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Si vous utilisez Google Docs alors pensez à revoir les fichiers que vous avez publiés sur Internet. En effet, dans le forum officiel de la suite bureautique hébergée, un employé de la firme annonce que dans deux semaines ces documents seront indexés par le moteur de recherche. Plus précisément, si un lien vers ce fichier a été publié sur votre site ou weblog personnel, alors Google estimera que ce dernier est totalement public et trouve donc sa place dans les moteurs de recherche.

La société précise : "cette initiative ne concerne que les documents que vous avez explicitement partagés en choisissant l'option "Publier sous forme de page web" ou "Envoyer dans mon blog" et qui sont liés depuis une page web publique". Pour éviter qu'une requête ne retourne un document partagé, il suffit d'en changer son statut de publication et de le repasser en mode privé ou partagé avec certaines personnes.

Cette mesure concerne aussi bien les comptes Google génériques que les comptes Google Apps.
La semaine dernière nous apprenions que WebGL avait été implémenté dans les versions de test du navigateur Webkit. Cette technologie, qui permet d'exploiter par l'intermédiaire du JavaScript des commandes OpenGL ES 2.0 au sein du navigateur, serait désormais testée nativement au sein du navigateur Firefox.

Le développeur Vladimir Vukicevic rapporte ainsi que pour activer WebGL il suffit de télécharger une nightly build du navigateur, de taper "about:config" dans la barre d'adresse, de repérer la valeur intitulée "webgl.enabled_for_all_sites" et de double-cliquer sur cette dernière pour l'activer en lui donnant la valeur "True". M. Vukicevic précise que les tests s'avèrent plus satisfaisants sur les systèmes Windows et Mac OS X où les pilotes OpenGL ont été mis à jour.

WebGL permet notamment d'obtenir des rendus en trois dimensions et la fondation Mozilla travaille actuellement avec le groupe Khronos afin d'établir un standard. Les spécifications finales sont attendues pour le premier semestre 2010.
Victime du succès de son Monopoly virtuel installé sur Google Maps, Hasbro a réinitialisé pendant la nuit les comptes des joueurs. Après plusieurs heures d'indisponibilité, le service vient de réouvrir et les joueurs qui avaient déjà commencé à bâtir leur empire immobilier devront reprendre leur entreprise à zéro. Rapidement testé par nos soins vendredi matin, le service n'est actuellement pas trop surchargé et il est même encore possible de mettre la main sur quelques belles rues et avenues, même s'il faudra repasser pour les Champs-Elysées parisiens ou les rues particulièrement longues, propices à la construction de nombreux bâtiments (telles que l'avenue de Clichy, désormais aux mains de votre serviteur !).

Rappelons que ce Monopoly City Streets prend pour scène Google Maps et permet aux joueurs d'acheter les rues de leur choix dans les principales villes de nombreux pays. Il faudra ensuite défendre ses propriétés des tentatives de rachat formulées par les autres internautes tout en augmentant la rentabilité à l'aide de bâtiments. Si une rue est encore disponible, il suffit de la sélectionner pour l'acquérir. Si elle appartient déjà à un autre joueur, on pourra formuler une offre de rachat, qui sera communiquée au propriétaire. Celui-ci dispose d'un délai de sept jours pour y répondre, délai au delà duquel votre proposition sera automatiquement acceptée.

Sur ses propriétés, le joueur pourra placer des bâtiments, allant du petit hôtel à la gigantesque tour, en passant par le stade ou le complexe de bureaux, qui en augmenteront la valeur locative. Les joueurs ont par ailleurs la possibilité de soumettre des bâtiments de leur cru, réalisés à l'aide de Google Sketchup. Contrairement au Monopoly traditionnel, il n'est pas nécessaire ici d'attendre que d'autres joueurs tombent sur ses propres propriétés pour gagner de l'argent : le "loyer" est versé quotidiennement, quoi qu'il se passe.

Des taxes font par ailleurs leur apparition. Le joueur qui détient plus de cinq rues se verra désormais ponctionner une partie de ses revenus, à hauteur de 3% par titre de propriété détenu. Le joueur qui possède 25 rues verra donc ses revenus amputés de 60%. Il est donc conseillé à ceux qui voudraient occuper le haut du classement de se concentrer tout d'abord sur les rues les plus importantes, afin de pouvoir dégager des profits maximum en les bardant d'hôtels plutôt que de faire la chasse à la moindre petite impasse disponible. Reste à voir comment les joueurs qui avaient déjà consacré du temps à la construction d'un empire immobilier réagiront à cette remise à zéro des compteurs.
Qu'il s'agisse de Google Chrome 3, Safari 4 ou Firefox 3.5, ces navigateurs commencent tous à prendre en charge les dernières spécifications du HTML 5. C'est ainsi que chacun des éditeurs met à disposition une page de test démontrant les possibilités de son logiciel, notamment en ce qui concerne l'aspect multimédia du HTML 5 avec par exemple le support de la balise .

