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Lors du sommet PDC09, qui se déroule actuellement à Los Angeles, Microsoft a annoncé la publication du code source du .Net Micro Framework, lequel passe par ailleurs en version 4.0. Cet environnement permet de développer et d'exécuter des applications en .Net sur de petits appareils.

Désormais disponible sous la licence Apache 2.0, .Net Micro Framework se retrouve aussi bien au sein des GPS de voiture, des téléphones mobiles ou encore des appareils médicaux. Les développeurs pourront également avoir accès au Base Class Libraries, les bibliothèques utilisées par l'ensemble des langages de programmation basés sur l'environnement .Net.

Peter Galli précise cependant que les piles TCP/IP, mises à disposition par l'éditeur EBSNet, ne sont pas incluses dans le code source, Microsoft n'ayant pas le droit de les redistribuer. Notons également que les librairies de chiffrement ne font pas partie du lot, Colin Miller, chef produit chez Microsoft, explique que ces dernières peuvent être remplacées.

La publication du code source de .Net Micro Framework ne signifie pas pour autant que la société envisage d'abandonner la plateforme. M. Miller affirme que la communauté a souhaité voir la firme impliquée dans les développements futurs afin d'éviter toute fragmentation du projet. "Pour cette raison nous allons mettre en place une équipe spécialisée constituée d'employés de Microsoft et de contributeurs externes afin de continuer la développement d'un produit de haute qualité pour les petits appareils".
The Pirate Bay amorce aujourd'hui un changement majeur pour sa communauté en annonçant la fermeture du plus grand tracker BitTorrent du monde. Si le célèbre site de téléchargement essuie de multiples actions judiciaires, en particulier de la part des Pays-Bas et de la Suède, cette fermeture n'est cette fois que de son propre fait. Pas de panique, l'équipe de The Pirate Bay assure que la technologie BitTorrent peut désormais fonctionner de manière décentralisée.

"Maintenant que le système décentralisé permettant de trouver des pairs est vraiment au point, TPB a décidé qu'il n'était plus nécessaire de maintenir un traqueur, pour de bon," indique l'équipe de la baie sur son blog. Le traqueur était pour rappel un serveur central chargé de mettre en relation les internautes souhaitant télécharger un même torrent, mais les technologies DHT (Distributed Hash Table) et PEX (Peer Exchange) remplissent la même fonction de manière décentralisée. La première n'est rien d'autre qu'un traqueur distribué, tandis que la seconde permet à des pairs de s'échanger d'autres pairs directement, sans passer par un traqueur. En outre, les liens magnet permettent désormais de lancer un téléchargement sans recourir à un fichier torrent.

Les administrateurs du site mettent en avant le fait que cette distribution entièrement décentralisée rend BitTorrent moins vulnérable aux pannes, puisque tout ne repose plus sur un seul serveur central. En outre, ce procédé blinde vraisemblablement encore un peu plus The Pirate Bay sur le plan juridique, puisqu'il pourrait à terme n'être qu'un annuaire et ne plus héberger aucun fichier ni être un intermédiaire technique entre internautes. Sans compter le soulagement financier qu'entraine la retraite des multiples serveurs nécessaires au fonctionnement du traqueur, autant d'argent qui pourra être réinvesti contre les attaques de la Brein et d'autres éminents défenseurs de l'industrie culturelle…

De "plus grand traqueur BitTorrent du monde", The Pirate Bay est donc devenu aujourd'hui "le site magnétique BitTorrent le plus costaud du monde".
Les habitants d'une petite ville américaine ont récemment été privés de réseau Wi-Fi municipal à la demande de la MPAA et de Sony Pictures Entertainment, à cause d'un internaute surpris en train de télécharger illégalement un film. Face à la puissante association de défense de l'industrie cinématographique américaine, qui représente les principaux studios hollywoodiens, la municipalité s'était exécutée sans autre forme de procès.

Ce réseau Wi-Fi était à la disposition des 11 000 habitants de Coshocton depuis cinq ans et utilisé quotidiennement par une centaine de personnes, y compris par les forces de l'ordre pour l'envoi et la réception de rapports sur le terrain. "C'est malheureux pour ceux qui utilisent le service honnêtement qu'une seule personne ait tout ruiné," s'est d'ailleurs indigné le commissaire de la ville, dont les propos ont été relevés par un quotidien local.

Cette décision démesurée a provoqué à juste titre un tollé médiatique. Face au ridicule de la situation, Jim Kennedy, vice-président de la communication de Sony Pictures Entertainment, a écrit au comté et demandé à ce que les points d'accès soient rebranchés, tout en proposant de les aider à éviter de futures utilisations frauduleuses de leur accès à internet, sans plus de précisions.

Face à une situation similaire en France et dans le cadre de l'Hadopi, gageons que le juge aurait "pris en compte les circonstances et la gravité de l'infraction" pour prendre une décision plus pertinente.
Après avoir obtenu un délai pour réviser leur accord portant sur la numérisation de livres, Google Books et deux sociétés d'auteurs et d'éditeurs ont présenté une nouvelle version du texte controversé.

