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Dans les années 1980, le centre de recherche du Cern bouillait de nouvelles idées et de projets ambitieux nécessitant une organisation soutenue. En mars 1989, l'ingénieur britannique Tim Berners-Lee proposa le premier schéma du World Wide Web. Plus particulièrement, il inventa le concept du lien hypertexte permettant alors de relier chacune des informations entre elles et de passer rapidement d'un texte à l'autre. Initialement déployé en interne, ce dispositif facilitait le partage des différents travaux de recherche.

Tim Berners-Lee, aujourd'hui considéré comme le père du web et professeur au célèbre MIT, s'est récemment exprimé dans un entretien recueilli par le New York Times. S'il devait revenir en arrière et reconstruire le web, ce dernier n'y aurait apporté qu'une légère modification en ôtant le double slash d'une adresse Internet en « http: ».

En effet M. Berners-Lee, qui est également directeur du groupe W3C, chargé de réguler les standards du web, explique qu'à l'époque, le double slash était une convention de programmation. Il ajoute que ce dernier n'est pas nécessaire. « Regardez toutes ces feuilles de papier et ces arbres qui auraient pu être épargnés si les gens n'avaient pas eu à écrire le double slash toutes ces années », affirme-t-il. Il mentionne également le temps perdu par les internautes ayant dû taper ce symbole dans la barre d'adresse avant que les navigateurs n'intègrent la technologie de remplissage automatique.

M. Berners-Lee profite également de cet entretien pour rappeler l'importance de la transparence des gouvernements vis-à-vis de leurs citoyens. Il souhaiterait en effet que les autorités mettent à disposition de plus amples informations auprès des internautes. Selon lui, c'est "l'ouverture et la transparence" qui permettront d'établir de meilleurs gouvernements.
Voilà qui lèvera peut-être les réticences que certains éprouvent à commander leurs habits sur Internet : l'essayage virtuel de vêtements, sur mobile ou sur ordinateur, par l'intermédiaire d'une webcam. L'opérateur japonais KDDI et l'institut allemand Fraunhofer présentaient tous deux à l'occasion du Ceatec une application allant dans ce sens. Chez KDDI, elle fonctionne logiquement sur mobile, alors que chez Fraunhofer, elle fait appel à une borne équipée d'une caméra, sur le principe de la réalité augmentée. En route pour le shopping virtuel ?

Chez KDDI, on installe sur son téléphone mobile une application baptisée Brand Garden, au sein de laquelle on pourra définir un avatar qui nous ressemble, en ajustant taille, coupe de cheveux et corpulence. A partir de là, on pourra naviguer au sein de rayons virtuels pour faire essayer à son double virtuel les vêtements de son choix. L'idée est bien entendu d'observer si la coupe de ces derniers correspond à notre ligne. L'étape suivante est bien entendu l'achat, avec la possibilité de directement placer les articles sélectionnés dans son panier, puis de procéder au paiement, toujours depuis son mobile.

De son côté, Fraunhofer va plus loin, en offrant à l'utilisateur la possibilité de voir ce que donne le tee-shirt de ses rêves une fois qu'il l'a passé. Pour ce faire, les chercheurs font appel à une borne équipée d'une petite caméra qui filme l'acheteur potentiel, et remplace ses vêtements par ceux de la boutique concernée. Ainsi, on peut immédiatement voir, sur son propre corps, ce que donne tel ou tel produit. L'application pourrait être installée directement en boutique, pour que les plus impatients puissent procéder à un essayage virtuel sans avoir à attendre qu'une cabine se libère, mais aussi proposée au téléchargement par le biais de magasins en ligne, de façon à inciter à l'achat.
Pour le britannique Gary McKinnon, la course devrait belle et bien se finir de l'autre côté de l'Atlantique. Accusé d'avoir piraté 97 ordinateurs du Pentagone et de la NASA entre 2001 et 2002, le hacker très médiatisé expliquait pour sa défense vouloir rechercher des informations confidentielles sur l'existence d'une vie extra-terrestre. Au mois de juillet, il s'est vu refuser la révision de son procès auprès de la Haute Cour, et ce, malgré les contre-indications des médecins qui lui avaient diagnostiqué le syndrome d'Asperger, une forme d'autisme pouvant entrainer des états de psychose et des tendances suicidaires.

