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Ce n'est pas la première, et ce ne sera certainement pas la dernière : une nouvelle étude vient appuyer le propos selon lequel ceux qui téléchargent illégalement de la musique ne sont pas forcément les derniers à en consommer de façon régulière. Ainsi, ceux qui reconnaissent se procurer des morceaux de façon détournée en ligne dépenseraient en moyenne 75 lirvres par an en musique, contre 44 livres pour ceux qui affirment ne pas télécharger illégalement. L'étude a été conduite courant octobre, sur un échantillon d'environ 1000 internautes britanniques, par Ipsos Mori pour le compte de Demos, un cabinet de recherche et de réflexion.

Parmi les sondés, âgés de 16 à 50 ans et disposant tous d'un accès à Internet, un sur dix reconnait télécharger illégalement de la musique. En réalité, un tiers des personnes interrogées admet utiliser des moteurs de recherche (Web, P2P ou autres) pour localiser de la musique et éventuellement la rapatrier gratuitement, mais 9% seulement reconnaissent pratiquer un téléchargement manifestement illégal, i.e. opéré sans le consentement des ayant-droits.

Ces amateurs de téléchargement, qui continuent à acheter des CD ou à payer de la musique en ligne, sont également selon cette étude les plus enclins à exploiter les services légaux qu'offre Internet, de YouTube et MySpace aux plateformes telles que Spotify et Last.fm. Qu'ils téléchargent illégalement ou non, la grande majorité des sondés se dit par ailleurs séduite par la facilité d'utilisation d'un Spotify, à laquelle s'ajoute l'économie d'argent réalisée mais aussi la capacité de découvrir de nouveaux artistes.

Du côté de la musique en ligne payante, tous ou presque déplorent un prix de vente trop élevé. Les suffrages se concentrent ainsi aux alentours d'un prix unitaire à 0,45 livre le morceau, inférieur de moitié à celui que pratiquent aujourd'hui les plateformes spécialisées.

Cette nouvelle étude intervient alors que le gouvernement britannique vient de faire part de son intention d'adopter un dispositif de riposte graduée visant à juguler le téléchargement illégal, et devrait évidemment servir le propos de ceux qui estiment problématique la mise en place de systèmes de surveillance et de privation de l'accès à Internet.

« La récente approche choisie par le gouvernement n'aidera à soutenir une industrie de la musique en difficulté. Les politiciens et les sociétés concernées devraient reconnaitre que les habitudes de consommation de la musique ont changé, que les consommateurs demandent des prix inférieurs et des modalités d'accès moins contraignantes », résume Peter Bradwell, de Demos. Vous pouvez télécharger l'étude au format .ppt.
C'est aujourd'hui au tour de la justice suédoise de s'en prendre à The Pirate Bay. Un tribunal de Stockholm a récemment interdit à deux des trois fondateurs de la baie, Gottfrid Svartholm et Fredrik Neij, de l'administrer. Dans les épisodes précédents, le site s'est pourtant déjà fait expulser de Suède, son pays natal, avant de s'installer aux Pays-Bas où il essuie les attaques successives de la Brein, l'association de protection du droit d'auteur locale.

Le troisième fondateur et ancien porte-parole de The Pirate Bay, Peter Sunde, qui est pour une raison inconnue épargné par cette décision, s'est étonné du verdict : "Comment le tribunal de Stockholm, en Suède, peut-il décider que des personnes vivant à l'étranger ne doivent pas travailler sur un site hébergé dans un autre pays ?"

Les deux coupables risquent 500 000 couronnes suédoises de pénalité par jour (environ 50 000 euros) s'ils n'obtempèrent pas. Encore faudrait-il que la cour puisse se rendre compte que Gottfrid Svartholm et Fredrik Neij administrent encore le site… Quoi qu'il en soit, le site est toujours en ligne.
Sur son blog officiel, Facebook annonce qu'une décision de justice vient de valider la somme de 711 millions de dollars pour dommages et intérêts dans une affaire de spam. Sanford Wallace et Adam Arzoomanian ont tous deux été condamnés par la cour fédérale de Californie pour avoir obtenu des identifiants de comptes et les avoir utilisés pour l'envoi massif de spam et dans certains cas, de liens vers des sites frauduleux.

