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Le fournisseur d'accès à internet Free étend aujourd'hui son offre triple-play en proposant 19 chaines de télévision africaines supplémentaires en complément des chaines d'Afrique du Nord déjà disponibles.

Trois chaines gratuites et une payante, Vox Africa, Canal Info News et Africa 24 d'une part, Hi TV Nollywood d'autre part, s'ajoutent ainsi au bouquet basique.

Deux bouquets complémentaires sont également disponibles, proposant respectivement 9 chaines dans un bouquet dit « Premium » pour 10 euros par mois et 7 chaines issues d'un bouquet « Classic » pour 5 euros par mois. Le Sénégal, avec RTS, 2sTV et Walfadjri, le Cameroun, avec CRTV, STV2 et Canal 2, la Côte d'Ivoire, avec RTI et Tam Tam TV, le Gabon, avec la RTN et la RTG1, le Ghana, avec Metro TV, le Mali, avec l'ORTM, le Burkina Faso, avec l'ORTB, ou encore le Congo, avec Télé Congo, sont représentés, en plus de la chaine panafricaine Africable.

Toutes ces chaines ou bouquets sont d'ores et déjà disponibles après un redémarrage de la Freebox, les deux bouquets payants étant gratuits jusqu'à la fin du mois de mai.
Généralement pointé du doigt comme la principale cause du déclin du marché de la musique enregistrée, le piratage jouerait également un rôle moteur dans la découverte et l'incitation à l'achat. Une étude, réalisée par une école de commerce norvégienne auprès de deux mille individus âgés de quinze ans et plus, révèle en effet que ceux qui consomment le plus de musique gratuite - qu'elle soit légale ou illégale - sont aussi ceux qui en achètent le plus. Autrement dit, ceux que l'industrie du disque pointe du doigt comme étant la cause de ses maux financiers constitueraient également sa chance de salut.

Les jeunes de 15 à 20 ans seraient plutôt enclins à se tourner vers les plateformes de musique en ligne pour leurs achats, mais n'auraient pas encore tiré une croix sur le CD, avec une acquisition en moyenne sur les six derniers mois. Pour les auteurs de l'étude, l'industrie du disque aurait donc tout intérêt à développer l'offre légale en ligne et simplifier la procédure d'achat.

Du côté des maisons de disque, on adopte un point de vue légèrement différent. "Une chose est sure : la consommation de musique augmente, alors que les revenus baissent. Comment expliquer cet état de fait, si ce n'est en disant que le téléchargement illégal prend le pas sur la vente de musique", indique un représentant d'EMI au quotidien norvégien Aftenposten.
Suite au rejet à l'Assemblée du projet de loi Hadopi, Nicolas Sarkozy a tenté de remobiliser les troupes, en conviant une soixantaine d'artistes, producteurs et cinéastes hier à l'Elysée. Michel Jonasz, Eddy Mitchell, Jean Reno, Françoise Hardy ou encore Patrick Bruel ont répondu présent à l'invitation du président qui a réaffirmé son engagement à assurer la protection des droits d'auteur sur Internet.

Au cours de cette réunion informelle d'environ deux heures, à laquelle assistait également la femme du président , Nicolas Sarkozy a réaffirmé qu'il n'était pas décidé à "légaliser le vol au supermarché de la création", rapporte le site du Nouvel Obs. Car "si Internet est un progrès, les règles sur le droit de propriété doivent y être respectées".

Concernant le piratage industriel, le chef de l'Etat a proposé la tenue d'Etats généraux de la création pour régler les questions de protection des droits face aux nouvelles technologies. Nicolas Sarkozy a par ailleurs confirmé le calendrier pour le réexamen du projet de loi Hadopi ; la discussion reprendra le 29 avril entre les députés, le président espérant aboutir à une adoption définitive par les deux chambres le 14 mai.
Après avoir enfin ajouté le support gratuit du protocole POP à Windows Live Mail, aussi connu sous son ancienne appellation Hotmail, Microsoft aligne encore un peu plus son service email à celui de ses concurrents en intégrant la messagerie instantanée au webmail. Il est désormais possible de connaitre le statut de ses contacts Windows Live Messenger depuis le webmail, et de converser avec eux, directement depuis son navigateur. Une icone attestant du statut de ses amis prend ainsi place dans les emails aux côtés de la ligne expéditeur, tandis que des notifications comparables à celles dont disposent les utilisateurs du véritable client sont aussi disponibles dans le navigateur, malheureusement exclusivement dans l'onglet du webmail. Ce service est progressivement déployé sur les comptes en France et dans le reste du monde.

De nouveaux services rejoignent également la rubrique "Quoi de neuf dans votre réseau ?" de la page d'accueil personnalisable de Windows Live. Il est dorénavant possible de garder un oeil sur l'activité de son compte Facebook, PhotoBucket ou Wordpress directement depuis cette page. L'interopérabilité avec les réseaux sociaux concurrents sera aussi améliorée puisque Windows Live pourra prochainement échanger des contacts vers et depuis Facebook, MySpace ou encore LinkedIn.