Alors qu'il espérait pouvoir faire appel auprès de la cour Suprême du Royaume-Uni, cette permission vient de lui être refusée. Aux Etats-Unis, Gary McKinnon, risque jusqu'à 70 ans de prison. Les autorités judiciaires américaines estimaient en effet que les crimes du hacker furent motivés par des idéologies politiques et causèrent des dommages s'élevant entre 700 000 et 800 000 dollars. Les espoirs se portent désormais vers la cour européenne des droits de l'homme.

Karen Todner, l'avocate de M.Mckinnon explique : "notre équipe légale est en train d'analyser notre situation et nous rechercherons toutes les options pouvant empêcher l'extradition de Gary". Suite à cette décision Janice Sharp, la mère de Gary, très engagée dans cette affaire, déclare publiquement : "il n'y a pas un seul autre pays dans ce monde qui serait capable d'offrir ses propres citoyens aux Etats-Unis tel un agneau que l'on sacrifie pour conserver "des relations politiques privilégiées" ". Elle ajoute : "utiliser mon fils si désespéré et si vulnérable est tout simplement infâme, immoral et inhumain".
En attendant d'être un succès commercial, Youtube est un véritable succès d'audience. Selon des chiffres fournis à l'occasion du troisième anniversaire de son rachat par Google, la plate-forme diffuse désormais plus d'un milliard de fichiers vidéo par jour et serait même devenue le second moteur de recherche au monde, juste après Google Search.

Côté contributions, les internautes publient l'équivalent de 20 heures de contenu chaque minute soit l'équivalent de 100 ans de vidéos scannées... chaque jour. Même si la majorité des contenus sont issus de particuliers, Youtube commence également à séduire les professionnels avec plus de 1000 partenaires ayant par exemple adopté sa solution de protection et de promotion : Content ID.

« Depuis trois ans, nous nous sommes tenus à des principes simples : la vitesse compte et une vidéo doit pouvoir se charger et se lancer immédiatement ; la culture du clip est là pour rester avec une consommation des internautes toujours aussi vorace et diversifiée et nous devons rester une plate-forme ouverte, permettant à n'importe qui équipé d'une caméra, d'un ordinateur et d'un accès internet, de partager sa vie, son art ou son point de vue avec le monde entier » rappelle Chad Hurley, le co-fondateur de YouTube.

Racheté le 10 octobre 2006 par Google, Youtube devrait ainsi rester fidèle à ses principes tout en mettant le cap sur la monétisation d'audience avec plus de publicités, plus de partage de revenus avec les internautes les plus créatifs et sans doute prochainement une véritable plate-forme de vidéo à la demande avec contenus payants.
Si l'engouement grandissant de Google pour la cartographie s'est traduit ces derniers mois par le lancement de multiples services liés, le géant du web pourrait bien asseoir définitivement son hégémonie en devenant un acteur majeur du domaine. En marge d'une annonce en grande pompe sur son blog dédié, officialisant la multiplication des sources pour affiner ses cartes, Google a subrepticement mis en place ses propres données cartographiques aux États-Unis, au détriment de son partenaire Tele Atlas.

Un porte parole du nouveau rival de la firme de Mountain View a confirmé l'information : "Tele Atlas confirme que Google a décidé de ne plus utiliser les cartes de Tele Atlas pour les États-Unis." Et de se rassurer tant bien que mal en ajoutant : "Notre partenariat continue en dehors des Etats-Unis dans de nombreuses zones géographiques." Nul doute cependant que le numéro un du moteur de recherche n'hésitera pas à évincer ce dernier dès qu'il aura collecté des données géographiques par ses propres moyens.

Google combine les informations de ses prises de vue satellites et aériennes (par avion), de ses panoramiques Street View et même des contributions des internautes pour calculer ses propres cartes. Une erreur signalée par un internaute au travers du nouveau système pourrait ainsi être corrigée en 24 heures, alors qu'il faudrait parfois plusieurs mois chez les cartographes historiques. Google Maps serait d'ailleurs sur le point de s'enrichir d'une fonction de calcul d'itinéraires pour cyclistes.

