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Les rumeurs autour du nouveau moteur de recherche de Microsoft, nom de code Kumo, vont bon train. L'outil devrait sortir dès la semaine prochaine lors de la conférence californienne 'D: All Things Digital' organisée par le Wall Street Journal, rapporte le quotidien.

Successeur de Live Search, Kumo est testé depuis plusieurs mois en interne, à Redmond. Microsoft aurait conçu son outil avec l'objectif de réduire le temps d'affichage des résultats de recherche orientés consommateurs. Grâce à Kumo, le numéro un mondial du logiciel entend rattraper son retard sur Google et Yahoo. Ce dernier pourrait devenir partenaire de l'éditeur dans le cadre d'un accord publicitaire. Enfin, Microsoft devrait accompagner le lancement de Kumo d'une vaste campagne mise en oeuvre par l'agence de publicité JWT (WPP Group), indique le journal financier.

D'après les chiffres rendus publics lundi par la société comScore, Google totalise plus de 64% des 14,8 milliards de recherches effectuées sur le web aux Etats-Unis en avril (+0,5% par rapport à mars). Largement dominés, Yahoo a capté 20,4% (-0,1%) de ces recherches et Microsoft 8,2%.
Les chercheurs en sécurité informatique ont renforcé leur vigilance devant la prolifération d'un nouveau ver baptisé Gumblar. Ce dernier est injecté directement au sein des sites Internet par cross-scripting, c'est-à-dire en plaçant du code malicieux directement au sein des page Internet. Les experts traquent ce programme malveillant depuis le mois de mars et expliquent que ce dernier accède et manipule les fichiers sur serveurs web. Le code injecté provient du site gumblar.cn et de différentes adresses IP.

D'autres chercheurs du groupe ScanSafe ajoutent que Gumblar cible particulièrement les sites Internet répertoriés par Google. Depuis plusieurs mois le moteur de recherche retire régulièrement de ses résultats les pages web infectées mais le code du malware changerait continuellement rendant la tâche plus difficile pour la firme de Mountain View.

Une fois sur la machine de la victime, le ver emprunterait des failles des lecteurs PDF et Flash non corrigées et, si l'utilisateur infecté possède un site Internet, s'infiltrerait au sein du client FTP afin de récupérer les identifiants et continuer sa propagation.

Selon le cabinet Sophos, toutes les 4,5 secondes une nouvelle page serait infectée par Gumblar. « Personne ne devrait douter du fait qu'Internet est toujours le vecteur principal des attaques cybercriminelles", explique Graham Cluley, consultant technologique chez Sophos. "Et cette nouvelle menace indique bien que la situation n'est prête de changer", ajoute-t-il.

Comme bien souvent, il suffit de mettre régulièrement ses logiciels à jour pour ne pas être infecté du malware.
Avec ses 9,6% de part de marché dans le secteur de la recherche sur Internet, Yahoo! se place en seconde position, mais relativement loin derrière le leader Google (81,38%). Si la situation de la firme de Sunnyvale semble mal en point, c'est aussi l'occasion de raviver l'innovation des technologies et, qui sait, de porter ses espoirs sur une refonte de son moteur.

Ainsi, hier, lors d'une conférence de presse baptisée "la fin des 10 liens bleus", Prabhakar Raghavan, à la tête du département des stratégies de Yahoo! Search, a présenté les futurs projets de la firme californienne. "Nous devons migrer d'un web de liens vers un web d'objets", explique l'ingénieur avant d'ajouter que lorsqu'un utilisateur effectue une requête pour Star Trek, il ne souhaite pas recevoir 10 millions de documents mais des informations sur les acteurs ou le programme de son cinéma de quartier. En ce sens, Yahoo souhaite rapprocher la recherche sur PC de sa version mobile, c'est-à-dire en retournant des résultats plus ciblés et de différentes natures.Depuis quelques temps Yahoo! travaille sur un tel moteur baptisé Search Monkey, une interface de programmation mise à disposition auprès des développeurs leur permettant d'écrire des composants que l'utilisateur pourra choisir d'activer au sein d'une galerie dédiée. Les résultats seront alors personnalisés avec une mise en exergue des modules de son choix, de Wikipedia à LinkedIn en passant par Digg ou Last.fm. Avec Search Monkey, le moteur de recherche de Yahoo! devient une "mashup" géante au sein de laquelle il est non seulement possible de visualiser un lieu géographique sur Yahoo! Maps mais aussi d'écouter directement en streaming les chansons d'un groupe de musique, d'obtenir les images de Flickr ou de mettre en évidence les résultats de ses flux préférés.

