News WEB

La fondation Mozilla a mis à jour la feuille de route du navigateur Firefox avec notamment les dates de disponibilité des versions 3.6, 3.7, et 4.0. Non définitives, ces informations devraient ainsi être modifiées au fil du temps mais révèlent tout de même plusieurs informations importantes.

De son nom de code Namoraka, Firefox 3.6 est prévu pour le troisième ou quatrième trimestre de cette année (octobre/novembre selon la feuille de route). Namoraka devrait embarquer le gestionnaire de thèmes Personas permettant très simplement de personnaliser les barres d'outils du navigateur en y présentant une image de fond. Le moteur Javascript Tracemonkey devrait également être optimisé tout comme le temps de démarrage du logiciel. Firefox bénéficiera aussi d'une meilleure intégration à Windows 7 et sera livré en même temps que Fennec 1.0.

La mouture suivante, 3.7, apportera des fonctionnalités de synchronisation de favoris ainsi que la possibilité de créer des SSB (Site Specific Browsers) permettant à l'internaute d'appliquer à un service web sa propre fenêtre. Cette fonctionnalité est déjà disponible au sein de Safari et Chrome. Pour ce faire, Mozilla devrait utiliser la technologie de Prism. Notons que le langage XUL, utilisé pour l'interface graphique du logiciel, prendra en charge les animations. Tracemonkey sera davantage optimisé afin de permettre un chargement encore plus rapide des pages web. Notons que les plugins bénéficieront de leur propre processus ce qui devrait améliorer la stabilité du logiciel. Firefox 3.7 devrait être disponible au premier semestre 2010 (février/avril).

Contrairement aux versions précédentes, Firefox 4 est présenté comme une mise à jour majeure du navigateur. Il sera livré en même temps que sa version mobile Fennec 2. Après avoir implémenté la technologie de synchronisation de favoris, Mozilla finalisera l'intégration de Weave afin que l'internaute retrouve non seulement ses sites préférés mais aussi d'autres types de données comme son historique de navigation. Le gestionnaire d'extensions sera revu de fond en comble avec l'introduction de Jetpack. Ce nouveau système est basé sur l'usage de langages web (HTML/CSS/JavaScript) et facilite donc le développement des extensions tout en assurant une compatibilité avec les versions ultérieures du navigateur. Enfin Mozilla peaufinera à nouveau le moteur JavaScript Tracemonkey. Firefox 4.0 est attendu au second semestre 2010 (octobre/novembre).

Firefox 3.7 et 4.0 devraient progressivement apporter une toute nouvelle interface graphique plus épurée. Au travers des concepts qui ont été publiés par Mozilla il se pourrait que la barre des onglets soit replacée au-dessus de la barre d'adresse. Retrouvez de plus amples informations la feuille de route de Firefox.
Quand on parle téléchargement, et à plus forte raison téléchargement illégal, on pense généralement à la musique, aux films, puis aux séries TV ou aux logiciels, mais on imagine assez mal que le livre, objet physique par excellence, puisse faire l'objet d'un piratage de masse. Sans qu'on sache si le phénomène est dû au récent décollage du marché des lecteurs d'ebooks, aux programmes de numérisation de certains acteurs privés du Web, ou à l'intérêt sans faille dont fait preuve l'internaute pour les choses du sexe, il semblerait bien que le livre se télécharge sur Internet.Sur BitTorrent par exemple, où les volumes échangés sont devenus suffisamment importants pour que l'on puisse établir un classement des ouvrages les plus demandés. Ô surprise, la place de numéro un est occupée par un vieux de la vieille, un indémodable : le Kamasutra.

Ce top 10 des livres les plus courus sur les réseaux P2P nous vient de Freakbits, site satellite du fameux TorrentFreak, qui évoque des volumes compris entre 100 000 et 250 000 téléchargements. En tête de liste, on retrouve donc le Kamasutra, suivi d'un guide pratique dédié à la retouche d'images, Adobe Photoshop Secrets. Suit, en 3e position, un Guide du sexe pour les nuls, puis les Carnets secrets de Léonard de Vinci.

Dans la seconde moitié du tableau, on trouve Solar House A Guide for the Solar Designer, destiné aux amateurs d'énergie solaire, puis Before Pornography Erotic Writing In Early Modern England, la série Twilight, How To Get Anyone To Say YES The Science Of Influence, un ouvrage dédié à la photographie de nus (Nude Photography The Art And The Craft) et pour finir, un guide de bricolage (Fix It How To Do All Those Little Repair Jobs Around The Home).

