News WEB

Offrons-nous un petit retour en arrière... Nous sommes le 9 novembre 2004, quand apparait sur les serveurs de la fondation Mozilla ainsi que sur les miroirs de ses différents partenaires la version finale d'un navigateur encore peu connu du grand public. Son nom, c'est Firefox, en version 1.0. A l'époque, seule la presse spécialisée se fait l'écho de cette sortie. Cinq ans plus tard, Firefox a dépassé la sphère des amateurs éclairés. Le logiciel a connu bien des évolutions, dispose maintenant d'un catalogue de quelque sept mille extensions, et constitue l'alternative à Internet Explorer la plus employée sur le Web. D'après Mozilla, 330 millions d'internautes surfent aujourd'hui avec Firefox, bien que pour beaucoup subsiste encore un dilemme cornélien : son logo représente-t-il un panda roux ou un renard de feu ?

Fière du chemin parcouru ces cinq dernières années et de l'empreinte laissée sur l'univers des navigateurs Web, la fondation Mozilla entend fêter dignement l'événement, et invite les internautes à différentes manifestations tout autour du globe. A Paris, les quelques centaines d'internautes qui ont été assez rapides pour s'enregistrer avant que ferment les guichets auront les honneurs d'une soirée organisée dans les locaux du Conseil Régional d'Île-de-France, en présence de Tristan Nitot, président de Mozilla Europe, et de John Lilly, directeur général de la Mozilla Corporation. Après les célébrations, retour au travail pour une fondation qui plus que jamais voit le navigateur comme la pierre angulaire du Web de demain.

« Pour les cinq prochaines années, chacun peut s'attendre à ce que le navigateur prenne de l'importance dans de nouveaux domaines - comme le véritable agent utilisateur qu'il devrait être. Les problèmes relatifs aux données, à la vie privée et à l'identité occupent une large place. Vous verrez les bénéfices de la mission de service public que s'est fixée Mozilla se refléter dans nos choix en la matière, afin que les utilisateurs soient plus en sécurité et puissent comprendre ce que cela signifie de partager des informations avec des sites Web », promet Chris Blizzard, Open Source Evangelist chez Mozilla, dans un long billet où il passe en revue les innovations issues des travaux de la fondation.
Les deux fondateurs de Kazaa, Skype et Joost ont finalement obtenu gain de cause dans la bataille judiciaire qu'ils livraient à eBay. Le géant mondial de la vente aux enchères a annoncé vendredi dans un communiqué que Niklas Zennstrom et Janus Friis acceptaient de laisser tomber les poursuites engagées au sujet de certains pans du logiciel Skype, qu'ils estimaient toujours couverts par leur propriété intellectuelle. En échange de cet abandon, ainsi qu'un apport en cash dont le montant n'a pas été précisé, ils rejoignent le groupe d'investisseurs qui va reprendre en main les destinées du célèbre logiciel de voix sur IP.

Niklas Zennstrom et Janus Friis détiendront 14% du capital de Skype. Ebay conservera 30%. Les fonds Silver Lake Partners, Andreessen Horowitz et le Canada Pension Plan (CPP) se partageront les 56% restants. Index Ventures, qui devait prendre part à la transaction, a finalement été évincé, à la demande des deux fondateurs de Skype. Dans une plainte déposée mi-octobre, ils affirmaient que Mike Volpi, ancien directeur de Joost aujourd'hui employé d'Index Ventures, aurait pu faire un usage préjudiciable à leurs intérêts de la technologie d'échange P2P sous-tendant leurs différents produits (de Kazaa à Joost, en passant par Skype). Ebay devrait recevoir 1,9 milliard de dollars dans le cadre de cette transaction qui valorise Skype 2,75 milliards.
C'est depuis Berlin, où l'on célèbre actuellement le vingtième anniversaire de la chute du Mur, que Microsoft annonce la disponibilité de la version finale d'Exchange Server 2010, dernière mouture en date de sa suite de communications unifiées. Au programme : une solution qui veut intégrer toujours mieux les différents canaux de communication, de l'email à la voix en passant par le partage d'informations et le travail collaboratif. De quoi réduire sensiblement, selon Microsoft, les coûts des entreprises.

