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Un amendement au projet de loi de finances rectificatives pour 2007 prévoit selon la récente association des services Internet communautaires (Asic) de taxer les recettes publicitaires de tout site Internet diffusant des "oeuvres ou documents cinématographiques ou audiovisuels". Tollé chez les éditeurs de plateformes de vidéo en ligne, qui regrettent qu'une telle taxe ait pu être votée "en catimini" par l'Assemblée nationale sans la moindre concertation avec les acteurs concernés. Objectif de cet amendement : financer la création audiovisuelle en taxant ceux qui diffusent des oeuvres de telle nature sur Internet, au même titre que la télévision est taxée, l'idée étant de "préserver la cohérence d'ensemble du financement du secteur audiovisuel", selon Marie-Hélène des Esgaulx, députée UMP à l'origine de ce texte.

Partant du principe que certains services ou opérateurs proposent à leurs usagers "un accès gratuit aux œuvres, c'est à dire non soumis au paiement d'un prix, à condition de visionner un ou plusieurs messages publicitaires", cet amendement suggère que soient soumis "à une taxe de 2 % les ressources publicitaires et de parrainage encaissées par les services de vidéo à la demande ou leurs régisseurs".

Pour la récente Asic, qui réunit des acteurs du Web comme Dailymotion, Google, Yahoo, AOL et PriceMinister (voir cet article de Neteco.com), une telle taxe menacerait le développement de l'Internet français. En échange d'un service gratuit offert aux internautes, qui y trouvent un moyen gratuit de diffuser leurs créations, les plateformes de vidéo en ligne se rémunèrent par l'affichage de publicités.

"L'application de cette taxe viserait particulièrement les plateformes communautaires vidéos, des jeunes pousses françaises lancées il y a moins de trois ans, qui se retrouveraient ainsi, avec l'accord du Gouvernement, stoppées dans leur développement technologique. Les plateformes de blogs et de commerce électronique seraient également soumises à cette nouvelle taxation suite à la volonté de leurs utilisateurs de partager des moments forts", explique l'Asic.

Par extension, la taxe pourrait toucher tout internaute qui propose gratuitement, sur un site personnel ou sur un blog, l'accès à des oeuvres cinématographiques ou audiovisuelles. "La taxe est due par toute personne établie en France qui met à disposition du public un service offrant l'accès à titre onéreux ou gratuit à des œuvres ou documents cinématographiques ou audiovisuels sur demande individuelle formulée par un procédé de communication électronique", précise en effet le texte de cet amendement. Est-il légitime que la diffusion des vidéos personnelles d'un internaute soit taxée pour financer la création cinématographique ?

"Nous ne pouvons admettre l'adoption d'une telle taxation qui remettrait en cause la gratuité de la diffusion d'information et de partage des contenus réalisés par les internautes. S'il est naturel de réfléchir à de nouveaux modes de financement de l'industrie culturelle, l'adoption d'une taxation des créations des internautes semble particulièrement inadaptée", ont déclaré les deux coprésidents de l'Asic, Pierre Kosciusko-Morizet et Giuseppe de Martino. Soumis à l'approbation du Sénat le 17 décembre prochain, cet amendement entrerait en vigueur le 1er janvier 2008.
Sandro Groganz publie un très intéressant schéma qui relie la propriété et la reconnaissance sur un marché Open Source.

Celui qui a le plus de reconnaissance et de contrôle du code source, est le créateur. En fait, quiconque utilise le projet fait la promotion des fondateurs du projet, d'une manière ou d'une autre.

Les fournisseurs de services et distributeurs jouent à fond cette carte, et gagnent leur position grâce aux services qu'ils proposent, et à leur expérience.

Les intégrateurs et les contributeurs arrivent en queue de peloton, avec un contrôle limité quoique toujours plus grand que quiconque ne participe pas. Un éditeur de logiciel dialogue avec une fraction de la communauté (ses utilisateurs), et le travail d'attraction de nouveaux clients est en conflit permanent avec le travail de contribution. C'est une position difficile, qui ne profite finalement qu'aux créateurs.