De leur côté, les développeurs semblent jouer le jeu et depuis le mois d'octobre 2008, le nombre de données identifiables selon leurs natures (RDF) aurait augmenté de 413% au sein de l'index de Search Monkey. Chaque jour, dans 23 pays, 70 millions de résultats optimisés par structuration de données sont visualisés sur Search Monkey.

L'année dernière, la firme a lancé en Inde le projet Yahoo! Glue ayant pour objectif de retourner sur une même page l'ensemble des résultats pertinents pour l'internaute. Prabhakar Raghavan conclut : "si l'on peut prédire les intentions des utilisateurs, cela porte évidemment un intérêt énorme pour les annonceurs publicitaires".
De passage à Cannes pour s'entretenir avec les professionnels du cinéma, Christine Albanel a réaffirmé mardi son engagement vis-à-vis de la loi "Création et Internet", ou Hadopi, et déclaré que celle-ci serait appliquée avant la fin de l'année. Dans le même temps, la ministre de la Culture a promis que 2009 verrait la mise en place de mesures visant à encourager le développement de l'offre légale, et suggéré que la fiscalité des produits culturels soit revue à la baisse.

Le droit contre l'habitude

« Cela a été un rude combat contre les idées reçues sur le mode : "la technique évolue trop vite, on ne peut rien faire". Chez nos adversaires la fascination, voire le fétichisme de la technologie, le renoncement à l'action, l'abdication de toute ambition régulatrice, se sont substitués aux idées. », a regretté Christine Albanel.

« Un phénomène social injuste doit-il s'imposer au droit, sans discussion possible, dès lors que ce comportement est le fait d'un nombre massif de nos concitoyens ? », s'est interrogée la ministre, avant de rappeler que la loi Hadopi privilégiait le droit des auteurs plutôt que les habitudes des internautes.

Développer Internet. Mais pas sans règles

Vigoureusement attaquée à l'Assemblée au sujet du manque de dispositifs de valorisation de l'offre légale dans la loi Hadopi, Christine Albanel en fait à Cannes son cheval de bataille, avec l'annonce de trois chantiers pour la rentrée de septembre, réalisés en concertation avec l'ensemble des acteurs concernés, « y compris les opérateurs de communications électroniques ».

L'esprit ne serait toutefois pas le même que celui des accords de l'Elysée de novembre 2007. Selon la ministre, il s'agirait ici d'étudier comment « mettre à disposition du public des milliers de films supplémentaires », notamment sur Internet, réduire la fiscalité des biens culturels et dégager de nouvelles ressources pour les créateurs et les entreprises.

« Je veux pouvoir faire, sur cette base, des propositions au Président de la République et au Premier ministre à la fin de l'année, au moment de la mise en oeuvre des mesures de lutte contre le piratage de la loi Création et Internet. », s'engage la ministre.

Définitivement adoptée le 13 mai dernier par le Parlement, la loi Création et Internet va faire dans les prochains jours l'objet d'un examen par le Conseil constitutionnel, saisi par l'opposition. Pour que la loi soit appliquée avant la fin de l'année, le ministère de la Culture devra commencer par préparer les décrets d'application qui la concernent, et régler les nombreuses questions techniques qui restent en suspens. Retard en vue pour les nouveaux "chantiers" ?
Google expérimente quotidiennement par le biais du Gmail Labs les futures fonctionnalités de son webmail. On trouve effectivement dans ce laboratoire d'essai des dizaines de fonctions optionnelles. Gmail propose désormais une fonction de traduction des emails en intégrant au webmail le moteur de traduction d'ores et déjà disponible depuis le moteur de recherche.

L'outil détecte automatiquement la langue des messages dans la boite de réception et le cas échéant, propose de les traduire en un clic. Il reste possible de choisir la langue dans laquelle le message est traduit. Les traductions sont souvent imparfaites et ne sont pas du niveau d'un logiciel dédié, mais elles permettront dans l'immense majorité des cas de de comprendre le message. Il n'est malheureusement pas capable de traduire les messages sortants, mais le destinataire du message pourra à son tour le traduire s'il utilise lui aussi Gmail.