« Les clients constatent aussi des gains de productivité de plus de 20 % en raison d'une boîte de réception unique qui regroupe de façon cohérente les courriers électroniques, les messages vocaux, la messagerie instantanée et les SMS, sur quasiment n'importe quel type d'appareil », affirme dans un communiqué Stephen Elop, président de la division Business chez Microsoft.

Au chapitre des nouveautés, on retiendra entre autres choses la prise en charge des navigateurs Firefox et Safari au sein de la nouvelle version d'Outlook Web Access, de nouvelles fonctionnalités au niveau de la messagerie vocale avec, par exemple, la prévisualisation écrite des messages vocaux (speech to text) ou bien de nouvelles règles de routage des appels. Exchange 2010 propose par ailleurs un nouvel affichage des conversations, ainsi que de nouvelles "astuces" d'accompagnement de l'utilisateur.

De façon plus générale, Exchange 2010 se dote d'un outil d'archivage centralisé, capable de stocker jusqu'aux SMS - accessibles depuis Outlook, aiis que de nouvelles fonctionnalités d'administration, de réplication et de sauvegarde des données. Microsoft, qui entend bien conserver grâce à cette édition 2010 sa position de leader face à des concurrents comme IBM, propose une version d'essai de 120 jours.
Le Conseil de l'UE, la Commission et le Parlement européens sont parvenus dans la nuit de mercredi à jeudi à un accord portant sur la réforme des télécoms proposée dès novembre 2007 par Bruxelles.

Ce nouveau texte, qui succèdera à la réglementation de 2002, intègre une nouvelle disposition dite "liberté sur Internet", qui devrait rassurer les internautes inquiets de voir leur accès à Internet bloqué sans procédure équitable dans le cadre d'une riposte graduée telle que l'envisagent la France et l'Angleterre.

"Les mesures prises par les Etats membres concernant l'accès internet des utilisateurs ou l'utilisation de services et d'applications à travers des réseaux de communications électroniques doivent respecter les droits fondamentaux et libertés des personnes physiques, tels que garantis par la Convention européenne pour la protection des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ainsi que les principes généraux du droit communautaire.", indique cette disposition.

Elle est accompagnée de nouvelles mesures visant à renforcer la fameuse neutralité d'internet en Europe. Ainsi, à l'avenir, les internautes pourront se référer à ces dispositions s'ils s'opposent en justice à une décision d'un Etat membre.

Après des mois de tractations autour de l'amendement 138, ce nouveau Paquet Télécom qui n'achoppait plus qu'autour de la question de la suspension de l'accès à Internet garantit donc que ce dernier ne pourra pas être prononcé sans possibilités de recours.

Il ne constitue toutefois qu'une demi-victoire pour le collectif la Quadrature du Net, qui remarque que « le texte n'est pas dépourvu d'ambiguïtés puisqu'il ne fait référence qu'à une "procédure préalable, équitable et impartiale", là où l'amendement 138 originel garantissait "une décision judiciaire préalable" ».

De façon plus générale, ce nouveau texte prévoit la création d'un gendarme européen des télécommunications, l'EBTR (European Body of Telecoms Regulators), dont les décisions seront prises à la majorité.

"Virtuellement adopté", selon les termes du régulateur français (Arcep), le texte devrait entrer en vigueur début 2010, une fois le vote définitif du texte effectué au Parlement et au Conseil de l'UE courant novembre. Les pays membres de l'Union européenne auront alors 18 mois pour le transposer dans leurs législations respectives.
La fondation Mozilla a publié dans la nuit une mise à jour pour son navigateur vedette, Firefox, qui passe en 3.5.5. Aucune nouvelle fonctionnalité ne fait son apparition : cette nouvelle version a pour unique objet la correction de quelques problèmes susceptibles d'affecter la stabilité du logiciel. Les adeptes de Firefox sont donc invités à l'installer sans plus attendre, surtout s'ils ont constaté ces derniers jours quelques fermetures inopinées de leur navigateur.

Pour se mettre un peu de neuf sous la dent, c'est vers Firefox 3.6 qu'il faudra tourner les yeux. Disponible sous la forme d'une version bêta depuis le début de la semaine, cette nouvelle mouture offrira la personnalisation en un clic suite à l'intégration de Personas, ainsi qu'un nouveau système de notification informant les utilisateurs sur l'état de leurs plugins installés.

