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Magnus Bergman, président du conseil d'administration de Global Gaming Factory X, repreneur potentiel du site d'échange de fichiers .torrent The Pirate Bay, quitte l'entreprise suédoise. Cette initiative, rapportée par CNET News, va-t-elle remettre en cause le projet d'acquisition de "la baie" ?

En juin dernier, Global Gaming a signalé vouloir acquérir pour 60 millions de couronnes suédoises (5,5 millions d'euros environ) le site scandinave. Ce dernier, après avoir résisté des années durant à l'industrie de la musique, du film et du logiciel, a été lourdement condamné en avril lors d'un procès très médiatisé. Depuis, Peter Sunde, co-fondateur de The Pirate Bay, a indiqué abandonner sa fonction de porte-parole du site et privilégier d'autres projets.

Nouveau rebondissement : l'échange d'actions Global Gaming a été stoppé sur le marché boursier suédois AktieTorget vendredi 21 août. La raison ? Global Gaming Factory X n'aurait pas apporté les preuves d'une capacité financière suffisante lui permettant d'acquérir The Pirate Bay et Peerialism. Cette dernière, société suédoise éditrice de solutions d'échange poste à poste (P2P), est censée fournir le socle technique de la "baie des pirates" nouvelle mouture.
Dans le groupe de discussion dédié au développement du projet open source Chromium, le développeur Dean Mcnamee annonce que le navigateur Internet devrait bientôt être compatible avec les machines 64 bit. Voici d'ailleurs la procédure de compilation sous Linux.

M. Mcnamee explique : "l'équipe V8 a fait un travail remarquable ce trimestre en travaillant sur une version 64 bit. Après une série de modifications de Chromium, je teste une build sur Linux depuis quelques semaines". Il ajoute également qu'une version non officielle de Chromium en 64 bit est disponible pour les utilisateurs d'Ubuntu Linux à partir d'un répertoire de téléchargement. Une nouvelle build expérimentale sera proposée chaque jour. Selon le magazine Ars Technica, l'on dénombrerait déjà plus de 10 000 testeurs de Chromium sous Linux Ubuntu.

Rappelons que le 64 bit permet non seulement la prise en charge d'une plus grande quantité de mémoire vive ainsi qu'une rapidité de calcul optimisée.
Succédant à Orange qui a récemment procédé à une mise à jour de ses bouquets de télévision, c'est aujourd'hui au tour de Numericable d'enrichir son offre de télévision. À l'instar de l'opérateur historique, Numericable a choisi de se tourner vers une offre de vidéo à la demande plutôt que d'ajouter de nombreuses chaines locales et étrangères comme le font régulièrement ses concurrents Free et SFR.

L'offre de vidéo à la demande Virginmega, disponible auprès du câblo-opérateur depuis le 31 juillet, bénéficie désormais d'une nouvelle offre "100% dédiée" aux films en version originale. On retrouve pour l'occasion un catalogue de 600 titres disponibles en VOST, qui devrait même atteindre 1 500 titres fin 2009 si Virgin tient ses promesses. En plus de nombreux films français, les abonnés ont par exemple accès à Twilight, Slumdog Millionaire, Two lovers, Hunger ou encore The Visitor en version originale sous-titrée, pour un prix qui n'a pas été communiqué. Les tarifs débutent à 2,99 euros pour 24 heures.
A l'approche de la rentrée, Orange pense aux étudiants qui vont quitter le foyer familial pour voler de leurs propres ailes, et leur destine une offre triple play, associant accès à Internet, télévision et téléphonie fixe, pour 29,90 euros par mois, voire 26,99 euros s'ils ont moins de 26 ans.

Particularités de cette offre : il n'est pas nécessaire de souscrire l'abonnement téléphonique et l'on peut faire l'impasse sur la traditionnelle Livebox, en utilisant un modem basique, USB ou Ethernet. En revanche, il faut consentir un engagement de douze mois.

