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D'aucuns, parmi les artistes et les internautes, ont regretté que la mission Zelnik lancée par le ministère de la Culture ne lance pas une consultation publique autour de la réflexion qu'elle doit entreprendre sur les sujets du droit d'auteur à l'ère du numérique, de développement de l'offre légale culturelle en ligne et de rémunération des artistes.

Au premier rang des mécontents, on trouve les membres de la plateforme Création Public Internet, montée à l'initiative de l'UFC Que Choisir, la Quadrature du Net, le Samup et Pour le cinéma. Bien que les concernés par cette consultation fermée aient eu à rendre leurs conclusions avant le 28 septembre dernier, les déçus appellent aujourd'hui à un plus large débat et publient (pdf) à cette fin le document mis au point par la mission Zelnik.

Ils demandent en outre que « le questionnaire comme les réponses soient publiés en toute transparence et, d'autre part, que le délai de clôture de la consultation soit repoussé de 1 mois pour que tous ceux qui se sentent concernés et qui n'ont pas été sollicités, puissent librement répondre ».

Nous reproduisons à notre tour les neuf questions qui sous-tendent la réflexion amorcée par le ministère de la Culture et vous invitons à formuler vos propositions sur le sujet !

1) Comment répondre aux attentes des internautes en matière de développement de l'offre culturelle légale sur Internet (notamment musique, cinéma, livre et presse) ?
2) Dans les domaines qui vous concernent plus particulièrement, quelles sont les contraintes et les problématiques émergentes en matière de diffusion sur Internet (évolution technologique, financement, etc.) ?
3) Comment favoriser le développement des offres culturelles légales sur Internet ?
4) Comment garantir la diversité des offres culturelles légales sur Internet ?
5) Quelles actions incitatives les pouvoirs publics peuvent-ils mettre en oeuvre dans ces domaines ?
6) Quels sont les modèles possibles de financement des industries culturelles ?
7) Comment assurer une juste rémunération des artistes et des producteurs de contenus culturels ?
8) Quelles sont les bonnes pratiques en vigueur en France ou à l'étranger qui peuvent servir d'exemple ou de référence dans ces domaines ?
9) Tout autre point que vous souhaiteriez porter à la connaissance de la mission.

Si certains d'entre vous souhaitent partager avec la communauté des propositions de réponse construites et sérieuses, nous serons ravis de les relayer dans nos colonnes. Le cas échéant, on pourra consulter en ligne les argumentaires de l'UFC, de la Quadrature du Net et de l'ensemble de la plateforme Création Public Internet.
Voilà qui séduira peut-être les éditeurs de sites Web désireux de s'ouvrir à une plus large audience et ne manquera pas de profiter au service de traduction de Google, Translate. Le numéro un mondial des moteurs de recherche, qui offrait déjà la possibilité à l'internaute de traduire la page Web de son choix, propose aux éditeurs d'intégrer à leurs sites un outil de traduction automatique.

Au moyen de cet outil, qui se présente comme une barre d'outils venant se superposer à la page, le visiteur pourra choisir de visualiser le contenu de cette dernière traduit dans tout ou partie des langues gérées par Google Translate.

Pour l'installer, il suffira de copier coller un pan de code fourni par Google (appel JavaScript) dans le haut de sa page Web, après avoir paramétré la langue d'origine de cette dernière.

Bien entendu, les traductions automatiques valent ce qu'elles valent, mais la possibilité d'ouvrir plus largement ses pages à une audience internationale en intéressera sans doute plus d'un. Pour cela, il faudra toutefois accepter de voir son site enlaidi par une barre assez peu discrète, dont l'affichage est censé s'adapter à la langue du navigateur de votre visiteur.
Comment protéger nos enfants des dangers d'Internet ? Le Conseil de l'Europe a approuvé lundi une série de recommandations visant à encadrer la « promotion de services de médias en ligne et sur internet adaptés aux mineurs ». Formulées en mai dernier, suite à diverses réunions de travail, ces recommandations envisagent notamment comment les états membres pourraient mieux sensibiliser les populations aux dangers qui rôdent en ligne, étudient le développement d'outils de contrôle parental et ne négligent pas la mise en place d'une politique harmonisée au niveau européen. Elles invitent également à la mise en place d'une réflexion autour du filtrage des contenus illicites.