Cette somme de 711 millions de dollars a été calculée en fonction du nombre de violations de la loi en vigueur (CAN-SPAM Act) à hauteur de 50 dollars par infraction. Si Facebook ne s'attend pas à obtenir la totalité de cette somme, la société précise que cette affaire est un pas en avant dans la lutte contre le spam. En effet, Sanford Wallace pourrait également être condamné à de la prison ferme. " Le dossier démontre que Wallace a délibérément violé la loi avec un mépris flagrant pour les droits de Facebook et de milliers d'utilisateurs du réseau dont les comptes ont été compromis par son comportement », a déclaré le juge Jeremy Fogel du district nord de Californie.

Déjà, en mai 2008 il fut également reconnu coupable d'avoir violé le CAN SPAM act et fut condamné à payer la somme de 230 millions de dollars pour avoir mis en place des stratégies de spamming sur le réseau de MySpace.
Disponible depuis quelques temps dans le répertoire FTP de téléchargement, la première bêta de Firefox est officiellement distribuée par la fondation Mozilla. Basé sur le moteur de rendu Gecko en version 1.9.2, cette nouvelle mouture embarque un certain nombre de nouveautés.

C'est ainsi qu'il est possible de personnaliser l'apparence du navigateur d'un simple clic de souris. Mozilla y a en effet intégré la technologie Personas qui permet d'utiliser très simplement une image de fond pour les barres d'outils. Nous avions également évoqué un système de notification informant les utilisateurs sur l'état de leurs plugins installés. C'est ainsi qu'en se rendant sur une page web nécessitant le lecteur Flash, l'internaute devrait savoir s'il possède bien la dernière mise à jour disponible. Cette fonctionnalité répond à une forte demande puisque bien souvent les plugins sont vecteurs de failles de sécurité.

Firefox 3.6 prend également en charge le format Web Open Font (WOFF). Par rapport aux formats de police TrueType et OpenType, Web Open Font présente l'avantage d'être compressé. Cela facilite le rendu d'une police particulière après son intégration au sein d'une feuille de style avec la propriété @font-face. Mozilla annonce également de meilleures performances JavaScript, un temps de démarrage optimisé et la prise en charge de nouvelles propriétés CSS et l'implémentation de HTML 5.

Les utilisateurs de Windows 7 remarqueront que le logiciel a été optimisé pour prendre en charge les nouvelles fonctionnalités de la barre des tâches de Windows 7 avec une prévisualisation des onglets ouverts. Notons également qu'en activant le paramètre browser.ctrlTab.previews, il est possible de presser CTRL+Tab et de retrouver une liste des onglets en cours de lecture à la manière du raccourci ALT+Tab pour les logiciels. Pour ce faire, il suffit de taper about:config dans la barre d'adresse puis de rechercher la valeur browser.ctrlTab.previews et lui donner la valeur True. Attention cette manipulation reste cependant réservée aux utilisateurs avancés.

Rappelons qu'il ne s'agit pas d'une version stable du logiciel, d'ailleurs, comme à chaque mise à jour, plusieurs extensions ne fonctionneront pas.
Contrairement à ce que de récentes déclarations laissaient penser, Hulu ne devrait pas devenir entièrement payant. L'information s'était répandue comme une trainée de poudre suite à l'intervention d'un dirigeant de News Corp., détenteur d'Hulu, lors d'un séminaire dédié à la télévision, incitant une proche source du service de vidéo à la demande financé par la publicité à clarifier la situation auprès du site internet Entertainment Weekly.

D'après cette source anonyme, une hypothétique offre payante ne pourrait que compléter l'offre d'Hulu qui restera par ailleurs vouée à la gratuité, et non la remplacer. La teneur de cette offre, qu'elle soit par abonnement ou par paiement à l'acte et sa date de sortie, seraient encore inconnus.

L'informateur d'EW rappelle enfin que les groupes médias se sont construits au 20e siècle en récoltant de l'argent au travers de divers canaux de distribution, des publicités à la télévision certes mais aussi des ventes de places de cinéma et de DVD, et qu'ils risquent de souhaiter en faire autant au 21e siècle.

L'argument risque de paraitre léger aux internautes qui ont conscience du potentiel inexploité d'internet et à ceux qui ont déjà pris l'habitude d'obtenir facilement et à moindre coût des contenus sur internet, légalement ou non. Plus que jamais, le succès d'une offre légale comme Hulu témoigne pourtant de l'importance d'adapter les modes de distribution aux envies des internautes, à l'heure où les ayants-droit ont malheureusement tendance à adopter la démarche inverse...
Alors que les services de musique à la demande entrent dans les moeurs et remplacent chez de plus en plus d'internautes une bonne vieille bibliothèque stockée sur le disque dur, et à quelques jours seulement du lancement de l'offre Deezer Premium d'un des ténors du genre, Qobuz se lance lui aussi sur le créneau.

