News WEB

Le géant des algorithmes n'a pas qu'un tour dans son sac. Google, champion des moteurs de recherche, vient d'annoncer le rachat de la société reCaptcha. Cette dernière est à l'origine du système anti-spams, basé sur la reconnaissance, par les humains, de caractères plus ou moins lisibles, numérisés dans des livres anciens.

Et d'une pierre, deux coups. En rachetant cette société fondée à l'université Carnegie Mellon (USA), Google va bénéficier d'une armée d'internautes « bénévoles » pour améliorer son système de reconnaissance optique. ReCaptcha fournit aux sites souscripteurs une image de mot que les outils de reconnaissance otique n'arrivent pas à lire. Les internautes sont ainsi amenés, en validant leur commentaire, inscription ou autres, à recopier les mots qu'ils déchiffrent afin de prouver qu'ils ne sont pas des « robots » (MAJ : l'un des mots est connu du système, l'autre non). ReCaptcha, qui est chargé de numériser, avant 2010, 130 ans d'archives du New York Times, entraine ainsi ses outils de reconnaissance optique à lire comme des humains (reste à bien protéger ces données des spammeurs). Le service fournit ainsi 30 millions d'images par jour à pas moins de 100.000 sites.

Une stratégie qui n'est pas nouvelle, puisqu'avec Google Answers et Image Labeler, Google employait déjà les mêmes méthodes. Le premier service est une base de connaissances où ce sont les internautes eux-mêmes qui proposent des réponses aux requêtes. Tandis qu'Image Labeler, est un jeu où les internautes sont sollicités pour décrire une image et lui associer des mots-clef. Mais, contrairement à Google Answers, où les contributeurs peuvent gagner quelques dollars, Image Labeler ne paye pas. Pas folle l'abeille. Dommage, car, comme le démontraient les initiatives de Nathan Eagle, chercheur au Santa Fe Institute, ce type de « nanojob » pourraient bien devenir légion.
Microsoft annonce ce soir la mise en ligne de la première version d'essai privée de ses Office Web Apps. Derrière cette appellation, dorénavant officielle, on retrouve les versions Web, utilisables donc depuis un navigateur Internet, de Microsoft Word, Microsoft Excel et Microsoft Powerpoint. La version web de Microsoft OneNote devrait en effet être disponible un peu plus tard. Pour l'instant limitée aux marchés américain et japonais, la version Tech Preview des Microsoft Office Web Apps fonctionne avec les navigateurs Internet Explorer 7.0/8.0, Firefox 3.5 et Safari 4.0.

D'ici à la fin de l'année, Microsoft devrait proposer une version Beta accessible à tous de ses Microsoft Office Web Apps. Rappelons que les applications web de la suite bureautique Office seront gratuites. Pour l'heure, la technologie SilverLight n'est toujours pas utilisée dans les Microsoft Office Web Apps. De même, si Microsoft Excel et Microsoft PowerPoint permettent de créer et d'enregistrer des documents, Microsoft Word est cantonné à la seule lecture de ses derniers dans cette version Tech Preview.
A peine plus d'un an après son lancement, le navigateur Google Chrome passe officiellement en version 3.0. La firme de mountain View annonce que pour cette nouvelle mouture 51 développeurs ont rassemblés leurs efforts, lesquels ont publié 21 bêtas, 15 mises à jours stables et corrigé précisément 3505 bugs.

En comparaison à la première bêta du logiciel, Chrome 3.0 afficherait des performances JavaScript 150% plus rapides ; une optimisation estimée à +25% par rapport à Chrome 2.0. Au fil des mois, la page d'accueil a subi quelques modifications, par exemple pour laisser l'utilisateur ré-ajuster les vignettes, les remplacer par une simple liste de liens ou créer ses propres raccourcis.

Chrome 3.0 embarque de nouvelles technologies du HTML 5 notamment la balise permettant l'ajout d'un clip vidéo au sein d'une page web et sa lecture sans nécessiter de plugin particulier. Les ingénieurs ont d'ailleurs mis au point un site via lequel il est possible de tester d'autres fonctionnalités du HTML notamment avec la prise en charge des balises et .

