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Le second volet de la loi Hadopi n'a finalement pas suscité l'ire des sages du conseil constitutionnel qui, dans une décision rendue publique jeudi en fin d'après-midi, valident l'essentiel du projet de loi. Une censure partielle est toutefois appliquée. Elle concerne l'article 6.II de la loi, qui permet au juge de statuer par ordonnance pénale sur la demande de dommages et intérêts. Dans le communiqué de presse faisant état de sa décision, le Conseil constitutionnel reprend point par point les objections soulevées par les députés à l'origine de sa saisine.

Sur les pouvoirs conférés aux agents de la Hadopi

L'opposition estimait dans son recours que la mission et les pouvoirs des membres de la Haute Autorité pour la Diffusion des oeuvres et la Protection des droits sur Internet n'étaient pas clairement définis, laissant de fait la place à une "obscurité" susceptible d'entrainer des dérives. Le Conseil constitutionnel a décidé d'écarter ce motif de grief, estimant que la loi était suffisamment claire sur ce point.

« Les autorités judiciaires compétentes apprécieront au cas par cas, comme il leur appartient de le faire, si un supplément d'enquête ou d'instruction est nécessaire ou si les éléments de preuve rassemblés par les fonctionnaires et agents chargés de fonctions de police judiciaire suffisent à établir la culpabilité de la personne mise en cause », rapporte-t-il dans sa décision.

Sur l'ordonnance pénale

Afin de répondre à la censure du premier volet de la loi, Hadopi 2 replace le juge au centre du processus de sanction, mais prévoit l'ordonnance pénale, un système simplifié que l'on n'utilise généralement que dans le cadre de délits où la culpabilité de l'accusé ne fait aucun doute (l'exemple typique étant une infraction au code de la route telle que l'alcoolémie, attestée par une mesure certifiée) tout en laissant toute latitude à ce dernier pour déposer un recours.

Partant du principe qu'un relevé d'adresse IP n'a pas valeur de preuve irréfragable, il a été demandé au Conseil d'étudier la question. Celui-ci a écarté les contestations, en expliquant qu'il avait déjà admis la constitutionnalité de cette procédure en 2002 (décision n° 2002-461 DC).

En revanche, il a décidé de censurer les dispositions de l'article 6.II « permettant au juge de statuer par ordonnance pénale sur la demande de dommages et intérêts », estimant « qu'il incombait alors au législateur de fixer dans la loi les règles applicables et non de les renvoyer au décret ».

Dans le second alinéa de cet article, la loi prévoyait en effet que la victime puisse demander au juge de se porter partie civile, en vue de l'obtention de dommages et intérêts. Selon le Conseil, il appartient justement à la loi, et non au juge, de définir les modalités de son application. On notera qu'il ne s'agit pas d'un rejet pur et simple, mais d'une demande de précisions.

Sur la suspension de l'abonnement à Internet

Instaurée à l'article 7 de la loi, la peine complémentaire de suspension de l'abonnement à Internet « ne méconnaît ni le principe de nécessité des peines ni le principe d'égalité devant la loi », pour le Conseil. « Elle n'est notamment pas caractérisée par une disproportion manifeste entre l'infraction et la peine encourue. Son instauration relevait donc du pouvoir général d'appréciation du législateur ». Sur ce point, les dispositions d'Hadopi ne changent donc pas, de même que le fait que l'internaute continue à payer son abonnement durant la suspension n'a pas motivé une quelconque censure.

Délit ou contravention ? Les deux, mon capitaine

Il en va de même au niveau de l'article 8, qui posait quant à lui, en parallèle du délit de contrefaçon jugé par ordonnance pénale, la mise en place d'une contravention de cinquième classe, accompagnée d'une suspension d'abonnement d'un mois, pour « négligence caractérisée » de son accès. « Il reviendra au pouvoir réglementaire de définir les éléments constitutifs de cette infraction, dont le Conseil constitutionnel n'est pas saisi », expliquent les Sages, qui laissent donc ici toute latitude au gouvernement pour déterminer ce qui relèvera de l'une ou l'autre des infractions envisagées. Problème : pour l'instant, celui-ci n'a jamais donné la moindre information à ce sujet...

Et maintenant ?