- Corporate Identity in Open Source Markets
Ask.com peut-il mieux faire que Google en matière de confidentialité ? Quatrième moteur de recherche américain loin derrière Google, Yahoo et Microsoft, Ask complète ses fonctionnalités d'un outil de protection des données : AskEraser (la gomme Ask).

Disponible sur la page d'accueil de Ask.com US et UK, AskEraser devrait être intégré courant 2008 aux autres versions du moteur, en français notamment. Une fois activée, la fonction est censée supprimer « en quelques heures » les données de recherche (mots clés, adresses IP, identifiant de session et autres détails des cookies) des serveurs d'Ask.com (IAC Search & Media), contre un délai de conservation habituel de 18 mois. Pour sa part, Google conserve également les données de recherche sur 18 mois, mais ne propose pas de « gomme ».

"Pour les gens qui s'inquiètent de leur vie privée en ligne, AskEraser leur donne le contrôle", a récemment déclaré Jim Lanzone, CEO d'Ask.com. Ce contrôle reste relatif. Les données de recherche générées par le biais des liens sponsorisés sont toujours transmises au prestataire, Google à ce jour.
La VOD (pour Video On Demand) a le vent en poupe. C'est en tout cas ce que semble penser Orange, qui n'en finit plus de conclure des partenariats avec les grands groupes et studios de cinéma de France et d'outre-Atlantique.

En effet, après Gaumont et Pathé pour la France, voici que les studios de la Metro-Goldwyn-Mayer viennent s'ajouter à la longue liste des groupes américains ayant déjà signé un partenariat avec Orange, à savoir la Paramount, les studios 20th Century Fox, le groupe Warner et la filiale de distribution cinématographique de Walt Disney, Buena Vista. Ajoutez à cela l'accord exclusif passé avec France Television autour de son service Rewind TV et la future possibilité de télécharger (de manière définitive) et de lire sur le PC et sur le mobile les vidéos de l'offre VOD d'Orange, et vous aurez compris à quel point le fournisseur d'accès est actif sur le marché de la vidéo à la demande.

L'accord passé avec les studios MGM est pluriannuel et permettra aux abonnés à l'offre télévision d'Orange de voir ou revoir des films comme Casino Royale, Le Silence des Agneaux, Rocky ou Platoon.

Ce catalogue vient s'ajouter à ceux déjà présents dans l'offre 24/24 Video d'Orange, disponible sur le Net ou via une Livebox (si vous êtes abonnés à l'offre vidéo d'Orange).
Afin de sensibiliser les internautes aux nombreux problèmes écologiques qui touchent notre planète, Google met en place une nouvelle fonction dans son logiciel à succès : Google Earth. Baptisée "La Terre vue du ciel avec Goodplanet" et disponible dans l'encadré "infos pratiques" du logiciel, cette fonction permet d'afficher 500 clichés de la Terre signées Yann Arthus Bertrand, un photographe connu pour ses célèbres photos liées à la nature.

Ces clichés sont accompagnés d'informations liées à l'environnement et à l'évolution écologique de la planète. Pour profiter de ce module, il suffit de télécharger la dernière version de Google Earth et de se rendre dans la rubrique « Infos pratiques » en bas à gauche de l'interface de Google Earth et d'activer le fichier d'informations "La Terre vue Du Ciel avec GoodPlanet". Ensuite des petits carrés qui présentent un coeur et placés sur le globe permettent d'accéder aux photos / informations disponibles.

A noter que ce n'est pas la première que Google Earth pour relayer un message de sensibilisation écologique, le logiciel affichait déjà depuis quelques temps à ce sujet un "Atlas de l'évolution de notre environnement".
le 10/12/2007 à 22:09
Google Chart API
Google Chart API permet d'utiliser une API google pour produire des graphiques et autres camemberts. Via un simple appel GET du service, on peut produire des courbes, barres, camemberts, des ensembles et des nuages de points. Le graphisme est léché, mais rien d'excitant.

