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A l'occasion des quarante ans de l'internet, la DARPA a lancé un concours aux Etats-Unis. L'agence gouvernementale américaine, connue pour ses travaux sur l'ARPANET, a en effet dispersé une dizaine de ballons rouges hauts de 2,5 mètres à travers le pays et promet la somme de 40 000 dollars à la personne ou l'équipe qui saura retourner leurs localisations exactes en précisant leurs latitudes et leurs longitudes.

Cette initiative vise à mettre en avant le but premier de l'Internet à savoir, la communication et la collaboration. "Le concours DARPA Network Challenge montre les possibilités offertes par Internet en rassemblant des gens pour résoudre de durs problèmes", explique ainsi le professeur Regina Dugan.

La dimension communautaire devrait donc être largement mise en avant lors de cette chasse au trésor géante. L'on regrette tout de même qu'après la récente indépendance gagnée par l'ICANN ce jeu n'ait pas été symboliquement déployé à travers le globe.
Effroyable! Voici les premières applications cartographiques de la base de connaissance mondiale Freebase (Metaweb), couplée aux données géographiques de Google, TeleAtlas et d'autres : une chronologie des guerres menées par l'Homme sur Terre plus de 50 siècles.Des milliers de conflits ont éclaté tout au long de l'histoire de l'humanité. Des millions de victimes y ont laissé la vie. Une seule application Internet suffit pour prendre conscience de l'incroyable nature guerrière de nos sociétés. De la guerre du Kurukshetra (-3000 / -1000) jusqu'à la guerre d'Irak (MAJ : 2003 / 2005), en passant par les guerres napoléoniennes (1793 / 1815), Conflicthistory.com établit une liste (non exhaustive) de nos connaissances sur les luttes ayant modelées le monde moderne. Il est possible d'y consulter des résumés historiques, de visualiser l'étendue des batailles et d'accéder directement aux articles correspondants sur Wikipédia.

On regrettera tout de même l'absence d'un outil de recherche et de classification. Tout autant que l'on craindra les confusions et malentendus concernant tel ou tel regard subjectif sur un conflit et sa définition.
Ils sont venus nombreux jeudi soir au Fouquet's pour assister à la présentation de La Bataille Hadopi, un ouvrage collectif édité par In Libro Veritas regroupant les écrits d'une quarantaine d'auteurs impliqués, à un niveau ou à un autre, dans les questions relatives au droit d'auteur, à la culture et à Internet. L'occasion pour ces hommes politiques, artistes, écrivains, journalistes ou militants associatifs, de présenter ce qu'ils retiennent des mois de gestation ayant conduit à la mise au point de la loi Hadopi, parue cette semaine au Journal Officiel, mais aussi et surtout d'évoquer leur vision d'une civilisation numérique dans laquelle les notions de partage et de gratuité pourraient côtoyer celles du droit d'auteur et de la propriété intellectuelle sans anicroche.

"Nous avons gagné la bataille Hadopi"

La loi Hadopi a bel et bien été votée, en dépit de l'importante mobilisation de collectifs tels que La Quadrature du Net, à qui seront reversés les bénéfices issus de la vente du livre, mais la "Bataille" n'a pour autant pas été perdue, estiment ces "Anti". Au contraire, elle aurait même été remportée, en ceci qu'elle a débouché sur une loi qu'il sera bien difficile d'appliquer et qu'elle a permis d'ouvrir un véritable débat d'idées sur les questions liées à la culture, aux libertés individuelles et à la place d'Internet dans la société.

Pour Christian Paul, député PS instigateur du projet, la version d'Hadopi finalement adoptée n'est qu'un « jouet répressif bricolé à la hâte, qui va provoquer une interminable bataille technique et juridique ». En bref, une défaite pour les artistes avec qui le lien se rompt, une victoire à la Pyrrhus pour le gouvernement. « Quand les premiers mails vont tomber, les internautes ne vont pas se précipiter à la Fnac », plaisante Marc Rees de PC Inpact.