Reste à découvrir la véritable ambition de Google dans le domaine, qui ne propose toujours aucun logiciel de guidage par satellite. D'autant que de la cartographie au client final (avec son système d'exploitation mobile Android), l'omniprésent Google maitrise toute la chaine. Ses concurrents Tele Atlas et Navteq ne doivent pas se réjouir d'une telle nouvelle.
Il n'y a pas qu'au sein de l'opposition que l'annonce de la candidature de jean Sarkozy au poste de président de l'Epad (Etablissement public d'aménagement de La Défense, l'organisme en charge de la gestion du célèbre quartier d'affaires des Hauts-de-Seine) fait grincer des dents. Tandis qu'à l'étranger, on commente de plus en plus durement l'information, une partie du Web s'emballe, et ironise à grands renforts d'aphorismes au sujet des prétentions affichées par le fils du chef de l'Etat, âgé de 23 ans et titulaire du baccalauréat.

Outrecuidance ou népotisme ? Les avis divergent, mais en ligne les réactions d'internautes concordent. Sur Twitter notamment, où depuis vendredi se succèdent des centaines de messages satiriques, aisément identifiés par un marqueur qui donne le ton : « #jeansarkozypartout ». Inscrits dans la lignée des fameux Chuck Norris Facts, ils imaginent ce que pourrait faire Jean Sarkozy une fois qu'il aura résorbé les problèmes du quartier de la Défense.

« #jeansarkozypartout connait la fin de Lost, la dharma initiative est l'antenne pacifique de l'EPAD », écrit Delv1n, alors que Domydom y va d'un truculent « Si a 23 ans, tu diriges pas La Défense sans diplôme, t'as raté ta vie ». « Urgent. comté de Nottinghamshire ch. Prince Jean pour résoudre pb. voleurs dans forêt de Sherwood. #jeansarkozypartout », se marre Plouga, quelques minutes après que Camiel_Plag a finement posé la question suivante : « #jeansarkozypartout à l'EPAD, c'est de la légitime Défense ? ».

Difficile de réaliser un digest significatif, tant les messages tombent vite, au rythme de plusieurs par minute, lundi en fin d'après-midi. On pourra par exemple consulter une sélection des occurrences du week-end chez PC Inpact, ou tout simplement aller directement sur Twitter constater l'ampleur du phénomène.

Facebook n'est bien évidemment pas en reste. L'accident de scooter et la période cheveux longs de l'intéressé avaient déjà provoqué la création de nombreux groupes à tendance humoristique. Sa possible nomination à la tête de l'Epad a déclenché une nouvelle vague, avec des intitulés tels que « Pourquoi aller jusqu'au doctorat quand s'appeler Jean Sarkozy suffit ?!? » ou tout simplement « Non à la nomination de Jean Sarkozy à la tête de La Défense », qui réunit déjà près de mille membres.

« Diplômé du Baccalauréat, vous ne disposez d'aucune expérience professionnelle » mais « supervisez le processus d'appels d'offres truqués et de dessous de tables liés à l'extension de 300 000 m² SHON de l'offre en bureaux, en maintenant au mieux les relations avec les entreprises amies », proposait depuis samedi une petite annonce parue sur le site de la Défense jusqu'à son retrait, lundi matin à la première heure.

En ligne, la contestation s'exprime aussi de façon moins drolatique. « L'Etablissement public d'aménagement de La Défense gère un territoire qui regroupe des centaines d'entreprises employant sur place 150.000 salariés », explique Christophe Grébert, blogueur et conseiller municipal à Puteaux. « Jean Sarkozy, nous vous invitons à terminer vos études de droit et à faire quelques stages en entreprise… avant, peut-être un jour, qui sait, de re-postuler à ce poste autrefois occupé par votre père », affirme-t-il encore dans le texte d'une pétition qui, lundi vers 18 heures, comptait près de 28.000 signatures.Last but not least, difficile de ne pas évoquer le site jeansarkozypartout.com, dont le nom de domaine a été déposé samedi, qui propose un accès direct aux meilleures interventions relatives au potentiel impétrant parues sur Twitter.
Au mois de septembre nous apprenions que les dernières moutures instables de WebKit et de Firefox commençaient à embarquer la technologie WebGL. Celle-ci permet la prise en charge de l'accélération matérielle pour un rendu en 3D. C'est ainsi que l'internaute devrait être capable d'exploiter par l'intermédiaire du JavaScript, des commandes OpenGL ES 2.0 au sein du navigateur. Le développeur Kenneth Russell explique sur le groupe officiel de Chromium que la dernière build du navigateur (dont le moteur de rendu est basé sur WebKit) intègre également cette même technologie.

