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Les membres de l'équipe de Mozilla Labs chargés du développement de Jetpack annoncent sur leur blog officiel la mise à disposition d'un répertoire dédié aux nouvelles extensions du navigateur Firefox. Rappelons qu'en comparaison au gestionnaire d'add-ons actuellement implémenté au sein du navigateur, Jetpack présente plusieurs avantages. En effet, ces extensions sont codées avec des langages web (HTML, CSS, JavaScript) ce qui facilite donc leur développement et le rend plus accessible. Par ailleurs cela permet de garantir la compatiblité d'une extension à chaque nouvelle mouture de Firefox, un problème bien souvent pointé du doigt par les utilisateurs.

Le catalogue, baptisé Jetpack Gallery, propose les fonctionnalités classiques à savoir le tri des applications par mots-clés, par auteurs ou encore par degré de popularité. En outre, chaque extension est agrémentée d'une description, de captures d'écran et d'une vidéo de démonstration. A l'heure actuelle 25 Jetpacks sont listés parmi lesquels nous retrouvons un système de notification pour Gmail ou Google Wave, un outil de traduction ou encore un dispositif anti-pub.

Selon la feuille de route de Firefox, Jetpack devrait être implémenté au sein de la quatrième mouture du navigateur, laquelle finalisera aussi l'intégration de la technologie Weave qui devrait être amorcée en version 3.7.
Les paroles s'envolent, les écrits restent, particulièrement sur Internet. Afin que cette mémoire persistante ne porte pas préjudice à des internautes parfois peu sensibilités à la question, les sénateurs Yves Détraigne (MoDem) et Anne-Marie Escoffier (PRG) ont récemment élaboré une proposition de loi visant à encadrer la conservation des données personnelle, le droit à la suppression des données et les éventuels recours juridiques que pourrait soulever ces différents points. La secrétaire d'État à l'Économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui organise jeudi un atelier de travail sur la question, préfère une charte de bonne conduite plutôt qu'une loi.Projet de loi : droit à l'oubli, mais pas seulement

Dans leur proposition de « loi visant à mieux garantir le droit à la vie privée à l'heure du numérique », les sénateurs Détraigne et Escoffier suggèrent notamment que soit prodiguée dans les établissements scolaires « une information sur les risques liés aux usages des services de communication au public en ligne ».

Pour renforcer le droit à l'oubli, c'est à dire la possibilité pour un internaute de faire disparaitre les traces de ses actes susceptibles de figurer sur les serveurs de services Web auxquels ils auraient eu recours, le projet suggère qu'un individu puisse demander à connaitre l'origine des informations que l'on détient sur lui, mais aussi que le droit "d'opposition" devienne un véritable "droit de suppression", garanti et sans frais. En parallèle, il propose de renforcer le pouvoir de sanction ainsi que les possibilités d'actions juridictionnelles de la Cnil.

La portée du texte ne s'arrête toutefois pas à ces dispositions concrètes. Le projet veut également régler la question de l'adresse IP, en lui conférant une bonne fois pour toute le statut de donnée personnelle, remis en cause par différents avis juridiques. L'intérêt, selon ses auteurs, est que l'internaute bénéficierait ainsi sans restriction des protections garanties par la loi "informatique et libertés" et par la Cnil. La question reste délicate, dans la mesure où une adresse IP identifie un accès à Internet, mais pas forcément un individu. Une décision ne serait donc pas sans répercussions sur d'autres dossiers à commencer, sans doute, par la loi Hadopi.

La proposition envisage également la question des fichiers de données personnelles conçus et utilisés par les forces de police, dont la création et la définition devrait selon les auteurs incomber de façon exclusive au pouvoir réglementaire, sans passer de façon systématique par la case parlementaire.Une charte plutôt qu'une loi ?

Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, il n'est pas indispensable de légiférer. La secrétaire d'Etat se dit en faveur d'une charte à laquelle adhèreraient les éditeurs de services en ligne, et imagine un dispositif de labellisation grâce auquel l'internaute saurait s'il évolue dans un espace "anonyme" ou au contraire dans une zone où des données sont susceptibles d'être recueillies à son sujet. « Chaque site déterminera dans lequel de ces espaces il voudra être labellisé », explique NKM à Libération, « Vous saurez ainsi quels types de garanties ont été demandés aux autres internautes ».