Cet outil pourra être précieux à ceux qui ont besoin d'afficher des données sans avoir le temps d'installer Artichow ou JpGraph. On peut d'ailleurs intégrer directement une URL dans une page Web pour afficher le graphique.

Le seul défaut est qu'il faut passer toutes les données à chaque fois... Pour afficher les stats d'évolution de PHP 4 et 5 depuis 2005, l'URL fait 669 octets... Vive TinyURL.

- Google Chart API
- Google Chart API example
- PHP 4/5 sur Google Chart API
- TinyURL
le 10/12/2007 à 22:01
La Syrie bloque l'accès à Facebook
D'après la presse locale, confirmée vendredi 7 décembre par l'AP, les internautes syriens n'ont plus la possibilité de se connecter au réseau social Facebook. Selon l'agence de presse qui rapporte les propos tenus par des médias syriens et des résidents, ce blocage aurait été institué par peur d'une infiltration israélienne des réseaux syriens sur Internet. Depuis le 19 novembre, Facebook s'ouvrirait sur une simple page blanche. Dans un communiqué daté du 7 décembre, Reporters sans frontières évoque le blocage de de près de 110 sites Internet parmi lesquels Facebook mais également Amazon.com, le célèbre site de vente en ligne américain.

"Contactée par Reporters sans frontières, la Syria Computer society, l'un des principaux fournisseurs d'accès du pays, contrôlé par l'Etat, a déclaré que 'le réseau n'était pas censuré et que ces problèmes venaient des ordinateurs mêmes des internautes'", explique l'organisation de défense des libertés de la presse sur son site Web. Joint par l'AP, le gouvernement syrien n'aurait pour le moment fait aucun commentaire à ce sujet.

Différentes sources indiquent que le blocage de Facebook aurait été motivé par la volonté de contrecarrer les plans des services secrets israéliens qui auraient infiltré les groupes de discussion à dominante syrienne. La controverse autour du programme publicitaire Beacon de Facebook et d'autres faits divers ont récemment mis en lumière les problèmes que posaient les réseaux sociaux en matière de protection de la vie privée. L'utilisation de ces derniers à des fins de renseignement peut logiquement être envisagée : une raison suffisante pour justifier le blocage ?

Facebook témoigne, de façon exacerbée, des tensions qui règnent au Moyen-Orient. Des groupes tels que "Lebanon, Palestine, and Syria have the Right to Defend Themselves" ou "Let's see how many people are agains Syria and Iran" (Le Liban, la Palestine et la Syrie ont le droit de se défendre seuls ; Voyons combien de personnes sont contre la Syrie et l'Iran) rassemblent ainsi plusieurs milliers de membres.

"Depuis l'arrivée au pouvoir de Bachar el-Assad, la Syrie est devenue l'un des trous noirs d'Internet, avec le filtrage systématique des publications en ligne de l'opposition politique et une forte répression contre les dissidents et journalistes indépendants s'exprimant sur la Toile. Les autorités syriennes utilisent un filtre, appelé 'Thundercache', destiné à contrôler le contenu disponible sur Internet, éliminer les virus et interdire le piratage de fichiers vidéos", indique RSF. Aujourd'ui, quelque 1.900 internautes ont rejoint un autre groupe, nommé "Don't Block FACEBOOK In SYRIA !! ...".
Comme Deezer en France, Imeem est un service en ligne qui permet d'écouter gratuitement et légalement de la musique sur Internet en streaming (c'est à dire sans la télécharger sur son disque dur). Dimanche 9 décembre, Imeem et Universal ont annoncé dans un communiqué commun la signature d'un accord selon les termes duquel la musique et les vidéos de la maison de disque seront accessibles sur le service en ligne. Financé par la publicité affichée sur ses pages, Imeem propose un partage de ses revenus aux ayant-droits qui acceptent de lui laisser diffuser leur musique. Un modèle prometteur, qui offre aux internautes le service gratuit que beaucoup réclament, mais dont la rentabilité reste à prouver.