Dévoilé le soir du 13 novembre, ce texte modifie le règlement de différend signé l'an dernier entre le moteur de recherche, l'Authors Guild (AG) et l'Association of American Publishers (AAP).

Initialement, Google a accepté de verser 125 millions d'euros pour régler les litiges avec les deux sociétés américaines de gestion de droits. Par ailleurs, il a été décidé qu'une partie des revenus publicitaires générés grâce aux millions d'ouvrages numérisés et indexés par Google Books (livres) allait être redistribuée aux ayants droit représentés par l'AG et l'AAP.

Dans sa nouvelle mouture, le texte permet toujours au moteur de recherche de numériser et d'indexer des millions de livres. Cependant le nombre d'oeuvres couvertes par l'accord a été réduit de moitié. Théoriquement, les oeuvres étrangères sortent ainsi du cadre du règlement. En revanche, le nouvel accord ne réglerait pas la question de la numérisation des oeuvres dites orphelines, ces livres pour lesquels les ayants droit n'ont pas été identifiés.

Le marchand Amazon, membre de l'Open Book Alliance, campe sur ses positions : Google pourrait toujours obtenir un monopole sur des millions d'oeuvres orphelines et créer un cartel contrôlé par les auteurs et les éditeurs pour la fixation des prix des e-books. Quant au Département US de la justice, il serait réservé sur cette question et devrait se prononcer début 2010, selon le Wall Street Journal.
Si vous n'avez pas encore remplacé la suite bureautique Microsoft Office par les applications hébergées de Google, alors cela ne saurait tarder. C'est en effet ce qu'affirme Dave Girouard, président de la division entreprise chez Google. Lors d'un entretien recueilli par le magazine Zdnet Asia, ce dernier explique que Google Documents est un service « bien moins mature que Google Mail ou Agenda". Il affirme ainsi : "Nous le savons et nous ne demanderions pas aux gens d'abandonner Microsoft Office pour utiliser Google Docs parce que ce dernier n'est pas encore prêt ».

En revanche, M. Girouard précise que le produit devrait bientôt se présenter en véritable concurrent à Microsoft. En effet, au cours des 12 prochains mois ce sont entre 30 et 50 nouvelles fonctionnalités qui devraient ainsi être implémentées, notamment en ce qui concerne les performances de la suite en ligne. M. Girouard précise ainsi : "ceci dit je ne pense pas qu'Office disparaîtra complètement". Il explique en effet que les applications de Microsoft s'apparenteront davantage à des outils professionnels spécialisés pour ceux qui nécessitent des fonctionnalités particulières, tout comme Adobe Photoshop cible les besoins spécifiques du graphiste.

Récemment l'éditeur Zoho, proposant également des outils hébergés, a réagi aux propos de Ron Markezitch, vice-président du département Microsoft Online. Ce dernier affirmait que les solutions alternatives en ligne proposaient de « fausses fonctionnalités » et ne pourraient jamais remplacer Microsoft Office. Zoho avait alors enregistré le domaine FakeOffice.org afin de dresser quelques tableaux de comparaison des outils proposés par chacun. Récemment Google a signé un partenariat avec l'administration de la ville de Los Angeles afin de déployer ses applications de Google Apps auprès de 30 000 employés ; Microsoft avait alors souligné que la métropole continuerait d'utiliser les logiciels Office.
La semaine dernière il avait été révélé que Microsoft avait violé la licence GPLv2 au sein de son outil Windows 7 USB/DVD Download Tool. Cet utilitaire permet de créer une clé USB d'installation du système d'exploitation pour les machines dépourvues de lecteur optique. Plus précisément, Microsoft avait utilisé le code source d'un logiciel libre baptisé ImageMaster. La firme était ici tenu de distribuer son logiciel sous la même licence, et par conséquent d'en publier le code source.

Suite à une enquête menée en interne, Peter Galli, chargé de la communauté Open Source chez Microsoft, explique : "après avoir analysé le code en question, nous sommes bien en mesure de confirmer que c'est effectivement le cas, bien qu'il ne s'agit pas là d'un acte intentionnel de notre part". La société explique avoir également vérifié le code des autres outils proposés au sein du Microsoft Store et n'avoir décelé aucune autre violation.

M. Galli ajoute que Microsoft entend respecter le licence GPL. "En conséquence nous publierons le code source et les fichiers binaires la semaine prochaine (...) et prendrons les mesures nécessaires pour tirer des leçons de cette expérience".
45 900 euros, tel est le montant de la facture Orange Internet 3G reçue par Eric Gernez, le gérant d'un café situé près de Valenciennes. Au mois de juillet, l'homme avait en effet souscrit à un forfait Internet 3G en expliquant à L'Observateur du Valenciennois qu'il s'agissait-là d'« une bonne affaire : connexion illimitée 24h/24h et 7 jours/7, pour 95 euros".