Mozilla annonce également de meilleures performances JavaScript, un temps de démarrage optimisé et la prise en charge de nouvelles propriétés CSS et l'implémentation de HTML 5.
Au Danemark, le gouvernement local vient de prendre une mesure pour le moins surprenante et a décidé d'autoriser l'accès à Internet aux étudiants lors de leurs examens de fin d'année. La BBC rapporte ainsi que 14 établissements de l'enseignement secondaire et supérieur ont été choisis pour un programme pilote avant la mise en place de ce dispositif à l'échelle national en 2011.

Sanne Yde Schmidt, responsable du projet pour le lycée Greve High School à Copenhague, explique : "si vous voulez être une école au top et leur transmettre des choses qui ont un sens pour eux dans la vie moderne, il vous faut leur apprendre à utiliser Internet".

Ces étudiants seraient autorisés à surfer n'importe où sur la Toile, y compris sur leurs réseaux communautaires favoris. En revanche ils ne peuvent communiquer avec une personne se trouvant à l'extérieur de la salle de classe... même si les établissements n'ont mis en place aucun outil de filtrage ou de vérification. "La plus grande précaution que nous prenons c'est d'avoir confiance en eux", explique Melle Schmidt avant d'ajouter : "je pense que le taux de triche est très bas parce que les conséquences sont très lourdes".

Interrogés par la BCC, plusieurs étudiants affirment pour leur part qu'ils n'ont tout simplement pas le temps de tricher. En effet, la nature même de l'examen aurait considérablement changé. Plutôt que de devoir réciter son cours, l'élève devrait montrer ses aptitudes à fouiller de l'information et analyser cette dernière. "Dans la salle de classe, nos examens doivent refléter la vie de tous les jours et la vie quotidienne en classe doit refléter celle de la société".

Le ministère de l'éducation du Danemark, M. Haarder, estime que les autres pays devraient adopter un système similaire à l'avenir.
Victime d'une virulente attaque par déni de service, le site jaimelesartistes.fr avait été fermé par le ministère de la Culture en mars dernier. Cette interruption de service, qui ne devait être que temporaire, a finalement duré jusqu'aux derniers jours du mois d'octobre, date à laquelle expirait le nom de domaine déposé par le prestataire de la rue de Valois.

Non renouvelé, celui-ci est devenu vacant. Pas pour longtemps : un repreneur s'est manifesté le 1er novembre dernier. Son identité est masquée, dans la mesure où le domaine a été enregistré sous diffusion restreinte, mais on imagine qu'il ne s'agit pas d'un partisan de la loi Hadopi : très rapidement, Jaimelesartistes.fr a renvoyé vers Jaimelesartistes.info, un site listant de nombreuses contributions dénonçant le texte.

« Juste pour vous signaler que jaimelesartistes.fr a changé de mains, le gouvernement n'ayant pas été foutu de renouveler le nom de domaine. Et ça prétend réguler internet... », commente dans un mail adressé à la rédaction « Ardkor », qui détient le domaine Jaimelesartistes.info. Nous avons demandé au cabinet du ministre de la Culture d'éclaircir pour nous les circonstances de ce non-renouvellement. En attendant de plus amples informations, il est difficile, effectivement, de ne pas se laisser aller à ironiser un brin.

Pour mémoire, la campagne "J'aime les artistes", initiée fin octobre 2008, avait selon la rue de Valois pour objet « d'expliquer aux jeunes internautes en quoi la mise en place d'une "réponse graduée" au piratage, essentiellement préventive et pédagogique, permettra de préserver et de développer l'offre de musique, de films, de programmes audiovisuels et de jeux vidéos, en ligne aussi bien que dans les magasins, tout en respectant les droits et libertés de chacun "c'est-à-dire des abonnés à Internet aussi bien que des artistes et des entreprises".
En début de semaine Google a dévoilé la technologie OneBox aux Etats-Unis afin de proposer la lecture d'une chanson directement depuis les résultats de recherche. Yahoo, qui offre une fonctionnalité similaire depuis quelques temps déjà, annonce l'introduction de nouvelles options pour la recherche de vidéos.

