News WEB

YouTube a annoncé hier la disponibilité imminente de la véritable haute définition sur la plateforme de vidéo à la demande. À partir de la semaine prochaine, il sera effectivement possible d'afficher des vidéos en 1080p en plus de la définition 720p. YouTube HD avait été lancé en décembre dernier avec cette définition de diffusion maximale. Les fichiers déjà transmis à YouTube seront automatiquement ré-encodés le cas échéant, les originaux étant conservés.

Alors que la haute définition a commencé par envahir l'électronique grand public avec une définition intermédiaire de 1280 x 720 pixels, un nombre grandissant de dispositifs prennent désormais en charge la "Full HD" en 1920 x 1080 pixels, des caméscopes aux écrans d'ordinateur. YouTube rappelle toutefois qu'un ordinateur puissant est nécessaire, en attendant que Flash tire enfin parti du décodage matériel des vidéos offert par de nombreuses cartes graphiques, comme le font déjà de multiples logiciels.

Mais si la définition d'une vidéo est l'un des aspects techniques les plus représentatifs de sa qualité, le débit l'est tout autant, YouTube a pourtant laissé ce point sous silence, seule une vidéo d'exemple permettant de se faire une idée. Une vidéo 1080p, deux fois mieux définie qu'une autre en 720p, diffusée au même débit de 2 Mbps, n'apporterait ainsi aucune amélioration de qualité. À l'inverse, un débit doublé à 4 Mbps limiterait leur visionnage à une portion d'internautes disposant d'une bande passante suffisante. La vidéo à la demande impose donc un compromis. En attendant la démocratisation des accès internet par fibre optique, le Blu-ray et ses 25 Mbps a encore de beaux jours devant lui.
Un réseau social en ligne, vecteur d'acquisition de nouveaux clients ? C'est le pari que va tenter de relever l'opérateur mobile virtuel (MVNO) Universal Mobile avec « Ma Communauté UM », un site communautaire sur lequel ses abonnés seront invités à partager tranches de vie, photos et autres contenus. La valeur ajoutée du service se situe au niveau de la technologie employée. Plutôt que de disposer d'un simple espace Web où s'empileraient textes et images, Universal Mobile a pris le parti d'utiliser la "Board", une interface en Silverlight développée par une jeune société française, Eeple.

La Board, ou la planche en français, allusion au panneau de liège sur lequel les jeunes accrochent photos, posters et mots doux au mur de leur chambre. L'application développée par Eeple est censée permettre de retrouver cette sensation sur Internet, en autorisant l'empilage virtuel d'éléments divers que l'on pourra ensuite manipuler à loisir. Elle s'alimente et se commente comme un blog, mais propose une expérience différente puisqu'entièrement visuelle. L'utilisation combinée de Silverlight et de Deepzoom offrent la possibilité de faire pivoter les contenus, ou d'en modifier la taille, d'un clic de souris.

"Ce projet, que nous avons développé au sein d'Eeple, nous permet de pousser la Board encore plus vers son public de prédilection et de mettre en avant notre capacité à innover toujours plus avec les domaines qui sont mis à notre disposition", se félicite dans un communiqué Alexandre Malsch, le jeune PDG d'Eeple (24 ans).

Dans le cadre de sa "Communauté", Universal propose à l'utilisateur d'élaborer jusqu'à trois "boards", avec un espace de stockage gratuit offrant une capacité de 300 Mo. S'ajoutent les Lifes, fils de courts messages s'enchainant sur un principe similaire à celui de Twitter, ainsi qu'un flux d'actualité en provenance du site Melty.fr, également édité par Eeple. L'ensemble de ces services dispose de prolongements sur le mobile, par l'intermédiaire d'un système de SMS et de MMS accessibles gratuitement aux abonnés Bouygues et Universal Mobile. Reste à voir quelles seront les retombées de cette initiative.
Derrière sa bonne réputation, le navigateur au renard de feu (à moins que ce ne soit un panda rouge ?) ne serait pas celui qu'on croit. Souvent comparé à Internet Explorer, Firefox serait en fait le plus vulnérable des navigateurs internet. C'est ce que révèle l'analyse de la sécurité sur internet au premier semestre 2009 du cabinet Cenzic, qui a identifié 3 100 vulnérabilités dans les principaux navigateurs, dont 44% affectant le navigateur de Mozilla, contre 15% seulement pour celui de Microsoft.