Dans le paysage monotone de la musique en ligne qui voit coexister de multiples services quasiment identiques, que ce soit sur le plan tarifaire ou technique, Qobuz continue de se différencier en restant fidèle à son engagement de "très haute qualité" avec une offre disponible exclusivement sur abonnement. "Si vous voulez écouter de la musique à la demande, en très haute qualité, en toute liberté, sans publicité et sans contrainte, Qobuz est aujourd'hui sans doute la meilleure offre du marché," proclame Yves Riesel, directeur et co-fondateur de Qobuz, dans un communiqué de presse.

À 13 euros l'abonnement mensuel et 129 euros l'abonnement annuel, dans le cadre d'une offre de lancement valable jusqu'au 31 décembre 2009, Qobuz est plus cher que son rival Spotify, qui propose pourtant un même débit de 320 kbps pour 10 euros par mois. Yves Riesel nous explique toutefois au cours d'un entretien téléphonique que son service apporte un soin tout particulier à la compression des fichiers, qu'il traite lui-même exclusivement à partir de fichiers non compressés.

Référençant déjà l'intégralité d'Universal et de Sony Music, le catalogue de Qobuz s'est récemment enrichi d'une partie du répertoire d'EMI et devrait prochainement être complété par celui de Warner, qui refusait jusqu'à présent de fournir aux plateformes des fichiers lossless.

Et Yves Riesel de conclure à juste titre que pour se faire une idée une écoute vaut mieux qu'un long discours, offrant un code promo permettant d'accéder au service pendant 48 heures : FXXXDZ.
le 31/10/2009 à 22:31
Internet à 40 ans
Le réseau nternet est né à la fin des années 60 et plus précisément en octobre 1969, autour d'un projet militaire. Internet a été démocratisé avec l'arrivée du Web dans les années 1990.

Les grandes dates à retenir sont :
- En 1974 apparition du protocole TCP/IP par l'équipe de Vinton G. Cerf
- Dans les années 1980, un millier de machines sont reliées entre elles, c'est le début du www (World Wide Web) avec une interface basée sur le lien hypertexte
- En 1991, Le Web est mis au point par Tim Berners-Lee et ses équipes du CERN de Genève
- En 1995, l'apparition du premier navigateur web Netscape navigator

De nos jours, la micro-informatique se démocratise dans les foyers et de nombreux acteurs animent internet : Yahoo, Google, Facebook, Twitter, Wikipedia, les blogs... Ce qui laisse d'énorme possibilité pour l'avenir.

Selon les propos de son créateur Leonard Kleinrock recueilli par l'AFP, «la prochaine étape, c'est de faire entrer [Internet] dans la vraie vie».
La société israélienne Red Bend, spécialisée dans les logiciels de gestion à destination des mobiles, vient de déposer une plainte à l'encontre de Google en accusant la firme californienne d'avoir violé l'un de ses brevets. Plus précisément, Red Bend aurait déposé des droits sur une technologie que Google aurait implémenté au sein de son navigateur Chrome sous le nom de Courgette (si, si).

Courgette est un algorithme de compression utilisé au sein du gestionnaire de mises à jour du navigateur afin de réduire la consommation de bande passante pour l'internaute. A propos de cette technologie Google explique : "nous voulons des mises à jour plus petites parce que cela réduit les potentielles vulnérabilités. Si la mise à jour est dix fois plus petite, nous pouvons en diffuser dix fois plus par unité de bande passante". Red Bend explique avoir vendu cette technologie dans un but similaire à des fabricants de téléphones et opérateurs mobiles.

Cette plainte a été déposée auprès de la cour du Massachusetts et précise qu'en plus d'avoir violé cette technologie, Google en a publié le code source. Red Blend aurait déposé ces droits en 1998, lesquels auraient été accordés en 2003 soit bien avant la publication de la première mouture de Chrome en septembre 2008.
Développé, pour l'instant, sous la forme d'un plugin Firefox, Perseus est un nouveau protocole destiné à chiffrer les communications entre deux individus sur Internet. Développé par des chercheurs du laboratoire de cryptologie et de virologie opérationnelles de l'ESIEA (Ecole supérieure d'informatique, électronique, automatique), il vise à protéger les échanges d'une éventuelle "écoute" frauduleuse comme pourrait en pratiquer un réseau de machines infectées (botnets) pour le compte d'un malfaiteur (votre machine est infectée à votre insu, et surveille vos échanges pour le compte d'un pirate sans que vous vous en rendiez compte).