Dans le cadre de ce forfait, baptisé "Surf", la téléphonie par IP et la télévision ne passeront pas par des appareils dédiés, mais bel et bien par le PC de l'utilisateur. On comprend donc bien qu'Orange destine principalement cette offre aux jeunes ou aux étudiants qui bien souvent concentrent leurs activités sur leur ordinateur, et ne ressentent pas forcément le besoin de disposer d'un téléphone fixe ou d'une télévision. La télévision sera accessible par l'intermédiaire du portail Web de l'opérateur, alors que la téléphonie s'opère par l'intermédiaire d'un client logiciel dont il faut préciser qu'il est uniquement compatible Windows.

Côté Internet, Orange promet un accès pouvant aller jusqu'à 18 Mb/s, avec un envoi plafonné à 800 Kb/s. La télévision prodiguera 33 chaînes, alors que la téléphonie ne sera illimitée que pour les appels passés vers des lignes fixes en France métropolitaine. Les communications vers les mobiles et l'international seront donc facturées en supplément. Pour 5 euros de plus par mois, Orange propose une option baptisée « Surf Everywhere », qui offre deux heures de surf depuis un ordinateur portable équipé d'une clé 3G.
La diffusion d'un savoir libre, issu de la collaboration des internautes, constitue un objectif aussi noble qu'il est onéreux, surtout lorsque le vaisseau étendard de cette entreprise totalise plusieurs centaines de millions de connexions mensuelles. Après un appel au don lancé fin 2008, qui lui avait permis de recueillir six millions de dollars auprès de 125.000 internautes, la fondation Wikimedia peut aujourd'hui s'enorgueillir d'avoir su attirer l'attention d'une autre fondation, la William and Flora Hewlett Foundation, qui vient de lui offrir 500.000 dollars.

Selon Wikimedia, cette somme servira au développement et à la maintenance de ses différents projets, au premier rang desquels on trouve bien sûr l'incontournable Wikipedia, entourée d'une galaxie d'autres sites fonctionnant sur un modèle similaire tels que Wiktionary, Wikiquote, Wikibooks, Wikisource ou Wikispecies.

« L'énorme popularité de Wikipedia et sa promesse collaborative dont de la fondation Wikimedia un véhicule idéal pour répandre le mouvement de l'éducation gratuite », a déclaré Barbara Chow, responsable du programme éducation au sein de la fondation Hewlett, qui dit espérer que ce premier don donnera lieu à une "relation fructueuse" entre les deux entités.
Le portail de découverte et de recommandation musicale iLike, qui vient de se lancer dans la vente directe de morceaux numériques, a confirmé mercredi soir son acquisition par le réseau social MySpace, propriété du groupe News Corp. Le montant de la transaction n'a pas été communiqué mais serait, selon Techcrunch, proche de 20 millions de dollars.

ILike, qui revendique plus de 50 millions d'inscrits, offre différents services qui vont de l'écoute gratuite de musique en ligne au partage de listes de lecture en passant par la recommandation automatique basée sur les goûts des membres de son réseau. Disponible sur le Web, mais aussi sur mobile, ce site financé par la publicité a bâti sa communauté grâce à une série d'applications et d'extensions destinées à des lecteurs multimédia tels qu'iTunes ou Windows Media Player, mais aussi à des réseaux sociaux concurrents, au premier rang desquels Facebook.

MySpace, en perte de vitesse depuis plusieurs mois, confirme par cette acquisition son intention de revenir à certains fondamentaux - la musique a toujours été une composante essentielle du réseau - et le développement d'une nouvelle activité centrée sur les contenus, les services et le divertissement. En juillet, le réseau du groupe News Corp avait par exemple fait savoir qu'il entendait se développer dans le domaine du jeu vidéo.

Owen Van Natta, ancien directeur des opérations de Facebook, aujourd'hui en charge des destinées de MySpace, n'a d'ailleurs pas caché, dans une conférence téléphonique donnée à l'occasion de cette annonce, que la technologie d'iLike pourrait être bientôt étendue à d'autres domaines que la musique.