Et quid d'Internet Explorer ? Ce navigateur restera-t-il à jamais la plaie des développeurs web ? Selon Mark Pilrim, expert en accessibilité chez Google, probablement pas, et c'est une bonne nouvelle. Ce dernier rapporte en effet qu'Adrian Bateman, responsable d'Internet Explorer chez Microsoft, a ainsi déclaré : "Nous soutenons l'inclusion des élements et au sein des spécifications (...) nous sommes en train de revoir les détails". Plus précisément, M.Bateman s'interroge sur la possibilité de rajouter des élements de métadonnées à la source vidéo ou audio. M. Bateman invite également la communauté à réfléchir sur la possibilité de rajouter un système de notification pour le flux du média qui pourrait ainsi simplifier la synchronisation avec une transcription sous forme de texte.

Ce message fut publié au sein de la liste de diffusion officielle du consortium W3C. Reste à savoir quand l'équipe de Redmond mettra à jour son logiciel. Internet Explorer regroupe 66,97% du marché ; en ce sens il joue un rôle déterminant dans l'adoption des spécifications du HTML 5.
Au lendemain des accords qui ont été signés entre Microsoft et Yahoo! l'on attend désormais que le moteur de recherche de Microsoft - Bing - remplace celui de Yahoo! sur son portail Internet. Pourtant, à en croire Burke Culligan, directeur chez Yahoo!, Google pourrait également y trouver sa place.

Cette déclaration aurait été formulée au cours d'une conférence organisée par la Deutsche Bank dans laquelle M. Culligan explique ne pas être opposé à laisser l'internaute choisir le moteur de recherche qu'il souhaite utiliser. "Pour l'instant nous ne le faisons pas mais à long terme ce sera envisageable (...) nous voulons apporter la meilleure expérience qui soit à l'utilisateur et quelque part, si cela se révèle être l'expérience recherchée, alors nous nous ouvrirons à cette posssibilité".

Pour Yahoo! il s'agirait certainement de la plus grosse décision dans sa stratégie d'ouverture au travers de laquelle il est d'ores et déjà possible de consulter depuis la page d'accueil Yahoo.com ses emails de Gmail, Hotmail ou AOL ou d'y configurer ses réseaux communautaires favoris.

Quid du partenariat avec Microsoft ? Ce dernier stipule en effet que Bing deviendra l'algorithme de recherche exclusif sur les sites de Yahoo! Lorsque Microsoft fournira l'interface de programmation de Bing, Yahoo! conservera le contrôle de l'expérience utilisateur sur son moteur de recherche. Il se pourrait donc que Yahoo laisse l'internaute configurer le moteur de son choix sur sa page d'accueil. D'ailleurs, cet accord de dix ans signé entre Yahoo! et Microsoft n'a pas empêché la firme de Sunnyvale de travailler sur une nouvelle ergonomie pour son moteur de recherche.

L'accord historique entre Carol Bartz et Steve Ballmer serait-il menacé ? Qu'en penseront le département de la justice américaine et la Commission Européenne ? Peut-être aussi que les propos de Burke Culligan sont une projection éventuelle après l'échéance du partenariat en question.
Aux Etats-Unis, l'industrie musicale s'est regroupée afin d'obtenir de plus amples revenus sur les ventes effectuées au travers des plateformes de téléchargement comme iTunes. C'est ainsi que l'American Society of Composers, Authors and Publishers (ASCAP), le groupe Broadcast Music Inc et d'autres lobbys de l'industrie réclament le paiement de droits de diffusion pour des chansons utilisées au sein des épisodes de séries télévisées disponibles au téléchargement. Il en va de même pour les extraits de 30 secondes.

Les représentants de l'industrie musicale estiment en effet que ces extraits de 30 secondes, proposés à l'internaute avant l'achat d'un titre ou d'un album, devraient être facturés de la même manière qu'une diffusion classique à la radio ou dans un lieu public. Cette demande a été formulée auprès de la chambre du Congrès.

David Israelite, président et PDG de l'Association nationale des éditeurs musicaux, explique à Cnet US : "lorsque vous regardez un épisode de série à la télévision, par câble ou par satellite, il y a des droits de diffusion qui sont prélevés". Il ajoute : "en revanche, si ce même épisode est téléchargé au travers d'iTunes, il n'y en a pas".