Difficile de ne pas y voir par incidence un moyen de se prémunir des contrôles opérés en ligne au nom des différentes lois touchant à l'informatique ? Là n'est pourtant pas le but premier de Perseus, qui a fait l'objet d'une présentation jeudi dans le cadre de la conférence luxembourgeoise Hack.lu, et cherche justement à protéger les utilisateurs sans pénaliser l'action d'un gouvernement ou de forces de police.

« Les botnets passent le plus clair de leur temps à écouter et analyser des flux http pour collecter des données sensibles (adesses emails, identifiants, numéros de cartes bancaires, etc.) », constatent les auteurs du projet. Pour empêcher cette pêche aux informations, il est donc nécessaire de chiffrer les échanges qui passent par le protocole http.

Ce chiffrement, qu'il est possible d'opérer avec le https, pose toutefois deux problèmes : d'une part, il peut se révéler pénalisant en termes de ressource. D'autre part, il compromet la surveillance des communications électroniques qu'un état a le droit de pratiquer dans certaines conditions. Le projet Perseus vise donc à concilier ces différentes exigences : protéger les communications électroniques des fraudeurs, sans pour autant compromettre l'action réglementaire.

Concrètement, l'idée est de chiffrer les données échangées à l'aide de codes convolutifs. Une fois chiffré, le code est brouillé à l'aide d'un "bruit" numérique. Avant transmission, les paramètres nécessaires au déchiffrement, générés aléatoirement pour chaque séquence, sont envoyés lors d'une courte session http standard. Le destinataire commence donc par recevoir ces codes grâce auxquels il obtiendra sans difficulté la suite de l'échange.

Pour accéder aux informations transmises, le botnet, ou tout autre observateur placé sur la ligne, doit de son côté commencer par déchiffrer la première séquence, avant d'opérer une seconde opération de déchiffrement. Comme les codes changent en permanence de façon aléatoire, le pirate doit fournir une puissance de calul importante pour ne rien perdre d'une communication. L'augmentation des ressources consommées finirait alors par trahir la machine infectée. Autrement dit, l'écoute "systématique" deviendrait prohibitive, alors qu'il reste possible d'intervenir ponctuellement sur un échange donné, en allouant à cette tâche des machines dédiées.

Proposé sous la forme d'un plugin Firefox (Linux uniquement), Perseus est conforme aux règles de développement fixées par Mozilla, ce qui rend son intégration au navigateur possible.
C'est le 30 novembre 2011 que la télévision hertzienne devrait cesser d'émettre en France et laissera place à la télévision numérique terrestre. Les membres de la Commission Européenne avaient convenu l'échéance du 1 janvier 2012 pour l'ensemble des pays de l'Union. La commissaire Viviane Reding souhaite qu'une fois libérées ces plages de fréquences analogiques puissent être réutilisées pour assurer une meilleure couverture de l'Internet haut-débit.

Ainsi la commission commence à plancher sur les manières d'optimiser le passage au tout numérique et souhaiterait redistribuer les fréquences à des fournisseurs de services innovants afin de déployer de l'Internet haut-débit sans fil. Il a été estimé qu'une telle initiative génèrerait entre 20 et 50 milliards d'euros. En effet, près de 80% de ces fréquences pourraient ainsi être libérées puis revendues. Cela devrait également permettre à l'Union Européenne d'atteindre son objectif, à savoir : l'Internet haut-débit pour tous en 2013. Dans le cadre du Plan France Numérique 2012, le gouvernement français s'était fixé de proposer une prestation d'accès universel à Internet afin que tout le monde - y compris les DOM-TOM - puisse bénéficier d'un accès d'ici la fin 2012.

Le spectre des fréquences 790 Mhz et 862 Mhz pourrait également être utilisé pour déployer des accès à l'internet mobile 3G et 4G. Viviane Reding a déclaré : "la Commission Européenne coopère étroitement avec les pays de l'Union, le Parlement Européen et des représentants de l'industrie et des consommateurs afin de mettre en place ce projet".
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