En premier lieu, le Conseil insiste sur la nécessité de sensibiliser, voire d'encadrer strictement via des « normes minimales » les contenus qui seraient ou non appropriés à la consultation par un jeune public. « Ces normes minimales devraient inclure les restrictions d'accès aux contenus violents, à la pornographie, à la publicité pour le tabac et les boissons alcoolisées, et aux jeux d'argent », explique le Conseil, avant de préciser que les restrictions d'accès pourraient être mises en oeuvre « au moyen de filtres installés par les parents, les enseignants, les bibliothécaires ou d'autres, sur les dispositifs d'accès, de même que par les fournisseurs de contenus ou de services pour les mineurs ». Bref, différents dispositifs allant du contrôle parental au module de vérification de l'âge sur un site quelque peu équivoque.

« Bien souvent, les mineurs ont accès aux services de l'internet et de la téléphonie mobile sans le contrôle des parents ou des enseignants », poursuit l'exposé des motifs. « La disponibilité de matériels de pornographie infantile est à cet égard particulièrement préoccupante et exige que les Etats, mais aussi les fournisseurs d'accès à l'internet et les industries des télécommunications, prennent des mesures supplémentaires ».

Ces mesures, quelles devraient-elles être ? L'institution appelle tout d'abord à un renforcement de la législation de façon à frapper plus fermement ceux qui exploitent ou diffusent des contenus de ce type. Elle envisage aussi d'autres mesures, comme le développement de « réseaux d'ordinateurs sécurisés en accès restreint ». Autrement dit, des intranets, ici baptisés "walled gardens" (jardins clôturés) ou "gated communities" (communautés protégées), qui dépendent de règles et de juridictions très strictes, et « filtrent les contenus préjudiciables pour les mineurs ».

« Toutefois, les systèmes de sécurité techniques ne pourront jamais remplacer une éducation appropriée largement accessible », reconnait le Conseil de l'Europe, qui appelle toutefois les Etats membre à « évaluer les possibilités technologiques d'augmenter la sécurité des mineurs qui utilisent les services de médias en ligne et sur internet, y compris les télécommunications audiovisuelles mobiles, en particulier les systèmes de filtrage et les technologies de restriction d'accès ».

Une invitation qui n'a pour l'instant que simple valeur de recommandation et s'inscrit dans un ensemble bien plus vaste (voir le compte-rendu complet) - mais qui trouvera peut-être une certaine caisse de résonance en France lorsque reprendront les débats liés à la loi Loppsi...
Mairie.paris, velib.paris, louvre.paris... voilà quelles pourraient être dans les prochaines années les adresses Web des services associés à la ville de Paris. A l'issue de son Conseil du 29 septembre, la capitale a choisi quels seront les prestataires chargés de de développer cette nouvelle extension de noms de domaine, dernière étape préliminaire avant la constitution d'un dossier visant à en obtenir l'attribution auprès de l'Icann, l'organisation chargée de superviser la gestion des suffixes Internet.

« Afin de renforcer l'image de Paris, de valoriser ses investissements et les acteurs économiques locaux et, par ailleurs de s'assurer de la bonne gestion d'une nouvelle extension Internet, la Ville de Paris a souhaité que soit créé un ".paris". », explique le Conseil de la ville, selon qui cette extension « permettra non seulement un renforcement des droits de la Ville sur son nom mais aussi de valoriser l'action économique et sociale de l'ensemble des partenaires et acteurs locaux ».

Au terme d'un appel d'offres lancé en juin dernier, c'est finalement le couple Afnic / Core qui figurera au titre de prestataire technique dans le dossier de candidature que déposera la ville début 2010. L'Afnic est l'organisme qui se charge de la gestion du .fr (1,5 million de domaines), tandis que Core, basé en Suisse, est un rassemblement à but non lucratif de sociétés spécialisées dans la supervision des noms de domaine.

Lancée dans le cadre de la libéralisation des noms de domaine souhaitée par l'Icann, cette procédure pourrait aboutir, fin 2010 ou début 2011, à la mise en place d'un .paris, qui serait donc intégralement géré par l'Afnic et Core pour le compte de la ville de Paris. Entreprises et particuliers devraient par la suite être en mesure d'acquérir des noms de domaine se terminant par le suffixe .paris.
Mike ShaverLa semaine dernière, Google a mis à disposition le plugin Chrome Frame permettant de changer le moteur de rendu d'Internet Explorer en le remplaçant par WebKit tout en ajoutant le moteur JavaScript V8 de Google Chrome. Les ingénieurs de la firme de Mountain View ont également proposé aux développeurs web un petit script permettant d'automatiser l'installation de Chrome Frame directement à partir de leurs sites Internet. Chrome Frame permet notamment la prise en charge de certains éléments du HTML 5 tel que la balise . Quelques jours plus tard Microsoft a publiquement déclaré que l'utilisation de ce plugin n'était pas conseillée voire dangereuse pour l'utilisateur.