Un représentant de Mozilla nuance ces résultats en expliquant que les extensions du navigateur seraient en grande partie responsables de ce résultat, mais aussi par le fait que Firefox est sous le feu des projecteurs. Le directeur technique du cabinet d'étude reconnait quant à lui que l'amélioration du système d'extension des prochaines versions de Firefox devraient résoudre une partie de ces problèmes. "Le nombre de vulnérabilités n'est qu'une des mesures de la sécurité d'un navigateur," ajoute-t-il par ailleurs, sans compter que certains aspects comme le respect ou non des standards peuvent être rédhibitoires.

Safari, le navigateur internet d'Apple accompagnant Mac OS X, affiche quant à lui un impressionnant taux de vulnérabilités par rapport à sa part de marché. Il totalise effectivement 35% des failles alors qu'il n'est utilisé que par 4% des internautes. Opera serait quant à lui affecté par 6% des vulnérabilités pour une part de marché de 2%. Bien qu'il soit en perdition, Internet Explorer continue d'ailleurs de dominer le marché avec 65% de part de marché, suivi par Firefox qui a séduit 24% des internautes du monde entier.

Reste que la sécurité des navigateurs n'est en cause que pour 8% des vulnérabilités d'internet, le reste provenant le plus souvent des sites internet. Quelque soit le navigateur utilisé, il convient donc de rester prudent.
Mike Belshe et Roberto Peon, deux ingénieurs de l'équipe de développement de Chromium, dévoilent l'un de leurs nouveaux projets baptisé SPDY (prononcez Speedy). Il s'agit d'un protocole de transfert sur Internet qui serait deux fois plus rapide que le traditionnel HTTP. En effet, au mois de juin Google avait annoncé son intention d'accélérer le web et souhaitait mettre en place une collaboration entre les différents acteurs du secteur pour retravailler sur les protocoles HTTP et TCP/IP.

A propos de SPDY, Google explique ainsi : "les premiers résultats sont très encourageants : lorsque nous chargeons les 25 sites les plus populaires au travers d'une connexion réseau similaire à celle de chez soi, nous observons des performances bien meilleures - le chargement des pages est 55% plus rapide ». Si traditionnellement le protocole HTTP envoie chacune des requêtes pour l'ensemble des éléments de la page (feuille de style, images, JavaScript) SPDY compresse toutes ces requêtes en amont.

Google a mis à disposition le code source du protocole ainsi qu'une documentation afin d'implémenter cette technologie au sein du navigateur Chromium.

Les navigateurs de demain adopteront-ils également SPDY, rien est moins sûr. Quoiqu'il en soit, après le chantier HTML 5, qui semble finalement être doucement adopté par tous les acteurs du marché, Google souhaite désormais pousser la réflexion vers de nouveaux horizons.
En février dernier, Google avait présenté Latitude, un service de géolocalisation social venant se greffer à Google Maps et qui permet aux mobinautes de partager leurs emplacements géographiques avec leurs proches. Latitude est également disponible sous la forme d'un widget pour la page d'accueil personnalisable iGoogle. Celle-ci donne accès aux mêmes fonctionnalités que l'application mobile, la position étant dans ce cas obtenue à partir du point d'accès WiFi auquel l'ordinateur est connecté.

Désormais il est possible d'activer un dispositif permettant de dresser l'historique de vos déplacements. Cette archive ne sera bien entendu pas partagée avec vos contacts ni activée par défaut. En revanche cette historique permettra à l'application de peaufiner la fonctionnalité Location Alerts. Google explique que cette option permet d'être prévenu par message dans le cas où l'un de vos contacts (ex : famille ou collègue) se trouve dans les environs. Chris Lambert, développeur de l'équipe Google Mobile, ajoute : "cependant, il deviendrait gênant de recevoir un message à chaque fois que vous passez la porte de chez vous ou au travail". L'archive permet ainsi de déterminer les déplacements routiniers de l'utilisateur et les alertes ne seront alors envoyées que lorsque ce dernier se trouve dans des lieux inhabituels ou à des endroits familiers mais généralement fréquentés sur d'autres plages horaires.

Les services Google Location History et Google Location Alerts (bêta) peuvent être activés depuis cette page.
le 13/11/2009 à 23:24
TIC : qui sont les puissants?
Le magazine Forbes vient de publier son classement des personnalités les plus puissantes du monde. Parmi les dix premiers, cinq sont reconnus pour leur influence sur le secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC).