Dans un cas comme dans l'autre, cette question du droit à l'oubli reste particulièrement délicate. Il faut en effet gérer d'un côté les traces que l'internaute laisse volontairement en ligne (messages sur un forum, publications sur un réseau social, etc.), mais aussi les colossaux volumes de données que représentent les logs de connexion, les cookies et autres dispositifs d'analyse.
Au pays des détracteurs du concept de brevet logiciel, on voit rouge. Microsoft a en effet obtenu le 10 novembre dernier la validation, par le bureau américain des brevets (USPTO), d'une demande de dépôt visant à protéger un système d'élévation des droits utilisateurs, dans le cadre duquel il serait demandé à l'utilisateur d'entrer un mot de passe pour accéder à certains privilèges. Pour le site spécialisé Groklaw, l'idée n'est pas sans rappeler la célèbre commande sudo dont la mise au point remonte aux années 80.

Le brevet obtenu par Microsoft décrit en effet un système qui permet à un utilisateur d'obtenir l'élévation de ses droits. « Dans l'une des implémentations posibles ce système ou cette méthode présente à l'utilisateur une interface lui permettant de s'identifier comme détenteur d'un compte ayant le droit d'effectuer une action ». Cette fenêtre est censée s'ouvrir lorsque l'utilisateur essaie d'accomplir une action pour laquelle il ne détient pas un niveau de privilèges suffisant, explique encore le texte du brevet.

En environnement Unix, on utilise la commande sudo (substitute user do) pour obtenir temporairement des privilèges supérieurs à ceux qui sont normalement alloués au compte de l'utilisateur. Il convient alors d'entrer le mot de passe de son compte, pour pouvoir effectuer au sein du système certaines actions potentiellement sensibles (plus d'informations).

« Seigneur, seigneur, seigneur, ils n'éprouvent aucune honte. Il apparait que Microsoft vient juste de faire breveter sudo, dans une version personnalisée », s'indigne le site spécialisé Groklaw, très impliqué dans les problématiques liées à la propriété intellectuelle dans la sphère informatique.

Difficile, effectivement, de ne pas faire le rapprochement entre le concept déposé par Microsoft et la commande sudo. En y regardant de plus près, il apparait toutefois que Microsoft protège un dispositif plus précis, qui prévoit qu'une fenêtre surgisse pour demander un mot de passe à l'utilisateur avant exécution d'une commande susceptible d'entrainer des modifications du système (installation d'un logiciel par exemple), alors que sudo requiert une action préalable de l'utilisateur.

Les similitudes sont peut-être donc plus à chercher du côté de l'UAC (User Account Countrol). S'il fallait trouver un parallèle dans l'univers du logiciel libre, ce pourrait être PolicyKit.

Quoi qu'il en soit, l'affaire devrait attiser une nouvelle fois les polémiques autour des brevets logiciels. Cette idée d'une fenêtre d'alerte demandant un mot de passe à l'utilisateur n'est pas nouvelle, et se voit déjà utilisée dans de nombreux produits, libres ou propriétaires. Dès lors, le bureau américain des brevets a-t-il bien fait d'en accorder la paternité à Microsoft ?
À défaut de commercialiser une clé USB d'installation de Windows 7 prête à l'emploi, Microsoft a publié à l'occasion du lancement mondial de son dernier système d'exploitation un outil gratuit permettant de préparer son propre support d'installation, à partir du disque ou du fichier ISO téléchargé sur le Microsoft Store. L'"Outil de téléchargement USB/DVD Windows 7" rendait ainsi un précieux service aux possesseurs d'ordinateurs portables ou de bureau miniatures, le plus souvent dépourvus de lecteur optique, en simplifiant le processus de création d'une clé USB d'installation.

Microsoft a toutefois retiré son outil propriétaire le temps de mener une enquête. Un blogueur spécialiste de Microsoft accuse effectivement la firme de Redmond, preuve à l'appui, d'avoir violé la licence GPL. Le "Windows 7 USB/DVD Download Tool" reposerait effectivement en partie sur le code source d'un logiciel libre baptisé ImageMaster.

Si le propre du libre est justement d'autoriser l'utilisation du code source d'un logiciel, Microsoft était ici tenu de distribuer son logiciel sous la même licence, et par conséquent d'en publier le code source. Microsoft est pourtant bien placé pour savoir qu'ImageMaster est sous licence GPL puisque ce logiciel est hébergé par sa propre plateforme open source CodePlex.