Dans un billet publié sur son blog personnel, Mike Shaver, vice-président chargé de l'ingénierie chez Mozilla, explique que s'il partage la frustration des développeurs web vis-à-vis d'Internet Explorer, il ne considère cependant pas Chrome Frame comme une bonne solution au problème. "L'installation de Chrome Frame au sein d'IE perturbe le bon fonctionnement de certaines options du navigateur ou les rend moins efficaces. Parmi elles nous retrouvons le mode de navigation privée ainsi que d'autres outils de sécurité, ou des fonctionnalités comme les accélérateurs, les add-ons et même la prise en charge de l'accessibilité", déclare-t-il ainsi.

Mike Shaver ajoute que les internautes utilisant toujours Internet Explorer 6 ont peu de chance d'utiliser Chrome Frame à cause de problèmes de permissions de système ou parce que leur système d'exploitation est trop vieux. M. Shaver ira même jusqu' à comparer Chrome Frame au lecteur Flash Player : "C'est un problème de nous avons observé à plusieurs reprises avec d'autres plugins tels que Flash, Silverlight et Java et je ne souhaite pas le revoir associé au HTML 5". Il invite ainsi les développeurs à suggérer l'installation directe de Google Chrome afin de mieux les éduquer et éviter toute confusion.

Rappelons tout de même qu'en août 2008 la fondation Mozilla travaillait sur Screaming Monkey, un plugin permettant à Internet Explorer de prendre en charge l'intégralité du moteur Javascript de Firefox...
C'est aujourd'hui de Google enverra 100 000 invitations afin de permettre aux utilisateurs de tester la nouvelle plateforme de communication Google Wave. En mélangeant email, messagerie instantanée et travail collaboratif, Google Wave tente de redéfinir le modèle traditionnel d'échange d'emails.

Sur son blog officiel, Google explique ainsi que ces invitations seront envoyées à trois groupes différents : les développeurs ayant participé au sein de la version apha au mois de juin, les premiers utilisateurs s'étant enregistrés sur la liste d'inscription ainsi qu'une sélection d'administrateurs de comptes Google Apps. Google ajoute : "nous demanderons à ces utilisateurs de première heure de nominer des gens qu'ils connaissent afin de les inviter. Google Wave est d'autant plus utile si vos amis, votre famille et vos collègues l'utilisent également ».

Présenté lors de la conférence Google I/O le 27 mai dernier, Google Wave se distingue du webmail traditionnel. En effet, contrairement au courrier électronique classique qui tente de reproduire le service postal traditionnel en envoyant un message vers un ou plusieurs destinataires, Google Wave créé une conversation (appelée une "wave") directement sur le serveur. Puis l'internaute y invite des gens à participer. Chaque conversation s'apparente donc à un petit wiki privé multimédia. Google publie Wave en open source, ce qui signifie que les autres fournisseurs de courriers électroniques pourront adopter cette technologie. Notons également que les développeurs peuvent écrire leur propre extensions afin d'ajouter de nouvelles fonctionnalités, du jeu en ligne aux informations météorologiques en passant par l'intégration de Google Maps. La dimension open source peut également être utile aux entreprises souhaitant développer des outils répondant aux besoins de leurs employés, par exemple pour le travail collaboratif.

Les ingénieurs précisent que dans cette première version, plusieurs fonctionnalités n'ont pas encore été implémentées. Ainsi il n'est pas encore possible de retirer quelqu'un d'une conversation, il n'y a pas de brouillon avant publication et l'on ne peut pas encore paramétrer les permissions pour chacun des membres d'une "wave". L'on connaissait déjà l'engouement des internautes pour Gmail, il semblerait qu'un phénomène similaire se prépare déjà pour Google Wave.
Peu importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse ? En parallèle de la mission Zelnik lancée par le ministère de la Culture, la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques (SACD) vient de publier une liste de dix propositions visant à améliorer le financement de la création culturelle en France. Parmi dix mesures relativement consensuelles, comme l'application d'une TVA à 5,5%, un raccourcissement de la chronologie des médias ou la création d'une plateforme publique de référencement des œuvres, on trouve une proposition aux accents de serpent de mer : la taxation des revenus issus de la publicité en ligne, de façon à alimenter un fonds de soutien à la création. En ligne de mire : les régies publicitaires, de Google à Microsoft en passant par les grands groupes médias.

