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L'Arcep, l'Autorité de régulation des télécoms, vient de publier son tableau de bord du marché de l'accès Internet à très haut débit dans l'Hexagone. Il en ressort que le nombre de clients abonnés à des offres de fibre optique a fortement augmenté au premier semestre. Mais il reste encore très faible.

Le nombre d'abonnés au très haut débit fixe a augmenté de 35% sur un an pour atteindre 230 000 au 30 juin dernier. Si l'Arcep estime que plus de 4,5 millions de foyers se situent à proximité d'un réseau en fibre optique, seuls 650 000 foyers sont éligibles à des offres en fibre optique jusqu'à l'abonné (FTTH), même si la progression reste ici encore importante (+50% en 6 mois).

L'Autorité déplore que la mutualisation de la fibre optique dans les immeubles peine à se généraliser, avec seulement 200 abonnés sur 5000 foyers éligibles pouvant en bénéficier. Mais ce nombre devrait "croître très fortement après l'adoption par l'Autorité de son projet de décision relatif aux modalités de l'accès aux lignes de communications électroniques à très haut débit en fibre optique, prévue avant la fin de l'année 2009", précise l'Arcep.

Au 30 juin 2009, 21% des abonnements, soit environ 50 000 clients, pouvaient bénéficier de la fibre jusqu'à leur domicile. Les 180 000 clients restants bénéficient d'une offre de très haut débit en fibre optique avec terminaison en câble coaxial (via Numericable donc).
Au mois de juin l'éditeur norvégien Opera Software avait déposé une plainte auprès de la Commission Européenne en pointant du doigt un abus de position dominante suite à l'intégration du navigateur Internet Explorer directement au sein du système Windows. Dans sa démarche, Opera fut notamment soutenu par Google et Mozilla. Afin d'éviter toute sanction de la part de Bruxelles, Microsoft prit les devants en proposant un assistant d'installation permettant à l'utilisateur de sélectionner le navigateur de son choix

Si l'on aurait pu penser que cette décision aurait satisfait les acteurs du marché, de nouveaux rebondissements sont survenus. En effet, la suggestion formulée par Microsoft au mois de juillet ne plaît par à tout le monde, à commencer par le groupe ECIS (European Committee for Interoperable Systems) qui inclut notamment Opera Software. Selon ces derniers, plutôt que d'aider l'utilisateur, l'écran d'accueil apporterait davantage de confusion ; une idée également partagée par Mozilla. Au mois d'août John Lilly, PDG de Mozilla, déclarait ainsi : "que Microsoft et la commission décident ou non de réviser cette proposition, j'espère en tout cas que Microsoft prendra nos demandes à coeur (...) il s'agit de déterminer ce qui est le meilleur pour l'utilisateur, donc on espère que Microsoft prendra cela en considération".

Thomas Vinje, avocat et porte-parole du groupe ECIS explique au Wall Street Journal que choisir un autre navigateur "demande à l'utilisateur de confirmer et de répondre à des avertissements menaçants et toutes sortes de questions" avant d'ajouter : "Microsoft s'est empressé de répondre à la demande de la Commission Européenne suggérant un assistant d'installation mais l'a fait de manière totalement inefficace". Microsoft souhaitait proposer cet écran via une mise à jour pour Windows 7 le jour de sa sortie (le 22 octobre), puis aux utilisateurs de Windows XP/Vista quelques mois plus tard.

Ce revirement de situation pourrait ralentir l'étude du dossier. En effet, le 22 septembre dernier, Neelie Kroes, à la tête du département des affaires antitrust de la Commission espérait "clore ce dossier". Reste à savoir si le groupe ECIS saura influencer la décision finale de la Commission.
Demain mercredi 30 septembre marque la fin du contrat entre le département du commerce américain et l'ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), l'organisation chargée de superviser la gestion des suffixes Internet. Le rattachement de l'ICANN à un organisme américain a suscité de nombreuses polémiques. Ainsi la commissaire européenne Viviane Reding expliquait que l'échéance du contrat devait permettre de réfléchir à : "la privatisation totale de l'ICANN et sa responsabilité envers des autres ». Pour cette raison, Mme Reding demandait au président Barack Obama de se pencher sur une forme de gouvernance de l'Internet qui soit "plus transparente, plus démocratique et plus multilatérale".

