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La rançon du succès ? Gmail, service en ligne de messagerie proposé par Google, a enregistré mardi sa troisième interruption de service de l'année. Près de deux heures durant, hier soir vers 22 heures en France, il était impossible à "la majorité des utilisateurs" d'accéder à Gmail. Les serveurs de la société internet américaine auraient été débordés par une charge de trafic mal digérée. Vice-président responsable de l'ingénierie chez Google, Ben Treynor, a déclaré hier dans un billet :

« Je vous présente à tous nos excuses. La panne (du 1er septembre) a été un gros problème (...) Voilà ce qui s'est passé : (hier) matin (heure du Pacfifique) nous avons mis hors ligne une petite partie des serveurs Gmail pour réaliser une maintenance de routine. En soi, ça n'est pas un problème, nous le faisons tout le temps (...) Cependant, nous le savons maintenant, nous avons un peu sous-estimé la charge associée à certaines modifications récentes sur les routeurs qui gèrent le trafic Gmail - ironie du sort, certaines ont été conçues pour améliorer la disponibilité du service. »

Google a réglé le problème en redirigeant le trafic sur le reste de son réseau. A quand la prochaine panne ?
Microsoft a confirmé mardi dans la soirée l'existence d'une faille de sécurité touchant le service FTP (File Transfer Protocol) de son serveur Web IIS (Internet Information Services) dans les versions 5.0 (Windows 2000), 5.1 (Windows XP) et, dans une moindre mesure, 6.0 (Windows Server 2003). Dans le bulletin de sécurité publié pour l'occasion, l'éditeur indique que cette faille est susceptible de permettre l'exécution de code à distance sur le serveur.

Un attaquant pourrait exploiter cette faille en se connectant en anonyme au serveur FTP ou en créant un répertoire. En attendant la publication d'un correctif, Microsoft suggère donc que le service FTP soit désactivé s'il n'est pas nécessaire, qu'aucun droit d'écriture ne soit attribué aux anonymes et qu'il ne soit plus possible aux utilisateurs de créer eux-mêmes un répertoire. Microsoft en profite par ailleurs pour fustiger les circonstances de divulgation de cette faille, dont les modalités d'exploitation ont été mises en ligne avant que les services concernés de l'éditeur aient été prévenus de son existence.
Le web communautaire ? Yahoo! n'en démord pas et souhaite toujours y creuser son trou. Ainsi, malgré l'échec des réseaux généralistes (Yahoo! 360 et Yahoo! Mash), professionnels (Yahoo! Kickstart), ou de vidéo en streaming (Yahoo! Live), la firme de Sunnyvale s'essaie cette fois au micro-blogging avec une version anglaise de Yahoo! Meme actuellement disponible sur invitation.

Initialement lancé en version portugaise et espagnole Yahoo! Meme permet de publier non seulement du texte mais également une photo, une vidéo ou un fichier musical. En ce sens, sur le marché du micro-blogging, Yahoo! Meme se place plus véritablement face à Tumblr en reprenant d'ailleurs beaucoup des fonctionnalités de la start-up new-yorkaise de David Karp. Ainsi l'utilisateur peut "suivre" les publications d'une personne mais également reblogguer les billets pour générer un buzz au sein de la blogsphere tout en conservant les crédits de son auteur.

Reste à savoir si la dimension communautaire sera cette fois à la hauteur des espérances de Yahoo! mais surtout des utilisateurs. L'on pourrait également s'interroger sur les motivations de Carol Bartz qui, depuis son arrivée à la tête du groupe, tente de réduire les frais de la société en fermant les services à tour de bras.

Retrouvez quelques exemples de profils Yahoo! Meme ici
Pionnier des enchères (payantes) entre particuliers, le groupe eBay surprend en lançant un service de petites annonces (gratuites) sous sa propre marque.

"Ce nouveau service est entièrement gratuit et ne nécessite pas d'inscription sur eBay." explique le groupe qui confirme qu'il ne prélèvera aucune commission sur les ventes.

Un nouveau service, moins sécurisé pour l'acheteur ou le vendeur, mais qui devrait permettre à eBay de renforcer son image de place de marché généraliste en particulier sur le plan local, où le groupe affronte depuis déjà quelques années la concurrence d'autres spécialistes de la petite annonce gratuite comme CraigsList, OLX, VivaStreet, LeBonCoin ou encore Kijiji, lancé par ses propres soins il y a déjà 3 ans.