Du sexe sous différents angles, de l'art à la pornographie en passant par le guide censé rassurer les débutants, des ouvrages pratiques, un surprenant intérêt pour Leonard de Vinci : on remarque qu'à l'exception de Twilight, ce top 10 ne correspond guère aux succès de librairie. De là à dire que les internautes sont tous des obsédés peu doués de leurs mains mais fascinés par les vampires et la Joconde, il n'y a qu'un pas, que nous ne franchirons bien évidemment pas ;-)
Après de multiples déboires avec la SACEM, l'organisme chargé de la collecte et de la répartition des droits d'auteurs, le site Radio.Blog.Club a été condamné à payer plus d'un million d'euros de dommages et intérêts. En mars 2007, la SACEM fit fermer le site et demandait à ce que les administrateurs reversent 8% de leur chiffre d'affaire afin de rémunérer les artistes diffusés. De son côté Radio.blog.club jugeait cette somme bien trop importante et avançait que seuls 16% des recherches concernaient des morceaux français sur un site était consulté à 70% par des étrangers. Rappelons que Radio.blog.club, édité par la société Mubility, est un petit script basé les technologies web Javascript, Flash et PHP afin de permettre d'insérer un lecteur de musique sur une page web ou un blog.

Le fondateur de la société Benoît Tersiguel avait envisagé retirer les titres français de son catalogue. Cependant, après avoir migré les serveurs et envisager l'expatriation à l'étranger, à la réouverture du site, des titres d'auteurs français étaient toujours disponibles à l'écoute. Cependant jeudi dernier, le tribunal correctionnel de Paris a tranché en faveur de la SACEM. Selon une dépêche de l'AFP reprise par Le Monde, les juges ont déclaré que Radio.Blog.Club était "un logiciel conduisant à l'écoute et au partage non autorisé d'oeuvres musicales protégées".

M. Tersiguel et son père écoperont d'une peine d'un an de prison avec sursis et 10 000 euros d'amende. Cependant, la Société civile des productueurs de phonogrammes (SCPP) et la Société des producteurs de phonogrammes en France (SPPF) ont également obtenu des dommages et intérêts lesquels s'élèvent respectivement à 871 000 euros et 218 000 euros ; une somme évaluée au chiffre d'affaire de la firme Mubility entre 2006 et 2007.
Le 30 juillet dernier, Volnay Publication France a déposé son bilan au tribunal de commerce de Nanterre. L'éditeur, qui publie notamment SVM (110 000 exemplaires OJD DFP 2008), PC Expert (42 000) et SVM Mac (34 000), n'est pas parvenu à résister à la crise du marché publicitaire, particulièrement sévère pour la presse spécialisée. Le Tribunal a autorisé mercredi le rachat de Volnay par NextRadioTV, propriétaire de radios (RMC, BFM), de BFM TV et de plusieurs magazines high-tech via sa filiale Groupe 01 (L'ordinateur individuel, Micro Hebdo, 01net.com).

« La reprise des actifs de Volnay va permettre à NextRadioTV de conforter sa position de leader dans le domaine de la presse high-tech et d'optimiser les synergies entre ses différents magazines », a expliqué hier le groupe dans un communiqué. « La poursuite de l'exploitation des titres de presse de Volnay et l'intégration de 19 salariés au Groupe 01 devrait avoir un impact positif sur ses comptes dès 2009 et générer environ 6 millions d'euros de chiffre d'affaires supplémentaire en 2010 », a-t-il ajouté.

D'après Le Figaro, Volnay comptait jusqu'ici 57 salariés. La société avait enregistré un déficit de 2,5 millions d'euros en 2008 et tablait sur un déficit de 1,9 million d'euros en 2009, pour 8,6 millions d'euros de chiffre d'affaires.
Concurrent du français Dailymotion, YouTube aurait engagé des négociations avec des studios dans le but de proposer à la location les films de leur catalogue, rapporte le Wall Street Journal. YouTube aurait engagé des pourparlers avec Lionsgate Entertainment, Sony et Warner Brothers pour obtenir l'autorisation de diffuser en streaming des longs métrages récents, la plateforme proposant d'ores et l'accès gratuits à des classiques.

Si un accord était conclu, la plateforme vidéo détenue par Google entrerait en compétition avec des acteurs comme Apple, Amazon et Netflix. Rien n'est encore signé. Aujourd'hui, YouTube génère une audience considérable en proposant l'accès à un large portefeuille de vidéos chargées (upload) par des amateurs et par des producteurs professionnels. Le site réalise la majorité des ses revenus par le biais de la publicité et de partenariats avec des entreprises.