En attendant le verdict de l'enquête, notre fiche pratique expliquant comment installer Windows 7 depuis une clé USB est toujours disponible et parfaitement légale, elle.
Google profite de la fin d'année pour faire ses emplettes dans le monde des start-up innovantes. Après Admob, Google aurait racheté la société californienne "Gizmo 5" pour un montant d'environ 30 millions de dollars en cash, selon Techcrunch.

Fondée en 2003, elle propose différents services de voix sur IP à la fois sur les ordinateurs sous Windows, Mac et Linux, sur les mobiles et sur les tablettes Internet de Nokia sous GNU/Linux. Elle se différencie de Skype par l'utilisation d'une technologie de voix sur IP à la norme SIP (Session Initiation Protocol). Skype lui préfère le peer to peer.

"Gizmo 5" propose enfin comme d'autres services concurrents des appels en voix sur IP à l'international vers des numéros fixes ou mobiles classiques via des tarifs préférentiels. Toujours selon cette même source, Google profiterait du rachat de "Gizmo 5" pour enrichir ses services "Google Voice" et "Google Talk".
Après la portabilité du numéro de mobile, la portabilité de l'adresse email est à l'étude. Dans le cadre du projet de loi sur la fracture numérique, les députés Laure de la Raudière (UMP) et Jean Dionis du Séjour (Nouveau Centre) ont proposé deux amendements visant à garantir que l'abonné qui décide de changer de founisseur d'accès à Internet puisse continuer à recevoir pendant une période transitoire ses courriers électroniques chez son nouveau prestataire de service, gratuitement ou à peu de frais. Ces deux amendements ont été adoptés par la Commission des affaires économiques et devraient selon Les Echos faire l'objet d'un vote à l'Assemblée nationale dans les semaines à venir.

Partant du principe que 12% des abonnés des principaux fournisseurs d'accès à Internet changent d'opérateur chaque année, les deux députés posent la question du suivi des messages que l'internaute se serait fait adresser sur l'adresse liée à son accès (@orange.fr, @free.fr, etc.). « La conservation de l'adresse e-mail est aussi importante pour le consommateur que la conservation du numéro fixe ou du numéro mobile. De même que La Poste propose pour le courrier traditionnel un service de réexpédition du courrier pour six mois ou plus, à titre payant, le courrier électronique doit pouvoir bénéficier des mêmes facilités », explique ainsi Jean Dionis du Séjour.

En pratique, il est déjà possible aujourd'hui de prolonger l'adresse mail fournie par son fournisseur d'accès après résiliation, mais le procédé n'est pas automatique, l'abonné doit en faire la demande. Le premier de ces deux amendements propose de systématiser cette démarche, envisageant que cette option soit payante. Le second obligerait les FAI à assurer le réacheminement des courriers électroniques gratuitement, pendant une durée de six mois, vers la nouvelle adresse de l'abonné. Une solution qui au final ne parait guère plus pratique que le fait de prolonger l'accès à l'adresse mail initiale, dans la mesure où elle oblige à des échanges supplémentaires. Pour beaucoup, la solution à ce problème est toute trouvée : faire appel à une adresse mail fournie par un prestataire tiers, de façon à ce que celle-ci ne soit aucunement corrélée au FAI.
Après s'être disséminé via Facebook, Twitter ou MySpace, le ver Koobface aurait selon Trend Micro trouvé un nouveau moyen de se répandre : l'exploitation de comptes Google Reader piégés, par l'intermédiaire desquels les pirates invitent des internautes à venir découvrir une soi-disant vidéo YouTube. Lorsqu'il clique sur la vidéo en question, l'utilisateur est invité à procéder à une mise à jour du lecteur Flash. C'est alors que le ver s'installe sur la machine.

Google Reader est un service d'agrégation de flux RSS, grâce auquel on peut suivre en temps réel, ou presque, l'arrivée de nouvelles publications sur les sites que l'on a sélectionné. L'outil offre une fonction "partage" qui permet d'inviter l'un de ses contacts à découvrir un lien donné.

D'après Trend Micro, près de 1300 comptes Google seraient aujourd'hui utilisés pour diffuser, à l'aide de cette fonctionnalité, des liens piégés par mail ou sur d'autres réseaux sociaux. La victime, voyant un lien dont l'adresse fait référence à google.com, domaine qu'elle estime fiable, a des chances de cliquer sur le lien sans méfiance.