Notons finalement que la version 3.0 inclut également la possibilité de personnaliser l'apparence du navigateur avec un système de thèmes. En revanche, aucune information n'a été mentionnée quant à la date de publication des versions stables pour Mac OS X et Linux.
Revirement en vue dans le processus d'attribution de la quatrième licence 3G ? Nicolas Sarkozy se serait récemment dit "réservé" quant au choix d'un quatrième opérateur de téléphonie mobile. Une déclaration surprenante, dans la mesure où le Premier ministre François Fillon a donné le 1er août dernier le coup d'envoi de l'appel d'offre lié à cette nouvelle licence 3G.

« Je suis assez sceptique et réservé sur le choix d'un quatrième opérateur de téléphonie mobile. Car le prix le plus bas n'est pas forcément le meilleur », aurait déclaré en début de semaine le chef de l'état à l'occasion d'une réception privée organisée à l'Elysée. Rapportés par l'AFP, ces propos n'ont pas manqué de provoquer un certain émoi, notamment chez l'association UFC Que-Choisir qui s'est dite "un peu dépitée".

« On est un marché, le seul à ma connaissance, où on a eu une condamnation des trois opérateurs, qui se partagent 95% du marché, pour entente. Depuis cette condamnation, on n'a pas vu un bouleversement dans leurs politiques tarifaires », a déclaré à l'AFP Edouard Barreiro, de l'UFC. « On voit une relation entre le lobby très important des opérateurs, et leurs déclarations fracassantes à la Commission européenne, et les propos de Nicolas Sarkozy ».

Une thèse qui, s'il est avéré que Nicolas Sarkzoy a bien tenu ces propos, irait dans le sens des déclarations de Xavier Niel, PDG d'Iliad, candidat déclaré à l'obtention de la quatrième licence. Selon lui, une coalition "tout sauf Free" s'organiserait pour permettre à d'autres acteurs que les trois opérateurs actuels de s'associer pour entrer dans la téléphonie mobile.
Pour répondre à la sortie du livre choc qui dénonce de potentielles irrégularités dans le processus électoral ayant conduit Martine Aubry à la présidence du parti socialiste, Ségolène Royal avait tout prévu. A commencer par une nouvelle version de son site Internet, Désirs d'avenir, qui pour l'occasion perdait son .org au profit d'un .com. Mis en ligne mardi, ce dernier profite d'une notoriété sans précédent. Principalement parce que dans une allocution vidéo publiée en début de soirée, la présidente de Poitou-Charentes y donne son avis sur la polémique en cours, mais pas seulement. Certains technophiles se sont rapidement donné le mot pour que circule l'adresse du site, tant son design passé de mode et sa réalisation bancale les ont fait rire. En quelques heures, le nouveau Desirsdavenir.com devient le sujet in sur les réseaux sociaux Twitter et Facebook, et donne naissance à divers détournements humoristiques.

Inutile d'être versé en technologies du Web, en ergonomie ou en accessibilité pour comprendre que le site ne répond pas aux critères esthétiques valables sur la Toile en 2009. Le site s'ouvre sur une image de paysage, au centre de laquelle on trouve un lecteur vidéo qui se lance automatiquement, encadré de deux séries de liens dont certains fonctionnent.. et d'autres non. Passé la page d'accueil, on arrive sur une implémentation basique du gestionnaire de contenus Joomla (CMS, gratuit) avec, là encore, des liens qui parfois n'aboutissent pas. Mercredi après-midi, le site retourne régulièrement des erreurs 500.

Sur le Web, on ne mâche pas ses mots, surtout losqu'on peut s'offrir une telle cible de choix. Twitter, Facebook, forums et commentaires sur les sites d'actualité : les réactions fusent. "Suicide numérique" pour les uns, "epic fail" pour les autres, le nouveau desirsdavenir donne surtout envie de rire. Sur les forums Clubic, certains vieux de la vieille ne manqueront pas de glisser une allusion à Jvachez ;-)

"Aujourd'hui, pour 41.000 euros on n'a plus rien", résume-t-on sur Twitter. C'est là que le bât blesse : les sites mal faits sont légion sur Internet, mais la plupart du temps, ils ne sont pas facturés 41.000 euros. Plus précisément, 41.860 euros si l'on en croit le site de L'Express, qui révèle le montant de la facture adressée à Pierre Bergé, le principal soutien financier de Ségolène Royal. Cerise sur le gâteau, desirsdavenir aurait été réalisé par une agence inconnue sur la place de Paris, mais dirigée par le compagnon de cette dernière ! Certes, d'autres fonctionnalités seraient censées voir le jour, mais tout de même.