"Le site de Kijiji continue d'exister pour le moment. eBay.fr étudiera avec attention la performance des deux sites pour éventuellement considérer les possibles synergies d'une approche multi-marques. Au-delà de certaines catégories communes avec eBay.fr telles que Produits, Auto Moto et Immobilier, Kijiji dispose également de nombreuses offres dans d'autres catégories telles que "Emplois, Animaux, Services" que nous prévoyons de continuer à offrir à travers le site Kijiji." nous précise d'ailleurs eBay.
Développé par des employés de Google Australie, le service Wave est une plateforme open source de communication et de collaboration avancée qui fut dévoilée au mois de mai lors de la conférence Google I/O.

Avec Wave, Google souhaite redéfinir le courrier électronique et transformer les processus de communication. Un message (ou une conversation) s'apparentera alors à une sorte de wiki privé mis à jour en temps réel. En effet, Google explique que jusqu'à présent, le courrier électronique tente d'imiter le courrier postal mais l'équipe estime que les choses pourraient se révéler plus efficaces en mélangeant email, messagerie instantanée et dimension communautaire.

Depuis quelques temps, environ 6000 développeurs ont accès au code source de Wave afin de mettre au point des plugins rajoutant diverses fonctionnalités (par exemple en utilisant l'interface de programmation d'un traducteur) ou des petites applications collaboratives, du simple jeu d'échecs aux outils bureautiques en passant par le module de sondage. Jusqu'à présent Google proposait aux détenteurs d'un compte Gmail de s'inscrire sur la liste d'attente. Désormais, si vous administrez un compte Google Apps (Standard, Premier ou Education), il est également possible de s'enregistrer à partir d'un formulaire dédié afin que Google puisse procéder à la migration de votre domaine sur les serveurs de Google Wave.

Rappelons que la première bêta est prévue pour cet automne, phase pendant laquelle la firme de Mountain View invitera 100 000 utilisateurs.
Le consortium W3C, chargé de réguler l'usage des langages de programmation web, vient de publier un nouveau standard baptisé Powder. Ce protocole permet au développeur de décrire précisément le contenu de son site Internet et de certifier la qualité de son architecture. Grâce à un jeu de métadonnées l'internaute peut ainsi trouver plus rapidement une information à partir d'un moteur de recherche. Cette initiative devrait contribuer à dynamiser le web sémantique car Powder utilise le langage d'ontologie web OWL et RDF servant précisément à décrire le contenu de certains documents.

Phil Archer, président du groupe de travail Powder, explique ainsi : "Aujourd'hui, le W3C prend des mesures pour construire un Web de confiance afin de découvrir de manière efficace du contenu pertinent et de qualité. Lorsque les fournisseurs de contenus utilisent Powder, le protocole permettant d'établir une description, ils aident les gens dans leurs recherches par exemple pour les informations médicales ou dans leur quête d'un revendeur sérieux".

Le standard Powder peut aussi bien être utilisé pour décrire le contenu que le contenant. Ainsi, un développeur souhaitant mettre en avant la version mobile de son site Internet peut tirer parti de protocole qui procèdera dans ce cas à une vérification auprès du validateur W3C MobileOK. Si l'architecture du site est bien conforme aux recommandations du W3C, il générera un label de garantie apposé aux pages du site en question.

Reste à savoir la manière dont Powder sera utilisé et si cette technologie ne sera pas abusée par une personne malintentionnée souhaitant attirer les internautes vers des sites Internet frauduleux en rendant ces derniers encore plus visibles au sein des moteurs de recherche. Retrouvez de plus amples informations sur le site officiel du groupe de travail Powder.
Reuters rapporte qu'en Israël, une équipe de chercheurs vient de mettre au point un logiciel capable de déchiffrer de vieux documents jusqu'alors impossible à lire pour les historiens. Itay Bar-Yosef, l'un de ces scientifiques, explique qu'au travers d'un algorithme de reconnaissance, le logiciel identifie les lettres, les mots et même le style de l'écriture manuscrite. En regroupant toutes ces données, l'ordinateur se créé une base de connaissances et est alors capable de retrouver les portions de texte manquantes ou celles qui ont été ajoutées à postériori. Ce processus s'apparente aux logiciels de reconnaissance des empreintes digitales utilisés par les autorités.