A quelques heures de l'échéance du contrat les autorités de Bruxelles ont renouvelé leurs demandes mais l'ICANN n'a toujours pas publié de détails officiels concernant les modalités du prochain contrat. L'indépendance totale de l'ICANN semble cependant peu probable. En effet, suite à la démission de l'australien Paul Twomey à la tête de l'ICANN, c'est l'américain Rod Beckstrom qui a pris les commandes au moins de juin dernier. Dans un lettre envoyée au Congrès des États-Unis, ce dernier expliquait vouloir mettre en place une relation à long terme avec le gouvernement local. Notons que l'ICANN détient également un autre contrat avec les Etats-Unis bien plus important. En effet, les accords IANA (Internet Assigned Numbers Authority), valides jusqu'en 2011, permettent à l'organisation de contrôler la racine Internet pour mettre en fonction les nouvelles extensions créées. Reste à savoir si tout en préservant ces accords le gouvernement américain autorisera une plus grande autonomie de l'ICANN.
Près de trois semaines après la sortie de la version iPhone et Android du logiciel Spotify d'écoute continue (streaming) de musiques numériques, c'est Deezer qui s'apprête à se renforcer dans la mobilité avec une première offre "Premium".

Car si les versions mobiles proposées gratuitement de Deezer ont déjà été téléchargées près d'un million de fois (900 000 téléchargements sur l'App Store, 9500 téléchargements sur l'Android market), il faut désormais amortir leur développement et les rentabiliser. Spotify a choisi pour sa part de fournir gratuitement ses versions mobiles du service en ligne, mais seuls ses abonnés "Premium" peuvent les utiliser. Facturée 9,90 euros par mois, cette offre "Premium" de Spotify permet d'accéder en illimité à un catalogue de 6 millions de titres et d'accéder en mode déconnecté à quelques milliers d'entre eux.

Profitant d'un concours organisé par Deezer, ce sont plus d'informations sur sa version "Premium" qui sont aujourd'hui disponibles, l'un des lots proposés étant justement un accès à l'offre payante de "Deezer Mobile". Il en ressort qu'elle sera facturée au prix de 9,99 euros par mois. Le concours se terminant le 13 octobre prochain, elle devrait donc être disponible dans les prochaines semaines.

Deezer sur mobile est actuellement proposé gratuitement en téléchargement et permet d'accéder aux différentes SmartRadios (radios prenant en compte les goûts musicaux du mélomane). Sa version "Premium" devrait permettre d'écouter la musique ou l'album de son choix en plus de services supplémentaires qui restent encore à définir (gestion des listes lecture, ...). Selon une étude de Forrester Research, un tiers seulement des mobinautes américains utilisent leur mobile pour écouter de la musique. Reste à savoir si avec le développement de telles offres, l'écoute de musiques sur mobile se généralisera.
Au mois de décembre 2008, suite à l'échec de négociations financières avec Google, le groupe Warner Music avait demandé le retrait immédiat les vidéos de l'ensemble de ses artistes. Un porte-parole de la maison de disque avait ainsi affirmé : "nous ne pouvons tout simplement pas accepter des conditions qui ne compensent pas suffisamment les artistes, auteurs, labels et éditeurs pour les contenus qu'ils apportent ".

Selon une dépêche d'AP, il semblerait que les deux parties soient finalement arrivées à un accord. Selon une personne proche de cette affaire, Google aurait accepté d'augmenter la part des revenus publicitaires générés par les vidéos des artistes et des chansons disponibles en streaming et mises en ligne par les utilisateurs. Les artistes de la Warner disposeront de leur propre chaîne permettant non seulement une meilleure interaction avec les fans mais également de recueillir de plus amples informations démographiques et donc un meilleur ciblage publicitaire.

En revanche aucune information n'a été communiquée sur la date exacte du retour de Warner Music sur YouTube.
Alors que Microsoft est sur le point de mettre à disposition en version finale son outil Microsoft Security Essentials, un groupe de hackers a publié un code source permettant d'effectuer une attaque en exploitant une faille critique de Windows. Plus précisément cette dernière se trouve au sein de SMB 2 (Server Message Block), un protocole permettant le partage de fichiers et de périphériques au sein d'un réseau.

La faille en question aurait été découverte le 7 septembre dernier. Il y a deux semaines, l'éditeur Immunity a développé un code d'attaque exploitant ce bug et l'a mis à disposition en téléchargement auprès de sa clientèle. Stephen Fewer, chercheur au laboratoire de sécurité Harmony, a montré que cette faille pouvait être utilisée pour exécuter un logiciel non autorisé sur la machine de la victime. Le code écrit par M. Fewer fut rendu public dans la librairie open source de Metasploit hier.