Le seul point rejeté par le Conseil constitutionnel aura été celui de la constitution d'une partie civile dans le cadre de l'ordonnance pénale. Un point de détail, si l'on le compare aux multiples zones d'ombre qui planent toujours sur le texte. La très large latitude laissée aux agents de la Hadopi dans la constitution de leurs dossiers à charge, l'ordonnance pénale qui normalement n'est valide que dans les cas où la culpabilité ne laisse qu'à peine place au doute, la totale absence de démarcation entre contrefaçon et négligence caractérisée ; ces points ont été jugés conformes à la constitution.

Il appartiendra tout de même au gouvernement de reformuler l'article partiellement censuré.

Consulter la décision du conseil constitutionnel.
Habituellement, les décisions du Conseil constitutionnel ne suscitent pas de réaction officielle de la présidence de la République, mais Nicolas Sarkozy s'est réjoui, jeudi soir, du compte-rendu publié au sujet du second volet de la loi Hadopi.

Dans un communiqué, l'Elysée indique que le chef de l'Etat « se réjouit » de la prochaine entrée en vigueur de cette nouvelle loi qui vient compléter la loi Création et Internet du 12 juin 2009.

« La France dispose à présent d'un système très innovant pour protéger les droits des auteurs, des artistes et de leurs partenaires dans l'univers internet. Ce dispositif privilégie l'information et la prévention des internautes, les sanctions étant graduées et proportionnées », indique la présidence.

« Ces lois dessinent un cadre et offrent une protection. Il appartient désormais à tous - auteurs, artistes, entrepreneurs, consommateurs de promouvoir activement l'art et la culture sur la Toile de l'internet, en développant des offres attractives, en faisant circuler les œuvres. L'art constitue l'expression la plus haute de la civilisation. Il nous revient de faire qu'il existe un internet civilisé », conclut ce bref communiqué.

Le Snep et la SCPP, représentant les intérêts des producteurs de disque, ont également salué jeudi soir cette décision qui « valide dans sa quasi intégralité le dispositif de sensibilisation à destination des internautes, prévu par le législateur dans le deuxième volet de cette loi, donnant ainsi un cadre juridique adapté et proportionné pour lutter contre la violation massive des droits de propriété littéraire et artistique sur Internet ».

Tous ne partagent pas cet enthousiasme. « Le Conseil Constitutionnel valide donc les mouchards filtrants, les atteintes aux droits de la défense et le flou juridique qui règne autour de la "négligence caractérisée" », estime pour sa part l'April, qui promeut les intérêts du logiciel libre.

« Il est inquiétant que le Conseil Constitutionnel, gardien des principes les plus essentiels de notre démocratie et de notre État de droit, se soit laissé berner par ce texte absurde tant juridiquement que techniquement. La protection des libertés fondamentales des citoyens, contre l'arbitraire des accusations sans preuve, est désormais entièrement aux mains des juges qui appliqueront le texte. À défaut d'être un échec du fait de son inconstitutionnalité, l'Hadopi 2 est donc destinée à être mise en oeuvre pour devenir un échec technique, culturel et politique », pronostique de son côté la Quadrature du Net.
La Commission Européenne a signé un accord avec différentes entités de l'industrie musicale sur internet. Ce contrat (PDF) établit certaines règles qui devraient faciliter l'accès aux offres légales pour les consommateurs des 27 nations de l'Union avec une meilleure gestion de la distribution. La commissaire Neelie Kroes, chargée de la concurrence, explique en effet qu'il existe aujourd'hui plusieurs barrières freinant les canaux de distribution d'offres légales avec des opportunités de marché limitées. "Les consommateurs veulent et méritent une meilleure offre musicale", déclare-t-elle.

Parmi les signataires de cet accord nous retrouvons Amazon.com, Apple, Nokia mais également des maisons de disques telles que Universal Music ou EMI ainsi que des sociétés spécialisées dans la gestion des droits d'auteurs. Selon Mme Kroes, ce serait la première fois que l'ensemble des participants s'accordent sur une même feuille de route. Apple devrait ainsi étendre l'accès à son iTunes Store à d'autres pays. De son côté, EMI devrait signer des accords de licence non- exclusifs avec la SACEM en France et la SGAE en Espagne.