En revanche, ils seraient maintenant sensibilisés à des problématiques comme la neutralité des réseaux, l'un des cheveaux de bataille de Benjamin Bayart, président du FAI French Data Network (FDN). Derrière sa cravate à l'effigie de la Panthère rose, il rappelle que le combat qui se tient aujourd'hui n'est pas vraiment différent de celui qui opposait puissants et moines copistes aux partisans de l'imprimerie à l'aube de la Renaissance. « L'imprimerie a permis au peuple de lire, Internet lui offre la possibilité d'écrire », soutient-il, heureux que l'on découvre, par l'intermédiaire des débats liés à Hadopi, les ravages que pourraient causer les opérateurs s'ils n'étaient plus tenus à une obligation de neutralité.

La bataille Hadopi, ou les prémices d'une longue guerre ?

Bon nombre des artisans de cet ouvrage en sont convaincus, la Bataille Hadopi n'est que le premier volet d'un conflit de grande envergure, dont la prochaine étape sera sans doute l'inéluctable loi Hadopi 3, qui devra selon ces internautes engagés corriger les erreurs des itérations précédentes. « Partir de l'adresse IP comme preuve est une aberration : les experts informatiques auprès des tribunaux la considèrent comme une trace de pas sur le sol, comme un indice faible », fait remarquer Benjamin Bayart.

Benoit Sibaud, président de l'Association pour la promotion et la recherche en informatique libre (April) prédit de grands affrontements à venir « entre ceux qui voient dans les réseaux la possibilité de partager et multiplier, contre ceux qui y voient une menace et cherchent à se les approprier ». Loppsi, brevets logiciels, fichiers informatiques, les problématiques soulevées par Hadopi se retrouvent désormais dans de nombreux dossiers, qui sont autant de remises en cause de principes tels que la liberté d'expression ou l'égalité devant l'accès à la culture. « Il n'y a pas de transmission de savoir si les supports ne sont pas accessibles au plus grand nombre », résume Jérôme Bourreau-Guggenheim, licencié de TF1 pour avoir contesté le bien fondé de la loi Hadopi dans un courrier adressé à son député.

Les alternatives

Rapidement, l'exposé se concentre sur la remise en cause d'un droit d'auteur qui ne défend pas tant l'artiste que le système au sein duquel ce dernier n'a d'autre choix que d'évoluer. Certains défendent donc d'autres alternatives : le mécénat global, idée de feu Francis Muguet, à qui est dédié l'ouvrage, le "revenu de vie" ou les licences "libres".

Internet ne serait pas synonyme de destruction de valeur, bien au contraire. "Il faut construire un univers compatible avec ce que ces outils peuvent nous apporter en termes d'interactions et d'échanges", milite Philippe Aigrin, auteur du livre Internet & Création. « Être contre Hadopi ne veut pas dire qu'on n'est contre le droit d'auteur. Au contraire, ces nouveaux modèles sont une sacralisation de l'auteur puisque c'est lui qui décide », fait remarquer le juriste Benjamin Jean.

La querelle des anciens et des modernes, version XXIe siècle ?

Tous sont convaincus de la justesse des causes qu'ils défendent et espèrent que les internautes seront de plus en plus nombreux à les soutenir. Les politiques présents, ravis de l'attention portée aux débats liés à Hadopi ou à l'amendement 138 au niveau européen, appellent d'ailleurs à tenir compte de ces problématiques à l'heure du vote. A titre posthume, on fait clore l'argumentaire par Francis Muguet avec un bref rappel du concept de mécénat global, dans lequel on considère que le public agit en amateur d'art, non en consommateur, et qu'il n'hésitera pas à donner pour que vivent les oeuvres et les artistes.

D'aucuns les taxeront d'idéalisme, mais ils y croient et comptent bien se bouger pour que ces thèses fassent leur chemin. On pourra se faire un avis en lisant La Bataille Hadopi. Gratuitement, via la version PDF proposée au téléchargement, ou en achetant l'une des trois éditions papier proposées à 9, 19 et 49 euros. Groupe Hadopi : Le simple mot Hadopi vous hérisse les cheveux sur la tête ? Ou au contraire vous trouvez qu'on n'a rien inventé de mieux depuis l'eau chaude ?
Au mois de septembre nous apprenions que la ville de Los Angeles était particulièrement convoitée par Google et Microsoft. En effet, les deux géants s'arrachaient un contrat de 7,25 millions de dollars pour équiper l'infrastructure de courriers électroniques de la mairie de la ville californienne. Si la firme de Steve Ballmer domine largement le milieu professionnel avec sa solution Microsoft Exchange, Google pour sa part multiplie les partenariats avec différentes universités et met à disposition des outils gratuits pour faciliter la migration vers sa solution hébergée Google Apps.