Plus précisément, la firme de Sunnyvale a amélioré la structure de ses résultats de recherche sur les vidéos musicales. C'est ainsi qu'une requête pour certains artistes ou groupes retournera des filtres pour les albums les plus populaires ou les chansons les plus appréciées. Directement depuis la page des résultats il est possible de lire une vidéo de Yahoo! Music mais également de YouTube. Bien entendu cette initiative vise à attirer les internautes mélomanes sur le moteur de Yahoo! plutôt que sur YouTube.

Après son partenariat de dix ans avec Microsoft, la société Yahoo! entend bien montrer qu'elle continue ses efforts sur le marché de la recherche en ligne. Depuis quelques temps Microsoft multiplie aussi l'implémentation de nouvelles technologies sur Bing. Reste à savoir si la prochaine fusion des deux équipes saura s'imposer face au leader Google.
Ce n'est plus un secret, Microsoft a plusieurs fois dénigré les services bureautiques en ligne tels que Google Documents, qui se présentent comme de véritables alternatives à Microsoft Office. Dans un récent entretien recueilli par InformationWeek, Ron Markezitch, vice-président du département Microsoft Online, s'explique sur la baisse des tarifs des services hébergés de la société. Il déclare également : "nous n'observons aucun signe qui puisse démontrer que Zoho, Google, Zimbra ou tout autre société proposant de fausses fonctionnalités d'Office puisse remplacer Microsoft Office".

La société Zoho, spécialisée dans les solutions bureautiques, a décidé de réagir à cette provocation. Zoho propose en effet plusieurs applications bureautiques hébergées, de l'éditeur texte à l'outil de présentation, en passant par le gestionnaire de projets aux solutions de conférence web. Dans un billet publié sur le blog de la start-up, le développeur Sridhar Gopalakrishnan explique qu'en suivant le raisonnement de Microsoft, l'on pourrait ainsi considérer Bing comme un faux moteur de recherche. Il ajoute que les propos de M. Markezitch soulignent le principal problème de Microsoft qui reste enfermé dans le modèle de distribution classique d'un produit tout en pointant du doigt les autres solutions "ne nécessitant pas l'achat d'un CD ou d'un DVD et le téléchargement de bloatware".

Afin de créer son buzz et de retourner la situation à son avantage, Zoho a mis en place le site Internet fakeoffice.org présentant notamment plusieurs tableaux comparant les fonctionnalités de quelques-uns de ses services à ceux de Microsoft. Si l'on se rappelle du spot publicitaire Microsoft Office 2010 - au sein duquel la firme de Redmond déclarait la guerre aux solutions alternatives hébergées - Zoho publie également une vidéo promouvant ses produits en pointant du doigt les problèmes liés à l'utilisation d'un logiciel en local.
Maison mère de Free, Iliad a dévoilé jeudi de solides résultats trimestriels. Le chiffre d'affaires consolidé du groupe a augmenté de 21,8% à 486,7 millions d'euros au troisième trimestre clos le 30 septembre. A lui seul, le CA haut débit d'Iliad a augmenté de 24,2% sur un an pour s'établir à 483 millions d'euros. Sur neuf mois, le CA global du groupe a progressé de 33% à 1,46 milliard d'euros.

Par ailleurs, Free déclare avoir recruté 100.000 nouveaux clients haut débit sur le trimestre, ce qui porte à 4.420.000 le nombre d'abonnés ADSL du fournisseur d'accès internet. L'opérateur alternatif ajoute dans un communiqué « la poursuite des efforts d'extension du dégroupage de la boucle locale ainsi que les migrations d'abonnés Alice sur le réseau de Free ont permis au groupe d'avoir un taux de dégroupage de près de 84%, en avance sur l'objectif annuel de 82%. »

Dans ce contexte, Iliad table sur « une très forte augmentation » de son résultat net 2009. Enfin, en matière de très haut débit (FTTH - fibre jusqu'au domicile), la société confirme être en mesure de couvrir horizontalement 70% de Paris ce semestre et de disposer d'une couverture de 4 millions de foyers à fin 2012. Le groupe, unique candidat à la quatrième licence 3G française, reste en revanche discret sur ses ambitions en matière de téléphonie mobile.
LoadingChargement en cours