Jusqu'à présent le frein majeur pour la création d'une place de marché européenne concernait précisément la gestion des licences ; les organismes collectant les droits d'auteurs refusaient en effet d'abandonner le monopole de la licence pour un pays donné en s'ouvrant sur un marché Européen.
Du côté des anti-Hadopi, on a des arguments, mais on a aussi un certain sens de l'humour. C'est en effet au Fouquet's, célèbre restaurant des Champs-Elysées parisiens que quarante personnalités des mondes politique, artistique, médiatique ou associatif ont donné rendez-vous à la presse et aux internautes le 29 octobre prochain, afin de présenter La Bataille Hadopi, un ouvrage collectif qui veut dénoncer les errements de la loi Hadopi et proposer des solutions concrètes de substitution tenant compte des bouleversements induits par l'essor du numérique. Le Fouquet's, lieu emblématique s'il en est, puisque c'est là que l'actuel chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, est venu célébrer sa victoire aux élections présidentielles, le 6 mai 2007.

« La loi Hadopi élude les questions de rémunération des auteurs, propose un arsenal de répression coûteux qui ne rapportera pas un centime supplémentaire aux créateurs et plongera l'internaute dans une insécurité juridique totale. Les propositions visant à améliorer les revenus des artistes et garantir le respect des droits fondamentaux des internautes à l'heure du numérique, auront été portés par les Anti-Hadopi : la Licence Créative ou le Mécénat Global », présente la quatrième de couverture.

Parmi les quarante auteurs, on retrouve le nom d'opposants historiques à la loi Hadopi, à commencer par les députés Martine Billard, Nicolas Dupont-Aignan et Patrick Bloche, le chanteur Francis Lalanne, les députés européens Daniel Cohn-Bendit et Alain Lipietz mais aussi Jacques Attali ou Jérôme Bourreau-Guggenheim (renvoyé de TF1 pour avoir tenu dans un email adressé à sa députée une position anti-Hadopi). Du monde informatique, on reconnaitra Benoit Sibaud (président de l'April), mais aussi le fameux Richard Stallman. S'associent à la démarche Nicolas Gary (directeur de la rédaction de ActuaLitté), Marc Rees (PCInpact) et Guillaume Champeau (Numerama), sans oublier... André Malraux, pourtant mort depuis bientôt trente-trois ans. Dans la Condition Humaine, il écrivait que « l'homme ne se construit qu'en poursuivant ce qui le dépasse ». Une affirmation valable pour l'économie de la culture en cette aube de XXIe siècle ?

Édité par InLibroVeritas et proposé à la précommande, La Bataille Hadopi sera publié sous quatre formes. D'abord, une version numérique, distribuée gratuitement, puis trois éditions papier Bronze, Argent et Or, à 9, 19 et 49 euros. Les royalties issues de la vente seront intégralement reversées au collectif La Quadrature du Net. L'ouvrage est dédié à l'un des quarante, Francis Muguet, inventeur du concept de mécénat global, décédé le 14 octobre dernier.
Alors que nous attendons toujours la première bêta officielle de Firefox 3.6, nous apprenons quelques informations supplémentaires à son sujet. Récemment il avait été révélé que le navigateur serait en mesure d'utiliser l'accéléromètre embarqué au sein de certaines machines portables afin de ré-ajuster automatiquement la lecture de la page web. Hier, le développeur John Daggett ajoute dans un billet publié sur le blog Mozilla Hacks, que cette prochaine mouture sera compatible avec le format Web Open Font (WOFF).

Le format de fichier WOFF fut initialement créé par Jonathan Kew (de l'équipe de Mozilla) et deux graphistes, Tal Leming et Erik van Blokland. Par rapport aux formats de police TrueType et OpenType, Web Open Font présente l'avantage d'être compressé. Cela facilite le rendu d'une police particulière après son intégration au sein d'une feuille de style avec la propriété @font-face. Les navigateurs ne prenant pas en charge le format WOFF retourneront de leur côté une police TrueType également spécifiée dans le fichier CSS. Par ailleurs, avec ce format il est possible de spécifier certaines informations à une police grâce à un jeu de métadonnées sans pour autant lui ajouter une mesure technique de protection (DRM), par exemple pour en expliquer son usage ou mentionner son auteur.