Seulement voilà, M. Gernez est victime des tactiques marketing de l'opérateur mettant en avant une offre faussement illimitée. En effet, si cette connexion est illimitée dans le temps, le volume est pour sa part plafonné à 1 Go de transfert, chose pour laquelle M. Gernez affirme ne pas avoir été mis au courant. France Telecom, qui s'est bien gardé de prévenir son client de sa consommation hors forfait, explique que la facture doit bien être payée. Le cafetier se serait par ailleurs connecté à un réseau belge, ce qui augmenta les frais de connexion. "Moi j'ai une clé, je la met dans l'ordinateur, ça marche. Après, si c'est le réseau belge, c'est à eux de gérer ça !", affirme-t-il au quotidien.

Une enquête approfondie décortique actuellement chacune des connexions effectuées sur le réseau de l'opérateur. Les résultats devraient être rendus la semaine prochaine. En attendant,M. Gernez a obtenu le gel de sa facture et une proposition d'échéancier... sur 40 ans.
SFR va lui aussi lancer un service de jeux vidéo à la demande accessible depuis sa télévision. Il se pourrait même que les "jeux à la demande SFR" soient disponibles avant ceux de Free, dont on ne sait que peu de choses depuis la publication malencontreuse d'une vidéo le mois dernier. L'opérateur a effectivement invité les abonnés à son offre d'accès à internet Neufbox à s'inscrire à une phase de test qui devrait débuter mi-décembre et s'achever 4 mois plus tard, par le lancement public du service le cas échéant.

Le service ne requiert donc qu'un décodeur HD. À défaut de télécommande adaptée au jeu vidéo comme celle de la Freebox HD, et bien qu'elle puisse servir à la plupart des jeux qui seront proposés, les abonnés retenus recevront une manette de jeu sans fil dédiée. En revanche si contrairement à Free, SFR parle bien de dates, ce dernier reste pour le moins évasif quant aux jeux qui seront proposés. Tout juste a-t-on droit à une mise en situation révélant quelques jeux de réflexion et autres simulations automobiles.

Nous ne tarderons de toute façon pas à en apprendre plus sur ce service, la phase de test étant prévue pour la mi-décembre. Les abonnés à l'offre Neufbox de SFR disposant d'un décodeur HD peuvent d'ailleurs s'inscrire sur le forum dédié et espérer qu'ils seront sélectionnés.
Le portail UniversCiné, un service de vidéo à la demande (VoD) visant à promouvoir le cinéma indépendant, a récemment fait peau neuve, lui ajoutant de nouvelles fonctionnalités à la fois sur le plan technique et esthétique.

Créé il y a près de 8 ans, il intègre un catalogue de 1000 films proposés par différents réalisateurs dont Pedro Almodovar, Pierre Salvadori, Woody Allen ou Arnaud Desplechin. Et alors que jusqu'à présent les films étaient loués (streaming ou téléchargement provisoire) pendant 48 heures au prix de 3,99 euros, l'équipe d'UniversCiné autorise désormais le téléchargement définitif de certains de ses contenus pour un prix avoisinant les 10 euros.

Seule une partie du catalogue est proposée en téléchargement définitif, pour les seuls possesseurs de PC sous Windows XP, Vista ou 7, la faute à l'utilisation de mesures techniques de protection (DRM). Il est possible en revanche de louer des films depuis un PC ou depuis un Mac.
Les fournisseurs d'accès à Internet français ont récemment publié leurs chiffres sur l'Internet haut-débit pour le troisième trimestre de cette année.

Orange, le leader du marché, affiche une part de marché de 48,3% contre 49,5% sur la même période en 2008. Le fournisseur d'accès comptait 8,763 millions d'abonnés au 30 septembre dernier parmi lesquels 2,547 millions bénéficient d'une offre à la télévision numérique (TV ADSL ou TV satellite). Si sa part de marché est en baisse, Orange a accueilli 124 000 nouveaux abonnés au troisième trimestre contre 99 000 entre mai et juin.

SFR, la filiale du groupe Vivendi, qui regroupe entre autres les clients de Neuf, Club Internet et Tele2, affirme avoir une part de marché de 32% au troisième trimestre 2009 avec au total 4,283 millions de clients à l'Internet haut-débit. Cela représente une croissance de 14,7 % par rapport à la même période de 2008. Depuis le mois de janvier le FAI aurait accueilli 404 000 nouveaux abonnés; il s'agit d'ailleurs meilleurs taux de recrutement. Sur l'activité Internet haut-débit, le chiffre d'affaire s'élève ainsi à 2796 millions d'euros, soit une baisse de 3,3% en 2008.

De son côté, au 30 septembre Free comptait 4,42 millions de clients ADSL dont 731 000 initialement chez Alice. Parmi ces abonnés 83,5% sont dégroupés soit 3,69 millions. Entre juillet et septembre, 100 000 nouveaux clients aurait rejoint le FAI. Notons une hausse du chiffre d'affaires consolidé de 33% à 1 457 millions d'euros.

Bouygue Telecom, récemment entré sur le marché, aurait recruté 103 000 nouveaux abonnés ce dernier trimestre. Fin septembre, le parc d'activité comptait 173 000 Bbox.
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