Un site que n'auraient pas renié les fondateurs de Frontpage, un tarif exorbitant, une mise en scène qui intervient dans un contexte politique troublé : tous les ingrédients sont réunis pour que l'esprit potache des internautes se déchaine. Très rapidement nait un générateur de site, puis les inévitables parodies, Désirs d'endives d'inspiration Raëlienne et Désirs de fail, plein d'Artworks et de .gif animés, sans oublier le site qui se fait fort de recenser toutes les allusions à ce est qui est devenu, pour quelques heures au moins, un véritable mème.

Ségolène Royal n'aurait sans doute pas fait mieux si elle avait choisi de mettre en place une stratégie de communication basée sur l'auto-dérision. Elle ne serait en revanche sans doute pas allé jusqu'à procéder à un nouveau détournement du film La Chute tel que celui qui suit... Les internautes attendent maintenant avec impatience de voir ce que donnera le futur réseau social en projet à l'UMP. Là, on parle en effet d'un budget de 500 000 euros.

Mise à jour, 17/09, 10h50 : Le site a évolué dans la nuit. La vidéo ne se lance maintenant plus par défaut, et un nouveau fond de page a fait son apparition, assurant la promotion de la Journée de la Fraternité organisée le 19 septembre prochain à Montpellier. Du côté technique, quelques évolutions également, pas toujours très pertinentes...
Cet été, l'association des éditeurs de journaux américains s'est interrogée sur les nouveaux moyens possibles pour redynamiser son marché et augmenter ses revenus. C'est ainsi que plusieurs grandes firmes, dont Microsoft, Google ou IBM, ont été consultées à ce sujet afin d'obtenir de nouvelles pistes d'exploration.

Pour sa part, la firme de Redmond a publié un concept baptisé "Next-Generation Newspaper". L'interface utilisateur du produit en question aurait été travaillée conjointement avec la firme Sobees et tente d'illustrer plusieurs idées. Microsoft propose alors une page personnalisable composée de plusieurs modules intéractifs présentant différents types de médias de manière contextuelle. Ces éléments sont retournés via des flus RSS (textes, photos, videos) provenant de différentes sources. Cette page est censée fonctionner sous n'importe quel système d'exploitation, au travers de n'importe quel navigateur et peut être consultée hors connexion. Les revenus seraient principalement générés par de la publicité contextuelle et un système de contenu premium.

Ce "journal de nouvelle génération" utiliserait plusieurs technologies de la société de Redmond, notamment SharePoint, pour la collaboration éditoriale et la gestion du contenu provenant des partenaires, PlayReady, pour protéger les droits d'utilisation de ce contenu ou encore les services Windows Live pour en améliorer l'interface utilisateur et ajouter des fonctionnalités communautaires.

Notez que la firme Sobees propose un programme très similaire utilisant la technologie Silverlight de Microsoft. Retrouvez le concept dans son intégralité ici (PDF).
Voté mardi à l'Assemblée nationale, le second volet de la loi Hadopi a fait l'objet aujourd'hui d'un examen par la commission mixte paritaire, qui réunit sept sénateurs et sept députés. Ces derniers n'ont pas mis longtemps à délibérer, et se sont entendus sur un texte identique à celui qui a été approuvé par l'Assemblée. La majorité UMP et centristes a voté en faveur du texte, alors que les représentants PS et PCF, ont voté contre, comme ils l'avaient fait mardi.

Le texte va donc maintenant poursuivre sa route pour un dernier vote solennel : le 21 septembre au Sénat puis le lendemain, 22 septembre, à l'Assemblée nationale. Il devrait alors faire l'objet d'un recours déposé devant le Conseil constitutionnel par les députés PS et PCF, qui entendent notamment dénoncer le recours à l'ordonnance pénale, et tenter d'obtenir une nouvelle censure du texte. Retrouvez notre rappel des enjeux liés au projet de loi Hadopi 2, ainsi que les reproches formulés à l'encontre du texte.

Mise à jour, 22h15 : "La navette parlementaire a ainsi joué son office, chaque assemblée parlementaire ayant pu apporter sa pierre à l'édifice dans un esprit constructif et pédagogique", se félicite dans un communiqué Michel Thiollière, rapporteur du projet de loi pour le Sénat. Il souligne par ailleurs qu'en tirant les conclusions de la décision du Conseil constitutionnel du 10 juin dernier, cette nouvelle loi insère un maillon devenu manquant entre, d'un côté, l'action préventive de la HADOPI et, de l'autre, la voie pénale existante et permet donc de redonner une portée pédagogique à la lutte contre le phénomène du piratage des oeuvres culturelles sur Internet. Un avis qui reste loin de faire l'unanimité !
Hier nous apprenions que Microsoft travaillait sur une nouvelle version de son moteur de recherche Bing. Plusieurs employés de la société avait en effet publié des messages sur le site Twitter. Aujourd'hui nous découvrons une nouvelle option de recherche baptisée Visual Search.