La prise en charge du format Web Open Font a été intégrée dans la dernière version en cours de développement et sera présente au sein de Firefox 3.6.
La société Automattic annonce sur son site officiel que les weblogs créés sur les serveurs de Wordpress.com (par opposition à Wordpress.org) pourront désormais être automatiquement optimisés pour une consultation sur téléphones mobiles. Le développeur Yoav explique en effet : "Plusieurs milliers d'entre vous ont utilisé des applications iPhone ou un BlackBerry pour publier ou éditer le contenu de votre blog, et plus de 60 millions de pages visitées sur les blogs de Wordpress.com proviennent d'un terminal mobile".

C'est ainsi que deux thèmes spécialement conçus pour mobile sont désormais proposés ; une fois l'affichage mobile fois activé, ils s'afficheront automatiquement selon le terminal utilisé par le mobinaute. Particulièrement pensé pour les smartphones tactiles iPhone et Android, le premier est une modification du thème WPTouch que l'on peut déjà configurer sur son blog Wordpress.org installé sur son propre serveur ou hébergeur. Ce dernier retourne les articles, les pages et les archives et intègre du JavaScript pour améliorer la navigation et l'ergonomie générale. Plus simple, le second s'affichera sur tous les autres téléphones et ressemble plus à un site WAP classique.

Pour activer la lecture mobile auprès de ses visiteurs il faudra se rendre dans les options d'affichage du panneau de contrôle de son compte.
Google Music ChinaElle court elle court la rumeur. Selon le site techcrunch.com, Google serait sur le point de lancer "Google Audio", une nouvelle plate-forme de musique en ligne.

"Nous ne savons pas encore si il s'agira d'écoute ou de téléchargement (..) Mais il semblerait que Google Audio sera différent du service lancé en Chine" explique Michael Arrington, rédacteur en Chef de Techcrunch, généralement bien informé.

En dehors de sa filiale Youtube qui diffuse de nombreux clips, Google est en effet relativement discret dans l'univers musical. Sa principale initiative reste www.google.cn/music, un service permettant aux internautes chinois de consulter les fiches d'artistes mais également d'écouter voire de télécharger certains titres.

"Google Music OneBox s'inscrit dans la volonté de Google de rendre l'information plus accessible" nous expliquait alors une représentante de Google qui précise que le service ne s'accompagne d'aucun partage de revenus avec ses partenaires chinois.

Alors simple transposition du modèle chinois ou véritable Google Music Store ? Les spéculations se multiplient concernant ce mystérieux Google Audio même si la firme de Montain View reste pour le moment muette sur ses projets en matière musicale.
A deux mois des fêtes de fin d'année, la plateforme e-commerce Buy.com, spécialisée dans les accessoires informatiques, a annoncé son arrivée dans quatre nouveaux pays dont la France (avec le Royaume-Uni, le Canada et l'Allemagne). Le cyber-marchand se place sur un marché très convoité avec plusieurs acteurs tels que RueDuCommerce, Surcouf, Materiel.net, sans oublier CDiscount, la Fnac ou encore Pixmania. Pour l'heure fr.Buy.com se distingue par la livraison gratuite de l'ensemble des produits proposés.

La société n'en reste pas moins ambitieuse. "Nous voulons reproduire en France, qui constitue pour nous une extension significative de notre marché, notre modèle de détail en ligne, dont l'efficacité n'est plus à prouver ", explique dans un communiqué Neel Grover, président et PDG de Buy.com. "Nous commençons par proposer ce qui constitue le cœur de notre offre : informatique, électronique et logiciels ; mais nous prévoyons d'offrir à nos clients français des catalogues de produits très complets, dans de multiples catégories, et de faire de même pour les services à valeur ajoutée".