Suivre les recettes publicitaires de la TV vers le Web

A même de faire hurler les intéressés, cette suggestion est étayée par le constat suivant : petit à petit, les recettes publicitaires se déportent des canaux traditionnels, à commencer par la télévision, vers le Web. Or les chaines et groupes de télévision participent aujourd'hui de façon non négligeable à la création par le biais d'investissement dont le montant dépend directement de leurs rentrées d'argent. Autrement dit, si des groupes comme TF1, M6 ou Canal+ voient leurs recettes publicitaires dégringoler, les sommes consacrées au cinéma ou aux arts en général baisseront dans des proportions similaires.

Pour la SACD, il est donc nécessaire que les obligations de financement emboitent le pas aux recettes. « Si ce transfert ne s'accompagne pas de la mise en place d'une contribution en faveur de la création et de la diversité culturelle des acteurs générant des recettes publicitaires sur Internet, en lien notamment avec la diffusion de contenus audiovisuels et cinématographiques, il y a fort à craindre que le régime de soutien français à la diversité culturelle soit durablement et fortement déstabilisé », indique-t-elle au point numéro 7 de ses dix propositions.

Pour pallier cette déficience de la télévision, il conviendrait donc de taxer les recettes publicitaires générées sur Internet, « notamment par les sites et moteurs de recherche assurant la diffusion de programmes audiovisuels qui en sont aujourd'hui totalement exonérés », au profit d'un fonds de soutien à la création. Moteurs de recherche, services d'hébergement, sites diffusant des contenus vidéo, la liste des cibles potentielles est longue.

« Les fournisseurs d'accès à internet ont besoin d'une pause fiscale. En revanche les grands oubliés du financement de la création sont les moteurs de recherche qui font l'intermédiaire entre l'internaute et le contenu. Or ce sont les grands gagnants du système », précise Pascal Rogard, président de la SACD.

Afin d'être en mesure de taxer les recettes de sociétés non françaises telles que Google ou Microsoft, la SACD suggère en outre que ces dernières soient taxées à la source, directement chez l'annonceur.

Une idée récurrente

La proposition de la SACD intervient dans un climat propice. Si en France, Internet n'est que le troisième support pour les dépenses publicitaires (graphique ci-dessous), la Toile vient pour la première fois de dépasser la télévision au Royaume Uni, d'après les chiffres du premier semestre de l'année. Et pourtant, l'idée n'est pas neuve. Défendue par cette même SACD début 2007, elle a été étudiée à plusieurs reprises par le Parlement, notamment dans le cadre de la loi de réforme de l'audiovisuel public. Répartition du marché français de la publicité, chiffres IAB 1er semestre 09

Les éditeurs concernés, sites Web, plateformes et moteurs, estiment quant à eux qu'une telle taxe serait préjudiciable aussi bien à leurs activités qu'à celles qu'elle serait censée financer. L'Asic (Association des services internet communautaires) avait joliment résumé son opposition à cette idée en début d'année par la formule suivante : "Taxer la marine à vapeur pour financer la marine à voile".

« Cela participerait à faire de la France un enfer fiscal numérique », estime pour sa part Olivier Esper, responsable des relations institutionnelles de Google France, interrogé par Ecrans.fr. « De plus, la proposition est paradoxale car cela reviendrait à pénaliser les contenus français en ligne alors qu'on devrait au contraire les promouvoir. On devrait également promouvoir les contenus innovants et indépendants, et c'est justement ceux qui vont avoir l'audace de tester les nouveaux outils qui vont se faire taxer », poursuit-il.

La SACD et les éditeurs de service en ligne devraient avoir l'occasion d'exposer leur point de vue aux représentants de la mission Zelnik dans les semaines à venir. Lorsque cette dernière rendra ses conclusions, en novembre prochain, l'idée d'une taxe appliquée aux services audiovisuels en ligne refera donc peut-être surface.
Microsoft annonce de nouvelles mesures de sécurité pour son moteur de recherche Bing et comme à l'accoutumée, celles-ci sont encore réservées pour la déclinaison américaine du service. La firme de Redmond a en effet signé plusieurs partenariats avec la FTC (Federal Trade Commission, chargée de superviser les pratiques commerciales du pays), l'USPIS (service d'inspection des services postaux US) et la Western Union (société spécialisée dans le transfert d'argent).

Ainsi pour certains mots-clés jugés douteux et particulièrement prisés sur les sites frauduleux, comme "crédits », "loterie » ou encore « médecine », Microsoft retournera des annonces de services public afin d'informer les internautes du danger potentiel en les invitant à redoubler de vigilance. En cliquant sur ce lien, l'utilisateur sera redirigé vers un micro site de prévention. La FTC héberge ainsi quelques pages liées à des requêtes d'ordre financier. Microsoft a également mise en place des avertissements similaires.