Avec cette nouvelle mise à jour de Windows Live Wave 3, Microsoft s'approche un peu plus encore des services en ligne en vogue. De quoi, à terme, les supplanter ?
Suite à la décision judiciaire prise vendredi dernier dans l'affaire opposant les membres fondateurs du site The Pirate Bay aux les lobbys de l'industrie culturelle, un nouveau rebond vient remettre le jugement en cause.

En effet, il a été révélé par la radio locale Sveriges Radio P3 que le juge Tomas Norström, ayant condamné les accusés, est membre de deux organisations promouvant la défense des droits d'auteurs : l'Association suédoise du droit d'auteur (SFU) et l'Association suédoise pour la propriété industrielle (SFIR). M. Norström est membre du SFU aux côtés de Henrik Pontén, Peter Danowsky et Monique Wadsted, lesquels représentèrent l'industrie culturelle lors du procès. Le juge siège également au conseil de direction du SFIR.

Peter Althin, l'avocat de Peter Sunde, porte-parole et fondateur de Pirate Bay, explique : "j'en ferai mention dans mon dossier d'appel". Ola Samuelsson, en charge de défendre Gottfried Svartholm Warg, affirme de son côté : "le conflit d'intérêts, quelle que soit sa nature, est un problème pour le pouvoir judiciaire".

Le président du site The Pirate Bay Rickard Falkvinge demande à ce que les sanctions soient tout simplement levées. "Les lobbys du copyright ont réussi à apporter la corruption en Suède", déclare-t-il.

Les FAI haussent le ton

Si l'IFPI souhaite censurer le site Internet de The Pirate Bay, cette motivation n'est pas au goût de tout le monde. En effet, les fournisseurs d'accès à Internet suédois refuseraient d'aider les lobbys au détriment de leur utilisateurs.

"Ce n'est déjà pas une décision très légale mais surtout, ce jugement est contre Pirate Bay et n'engage pas les fournisseurs d'accès à Internet", déclare Patrick Hiselius, l'un des avocats du FAI Telia Sonera, au quotidien Svenska Dagbladet. Puis il ajoute : "nous n'entreprendrons aucune action pour bloquer le contenu à moins d'y être obligés".

D'après le magazine ZeroPaid, les fournisseurs Bredbandsbolaget et Com Hem partageraient un avis similaire en soulignant qu'il n'est pas de leur devoir de dicter aux internautes les sites à visiter et ceux à éviter. "Nous ne censurerons pas les sites auprès de nos clients, ce n'est pas notre métier ", déclare Jon Karlung, directeur du fournisseur Bahnhofs.

Reste à savoir si l'IFPI engagera également des actions judiciaires afin d'obliger la mise en place de restrictions.
La Commission nationale de l'informatique et des libertés ne plaisante pas avec l'article 38 de la loi du 6 janvier 1978, qui permet à "toute personne physique de s'opposer, sans frais, à ce que les données la concernant soient utilisées à des fins de prospection". Le site marchand Cdiscount en fait les frais aujourd'hui pour le lien de désinscription réglementaire au pied des emails publicitaires qui est resté inopérant pendant de longs mois, malgré les relances.

La Cnil a reçu dès le mois de janvier 2008 des plaintes concernant les vaines tentatives de désinscription de plusieurs personnes de la newsletter de Cdiscount. Informé par la commission, la boutique en ligne avait indiqué un peu plus tard avoir résolu ce désagrément dû à une panne technique. Les plaintes ont malgré tout continué à affluer, donnant lieu à une mise en demeure restée sans réponse.

Cdiscount écope ainsi de 30 000 euros d'amende pour sa "gestion des demandes de droit d'opposition lacunaire voire inexistante". Ce n'est malheureusement pas la première condamnation de ce genre pour cette boutique qui reste silencieuse face à ces décisions et qui semble jusqu'à présent s'accommoder de ces amendes clémentes.
Le mois dernier, lors de la conférence Game Developer qui s'est déroulée à San Francisco, Google et la fondation Mozilla ont annoncé qu'ils rejoindraient le groupe Khronos spécialisé dans l'accélération graphique. Au coeur de ce projet : du web en 3D.

Depuis, la firme de Mountain View a développé un plugin expérimental fonctionnant sous Windows, Mac et Linux et permettant de visualiser du contenu riche au travers du navigateur. Baptisé O3D, cette technologie se base sur une interface de programmation développée en interne qui faciliterait le développement d'applications web en 3D en utilisant du JavaScript. O3D est distribué en open source sous la licence BSD.

De son côté Mozilla a développé sa propre solution : Canvas 3D JS Libary (C3DL), laquelle se rapprocherait plus des standards d'OpenGL définis par le groupe Khronos. Les deux technologies ne sont pour l'instant pas interopérables et visent surtout à sensibiliser les développeurs web.