« Le site iLike.com continuera à fonctionner comme il l'a toujours fait - à ceci près que nous allons travailler dur pour le rendre encore meilleur dans les semaines et les mois à venir », promettent sur le blog de la firme ses deux fondateurs, Ali et Hadi Partovi. MySpace confirme que les deux hommes resteront en charge du développement d'iLike. Les deux cumulent un palmarès sur lequel il serait regrettable de ne pas capitaliser : le premier a fondé LinkExchange (publicité), tandis que le second est à l'origine de TellMe (synthèse vocale), deux sociétés depuis vendues à Microsoft pour 265 et 800 millions de dollars.

Reste à savoir ce que deviendront les liens qu'entretiennent aujourd'hui iLike et Facebook, sans lequel le portail n'aurait sans doute jamais pu totaliser 50 millions d'inscrits.
Placée en redressement judiciaire le 30 juin dernier, la société Violet n'a que jusqu'au 4 septembre prochain pour attendre qu'un éventuel acquéreur, prêt à la soutenir financièrement, se manifeste. Le cas échéant, la firme fondée par Rafi Haladjian pourrait mettre la clé sous la porte. Soucieux à l'idée que leurs lapins communicants pourraient se voir coupés des serveurs qui les alimentent en annonces, messages et flux RSS divers, quelques possesseurs du fameux Nabaztag ont alors lancé l'idée de racheter eux-mêmes la société.

Afin de réunir les fonds nécessaires à l'acquisition et à la remise à flots de Violet, estimés à deux millions d'euros, ils ont ouvert un site, savenabaztag.com, sur lequel ils invitent les internautes à formuler une promesse d'investissement. A l'heure actuelle, la somme des engagements se monte à 74.000 euros.

Objectif : racheter Violet, et faire diriger la société par un conseil d'administration dont les membres seraient élus par la communauté des actionnaires ainsi formées. Nous pensons que les gens qui connaissent le mieux les produits de la société sont vous, les consommateurs. Nous aimerions donc vous offrir la possibilité d'obtenir une part de la société en échange de votre argent, exactement comme si vous achetiez des actions d'une société cotée", expliquent Emmanuel Moll et Franck Nouyrigat, les instigateurs du projet.

Pour ce faire, il faudra selon eux commencer par réunir suffisamment de promesses pour être en mesure d'aller solliciter une banque, puis élaborer une stratégie d'entreprise, avant de récupérer les fonds et d'enchérir. Les intéressés sont donc invités à se manifester rapidement.
Nombreux sont ceux qui utilisent Google au quotidien, mais combien d'entre vous sauraient exactement reproduire le logo du numéro un mondial des moteurs de recherche ? C'est la problématique à laquelle a été confrontée le 16 août dernier Rachael, une candidate à la version américaine du jeu Qui veut gagner des millions, avec la question suivante : "Laquelle de ces affirmations est vraie dans le cas du logo standard de Google ?".

Quatre choix lui ont été proposés : les deux O sont jaunes, les deux G sont bleus, le L est rouge, ou le E est vert.

Avant de lever le suspense, insoutenable, nous vous proposons à notre tour de jouer, mais avec six propositions plus complexes cette fois, issues du site guessthelogo.com, afin que vous puissiez vous aussi tester votre mémoire visuelle. Bien évidemment, on essaiera de répondre à la question sans ouvrir la page concernée !

Rachael a quant à elle décidé de faire appel au vote de public. 49% des présents se sont exprimés en faveur des deux G bleus, alors que 24% ont misé sur le O jaune. Pour 50.000 dollars, la candidate a choisi de suivre l'avis du public... et elle a bien fait !
Serena et Blair de "Gossip Girl" feront finalement bientôt leur apparition sur YouTube. Time Warner a effectivement noué un partenariat avec Google consistant à diffuser des extraits de ses programmes sur le célèbre site de partage de vidéo, sur les traces du modèle du service de vidéo à la demande Hulu, plus rentable. Les journaux télévisés de CNN, les dessins animés de Cartoon Network et les séries de Warner Brothers enrichiront bientôt le catalogue. Ils rejoindront ainsi la série "Entourage" et d'autres programmes de la chaîne HBO, propriété de Time Warner, déjà disponibles sur YouTube, exclusivement à partir du sol américain.