Selon une dépêche de l'Associated Press, les élus municipaux auraient voté unanimement pour remplacer l'infrastructure actuelle par les services de Google ; une initiative qui devrait permettre d'économiser 5 millions de dollars sur cinq ans. Notons cependant que les défenseurs de la vie privée et les officiers de la police municipale ont pointé du doigt Google Apps en rappelant que les données étaient hébergées sur les serveurs de Google et non en local. Pour cette raison la mairie a demandé des dédommagements financiers si une faille de sécurité venait à être exploitée. Google devrait ainsi proposer ses outils (email, calendrier et module de chat) à 30 000 employés. La ville de Los Angeles, qui vient de mettre fin à un accord de sept ans avec Novell et sa technologie GroupWise, précise cependant que les applications bureautiques seront toujours fournies par Microsoft. Google Documents ne semble donc pas avoir convaincu.

Dave Girouard, président du département des services professionnels chez Google, déclare : « nous pensons que cela peut être un contrat déterminant. Il y a beaucoup de villes et de départements de l'état et du pays qui se sont intéressés à cette affaire ». Google Apps est également utilisé à Washington DC et dans de grandes sociétés telles que Genentech. Microsoft, qui vient de perdre une bataille, rappelle que ses produits sont déployés chez Coca-Cola ou dans l'université d'état de l'Ohio.
Suite à la décision rendue par le Conseil constitutionnel, le 22 octobre dernier, le gouvernement vient de promulguer la « loi no 2009-1311 du 28 octobre 2009 relative à la protection pénale de la propriété littéraire et artistique sur internet », mieux connue des internautes sous son surnom, "Hadopi 2". Publiée au Journal Officiel du 29 octobre, elle n'attend plus maintenant que les décrets d'application qui lui permettront d'entrer en vigueur.

L'objectif, selon Fanck Riester, rapporteur du texte, est maintenant de parvenir à ce que la Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet expédie ses premiers courriers électroniques d'avertissement dès le début 2010.

En parallèle, le gouvernement devra répondre à la censure opérée par le conseil constitutionnel sur l'article 6 de la loi. Dans son second alinéa, cet article prévoyait en effet que la victime, maisons de disques ou producteur par exemple, puisse demander au juge de se porter partie civile, en vue de l'obtention de dommages et intérêts. De façon ironique, la loi Hadopi 2 ne permet donc plus aux entités lésées par le téléchargement illégal, de demander réparation du préjudice subi. Une loi complémentaire devrait toutefois rapidement fixer ce point de détail.

Les décrets d'application devraient quant à eux fixer les conditions dans lesquelles la procédure accélérée sera abandonnée au profit d'une enquête approfondie, ainsi que la nature de la "négligence caractérisée", ou défaut de sécurisation de son accès à Internet, susceptible d'entrainer une contravention de cinquième classe, accompagnée d'une suspension d'abonnement Internet d'un mois. Ce point particulièrement polémique, soulevant la question de l'inversion de la charge de la preuve à l'encontre du titulaire de la ligne, pourra faire l'objet d'un recours devant le Conseil d'État. Groupe Hadopi : Le simple mot Hadopi vous hérisse les cheveux sur la tête ? Ou au contraire vous trouvez qu'on n'a rien inventé de mieux depuis l'eau chaude ? Venez en discuter ici.
Publiée début septembre, la version 10 du navigateur Opera profite cette semaine d'une première mise à jour de maintenance que son éditeur invite à installer sans attendre. Estampillée 10.01, elle n'apporte aucune nouvelle fonctionnalité, mais corrige un certain nombre de problèmes : bug empêchant la création d'un compte de messagerie, problème de synchronisation avec Speed Dial, ou impossibilité de faire repartir Opera lors de la sortie de veille d'un ordinateur Windows.

