinquième classe pouvant donner lieu à un maximum de 1500 euros d'amende ainsi qu'à une suspension d'abonnement de un mois.

Débats houleux en vue ?

Si certaines des objections formulées par le Conseil constitutionnel sont bel et bien contournées avec ce nouveau texte, quelques zones d'ombre subsistent, et les débats au Sénat, puis à l'Assemblée à partir du 20 juillet prochain, devraient donner lieu à de nouveaux rebondissements dans le feuilleton Hadopi. Selon l'AFP, les sénateurs socialistes, qui avaient approuvé la première mouture de la loi, ont d'ores et déjà fait part de leur intention de voter contre ce texte.
Il n'aura finalement fallu que quelques heures, au Sénat pour statuer sur le sort de la loi présentant le nouveau volet répressif du dispositif "Hadopi", mercredi après-midi. Sans passion, les sénateurs ont débattu des 16 amendements déposés, refusé un retour en commission demandé par l'opposition, et finalement approuvé le texte par 189 voix contre 142.

Alors que le Sénat avait dans sa quasi-majorité voté la première mouture de la loi Hadopi, l'opposition a cette fois choisi de se prononcer contre le nouveau texte, qui pose pour mémoire les bases du volet répressif du système mis en place pour enrayer le téléchargement illégal sur Internet. Plus dur que la première loi, le projet prévoit que le pouvoir de sanction revienne entre les mains du juge, de façon à satisfaire aux objections formulées par le conseil constitutionnel.

Michèle Alliot-Marie et Frédéric Mitterrand, respectivement ministre de la Justice et ministre de la Culture, ont tous deux défendu le bien-fondé d'une loi "efficace", "dissuasive" et « parfaitement respectueuse des droits de la défense », en dépit des objections soulevées par certains sénateurs de l'opposition.

« Ce projet de loi ne remet nullement en cause la présomption d'innocence : il reviendra au parquet, sous le contrôle du juge, de prouver que l'abonné s'est rendu coupable de négligence par des faits objectifs et tangibles. Il ne suffira pas d'avoir constaté des téléchargements illégaux sur sa ligne : il faudra que l'abonné, averti, n'ait pris aucune mesure pour y mettre fin. », a notamment assuré la garde des Sceaux.

Pendant quelque quatre heures, critiques rapidement présentées et assertions rassurantes quant à la constitutionnalité du texte et au respect des droits des parties se sont succédées sans que ne soit réellement débattu le fond du texte. Sans surprise et conformément aux intentions de vote formulées par les différents groupes politiques, ce dernier a donc été adopté. Il est maintenant prêt pour la prochaine étape de la navette parlementaire : le passage devant l'Assemblée nationale, où son examen devrait débuter le 21 juillet au matin.
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