Contrairement au premier accord qui avait finalement capoté, c'est cette fois le studio qui se chargera de la monétisation de ses contenus et qui versera une partie de ses revenus à YouTube, comme le font les autres partenaires. C'est en revanche le propre lecteur vidéo de Time Warner qui serait cette fois utilisé, une première pour le service en ligne de Google. Les premières vidéos sont attendues avant la fin de l'année mais ne devraient être accessibles que depuis une connexion américaine.

Time Warner rejoint ainsi Sony Pictures, Disney, MGM ou encore la major Universal Music au rang des partenaires qui proposent des extraits de leurs contenus. Toujours déficitaire depuis son rachat par Google en 2006, YouTube reste confronté à la féroce concurrence d'Hulu, qui diffuse quant à lui des programmes dans leur intégralité.
Dans une décision de justice rendue mercredi, une cour de Manhattan (ville de New York) a contraint Google à transmettre aux avocats de la partie adverse les coordonnées, adresse IP et courrier électronique, d'un internaute accusé d'avoir tenu des propos diffamatoires par l'intermédiaire d'un blog hébergé sur Blogger, un service qui appartient au moteur de recherche.

Baptisé "Skanks in NYC" (skank signifie ordure), le site abordait, en des termes peu amènes, différents aspects de la vie de la plaignante, Liskula Cohen, un mannequin de 37 ans qui a, à plusieurs reprises, fait la couverture de grands magazines féminins.

Sous le pseudo Anonymous, le blogueur responsable du site la comparait avec une sorcière, évoquant une vie dissolue ("trainée"), un corps fané qui n'avait pu être appétissant que dix ans auparavant, etc. Sans surprise, l'intéressée n'a que moyennement apprécié les qualificatifs dont elle faisait l'objet. En août 2008, ses avocats entrent en contact avec Google ainsi qu'avec l'éditeur présumé du site, qui rapidement disparait de Blogger.

L'affaire aurait pu en rester là. Considérant que le préjudice subi méritait réparation et désireuse de connaitre l'identité , Liskula Cohen décide d'aller plus loin, et porte début janvier l'affaire en justice afin d'obtenir de Google les informations nécessaires à l'identification de cet anonyme, ouvrant ainsi la voie à des poursuites à l'encontre de ce dernier.

Dans un premier temps, Google refuse. Bien que le blogueur anonyme ait argué du fait que les propos tenus via Blogger relevaient de la simple conversation, avec son lot d'invectives et de rodomontades, la cour a finalement décidé qu'il y avait bien diffamation.

Suite à cette décision, qui pourrait faire jurisprudence, le moteur de recherche dit n'avoir eu d'autre choix que d'obtempérer, et a donc livré les adresses email et IP de l'anonyme, qui s'est révélé être une connaissance lointaine de Liskula Cohen. Au micro d'ABC, la plaignante a dit ne finalement pas vouloir porter plainte pour diffamation, mais ses avocats ont tenu un son de cloche différents à d'autres médias.

En attendant de voir si l'affaire va plus loin, d'aucuns se sont déjà émus de cette décision qui a contraint Google à divulguer l'identité d'un internaute. Certains estiment que la décision est juste, dans la mesure où tout internaute reste responsable de ses actes et de ses écrits en ligne, qu'il affiche ou dissimule son identité.

A l'inverse, d'autres redoutent que cette affaire menace l'anonymat "légitime", celui auquel on recourt pour dénoncer des abus et qui de façon générale est l'une des garanties de la liberté d'expression sur Internet. Ceux-là arguent du fait que toute opinion, surtout lorsqu'elle est négative, doit pouvoir être exprimée en ligne sans crainte de représailles.

En France, le projet de Déclaration des Droits Fondamentaux Numériques déposé fin juin par un groupe de travail dirigé par Hervé Morin (Nouveau centre), actuel ministre de la Défense, propose que le droit à l'anonymat numérique gratuit « soit reconnu à toute personne, sous réserve de ne pas porter atteinte à l'ordre public et aux droits et libertés d'autrui ».
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