Quoi qu'il en soit, victoire pour Imeem qui parvient avec Universal à rallier à sa cause la quatrième et principale des majors du disque. Sony BMG, Warner Music et EMI ont en effet déjà passé un accord avec cette société lancée en 2004, ce qui fait d'Imeem le premier service de ce type à avoir signé avec les quatre plus importantes maisons de disque du marché. Imeem bénéficie du soutien financier de Sequoi Capital, un fonds d'investissement auquel participe notamment Google.

Le service, qui permet d'héberger des contenus multimédias, de constituer des listes de lecture, ou d'exporter un lecteur de musique et de vidéos sur sa propre page Web, revendique aujourd'hui 19 millions d'utilisateurs par mois. La seule barrière se situe au niveau du téléchargement : il est théoriquement impossible de récupérer les fichiers écoutés depuis le service sur son ordinateur afin par exemple de les transférer vers un baladeur.
L'UFC-Que Choisir vient d'obtenir la relaxe dans le cadre de l'affaire qui l'opposait au fournisseur d'accès à Internet Free. Fin novembre 2006, la filiale Internet du groupe Iliad avait porté plainte pour diffamation contre Alain Bazot, président de l'association de consommateurs et Jean-Paul Geai, rédacteur en chef du magazine Que Choisir. Le tribunal correctionnel de Paris a finalement accordé aux deux prévenus, le 7 décembre dernier, le "bénéfice de la bonne foi", rapportait vendredi l'AFP.

Dans un communiqué daté du mois de mai 2006, l'association de consommateurs dénonçait fin novembre l'attitude incroyablement "autiste" du fournisseur d'accès, le fustigeant pour "l'absence ou les interruptions de fourniture du service » et soulignant l'impossibilité dans laquelle se trouvait les consommateurs de « trouver un interlocuteur pour répondre à leurs demandes légitimes". Elle annonçait dans le même temps l'ouverture de poursuites judiciaires allant à l'encontre de Free.

Le tribunal de Paris aurait finalement décidé que la justice avait "retenu des éléments sérieux pour justifier les critiques formulées", d'après l'avocat de l'UFC cité par l'AFP. Les propos tenus par les représentants de l'association de consommateurs n'auraient donc rien eu de diffamatoire.
le 07/12/2007 à 22:15
OpenID 2.0 est arrivé
Hier se tenait la dernière journée de travail du "Internet Identity Workshop", une suite de conférences abordant le thème de la gestion de l'identité sur l'Internet. En effet, si la gestion des identités peut paraître simple (quoique) dans une organisation donnée, le problème est beaucoup plus complexe sur l'Internet où les acteurs sont multiples et n'ont pas les mêmes objectifs.

Le projet OpenID a l'ambition d'apporter une solution à ce difficile problème et ce d'une façon complètement décentralisée. De plus en plus de grandes entreprises (comme Orange) se rallient à cette norme et OpenID semble avoir le vent en poupe.

À l'occasion de l'Internet Identity Workshop, David Recordon, Dick Hardt et Josh Hoyt ont annoncé les spécifications finales du projet OpenID 2.0. Selon eux, cette spécification peut contribuer à accélérer le processus d'adoption de cette procédure d'authentification :"General consensus is that it's the finalization of 2.0 that many big players have been waiting on." (le consensus général est que c'est la finalisation de [la version] 2.0 que beaucoup de grands acteurs ont attendu).
La nouvelle norme propose, entre autre, des protocoles cryptographiques plus solides, ainsi que la possibilité de recycler les logins utilisés précédemment.

Ceux qui ne connaissent pas ce projet trouveront des réponses à leurs questions sur ce Wiki, ainsi qu'une synthèse des risques et/ou dérives de ce genre de système. La complexité du système reste un de ses points faibles : "OpenID is too hard to add to your site, it's too unfriendly to login to as a use."

- Workshop 2007b
- The Troubles With OpenID 2.0
- La spécification OpenID 2.0
- Exposé OpenID de Stéphane Bortzmeyer aux JRES 2007
- SeatBelt - le plugin FireFox gerant OpenID
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