Aux Etats-Unis, Buy.com souffre cependant d'une mauvaise réputation notamment en ce qui concerne le temps de livraison ou l'état des objets commandés à leur arrivée. A la fin des années 1990, la société souhaitait déjà s'implanter sur le vieux continent mais à l'éclatement de la bulle Internet en 2000 ces projets furent abandonnés. Reste à savoir si Buy.com saura convaincre la clientèle et s'imposer face aux nombreux concurrents du marché.
Ceux qui comptaient sur le Parlement européen pour poser des barrières au projet de loi Hadopi en seront pour leurs frais : à Strasbourg, les eurodéputés engagés dans la procédure de conciliation se sont finalement accordés sur un amendement 138 vidé de sa substance initiale. Ce texte, étudié dans le cadre du Paquet Télécom, positionnait initialement l'accès à Internet comme une liberté fondamentale inaliénable sans l'action d'un juge.

Dans la version validée mardi, il laisse maintenant les Etats membres libres de leur politique en la matière, dès lors qu'est accordée la place nécessaire à une procédure équitable et contradictoire. Ce faisant, il n'entre pas en conflit avec la riposte graduée telle qu'elle est définie en France dans le second volet de la loi Hadopi, puisque l'intervention du juge et une voie de recours sont prévus depuis la censure partielle du premier volet par le conseil constitutionnel.

« Toutes mesures susceptibles d'entrainer une restrictions de ces droits ou libertés fondamentaux ne peuvent être prises que dans des circonstances exceptionnelles et imposées que si elles sont nécessaires, appropriées et proportionnées dans une société démocratique »..., prévoit pour commencer le texte de cet amendement modifié.

Il dispose ensuite qu'en particulier, « de telles mesures ne peuvent être adoptées qu'après une procédure préalable, juste et impartiale, garantissant que le principe de la présomption d'innocence et le droit à être entendu par la ou les personnes concernées sera pleinement respecté » (traduction non officielle, réalisée par nos soins, voir la version d'origine, en anglais).

Cette nouvelle version, qui sera discutée une dernière fois jeudi avant de partir en direction de la Commission et du Conseil européens en vue de sa validation finale, abandonne donc le fondement de l'amendement 138 initialement voté, à deux reprises, par les députés européens. Elle devrait ainsi permettre de sortir de la période de conciliation et régler la question du paquet Télécom, qui achoppait sur l'amendement 138.

Reste maintenant à voir, au niveau français, quel sort le conseil constitutionnel va réserver au second volet de la loi Hadopi. Selon le député Lionel Tardy, il devrait rendre ses conclusions jeudi, en fin d'après-midi.
Plusieurs acteurs majeurs du web ont envoyé une lettre à la FCC afin d'apporter leur soutien à l'organisation qui souhaite ouvrir davantage le réseau Internet. Julius Genachowsk, président de la Federal Communication Commission, l'organisme créé par le congrès américain et chargé de réguler les communications, souhaite en effet revoir l'infrastructure Internet des Etats-Unis afin que chacun puisse y accéder sans discrimination. C'est ainsi que les opérateurs mobiles craignent de revoir la gestion de leur bande passante actuellement segmentée par débits selon l'offre souscrite par leurs clients. Pour M. Genachowsk, une telle ouverture devrait favoriser l'innovation.

Cette initiative n'est cependant pas au goût de tout le monde et la FCC a reçu plusieurs plaintes de la part de quelques membres du congrès, de différents gouverneurs, de plusieurs firmes de Telecom, ou encore de la part de 72 membres de la Chambre des Représentants. L'opérateur Comcast, déjà sanctionné par la FCC pour son filtrage de l'Internet, ou encore AT&T, estiment pour leurs parts que le gouvernement ne devrait pas s'inviter dans la gestion de leur entreprise. Cependant les défenseurs de la neutralité du net expliquent que ces opérateurs souhaitent conserver ce contrôle afin de favoriser leurs propres services. Julius Genachowsk a ainsi reçu l'avis favorable de plusieurs sociétés Internet parmi lesquelles nous retrouvons Amazon, Google, Digg, Facebook, LinkedIn, Skype, Vuze, YouTube, Expedia, Twitter, Mozilla, eBay, Flickr ou encore Craigslist.

"Par la présente nous souhaitons exprimer notre soutien vis-à-vis de votre récente déclaration en ce qui concerne l'adoption de lois préservant l'ouverture de l'Internet par la Federal Communications Commission", déclarent ces sociétés avant d'ajouter que cette initiative devrait assurer la croissance économique, l'innovation et la compétition globale.
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