En 2008, le groupe Consumer Sentinel Network, qui détient une base de données regroupant plusieurs millions de plaintes déposées par les consommateurs auprès de la FTC, aurait reçu 234 000 retours de fraude par Internet. En moyenne, la somme volée par consommateur est de 440 dollars. Nancy Anderson, conseiller général de Microsoft, déclare ainsi : "nous pensons que ce programme permettra une meilleure lutte contre le scam en rappelant aux consommateurs qu'ils peuvent faire jouer leur droits quand ils en ont le plus besoin". De son côté, David Vladeck, directeur du département de protection des consommateurs de la FTC, affirme : "coupler des annonces de service public à un moteur de recherche peut se révéler très efficace car ces dernières ciblent l'internaute qui a justement besoin de trouver des informations (...) nous encouragerons les autres moteurs de recherche à en faire de même" .
Comment percer dans la jungle des réseaux dédiés à la rencontre lorsqu'on est un nouveau venu ? L'une des solutions consiste à adopter l'antithèse du politiquement correct, en construisant son propos sur des bases que d'aucuns qualifieront de choquantes. Adopteunmec voulait faire de l'homme un objet, que la femme n'avait qu'à jeter dans son chariot de supermarché. Gleeden, qui ouvrira ses portes dans le courant du mois de novembre, a quant à lui choisi de se différencier à l'aide d'un principe sur lequel la morale bien pensante jette encore l'anathème : les relations extra-conjugales.

« Un site qui révolutionne l'image de la rencontre adultérine, auparavant puissant tabou virtuel et aujourd'hui pratique libérée et vécue en élégance grâce à Gleeden », lit-on sur le site, où l'on peut pour l'instant s'inscrire afin d'être prévenu lors de l'ouverture définitive.

« Sur les sites pour célibataires, un inscrit sur trois est déjà un marié qui ne se déclare pas. Sur les 12 millions de membres de Meetic, ils seraient 4 millions », explique au Parisien Teddy Truchot, l'un des directeurs de la société américaine BlackDivine, à l'origine du service. « Aujourd'hui, il y a d'un côté la rencontre normale sur Amoureux.com et, à 180 degrés, la rencontre érotique. Entre les deux : rien. Sur notre site, les gens mariés peuvent déclarer leur statut et leur quête de sensations hors du couple », précise-t-il encore : « On ne pousse pas à l'infidélité, on ne fait que répondre à un besoin ».

Pour garantir aux hommes et femmes mariés des rencontres virtuelles en toute tranquillité, Gleeden mise sur une "modération exigeante", ainsi que sur des fonctionnalités sociales avancées et une apparence bien léchée. Le site, qui fonctionnera sur un modèle payant, basé sur l'achat de « crédits », n'est toutefois pas sectaire : on pourra s'inscrire même si l'on est célibataire.
Qu'il s'agisse du marché grand public ou professionnel, Microsoft et Google multiplient les partenariats afin d'augmenter les parts de marché de leurs produits respectifs. C'est ainsi que Microsoft signe différents contrats avec les opérateurs mobiles afin de configurer par défaut son moteur de recherche sur les terminaux. C'est ainsi que Google tente de convoiter les entreprises avec des outils de migration depuis Exchange vers Google Apps.

Plus récemment, c'est l'infrastructure de courriers électroniques de la mairie de Los Angeles qui oppose les deux firmes technologiques, un contrat estimé à 7,25 millions de dollars. Le L.A Times rapporte en effet que selon Tony Cardenas, membre du conseil municipal local, Steve Ballmer et Eric Schmidt, respectivement PDG de Microsoft et de Google, ont annoncé qu'ils étaient très intéressés par cette opportunité.En effet, Bernard C. Parks, un autre membre du conseil, explique que pour la société choisie par le DSI de la mairie "il s'agirait d'un contrat déterminant qui pourrait ouvrir une série de partenariats similaires à travers le pays ". A l'heure actuelle, Microsoft Office détiendrait 70% du marché professionnel, des revenus annuels estimés à 20 milliards de dollars. De son côté Google a signé plusieurs partenariats avec différentes universités du pays.

A propos de cette affaire, David B. Yoffie, un professeur de stratégie commerciale de l'Université de Harvard, déclare : "c'est l'histoire de deux sociétés très importantes qui s'affrontent pour dessiner l'avenir et l'image du monde technologique de demain". D'un côté Google proposerait une solution globalement moins onéreuse mais Microsoft répond davantage aux problèmes de sécurité en proposant aux entreprises d'installer Exchange sur leur propres serveurs.
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