Matt Papakipos et Vangelis Kokkevis, tous deux membres de l'équipe d'O3D, expliquent dans un billet publié sur le blog officiel de Google Code : "aujourd'hui la plupart du contenu sur le web est en 2D, mais plusieurs informations seraient plus sympathiques et plus utiles en 3D. Des projets tels que Google Earth et Google SketchUp montrent notre passion et notre engagement pour permettre aux utilisateurs de créer et d'interagir avec du contenu en 3D. Nous aimerions voir sur le web une expérience 3D similaire à celle que l'on peut trouver sur le bureau".
La direction de Yahoo a annoncé mardi supprimer 5% de ses effectifs, parallèlement à la présentation de résultats en demi-teinte. A 1,58 milliard de dollars au 1er trimestre de l'exercice 2009, le chiffre d'affaires du portail internet a reculé de 13% sur un an. Quant au bénéfice net de la société californienne, il a chuté de 78% à 118 millions de dollars !

Par ailleurs, comme l'avait signalé le Wall Street Journal mi-avril, Carol Bartz, successeur de Jerry Yang au poste de pdg, a annoncé de nouvelles coupes sombres. Près de 675 postes sont concernés. L'an dernier, la société internet américaine a supprimé près de 2400 emplois pour clore l'année avec un effectif total d'environ 13.600 collaborateurs.

Yahoo peine à rattraper son retard sur Google, référence mondiale des moteurs de recherche et des liens sponsorisés. Aujourd'hui, Yahoo cherche à réduire ses coûts, faciliter les prises de décision et retrouver la confiance des annonceurs et des investisseurs. Carol Bartz, qui serait prête à négocier un accord avec Microsoft, n'a pas souhaité préciser ses intentions sur le sujet.

L'action Yahoo a gagné 5,27% à 14,38 dollars mardi soir au Nasdaq.
Au sein du code HTLM d'une page web, il existe certains éléments qui, à l'heure actuelle, ne sont pas visibles pour l'internaute car non interprétés graphiquement. Le microformat permet d'identifier des données selon leur nature pour que celles-ci puissent être traitées par la suite sur un logiciel local. Ainsi, une carte de visite au format VCard sera automatiquement ajoutée au carnet d'adresses. Certains services web, tels que Gmail ou Yahoo! Mail, font usage de ces tags afin d'apporter une meilleure ergonomie à leurs services pour par exemple ajouter à son calendrier en ligne un événement reçu par email.

Le magazine ReadWriteWeb rapporte que lors de la conférence FOOcamp, Alex Faaborg, en charge du design chez Firefox, a présenté quelques démonstrations visant à conceptualiser l'interprétation des microformats par le navigateur.

M. Faaborg estime que Firefox pourrait agréger l'ensemble des données identifiées en tant qu'événements ou lieux géographiques. Dans le premier exemple ci-dessous, l'utilisateur procède à une recherche sur plusieurs sites Internet. De son côté, le navigateur organise les données au sein du panneau latéral. Par la suite ces données sont utilisées localement au travers den certaines applications comme Google Earth pour pouvoir être visualisées simultanément.

Le second exemple résulte d'une analyse de l'historique de navigation avec un filtre spécifique sur les microformats utilisés pour identifier les événements. Il en résulte alors un calendrier auto-généré organisant ces rendez-vous. L'interprétation des microformat sera-t-elle le nouveau champ de bataille de Mozilla ? Quoiqu'il en soit, cela contribuera certainement à lever certaines frontières entre le web et les applications locales.
En dépit des efforts du gouvernement français, l'opposition du Parlement européen au principe de riposte graduée lorsque celui-ci suppose une suspension de l'abonnement à Internet n'est plus à démontrer. Réunis dans le cadre de la commission ITRE (Industrie, Recherche et Énergie), les eurodéputés ont maintenu mardi soir à une large majorité (44 voix pour, 4 contre, 2 abstentions) l'amendement 46 du paquet Télécom, anciennement 138, qui affirme qu'aucune restriction des libertés fondamentales ne peut être prononcée sans décision de l'autorité judiciaire.

Initialement déposé par les députés Bono et Cohn-Bendit, cet amendement avait été voté à une large majorité lors du premier examen du paquet Télécom au Parlement européen, en septembre dernier, avant que la France n'use de persuasion pour le faire rejeter par le conseil européen des ministres. Bien que son cadre soit plus large que celui de l'Internet, il compromet le concept de riposte graduée à la française, qui prévoit qu'une Autorité instituée par l'Etat ait le pouvoir de suspendre l'accès à Internet d'un citoyen convaincu de téléchargement illégal.

La proposition revient début 2009 pour la seconde lecture du texte, sous la forme d'un amendement identique dans la forme, déposé cette fois par Catherine Trautmann et désigné comme le 46. C'est cette copie conforme de l'amendement 138 qui a été adoptée mardi soir. Son périmètre n'est toutefois pas définitif : le texte doit encore être abordé en session plénière, début mai, et risque fort de faire une nouvelle fois les frais de l'opposition du conseil de l'Union. Pendant ce temps, la France devrait pouvoir voter sans encombre la loi Création et Internet, dont le retour à l'Assemblée est prévu le 29 avril prochain.
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