Outre ces légers dysfonctionnements, Opera 10.01 corrige trois failles de sécurité. La plus grave était susceptible d'entrainer l'exécution de code arbitraire à distance, par le biais d'une corruption de mémoire entrainée par un nom de domaine « piégé ».
Le navigateur Firefox se porte bien, et la fondation Mozilla tient à le souligner. C'est ainsi que John Lilly, président de la société, a publié un message sur le site de micro-blogging Twitter en expliquant que la part de marché du logiciel était en pleine croissance. Ces deux derniers mois, Mozilla aurait en effet enregistré 30 millions de nouveaux utilisateurs surfant quotidiennement la Toile avec Firefox.

Tristan Nitot, président de Mozilla Europe, qui nous avait présenté en vidéo les nouveautés de Firefox 3.5, confirme ce message et explique que ces huit dernières semaines, la base des utilisateurs serait passée de 300 à 330 millions. « C'est fascinant d'avoir 330 millions d'utilisateurs, cela correspond à la population des Etats-Unis », explique M. Nitot.

Selon les dernières données de Net Application, Firefox aurait une part de marché de 23,75%, loin derrière Internet Explorer (65,71%) mais bien devant Safari (4,24%). Cette part de marché devrait continuer à grimper puisque Microsoft s'est plié aux demandes de la Commission Européenne qui pointait du doigt le monopole d'Internet Explorer. Les utilisateurs devraient bientôt pouvoir choisir leur navigateur par défaut via un assistant d'installation.
Au mois de janvier dernier l'association de consommateurs Freeks, ciblant les clients du fournisseur d'accès à Internet Free, avait assigné le FAI en justice en pointant du doigt le support téléphonique surtaxé. Aujourd'hui, l'UFC-Que Choisir dénonce à nouveau ces pratiques et a décidé de déposer une nouvelle plainte.

« Seize mois que la loi Chatel est entrée en vigueur et Free n'en démord pas. Le troisième fournisseur d'accès (FAI) de France persiste à contourner ouvertement la nouvelle législation qui interdit aux opérateurs de surtaxer les appels vers leur hot line", explique ainsi l'association dans un communiqué. Entrée en vigueur en juin 2008, la loi avait obligé les opérateurs à mettre en place un numéro facturé au tarif local. De son côté Free avait trouvé le moyen de contourner cette loi en transformant sa hotline en une prestation payante qui rentre dans le cadre du service après-vente. Ainsi, si l'utilisateur appelle le support de Free au tarif local, le FAI continue à faire payer ce dernier 34 centimes par minute, une somme directement prélevée sur la facture mensuelle.

L'UFC-Que Choisir ajoute : "il n'est pas rare que des abonnés cherchant à régler un problème aient payé 15 ou 20 euros après avoir appelé à plusieurs reprises la hot line de Free.". L'association s'était déjà attaquée aux pratiques du fournisseur d'accès en déposant une plainte en 2006. En juillet 2007, Free fut condamné à payer 20 000 euros de dommages et intérêts, une décision contestée par Free qui fit appel. Cette affaire devrait repasser devant les tribunaux la semaine prochaine.
Courriers électroniques, avertissements plus formels, potentielle suspension de l'abonnement à Internet : l'Angleterre envisage de mettre en place un dispositif de lutte contre le piratage qui, à première vue, ressemble fort au principe de "riposte graduée" à la française institué avec les deux lois Hadopi. Défendu par Peter Mandelson, ministre du Commerce, il sera présenté au gouvernement de Gordon Brown fin novembre dans le cadre d'un projet de loi sur l'économie numérique, avec comme objectif l'envoi des premiers courriers d'avertissement dès le mois d'avril 2010.

D'après la présentation faite par Lord Mandelson, le Royaume Uni envisagerait bien lui aussi un dispositif en trois temps (three strike law) : d'abord, deux phases d'avertissement puis une éventuelle phase de suspension de l'abonnement à Internet en cas de récidive. Cette dernière n'est toutefois pas envisagée avant 2011, et dépendra des résultats de la politique de dissuasion mise en place en 2010. Si l'envoi d'avertissements n'a pas permis de faire baisser d'au moins 70% les échanges illégaux en un an, la coupure de ligne pourrait entrer en action dans les trois mois qui suivent.