De son côté, Jonathan Potter, directeur de la Digital Media Association, estime qu'un téléchargement ne s'apparente pas à une diffusion publique et que l'épisode en question est censé être téléchargé et visualisé dans un espace privé. "Ils s'attaquent à Apple en affirmant que la société gagne des montagnes d'argent mais ils devraient plutôt se satisfaire qu'Apple et les autres acteurs du marché génèrent des millions, voire des dizaines de millions en droits d'auteurs ».

Le mois dernier, une étude du cabinet NPD révélait qu'iTunes détenait un quart du marché global de la musique aux Etats-Unis. En janvier Apple annonçait l'abandon des verrous numériques (DRM) pour les titres des grandes maisons de disques (Universal Music Group, Sony BMG, Warner Music Group, EMI). Cette initiative fut mise en place en avril dernier et marqua également la fin du prix unique de 99 centimes au profit de trois palliers : 0,69 centimes, 0,99 centimes et 1,29 euro - ce dernier étant généralement attribué aux dernières publications.
Entre pratiques commerciales peu scrupuleuses et projets de loi visant à réglementer l'utilisation qui est faite d'Internet, plusieurs associations craignent que l'on finisse par compromettre le principe de Neutralité du Net. Dans une lettre ouverte, intialement publiée par la Quadrature du Net, elles interpellent le Parlement européen et l'invitent à défendre coûte que coûte l'idée d'un réseau dans lequel le Web est le même pour tous, indépendamment de problématiques économiques ou commerciales.

La neutralité du Net, c'est cette idée selon laquelle le tuyau qui délivre les informations doit rester strictement indépendant des contenus qu'il véhicule. L'opérateur qui décide de s'en tenir à cet impératif de neutralité ne doit donc en aucune façon privilégier, brider ou filtrer tel ou tel contenu, que la motivation soit commerciale ou politique. On le retrouve d'ailleurs dans le Code des postes et des communications électroniques, qui demande à ce que les opérateurs veillent « au respect de la plus grande neutralité possible, d'un point de vue technologique, des mesures qu'ils prennent ».

Le risque ? Il serait que l'on débouche sur un Web où l'opérateur A pourrait brider l'accès aux services et sites de l'opérateur B, voire bloquer en tournemain l'accès à un l'un de ses concurrents, ou au contraire favoriser outrageusement ses partenaires.

Inacceptable pour les signataires de cette lettre ouverte, qui commence par défendre l'idée que la neutralité du Net « a été un indispensable catalyseur de la concurrence, de l'innovation et des libertés fondamentales dans l'espace numérique ». Elle stimulerait par ailleurs « le cercle vertueux d'un modèle de croissance fondé sur le développement d'un réseau de communication commun qui permet de nouveaux usages et de nouveaux outils ».

Aujourd'hui, ils estiment ce principe menacé par des opérateurs et producteurs de contenus « qui voient une opportunité de créer de nouveaux modèles économiques basés sur la discrimination, le filtrage et la priorisation des informations circulant sur le réseau », et souhaitent que dans le cadre du Paquet télécoms, le Parlement européen prenne des mesures fermes « afin de garantir un Internet libre, ouvert et innovant, et à ainsi sauvegarder les libertés fondamentales des citoyens européens ».

Diffusée en anglais, au niveau européen, la lettre a recueilli la signature des représentants d'association comme l'April, l'Isoc, UFC Que Choisir ou Framasoft. Elle intervient quelques mois après que Google, Skype et Yahoo ont fait réaliser sur le Vieux continent un sondage lié à cette question. Directement concernés par la question, ils étaient alors arrivés à la conclusion que 90% des mille personnes sondées tenaient à ce que leur fournisseur d'accès ne restreigne pas leur accès au Web.

On trouvera la lettre d'origine ainsi que la liste des signataires sur le site de la Quadrature du Net, ainsi qu'une traduction en français chez l'April.
Au cours d'un entretien avec Michael Fraser, un "cambrioleur repenti", la BBC révelait le mois dernier que Facebook est considéré comme une porte d'entrée par les malfaiteurs recherchant leurs prochaines victimes. Il leur suffit en effet d'entrer en contact avec un internaute de leur quartier et de discuter avec ce dernier pour connaître la date de son départ en vacances.

Cependant il semblerait que les choses aillent dans les deux sens puisque c'est précisément Facebook qui aurait permis à une patrouille de police de l'état de Pennsylvanie d'arrêter le jeune cambrioleur Jonathan G. Parker. Agé de 19 ans, ce dernier s'était introduit dans la maison de sa victime pour lui dérober deux bagues serties de diamants. Seulement voilà, avant de rentrer tranquillement chez lui, le jeune Parker a pris le temps de se connecter à son compte Facebook depuis l'ordinateur de la victime... sans même s'en déconnecter. Il risque aujourd'hui jusqu'à dix ans d'emprisonnement.