Selon le développeur HD Moore du groupe Metasploit cette faille toucherait les ordinateurs sous Windows Vista SP1 et SP2 ainsi que Windows Serveur 2008 SP1 (et probablement SP2). Kostya Kortchinsky, chercheur chez Immunity ajoute cependant un bémol et précise qu'un correctif a été mis à disposition pour Windows 7 et qu'au travers de ses propres test seuls les systèmes virtualisés via VMWare présenterait un danger. Exécuté en natif, le code ferait tout de même planter la machine.

Le 18 septembre dernier Microsoft a mis à disposition un outil permettant de désactiver SMB 2 et précisait être en train de travailler sur un correctif.
Tucker Max espère qu'ils servent de la bière en enfer. Après avoir rencontré un franc succès chez les libraires, "I hope they serve beer in hell", l'adaptation cinématographique du livre autobiographique de ce célèbre et controversé blogueur américain, est sortie ce week-end aux États-Unis. Le long métrage relate les élucubrations et ébats de ce jeune fêtard, issues du blog lancé en 2002 sur lequel ses aventures saoules et/ou sexuelles sont lues par des millions d'internautes, tandis que le livre fait parti des best sellers du New York Times depuis sa sortie en 2006.

Mais dans une Amérique puritaine aux distributeurs frileux, le film n'est dans un premier temps projeté qu'à Chicago, et ne s'émancipera que s'il rencontre bel et bien son public, mais il risque quoi qu'il advienne de ne jamais quitter le sol américain. L'audace de Tucker Max lui a effectivement valu quelques démêlées avec la justice, notamment lorsqu'il a publié son aventure avec Katy Johnson, miss Vermont 1999, qui l'avait poursuivi pour finalement abandonner sa plainte, ou lorsqu'il s'est moqué d'un organisateur d'évènement.

Cette distribution sur laquelle il n'a le contrôle "dans aucun pays" est "stupide" à son goût. Lucide, il appelle donc ceux qui ne vivent pas aux États-Unis à pirater son film. "Si vous vivez en dehors des États-Unis et que vous voulez absolument voir le film, alors piratez le tout simplement. Je suis sérieux, ça ne me pose aucun problème," soutient Max sur le site officiel de son propre film.
Bis repetita placent. Comme prévu, les députés socialistes ont déposé lundi, en fin d'après-midi, un recours devant le Conseil constitutionnel au sujet de la loi Hadopi 2. Un second volet qui avait justement été conçu pour répondre aux objections formulées lors de la censure du premier pan de la loi, formulée par ce même Conseil constitutionnel le 10 juin dernier. Dans leur saisine, les députés à l'origine de ce recours dénoncent notamment l'emploi de l'ordonnance pénale comme procédure judiciaire.

Le principal motif de censure (partielle) du premier volet de la loi Hadopi était que les sanctions n'étaient pas prononcées par un juge, mais par une autorité administrative. Un point qu'a retenu le Conseil constitutionnel, estimant que dans la mesure où la suspension de l'abonnement à Internet constituait une entrave à la liberté d'expression et de communication, cette dernière ne pouvait être prononcée que par le pouvoir judiciaire.

Afin de répondre à cette objection, Hadopi 2 replace bien le juge au centre du processus de sanction, mais prévoit l'ordonnance pénale, un système simplifié que l'on n'utilise généralement que dans le cadre de délits où la culpabilité de l'accusé ne fait aucun doute (l'exemple typique étant une infraction au code de la route telle que l'alcoolémie, attestée par une mesure certifiée) tout en laissant toute latitude à ce dernier pour déposer un recours.

Pour les auteurs de la saisine, les actes de contrefaçon constituent un « contentieux dont la complexité commande le maintien de toutes les garanties procédurales » et ne sauraient être traités par une ordonnance pénale. « Les simples relevés d'adresses IP sont des éléments de preuve éminemment discutables et contestables qui se doivent d'être discutés dans le cadre d'une procédure contradictoire », insistent-ils.

Le recours invite par ailleurs le Conseil constitutionnel à se pencher sur la question de l'inégalité face à la sanction de suspension de l'abonnement à Internet, qui pourrait se révéler plus délicate à mettre en oeuvre dans les zones non dégroupées. « Dès lors, il est manifestement contraire au principe d'égalité devant la loi pénale d'établir une sanction dont la mise en oeuvre ne sera pas la même sur l'ensemble du territoire national et dépendra des contingences techniques ».