« Si nous atteignons le stade de la suspension pour un particulier, il aura été informé à l'avance puisqu'il aura reçu deux avertissements - et il aura l'occasion de faire appel », a affirmé le ministre. « Le gouvernement britannique pense que le fait de piller le travail d'un autre sans payer est une mauvaise chose et que, dans le cadre d'une économie basée sur la créativité, on ne peut pas rester assis à ne rien faire lorsque de telles choses se produisent ».

Dans le cadre du projet, les fournisseurs d'accès à Internet seraient obligés de procéder à la coupure des internautes convaincus de téléchargement illégal. Une mesure qui "déçoit" British Telecom, dans la mesure où les opérateurs auraient à assumer la charge de tout ou partie des frais liés à ces actions.

"Cette approche est basée sur le principe du présumé coupable, et substitue à la procédure judiciaire appropriée une justice expéditive. Ce qui est proposé ne convient pas sur le fond, et ne fonctionnera pas dans la pratique. Cette approche conduira à des accusations erronées", a pour sa part déclaré l'opérateur TalkTalk. Voilà des arguments qui ne sont pas sans rappeler ceux qui ont été avancés tout au long des débats liés à Hadopi par les détracteurs du projet. Le schéma qui résume le fonctionnement de la riposte graduée à l'anglaise peut être consulté, en anglais, via ce PDF.
Les sociétés intéressées par la 4ème licence 3G avaient jusqu'à midi pour déposer leur dossier de candidature auprès de l'Arcep.

Et alors que Free Mobile, filiale à 100% d'Iliad - le propriétaire du FAI Free -, a déposé son dossier dès hier, aucun autre acteur du marché n'a finalement souhaité être candidat pour l'acquérir au prix de 240 millions d'euros. Un temps intéressés par cette licence, Orascom, Bolloré Telecom, Kertel, Hutchinson, Virgin Mobile et Numericable ont jeté l'éponge ces dernières semaines.

Tout comme au mois de juillet 2007, date limite de dépôt des dossiers lors du premier appel d'offres de l'Arcep, Iliad est le seul a avoir déposé un dossier. Mais entre temps, le gouvernement a changé les modalités d'attribution de la 4ème licence 3G. Alors qu'il y a deux ans, il s'agissait d'une licence - la même que celle d'Orange, de SFR et de Bouygues Telecom - exploitant un bloc de fréquences 15 Mhz au prix de 619 millions d'euros, il s'agit aujourd'hui d'un seul bloc de fréquences 5 Mhz au prix de 240 millions d'euros.

Cela reste "suffisant pour lancer une offre mobile avec une couverture nationale", précisait Iliad en janvier dernier. Le futur opérateur n'aura en revanche pour obligation de couvrir d'ici 2 ans que 25% de la population. Pour le reste, Jean-Ludovic Silicani, le président de l'Arcep précisait il y a quelques jours que si Free est le seul candidat, la décision autorisant ou non Iliad à acquérir cette licence sera rendue "avant Noël". "L'Autorité va désormais procéder à son examen, selon la procédure prévue par l'appel à candidatures", précise ce soir sans plus de précisions l'Arcep dans un communiqué de presse.

Mais même avec un seul candidat, la licence pourrait ne pas être attribuée pour plusieurs raisons : d'abord si Free Mobile ne remplit pas les conditions nécessaires pour l'acquérir (crédibilité financière du projet, obligation de couverture réseau, ...) et ensuite si les 3 opérateurs historiques réussissent à faire pression pour rendre caduc cet appel d'offres. Car ces derniers ont saisi le Conseil d'Etat et la Commission européenne pour contester le prix de la 4ème licence 3G et pour annuler l'arrêté qui autorise le lancement de l'appel à candidatures.

Quoiqu'il en soit, même si Free Mobile devient le 4ème opérateur national, il devrait être nécessaire d'attendre au plus tôt l'été 2011 pour que ses premières offres soient proposées. Le temps pour Orange, SFR et Bouygues Telecom de préparer une contre-offensive ?
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