Interrogé mercredi par le quotidien financier, un porte-parole de YouTube a déclaré : « bien que nous ne commentions pas les rumeurs et spéculations, nous espérons développer à la fois nos relations avec les grands studios de cinéma ainsi que la sélection et le type de vidéos que nous offrons à notre communauté. »
Le vendredi 13 mars dernier, l'organisation européenne pour la physique nucléaire, plus connue sous le nom de CERN, fêtait les 20 ans du web. C'est en effet en mars 1989 que Tim Berners-Lee proposa le premier schéma de ce qui s'appellera plus tard le World Wide Web. Cependant, quelque vingt ans auparavant le 2 septembre 1969, dans un laboratoire de l'université de Californie à Los Angeles, deux ordinateurs séparés par un câble de 4m 50 échangèrent des paquets de données.

Bientôt d'autres universités viendront se joindre au projet baptisé Arpanet, et le premier noeud fut créé avec l'institut de recherche de Standford, suivi par l'université de l'Utah et l'université de Santa Barbara. Développé en pleine guerre froide Arpanet devait être un réseau de communication capable de résister à une attaque nucléaire. En 1971, 23 noeuds furent créés et 111 noeuds en 1977. Le protocole de communication NCP (poste-à-poste) fut mis au point en décembre 1970 par Steve Crocker et adopté sur le réseau Arpanet deux ans plus tard. En 1972 Robert E. Kahn, ayant travaillé sur l'architecture d'Arpanet, en fit la première démonstration publique. Par la suite, il remplaça le protocole de communication NCP par ce qui deviendra le TCP/IP permettant de vérifier le transfert des fichiers d'une machine à l'autre.

D'autres initiatives similaires furent établies autour du monde : l'infrastructure militaire américaine RAND, le système de transaction financières anglais NPL et le réseau scientifique français CYCLADES. Le transfert de paquets fut optimisé en Angleterre pour les transactions financières opérées sur NPL. Enfin le modèle d'interconnexion entre plusieurs machines fut mis en place sur CYCLADES afin de décentraliser l'information. Toutes ces technologies fusionnèrent le 28 février 1990.

L'actuel directeur du consortium W3C, Tim Berners-Lee, inventa de son côté le lien hypertexte et le langage HTML, un système permettant de structurer les projets des différents chercheurs du CERN. Le premier navigateur fut mis au point en 1990, il s'appelait alors WorldWideWeb et fut basé sur l'architecture des ordinateurs NeXT, une firme créée par un certain Steve Jobs en 1985 après son premier départ d'Apple.

Crédits : Wikipedia
Cinq ans et demi après avoir enregistré un brevet pour sa page d'accueil, la firme de Mountain View a obtenu raison et dispose désormais de droits déposés pour une page web décrite en tant qu'"interface utilisateur graphique d'un terminal de communication pour écran ".

Minimaliste au possible, Google.com ne présente qu'un champ de recherche accompagné de deux boutons et de quelques liens mais le dépôt de ce brevet reste assez flou. En effet, entre la date de soumission et d'obtention, la page de Google a été modifiée à plusieurs reprises, par exemple pour l'ajout des liens vers Google News ou Google Blog Search. La firme de Mountain View a donc pris soin de rester relativement évasive sur son architecture. Cette initiative pourrait alors compromettre l'interface utilisateur de nombreux moteurs de recherche concurrents d'autant que sur les schémas fournis par les avocats de la société, le logo de Google est représenté en pointillés signifiant qu'il n'est pas l'objet essentiel du brevet et mettant en évidence le champ de recherche et les deux boutons placés ci-dessus.

Il faut dire que la simplicité de la page d'accueil de Google est connue de millions d'internautes et symbolise véritablement la philosophie de la société. Reste à savoir si cette dernière brisera sa fameuse devise Don't Be Evil en forçant les autres moteurs de recherche à changer l'interface de leur page d'accueil.

Crédits : ValleyMag
Selon un récent rapport publié par l'Idate, le déploiement de la fibre optique enregistre toujours une forte progression et pourrait recueillir 140 millions d'abonnés à travers le monde d'ici 5 ans.

Le marché principal de la fibre optique repose sur les technologies FTTH (Fiber To The Home) et FTTB (Fiber To The Building) qui regroupent 61% des abonnés connectés à la fibre. Il s'agirait d'ailleurs des architectures les plus économiques et les plus souples pour les opérateurs souhaitant augmenter leur bande passante dans les régions fortement peuplées. Fin 2008, nous comptions 29 millions d'abonnés au FTTB et FTTH avec 8 millions de nouveaux arrivants, soit une croissance globale de 39% sur douze mois.