Mais ne nous y méprenons pas et rappelons les bonnes paroles de la psychologue Tracy Alloway de l'Université de Stirling en Ecosse : Facebook nous rend plus intelligents.
Quels sont à vos yeux les sites les plus dignes de confiance en matière de vie privée ? Après avoir interrogé 6000 internautes, l'institut Ponemon a publié son rapport annuel. Cette étude a été menée conjointement avec l'organisation Truste, spécialisée dans la sécurité de la vie privée des grandes sociétés.

L'année dernière, American Express était en tête de liste suivi par le site d'enchères eBay, IBM, Amazon et l'entreprise pharmaceutique Johnson & Johnson. Cette année c'est eBay qui se place en pôle position suivi de l'opérateur américain Verizon. Le service postal américain gagne 3 points et arrive en troisième place. La firme WebMD, spécialisée dans les informations sanitaires, passe de la treizième à la quatrième place en douze mois. En revanche, IBM recule de trois palliers et se retrouve au cinquième rang. Notons l'entrée de Yahoo! (9e) et Facebook (10e) dans ce top 10 alors qu'ils se plaçaient respectivement en 14e et 15e position en 2008.Environ une quarantaine de critères ont été pris en compte par les experts de Truste, notamment la clarté et l'accessibilité aux les clauses de confidentialité du site en question mais également les options de gestion du compte utilisateur, l'usage de cookies ou encore le partage des données personnelles.

Kevin Bankston, avocat de l'Electronic Frontier Foundation, une organisation chargée de protéger les libertés d'expression sur Internet, ajoute cependant un bémol. Il explique ainsi que cette liste a été établie en fonction du degré de confiance perçu par des personnes interrogées, ce qui ne signifie pas forcément que ces sociétés soient fiables et dignes de confiance. Le cabinet Ponemon confirme et ajoute : "il peut y avoir des différences entre la perception (d'une marque) et la réalité".
Après Radiohead ou Nine Inch Nails, c'est cette semaine au tour des Smashing Pumpkins de tenter la libre distribution de son prochain album sur Internet. Les 44 titres qui composeront le nouvel opus, Teargarden by Kaleidyscope, seront progressivement mis en ligne à partir de la fin du mois d'octobre. Les internautes pourront les télécharger gratuitement, sans même avoir à s'enregistrer. En parallèle, le groupe de rock alternatif commercialisera via les canaux classiques quatre albums physiques en édition limitée.

"Mon désir est que nous publions les morceaux un par un à partir des alentours d'Halloween, jusqu'à ce que les 44 soient en ligne. Chaque morceau sera absolument gratuit, pour tous et partout. Il n'y aura pas de contraintes. Gratuit veut dire gratuit, ce qui veut dire que vous n'aurez pas à vous inscrire à quoi que ce soit, donner une adresse email ou faire un sacrifice quelconque. Vous pourrez venir et prendre la ou les chansons que vous voulez, autant de fois qu'il vous plaira", explique Billy Corgan, le chanteur des Smashing Pumpkins, sur le site du groupe.

Cette décision intervient plusieurs mois après que Billy Corgan avait expliqué qu'il ne souhaitait plus réaliser d'album au sens traditionnel du terme. « Nous en avons fini avec ça. Les gens ne les écoutent plus. Ils les chargent sur leur iPod, sélectionnent deux titres et passent sur le reste. Les modèles d'écoute ont changé, alors pourquoi nous crèverions-nous à faire des albums ? », affirmait-il en décembre dernier.

D'autres ont déjà tenu ce raisonnement, avec un certain succès. Radiohead et Nine Inch Nails ont montré que la distribution gratuite en ligne ne dissuadait pas les fans d'acheter un CD physique à partir du moment où ce dernier offre une valeur ajoutée. NiN, groupe emmené par un Trent Reznor coutumier des déclarations fracassantes (« piratez notre album »), a ainsi vendu, fin 2008, 750.000 exemplaires en une semaine d'un album qui, pourtant, pouvait être téléchargé gratuitement sur son site.

A l'heure où l'industrie du disque se plaint d'une inexorable baisse des ventes, les Smashing Pumpkins vont donc tenter de faire mentir celui qui, dans la chanson Bullets with Butterfly Wings, affirmait que ce qui a été perdu ne pourra jamais être sauvé (« Then someone will say what is lost can never be saved »)...
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