Barack Obama, président des États-Unis, n'est pas seulement l'homme le plus puissant de la planète. Prix Nobel de la paix 2009, il a su, lors de sa campagne électorale, profiter de la puissance du Web. Il est également à l'origine d'un changement de politique américaine dans le domaine des énergies renouvelables et le développement durable. Son chantier ? un « smart grid » ou réseau de compteurs. Cette technologie qui consiste à rendre plus « intelligents » les compteurs électriques doit permettre de mieux maitriser les dépenses énergétiques des ménages américains.

Derrière, après Hu Jintao, le président chinois, Vladimir Putin, le premier ministre russe (ex-président) et Ben S. Bernanke, membre de la réserve fédérale américaine, viennent tout de suite Sergey Brin et Larry Page, les fondateurs de Google. Inutile de rappeler l'impact des technologies du « géant de Moutain View ». Le groupe est à l'origine du plus important moteur de recherche du monde avec 77 milliards de recherches par mois (67% de parts de marché, en août 2009, selon ComScore). Brin et Page n'ont qu'un seul objectif avoué : organiser l'information mondiale...

Vient ensuite Carlos Slim Helu, troisième richesse mondiale et directeur général de l'opérateur télécom mexicain Telemex. Puis Rupert Murdoch, « l'homme qui possède les informations ». Propriétaire d'un empire médiatique (Wall Street Journal, The Sun, MySpace...), il lutte continuellement contre le « pillage » de Google. « Le journalisme de qualité n'est pas bon marché », lui attribue-t-on.

Reste Michael T. Duke, le président-directeur général de Wal-Mart, un géant de la distribution (2 millions d'employés...) et Abdullah bin Abdul Aziz al Saud, roi d'Arabie Saoudite. Avant l'un des pionniers des technologies modernes : William "Bill" Gates III, l'homme le plus riche du monde, selon Forbes.
Lorsqu'il fut dévoilé le 1er avril 2004, le service de courrier électronique Gmail fut d'emblée très médiatisé, non pas pour les fonctionnalités proposées mais pour sa capacité de stockage de 1 Go. Il n'y a pas si longtemps, les acteurs du marché ne proposaient en effet que quelques méga octets. Google souhaitait que tous les internautes puissent conserver une copie de leurs emails au sein d'une archive géante indexée par un moteur de recherche.

Au fil du temps, cette capacité de stockage augmenta de manière régulière selon l'activité enregistrée sur le compte de l'utilisateur. En août 2007, la firme proposa de nouvelles options payantes afin de bénéficier d'un plus grand espace pour stocker ses emails mais également ses clichés hébergés sur PicasaWeb Album. L'internaute dont la boite arrivait à saturation pouvait ainsi choisir d'étendre la capacité de cette dernière de 6 Go moyennant 20 dollars par an et ce, jusqu'à 250 Go.

Google annonce une baisse de ces tarifs ainsi que neuf offres afin de répondre plus précisément aux besoins de chacun. La première souscription est désormais proposée à 5 dollars pour 20 Go d'espace supplémentaires et jusqu'à 16 To (4096 dollars). Aujourd'hui tous les acteurs majeurs du marché se sont alignés sur Gmail. Yahoo! propose le stockage illimité des emails tandis que Windows Live Hotmail offre 5 Go, une capacité qui s'étend également selon l'utilisation de l'internaute et qui semblerait plafonnée à 500 Go.

Aux Etats-Unis, au mois de janvier 2009, Gmail a enregistré une hausse de 88% sur un an avec une part de 10,82% et 31,2 millions de visiteurs uniques. Yahoo! est en pôle position du marché avec une part de 56,45% et 92,5 millions de visiteurs uniques devant Hotmail qui affiche une baisse régulière à 19,14% avec 43,4 millions de visiteurs.

Cette initiative ne manquera pas d'attiser les rumeurs autour du fameux GDrive, le très attendu espace de stockage en ligne au sein duquel l'internaute pourrait indexer l'ensemble de ses documents, mais cela est une autre histoire...
Finalement, il ne s'agissait pas que d'une simple rumeur, Microsoft annonce un partenariat avec le moteur de recherche sémantique Wolfram Alpha afin de retourner de nouvelles données directement au sein de Bing. En signant avec Wolfram, Microsoft ajoute un nouvel atout à son jeu contre Google.