Cette nouvelle fonction de traduction est donc accessible aux utilisateurs de Gmail et de Google Apps, dans la section Labs des paramètres du webmail.
À l'heure de l'adoption de la loi Création et Internet, la concurrence fait rage sur le segment de la musique légale. Si les boutiques de téléchargement légal peinent à compenser la baisse des ventes de disques, les sites gratuits d'écoute en streaming enregistrent quant à eux une forte hausse de leur audience. Un nouvel acteur est sur le point de proposer une nouvelle approche à mi-chemin entre ces deux solutions.

Le site internet Beezik va effectivement proposer du téléchargement gratuit et légal, financé sans surprise par la publicité. Mais contrairement aux réclames classique de Deezer ou Jiwa, les morceaux du catalogue de 2 millions de titres seront proposés en échange du visionnage de vidéos de 10 à 15 secondes. Les chansons, issues dans un premier temps des "plus grands labels musicaux", dont l'intégralité des catalogues d'EMI et d'Universal Music, seront au format MP3 (donc sans verrou numérique), en "qualité CD".

Non content d'offrir gratuitement de la musique, le service promet de plus de rémunérer l'internaute. Pour chaque téléchargement, il recevra 30 centimes de bon d'achat auprès d'une sélection de partenaires dont les noms n'ont pas été révélés.

Rendez-vous début juin, date à laquelle le lancement du site est prévu, pour voir si le service tiendra parole dans ce contexte économique difficile, en particulier pour la publicité.
Le gouvernement a annoncé aujourd'hui le lancement d'une consultation publique sur "l'Internet du futur". Lancée par la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche Valérie Pécresse, par le secrétaire d'État chargé de l'industrie et de la consommation Luc Chatel ainsi que par la secrétaire d'État à l'économie numérique Nathalie Kosciusko-Morizet, cette consultation vise à "recueillir l'avis de l'ensemble des acteurs concernés par ce thème", notamment auprès des universitaires, des chercheurs et des entreprises.

Des contenus, usages et services de l'Internet du Futur aux technologies des réseaux en passant par l'Internet des objets ou l'organisation de la recherche en France dans le domaine, ces acteurs sont invités à s'exprimer sur ces vastes sujets jusqu'au 13 juillet. Les trois ministres insistent d'ores et déjà sur l'importance de certains points, comme une meilleure prise en compte de la sécurité, la préservation des principes fondamentaux de neutralité et d'interopérabilité ou encore le développement de la mobilité.

Ces avis permettront de définir "un plan d'actions destiné à positionner favorablement la France dans le développement de l'Internet du futur" et à la rendre compétitive dans ce domaine. Ceux qui se sentent concernés peuvent consulter et répondre à un questionnaire complet au format PDF, ou à un questionnaire simplifié en ligne.
Au Royaume-Uni, la déconnexion forcée de l'internaute ayant été accusé de violation de droits d'auteurs fait à nouveau l'objet d'un débat, et cette fois, ce sont les artistes qui prennent la parole. Ainsi plus d'une soixantaine de musiciens membres de la FAC (Featured Artists Coalition) ont décidé de réagir face à un projet de loi similaire à Hadopi en France. Parmi ces artistes nous retrouvons Robbie Williams, Radiohead, Iron Maiden, Craig David, Travis ou encore The Verve.

Les membres de la FAC se sont fixés un objectif clair : protéger les intérêts des artistes et en ce sens, ils se trouvent souvent confrontés aux mesures directement prises par les maisons de disque. Alors que les labels tentent de forcer les fournisseurs d'accès à Internet à déconnecter les internautes jugés coupables d'infraction, la FAC estime qu'il ne s'agit certainement pas de la meilleure solution.

"Ce n'est pas la première fois que nous, membres de Featured Artists Coalition, nous demandons si les maisons de disques représentent réellement nos meilleurs intérêts par de telles mesures ", explique Billy Bragg à The Guardian. M. Bragg déplore le fait que la responsabilité soit rejetée sur un autre acteur majeur de l'économie de l'Internet et souligne qu'il est particulièrement difficile pour l'internaute de trouver des chansons et albums n'étant pas protégés par DRM.

"La Featured Artists Coalition est opposée aux violations de droits d'auteurs mais nous sommes conscients que si la technologie permet aux internautes d'accéder gratuitement à la musique alors ils en profiteront. Peut-être que la nouvelle génération de mélomanes ne veut plus payer les chansons mais ils restent très désireux de les écouter. Le défi pour l'industrie musicale est de monétiser cette attitude". Il ajoute que les services de P2P payants sont sur la bonne voix car ils facilitent l'accès au contenu pour les utilisateurs.