Une fois infecté, l'internaute rejoint le réseau de machines (botnet) qui sous-tend le développement de Koobface. Sa machine risque alors de devenir à son tour un vecteur de propagation pour des messages invitant d'autres utilisateurs à visiter des liens piégés. Prévenu, Google devrait sans doute faire le ménage dans les comptes incriminés. En attendant, la prudence est de mise si vous recevez un lien vous invitant à découvrir un contenu repéré grâce à Google Reader émanant d'une source non identifiée.
Après un début d'année 2009 marqué par un marché publicitaire en berne, deux pure players de la sphère high-tech prennent le parti de rompre avec le modèle du "100% gratuit". Le premier est une chaine de TV geek tendance nerd, la fameuse NoLife, accessible via les principales box ADSL du marché. Le second est un site Web spécialisé dans l'actualité informatique, PC Inpact. En proie à d'importantes difficultés financières, tous deux cherchent à diversifier leurs sources de revenu. Comment ? En proposant à leurs spectateurs ou lecteurs une formule payante, optionnelle dans la mesure où ce qui fait l'essence du média (flux d'un côté, articles de l'autre) reste accessible gratuitement.

PC Inpact : un premium solidaire ?

Après avoir fermé son site dédié à l'actualité du jeux vidéo fin 2008 (Inpact Virtuel), la société qui édite PC Inpact indique début septembre qu'elle traverse une grave crise financière. Elle invoque alors la baisse des investissements publicitaires, ainsi qu'une subite baisse du niveau de référencement de son comparateur de prix dans Google et annonce le licenciement de trois de ses employés.

« PC INpact, on le sait, a fini l'année 2008 dans le rouge avec une situation financière peu envieuse. Aujourd'hui, nous voulons tourner la page sur ce passé et mettre le cap définitivement vers l'équilibre de nos comptes avec un seul mot d'ordre : indépendance éditoriale et financière », explique Christophe « Teuf » Neau, gérant de la SARL qui édite le site, le 9 novembre dernier. Pour renflouer les caisses, PC Inpact offre donc à ses lecteurs la possibilité de souscrire un abonnement Premium.

Facturé 3,5 euros par mois (suivi de tarifs dégressifs), il permet de disposer d'une adresse mail aux couleurs du site (@inpactien.com), d'un design spécial et d'un site dépourvu de publicité. « Une option proposera malgré tout de l'afficher », précise l'équipe, qui promet par ailleurs l'arrivée d'avantages futurs. Sur les 24 heures suivant l'annonce, près de 500 abonnements auraient été enregistrés, en dépit de la relative modestie des bonus proposés.

Selon Christophe Neau, cet abonnement permettra « à PC INpact de faire face aux vents mauvais de l'économie, tout en conservant et musclant encore sa ligne éditoriale », mais aussi « de tisser des liens encore plus étroits avec nos plus fidèles lecteurs, cette communauté si forte qui nous suit depuis les débuts ». La possibilité d'afficher la publicité même si l'on dispose d'un abonnement payant est une idée émise à plusieurs reprises dans les commentaires du site. La preuve qu'un modèle Premium solidaire peut fonctionner ?

NoLife : l'abo de la dernière chance

La chaine de TV NoLife a justement tenté l'expérience. Mal en point sur le plan financier, la chaîne a pris la décision, fin août, de proposer à ses spectateurs une formule hybride, élaborée à partir d'un sondage réalisé sur son site. Elle prend le parti de conserver la gratuité des programmes mais décide de réserver une partie des contenus de son site Web à ceux qui accepteront de souscrire un abonnement.

Chez NoLife, l'abonnement est variable, de 3 à 7 euros par mois en fonction du niveau d'engagement avec là encore des formules dégressives. Il ouvre notamment droit « au service Nolife Online qui met à disposition en ligne et pour le monde entier la majorité des émissions de la chaîne ».

Ce dispositif de TV de rattrapage n'est cependant pas le principal motif avancé par la chaine : « Seuls les abonnements peuvent assurer une pérénité à la chaîne. Si vous souhaitez soutenir Nolife, abonnez-vous », explique sans ambages la page dédiée à cette formule payante.

Chez NoLife, la mayonnaise n'a que moyennement pris. Sébastien Ruchet, le patron de la chaine, qui fait régulièrement des points en vidéo sur la santé financière de la chaine, se place une nouvelle fois face à la caméra pour livrer un bilan plus que mitigé. Dans un message mis en ligne dimanche, il explique que les abonnements ne sont pour l'instant pas assez nombreux pour que la chaine puisse financer longtemps ses activités.