Au mois d'octobre dernier, le physicien britannique Stephen Wolfram avait finalement décidé d'ouvrir l'interface de programmation de son moteur de recherche auprès des développeurs et Bing entend bien en profiter. Schoeller Porter, de l'équipe de M.Wolfram, explique sur le blog officiel de la société : "à partir d'aujourd'hui la base de connaissances de Wolfram|Alpha, calculée à partir de données expertisées, enrichira les résultats de Bing dans quelques domaines sélectionnés comme la nutrition, la santé et les mathématiques avancées (...) En utilisant notre API, Bing sera capable d'accéder simplement aux dizaines de milliers d'algorithmes et aux trillions de données de Wolfram|Alpha pour intégrer directement ces calculs au sein des résultats de recherche". Rappelons que l'accès à la technologie de Wolfram est payant et que les coûts dépendent de l'usage et du nombre d'appels effectués à l'API du moteur. Reste à savoir si cette alliance sera rentable pour Microsoft.

Parallèlement, l'équipe de Bing annonce que les informations touristiques seront plus approfondies avec un rapport plus détaillé de la météo ou des divertissements locaux. Les internautes auront aussi la possibilité de lire des témoignages sur les établissements hospitaliers obtenus à partir de différentes sources. Vous pouvez retrouver une animation présentant l'ensemble des nouveautés en détail ici (Silverlight requis).
Après avoir introduit Simple, un langage de programmation pour Android fondé sur le BASIC, les ingénieurs de la société californienne présentent cette fois le langage Go. Ce dernier fut initialement créé par Robert Griesemer, Rob Pike et Ken Thompson en 2007.

Sur le site officiel, Google explique que ces dix dernières années aucun langage de programmation ne s'est véritablement distingué bien que le paysage informatique ait beaucoup évolué. Ainsi, si les machines d'aujourd'hui sont bien plus rapides que celles d'hier, le développement de logiciel ne s'est pas pour autant accéléré. Google souhaite également répondre aux limites offertes par les langages actuels en regroupant l'ensemble des points forts de chacun, à savoir, une facilité de prise en main avec une exécution et une compilation efficace. Go permettrait ainsi de compiler un gros programme en quelques secondes sur un seul ordinateur. L'analyse des dépendances serait quant à elle largement facilitée. Notons aussi la prise en charge des machines multi-coeur.

"Go est un projet. Nous espérons que les utilisateurs les plus aventureux l'essaieront pour se faire une idée. Tous ne l'adopteront pas mais nous espérons qu'un nombre suffisant sera satisfait de cette approche afin d'en justifier son développement futur.", explique ainsi Google, en ajoutant que Go est distribué en open source.

Pour de plus amples informations, rendez-vous sur Golang.org. Retrouvez également une vidéo de présentation en anglais ici.
Au mois d'octobre, John Lilly, le PDG de la fondation Mozilla, avait déclaré au magazine GigaOm qu'une première application de la marque serait prochainement disponible sur les terminaux tactiles d'Apple. Beaucoup commencèrent alors à spéculer sur une version optimisée du navigateur Fennec déjà disponible en alpha sur Windows Mobile et bientôt sur Android. Nous apprenons cependant que les iPhonautes devront belle et bien se contenter de Safari Mobile.

Interrogé par The Register, Asa Dotzler, directeur du développement communautaire chez Mozilla, explique : "Il y a quelque chose issu de l'expérience de Firefox et de Mozilla que l'on pourrait retrouver sur l'iPhone - ce n'est pas un navigateur Firefox. Nous avons plusieurs personnes mettant au point des idées de prototypes qui pourraient finalement devenir des applications iPhone".

Les développeurs souhaitant mettre à disposition leurs applications au sein de l'App Store doivent se soumette à des règles strictes et notamment garantir que ces dernières n'entrent pas en conflit avec une application fournie par Apple et installée par défaut sur les terminaux. Dans la mesure où le navigateur Safari Mobile est embarqué au sein de l'iPhone OS, cela laisse donc peu de place à un logiciel concurrent.

M. Dotzler précise : "Il n'y a aucun projet, aucune intention, ni même aucune discussion concernant le développement d'un navigateur (...) si vous acceptez les termes du kit de développement vous ne pouvez pas développer un autre navigateur".

Aucune précision n'a cependant été apportée sur les prototypes en cours de développement. Certains avancent un outil de synchronisation de données basé sur la technologie Weave (transfert des favoris, des mots de passe ou encore des groupes d'onglets favoris...).
LoadingChargement en cours