"Cependant pour les labels, le succès d'une telle initiative marquerait la fin de leur contrôle sur la distribution de la musique", ajoute-t-il. Il conclut : "est-ce là la seule raison pour laquelle ils restent déterminés à tout faire pour clouter les ailes de l'industrie musicale avant même qu'elle ne s'envole".
La société EMC, spécialisée dans les solutions d'infrastructure d'information, a commandé une étude auprès du cabinet IDC sur la croissance des données numériques. Sur l'année 2008, ce ne sont pas moins de 3 892 179 868 480 350 000 0001 bits qui ont été créés, soit, après conversion, 487 milliards de gigaoctets. Cela représente une augmentation de 3% par rapport aux projections antérieures des analystes. En 2012, ce nombre devrait être multiplié par cinq.

Selon le cabinet IDC, plusieurs facteurs expliqueront cette croissance notamment une multiplication par trois des utilisateurs de téléphones portables, et 600 millions d'internautes supplémentaires. Notons également entre 3 et 4 fois plus d'appareils IT comme les compteurs sans fil, les systèmes de navigation ou les lecteurs RFID. Enfin si vous pensez être déjà accrocs au courrier électronique, sachez que les interactions par email, messagerie instantanée ou autres réseaux communautaires seront multipliées par 8.

Notons également de plus grands efforts de numérisation des données comme les dossiers médicaux mais aussi un développement notable du commerce électronique. En 2012, 850 millions d'internautes effectueront leurs achats sur Internet ou y vendre leurs biens.

Les experts du cabinet IDC estiment qu'à ce jour, 30% des informations numériques présentent un caractère sensible (numéros de cartes de crédit, récépissés de transactions, dossiers médicaux...). D'ici quatre ans ce taux atteindra 45% et nécessitera un niveau de protection adéquat. La crise économique actuelle devrait d'ailleurs encourager les gouvernements à procéder à des contrôles électroniques plus stricts : "il en résultera de nouvelles obligations de conformité en matière de conservation des dossiers et données.", explique IDC.
À l'instar de Radiohead et d'autres membres éminents de la Featured Artists Coalition, Danger Mouse est en froid avec sa maison de disques EMI, qui lui interdit de commercialiser son dernier album Dark Night of the Soul en raison d'un différend juridique. Il est donc sur le point de vendre un livre d'une centaine de pages de photos de David Lynch, accompagné d'un CD vierge... "À utiliser comme bon vous semble."

En incitant clairement ses acheteurs à télécharger illégalement son album, la moitié de Gnarls Barkley emboite ainsi le pas à Radiohead, qui s'était séparé d'EMI avant de proposer une méthode de distribution innovante, consistant à vendre son album à prix libre. Loin de l'idée de léser l'acheteur, le coffret indique bien que "pour des raisons juridiques, le CD-R fourni ne contient pas de musique", et qu'il appartient à son acheteur d'en faire l'usage qu'il souhaite. Le site du projet révèle par ailleurs que "Danger Mouse reste très fier de Dark Night of the Soul et qu'il espère que ceux qui auront la chance de l'écouter, par quelque moyen que ce soit, seront aussi enthousiaste qu'il ne l'est".

Des problèmes de droits seraient de nouveau à l'origine du conflit, quelques années après que l'artiste ait appelé au piratage massif de son propre album Grey Album. Ce dernier reprenait effectivement des samples issus de l'album White Album des Beatles, pour lequel sa propre maison de disque EMI ne lui avait pas cédé les droits. Depuis ce Grey Tuesday de février 2004, EMI a toutefois distribué des disques auxquels Danger Mouse a collaboré notamment sous les nom de Gorillaz et de Gnarls Barkley, avec les succès qu'on connait.

Annoncé le 1er avril dernier, le projet Dark Night of the Soul réalisé en collaboration avec le groupe Sparklehorse, le célèbre cinéaste David Lynch, et d'autres invités de marque comme Iggy Pop, The Strokes ou encore The Pixies, avait comme un air de poisson d'avril. Le livre et son CD vierge accompagnés d'un poster sont pourtant aujourd'hui en vente pour 50 dollars, la musique étant disponible en streaming sur le site internet de la radio américaine NPR.
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