La chaine pensait que le salut viendrait de l'inclusion des canaux ADSL dans les outils de mesure d'audience qui font loi dans le domaine de la pub TV, prévue pour début 2010. Cette extension à l'ADSL ne se fera finalement qu'en mars. Les premiers chiffres tomberont donc à l'été, et NoLife ne pourra guère utiliser ces audiences certifiées pour convaincre de nouveaux annonceurs avant l'automne. Elle se voit donc réduite aux seules recettes liées à l'abonnement en ligne.

En dépit d'encourageantes intentions formulées par l'intermédiaire du sondage mis en ligne durant l'été, Sébastien Ruchet indique que le nombre d'abonnements se révèle nettement inférieur à ce dont la chaine a besoin pour poursuivre ses activités : « Ça monte tous les jours, de façon régulière. Les gens s'abonnent. Et à ce rythme là, si ça continuait, on atteindrait (le nombre d'abonnés) qu'il nous faut pour fonctionner dans six mois. Mais voilà... les six mois, on les a pas ». « On est persuadés qu'on peut y arriver, mais on est pressés par le temps », conclut-t-il, précisant qu'il ne s'agit après tout que d'une chaîne de divertissement, et pas d'une cause humanitaire.

Certes. Le problème, c'est que Nolife et PC Inpact ne sont pas les seuls à chercher la clé qui permettra d'équilibrer l'équation leur permettant d'associer services, indépendance, qualité, survie financière et satisfaction d'internautes adeptes du tout gratuit. La communauté sera-t-elle cette clé ? Parce qu'on ne veut pas voir le paysage médiatique se réduire comme peau de chagrin, surtout dans cet univers du high-tech qui nous est cher, c'est tout le mal qu'on leur souhaite. Même si on sait bien qu' « Y a pas que la vraie vie dans la vie ».
On imagine mal les milliers de documents à fournir pour constituer une candidature telle que celle d'un opérateur qui souhaiterait démontrer qu'il est en mesure d'obtenir la quatrième licence 3G prévue sur le réseau mobile français. Iliad, maison mère de Free, semble toutefois avoir rempli l'exercice de façon satisfaisante puisque l'Arcep a annoncé, mardi en fin d'après-midi, que le dossier déposé le 29 octobre dernier était "recevable".

« L'Arcep constate que le dossier déposé par la société Free mobile est recevable, c'est-à-dire qu'il a été déposé dans les délais impartis, contient tous les éléments requis pour son instruction, et est rédigé en français. L'Autorité est donc en mesure de procéder à l'examen au fond de ce dossier, selon la procédure prévue par l'appel à candidatures », indique-t-elle dans un bref communiqué. Elle devrait maintenant, selon les propos qu'avait tenus son président, Jean-Ludovic Silicani, rendre sa décision d'ici la fin décembre.
L'Association des services internet communautaires (ASIC) s'est félicitée vendredi de l'adoption, par la Commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, d'un amendement en faveur d'un rapport gouvernemental sur la neutralité des réseaux. En vertu de cette "neutralité", chacun devrait être en mesure d'accéder aux contenus, applications et services légaux de son choix.

"Si les opérateurs de télécommunications doivent avoir la flexibilité nécessaire pour gérer efficacement le trafic sur leurs réseaux afin d'éviter toute congestion, cela ne doit pas être utilisé par eux pour décider à quels services les internautes peuvent avoir accès ou, pire, favoriser leurs propres contenus ou ceux de leurs partenaires privilégiés au détriment des autres contenus, services ou applications disponibles sur la Toile", précisent les dirigeants de l'ASIC dans un communiqué.

En la matière, l'Association s'est déclarée rassurée par la signature, jeudi dernier, d'un accord entre le Conseil de l'UE, la Commission et le Parlement européens portant sur la réforme des télécoms et la protection de l'internaute. Après le vote définitif du texte, le paquet télécom II devrait entrer en vigueur début 2010. Les pays membres de l'Union européenne auront alors 18 mois pour le transposer dans leurs législations respectives. L'ASIC souhaite que la France transpose au plus vite, en ajoutant au texte un principe de non discrimination.

"Une des particularités que nous avons en France, conclut l'ASIC, c'est que les opérateurs ne sont pas seulement des fournisseurs de tuyaux, donc maitrisant la diffusion des contenus des acteurs du web 2.0, mais sont aussi les concurrents du web 2.0. Nous avons donc besoin de garde-fous destinés à garantir l'absence de discrimination entre les acteurs de même nature."
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