Rappelons qu'au mois d'avril Google avait présenté le plugin 03D fonctionnant sous Windows, Mac et Linux. Ce dernier se base sur une interface de programmation développée en interne qui faciliterait le développement d'applications web en 3D toujours en utilisant du JavaScript. Au mois de juillet, le développeur Greg Spencer affirmait qu'O3D était en passe d'être intégré nativement au sein du navigateur. La firme de Mountain View se verrait-elle obligée de suive le mouvement engagé par les développeurs de WebKit et Mozilla à défaut de sa propre technologie ?

Le groupe Khronos, chargé des spécifications de langages comme OpenGL et OpenCL, travaille conjointement avec Google, Mozilla, Opera, NVIDIA ou AMD et devrait annoncer les spécifications finales du standard WebGL dans le courant du premier semestre 2010.
Le verdict est tombé. L'ami Pegman de Google Maps se rendra prochainement sur le Mont Saint Michel pour effectuer les prises de vues pour Street View et immortaliser le site, classé patrimoine mondial de l'Unesco. Appelés aux urnes au début du mois de septembre, les internautes ont élu la cité médiévale parmi quatorze sites présélectionnés, desquels manquait malheureusement le non moins célèbre village de Montcuq.

Ce n'est évidemment pas l'habituelle voiture Street View, qu'on croise parfois sur les routes de France et de Navarre, qui se faufilera dans les rues tortueuses et pentues du Mont Saint Michel mais un tricycle maison, équipé de la même tourelle, et qui a déjà parcouru les jardins du Château de Versailles notamment.

Les internautes pourront visiter virtuellement les ruelles du Mont à une date encore inconnue.
Alors que ces derniers jours, ce sont pas moins de 10 000 comptes Hotmail qui ont été victimes d'une attaque de phishing, une société anglaise au nom de Actunetix s'est procurée cette liste dans le but de vérifier la manière dont les utilisateurs ont créé leur mot de passe.

Il en ressort que sur les 9843 entrées valides de cette base de données d'utilisateurs de Windows Live Hotmail, 8931 mots de passe uniques ont été utilisés, le plus court occupant un seul caractère (")"), le plus long en faisant trente ("lafaroleratropezoooooooooooooo"). Les deux mots de passe les plus fréquemment utilisés sont des suites de chiffres, "123456" et "123456789", suivis par de nombreux prénoms espagnols ou italiens comme "alejandra", "alberto" ou "alejandro".

Il apparait de plus que près de 70% des utilisateurs de cette liste utilisent des mots de passe qui ont entre 6 et 9 caractères. Plus précisément, 22% utilisent un mot de passe de 6 caractères contre 14%, 21% et 12% pour respectivement 7, 8 et 9 caractères. La plupart des mots de passe utilisés sont très facilement piratables, 42% d'entre eux contenant uniquement des lettres en minuscule contre 19% des chiffres. Seuls 6% des mots de passe contenaient à la fois des lettres et des chiffres. Détail étrange, les 30% d'utilisateurs avec un mot de passe mixant lettres minuscules, majuscules et chiffres... ont tout de même vu leur compte être piraté.
Les dernières télévisions Aquos connectées de Sharp permettront bientôt, au Japon, de consulter le journal du jour directement à l'écran, dès 5h30 du matin. Pour ce faire, le fabricant a conclu un partenariat avec l'éditeur du Mainichi Shimbun, et implémenté au sein de ses appareils un module dédié à la consultation de texte, conçue en partenariat avec NTT.

Une fois téléchargé, le journal s'affiche à l'écran, en conservant la mise en page de la version papier. A l'aide de sa télécommande, on pourra passer de page en page, mais aussi agrandir le texte puis naviguer à l'intérieur de la page.

Alors que le Kindle d'Amazon s'apprête enfin à franchir les frontières des Etats-Unis, Sharp part du principe qu'il peut être intéressant d'exploiter l'un des écrans les plus répandus qui soit, le téléviseur, plutôt que d'imposer l'achat d'un terminal dédié.

A première vue, l'idée est alléchante : quoi de mieux que de lire les nouvelles tranquillement de chez soi, à l'écran, tout en prenant son petit déjeuner ? Bien que sur une dalle de grande taille (1m et supérieures), la lecture semble aisée, on se demande tout de même si les consommateurs prendront l'habitude de lire sur leur télévision.
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