Plus précisément, l'ordinateur numérise tous les caractères et attribue une valeur à chacun des pixels selon leur degré d'obscurité. Pour l'heure, les chercheurs se sont intéressés à de vieux textes en hébreux mais certifient que cette technologie peut aussi être utilisée avec d'autres langues. L'expert Uri Ehrlich, ayant travaillé avec l'équipe de M.Bar-Yosef, affirme que cet algorithme réduit à quelques minutes plusieurs années de recherche. Il explique ainsi : "quand assez de texte aura été numérisé (l'ordinateur) sera capable de regrouper des fragments de livres qui ont été éparpillés autour du monde".

A l'avenir, ce logiciel pourrait également être utilisé pour mettre au point un moteur de recherche destiné aux bibliothèques numérisant leurs ouvrages manuscrits.
Un hacker du nom de Kingcope a publié lundi un code permettant d'exploiter une vulnérabilité du serveur Web IIS (Internet Information Services) de Microsoft. Résidant au niveau de la gestion du protocole FTP (File Transfer Protocol), cette dernière permettrait, si la fonction FTP est bien activée, à un attaquant de charger à distance le code de son choix sur le serveur. Microsoft n'a pour l'instant pas confirmé l'existence de cette faille, mais indique se pencher sur la question.

Posté sur différentes listes de diffusion spécialisées, l'exploit concernerait principalement la version 5 d'IIS lorsque celle-ci est installée sous Windows 2000 SP4, mais il pourrait également fonctionner, lorsque certaines conditions sont remplies, avec IIS 6. Dans l'attente d'un probable correctif, l'US Cert (Computer Emergency Response Team) invite les administrateurs concernés à désactiver les droits en écriture de l'accès anonyme sur leurs serveurs.
le 01/09/2009 à 23:52
Opera 10 disponible en version finale
Comme annoncé la semaine dernière avec la sortie de la Release Candidate, le navigateur Opera sort aujourd'hui dans sa version 10.0 finale. Récemment au centre de la polémique concernant l'intégration d'Internet Explorer dans les versions européennes de Windows 7, le navigateur nordique se dote de plusieurs nouveautés, à commencer par une nouvelle interface. Celle ci a été créée par Jon Hicks, un designer notamment connu pour avoir participé activement à Camino sur Mac OS X et dessiné l'icône de Mozilla Firefox. L'interface d'Opera 10 se veut plus sobre que celle de son prédecesseur mais dispose surtout d'une fonctionnalité originale : la possibilité d'étendre la barre d'onglets pour les transformer en vignettes de prévisualisation. Toujours au rang cosmétique, on notera que le champ de recherche devient redimensionnable et que le "Speed Dial" peut désormais être personnalisé (nombre de vignettes affichées, application d'un thème).

Sur un plan plus technique, Opera 10 introduit une nouvelle fonctionnalité de compression, Turbo, qui permet d'accélérer le chargement des pages sur les connexions à faible débit. Le moteur de rendu du navigateur, Presto, voit également ses performances revues à la hausse, et bénéficie d'améliorations dans la prise en charge des standards du web. On notera enfin quelques nouveautés dans l'intégration du navigateur avec des services web, et notamment des webmails ou des lecteurs de flux RSS en ligne.
Proposé depuis peu au sein de la suite bureautique en ligne Google Docs, le service de traduction du numéro un mondial des moteurs de recherche vient d'être enrichi de neuf nouvelles langues, ce qui porte à 51 le nombre d'idiomes susceptibles d'être traduits par son intermédiaire. Au programme des nouveautés, on trouve le swahili, le yiddish, l'afrikaans, le biélorusse, l'islandais, l'irlandais, le malais, le macédonien et le gallois.

« La qualité de traduction de ces dernières langues est encore un peu hasardeuse, mais elle s'améliorera avec le temps », promet sur le blog de Google l'un des ingénieurs en charge du projet. Si Google affirme que des langues comme le français ou l'espagnol sont très bien traduites par son outil, il concède en revanche que pour des langages plus "exotiques", Google Translate ne prétend pas à une traduction littérale, l'idée étant plutôt de donner un aperçu du sens d'un texte ou d'une page Web donnée.
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