Cette nouvelle fonctionnalité permet à l'internaute de naviguer les résultats de recherche par vignettes plutôt que par liens texte traditionnels. Pour l'heure, l'équipe a implémenté Visual search autour de quatre domaines : le voyage, la santé, les loisirs et le shopping. Yusuf Medhi, vice-président des services web chez Microsoft, explique : "le concept global, c'est que les moteurs de recherche vont changer". Il ajoute : "les gens chercheront de manière plus graphique et cela marquera un tournant sur la manière dont ils effectuent leurs requêtes ».

La technologie de Visual Search est couplée au plugin Silverlight. Pour y accéder, il faudra changer les paramètres de Bing par défaut et choisir de le localiser aux Etats-Unis. Don Dodge, directeur de la stratégie financière de la société, explique à la BBC qu'il s'agit également d'un meilleur modèle économique. "il y a beaucoup de revenus publicitaires liés au domaine du shopping ou du voyage. Donc il ne s'agit pas simplement d'offrir une meilleure ergonomie de recherche, c'est aussi une meilleure stratégie commerciale". Avec Visual Search, Microsoft semble parier sur une recherche plus multimédia, un mouvement amorcé par Yahoo! et sa technologie Search Monkey.

Testez Bing Visual Search.
Google a dévoilé lundi un nouveau lecteur de news : Fast Flip. Cette application web permet aux internautes d'accéder à des articles présentés sous la forme de pages web (vignettes) et de les feuilleter (flip) virtuellement. Le but de Google consiste à apporter à ses utilisateurs un confort qui se rapproche de la lecture d'un magazine et, bien entendu, d'en tirer profit.

Les articles sont classés par catégories : technologies, économie, politique, divertissement, articles les plus populaires, etc. L'internaute peut passer très rapidement d'un article à l'autre en pointant sur les flèches à droite ou à gauche des séries de vignettes. Lorsque l'internaute double-clique sur un article/vignette, il accède directement au site web du journal concerné. Néanmoins, en un seul clic, la lecture depuis la vignette choisie est aisée.

Les inquiets s'interrogeront sur le respect de la propriété intellectuelle, l'audience que les journaux peuvent générer ainsi que le partage des revenus publicitaires que peut engranger Google par ce biais. Pour les rassurer, la société internet américaine affirme indexer et capturer les images d'articles produits par des sites web partenaires... consentants, par conséquent.

Encore au stade expérimentale, Fast Flip est disponible dans sa version US via Google Labs.
Celui qui n'a pas connu la file d'attente matinale près des bornes RATP le premier jour du mois n'appréciera sans doute pas l'annonce à sa juste valeur, mais la RATP vient de lancer un programme de test visant à permettre le rechargement de son pass Navigo directement depuis le domicile de l'abonné, au moyen d'un lecteur de cartes USB et d'un ordinateur connecté à Internet.

Baptisé "Mon e-guichet", ce service requiert donc l'acquisition d'un lecteur de cartes compatible. Fourni par Gemalto, il sera vendu 15 euros. Le service de règlement en ligne est quant à lui gratuit, alors que le prix du forfait transports en commun reste inchangé. La RATP indique avoir contacté par email quelque 100.000 de ses clients pour leur proposer de participer à cette phase de test grandeur nature. En cas de succès, le programme devrait ensuite être étendu à tous les clients intéressés, début 2010.

Pour les non Parisiens, rappelons que le pass Navigo est le badge fourni par la RATP à ses abonnés en vue de leur accès aux autobus et rames de métro de la capitale. Il fonctionne sur la base d'un abonnement hebdomadaire ou mensuel, qu'il est possible de régler par prélèvement bancaire ou, chaque mois, via des bornes dédiées, présentes dans toutes les stations de métro de Paris. De son côté, la SNCF devrait lancer cette semaine un programme de test similaire, destiné aux utilisateurs de son Transilien (trains d'Ile-de-France).
LoadingChargement en cours