Entre autres choses, la saisine réclame encore que soit supprimé l'article 7, qui propose que l'abonné suspendu continue à payer son forfait Internet, toujours au nom du principe d'égalité puisque le montant ne serait pas le même pour tout le monde. Elle dénonce également la possibilité qu'aura le juge de choisir entre deux délits (contrefaçon ou défaut de sécurisation de la ligne) alors qu'aucun critère précis ne régit la distinction entre les deux.

Au total, la censure de cinq des treize articles de la loi est demandée. Le Conseil constitutionnel les envisagera l'un après l'autre, et pourra choisir de laisser passer, ou autre contraire de censurer partiellement, voire totalement, les parties du texte qu'il estimera litigieuses. Il dispose d'un mois pour rendre son verdict. Un délai au terme duquel on saura si la loi Hadopi 2 entrera en vigueur, ou se verra au contraire vidée de tout ou partie de sa substance.
La fondation Mozilla a apporté de plus amples précisions sur l'interface graphique et l'ergonomie du prochain Firefox 3.7.

Il semblerait que les développeurs souhaitent conserver le degré de transparence pour la barre d'adresse et la barre d'onglets ; une initiative visant à créer "un aspect 3D pour une sensation tactile". Par défaut l'interface devrait arborer des couleurs neutres. A la manière de Chrome, la barre de menu disparaît et se retrouve au sein de deux menus déroulants que l'on peut activer par deux boutons intitulés (en anglais) Tools et Page.

Mozilla précise : "pour Windows Vista et Windows 7, la barre de menu est systématiquement retirée des applications de Windows écrites par Microsoft et par les autres éditeurs. Elle a été remplacée par des alternatives comme le menu contextuel de Windows Explorer ou le "ruban" que l'on trouve au sein d'Office 2007. L'interface "ruban" se retrouve aussi dans Paint et Wordpad sur Windows 7". Mozilla précise que certains éditeurs proposent toujours cette barre qui apparaît en pressant la touche ALT. Notons aussi qu'un seul bouton dynamique assurera les fonctions Stop et Rafraîchir selon l'activité de la barre d'adresse.

Lorsque nous évoquions les modifications graphiques du navigateur et son ergonomie future, les concepts de Firefox 3.7 et 4.0 rappelaient fortement Chrome et Opera, notamment avec le placement des onglets au-dessus de la barre d'adresse. Il est intéressant de noter que les développeurs de Mozilla tiennent à se justifier et déclarent : "nous n'essayons pas de transformer Firefox en un autre navigateur. Firefox reste Firefox et les ressemblances entre navigateurs sont inévitables (...) Ceci dit ce n'est pas parce qu'une idée ne trouve pas ses origines chez nous que c'est une mauvaise idée. Il y a parfois du bon à suivre les tendances et les nouvelles conventions".

Firefox 3.7 est attendu pour le premier semestre 2010.
L'insatiable Google a une vision bien singulière de la convergence, au service de l'internaute ? En enrichissant Google Maps des nouvelles « Place Pages » (pages d'endroits), l'ogre de l'internet rassemble à nouveau des informations jusqu'à présent éparpillées sur la toile dans son propre écosystème.

Dès aujourd'hui, le lien « plus d'infos » d'une bulle d'information ou des résultats d'une recherche dans Google Maps mène à une page sur laquelle sont regroupées informations pratiques (numéro de téléphone, horaires), photos, critiques d'internautes et liens vers d'autres sites internet. Les contenus sont collectés ici et là (Panoramio, Wikipedia, sites de critiques), vraisemblablement de manière automatisée, avec un renvoi vers la source. Restaurants, cafés, musées et cinémas sont notamment référencés.

Les tenanciers des endroits référencés peuvent se manifester auprès du Local Business Center pour enrichir leurs pages de photos et vidéos, préciser certaines informations comme le type de produits ou de services qu'ils commercialisent ou encore offrir aux internautes des coupons de réduction. Les internautes peuvent quant à eux déclarer un endroit non référencé au travers du Google Map Maker.

Seul bémol, ces informations ne sont pour l'heure accessibles que depuis le service de cartographie en ligne, alors qu'elles auraient tout à fait leur place au sein du moteur de recherche Google Search... Au détriment des liens publicitaires achetés par les commerces en question ?
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