Avec 5 millions de nouveaux inscrits en un an, la zone Asie-Pacifique - et plus particulièrement le Japon et la Corée du Sud - domine le marché de la fibre FTTH/B. Entre décembre 2007 et décembre 2008, le nombre d'utilisateurs serait passé de 17,9 millions à 22,7 millions. De l'autre côté du globe terrestre, les Etats-Unis totalisent 16% des abonnés à l'échelle mondiale. La fibre FTTH et FTTB affiche d'ailleurs le plus fort taux de croissance avec une progression de 90% en 2008 et 1,9 million de nouveaux utilisateurs. L'accélération se fait également sentir sur le vieux continent avec véritablement six pays dynamiques: la Suède, l'Italie, la Norvège, la France, le Danemark et les Pays-Bas. A la fin de l'année dernière l'Europe représentait 5% du marché mondial de la FTTH/B et comptait 1,5 million d'abonnés.
Il y a un an Google coupait court à la rumeur et dévoilait son navigateur Chrome. Basé sur Webkit et doté du moteur JavaScript V8 ultra-rapide, Chrome relança de plus belle la course aux navigateurs en affichant d'emblée des performances au moins égales à celles de Firefox 3 et Safari 3. En présentant une interface relativement simple et dépouillée, Chrome remit au goût du jour une ergonomie adoptée par Opera en replaçant la barre des onglets au-dessus de la barre d'adresse ; une interface qui semble désormais dessiner l'avenir de Firefox. Un an plus tard, Chrome devance déjà Opera et affiche une part de marché de 2,8%, laquelle devrait probablement augmenter puisque la firme de Mountain View commence à signer des accords de distribution avec les fabricants informatiques.

Sur son blog officiel, Google fête également les 10 ans de la plateforme de publication hébergée Blogger fondée par Pyra Labs le 23 août 1999 et rachetée en février 2004 par Google. Il y a cinq ans, le réseau comptait 250 000 utilisateurs contre plus de 300 millions aujourd'hui. A cette occasion, Google met à disposition quelques petites nouveautés. Ainsi l'équipe annonce un partenariat avec Socialvibe permettant aux bloggers d'ajouter un widget afin de supporter une oeuvre caritative. De son côté, l'équipe d'InfoThinker a publié une version gratuite de l'application Blogpress pour iPhone et iPod Touch. Notons également quelques améliorations du service avec une meilleure gestion des labels attribués aux billets, la possibilité d'envoyer un article de Google Reader directement sur Blogger ou encore l'intégration du protocole pubsubhubbub permettant d'obtenir un flux RSS mis à jour dynamiquement en temps réel.
Frédéric Mitterrand n'entend pas se dessaisir du dossier Hadopi et l'a fait savoir jeudi en annonçant, à l'occasion d'une conférence de presse organisée rue de Valois, la mise en place d'une "mission Création et Internet". Cette dernière aura jusqu'au mois de novembre pour élaborer et présenter une série de mesures susceptibles d'assurer le développement de l'offre culturelle légale sur Internet et améliorer la rémunération des créateurs. A sa tête, on trouve Patrick Zelnik, patron du label indépendant Naïve (chez qui on trouve Carla Bruni), l'ancien ministre de la Culture Jacques Toubon et Guillaume Cerutti, ancien responsable de la DGCCRF, aujourd'hui PDG de la maison de ventes aux enchères Sotheby's.

Il ne s'agit pas de se substituer au projet dissuasif d'Hadopi, dont le second volet doit faire son retour devant le Parlement dans le courant du mois de septembre, a bien laissé entendre le ministre de la Culture. « L'utopie n'est pas une alternative à l'Hadopi », a-t-il ironisé, avant d'expliquer : « la lutte contre le piratage des œuvres organisée par ces textes constitue une condition nécessaire, mais non suffisante, pour faire d'Internet un vecteur privilégié de la diffusion de contenus culturels ».

La "mission Création et Internet" se positionnerait donc comme le parfait complément, visant à « mettre en place des mesures d'accompagnement pour faire comprendre que l'objectif du gouvernement est à la fois de servir les internautes, de protéger les droits d'auteur et d'apporter une régulation dans un marché actuellement totalement anarchique ».

Selon Patrick Zelnik, qui jouera les maitres d'oeuvre, Jacques Toubon se concentrera sur les aspects réglementaires, tout particulièrement sur l'épineux dossier du droit d'auteur à l'ère du numérique, qu'il devra faire évoluer aussi bien au niveau français qu'après des institutions européennes. Guillaume Cerrutti sera quant à lui en charge du volet qui concerne le développement de l'offre légale.

Les membres de la mission ont jusqu'au 15 novembre pour présenter leurs conclusions à Frédéric Mitterrand, qui les portera ensuite devant le Président de la République et le Premier ministre. Objectif : obtenir une mise en oeuvre « avant la fin de l'année ». Entre temps, le controversé projet de "riposte graduée" devrait avoir connu l'épilogue de ses aventures parlementaires. De nouvelles lois, toujours qualifiées de "complémentaires", ne sont donc pas exclues.
LoadingChargement en cours