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En juin dernier, l'humoriste Jean-Yves Lafesse porte plainte contre les services d'hébergement vidéo YouTube et Dailymotion, au motif que ces dernières diffusent des vidéos lui appartenant sans son autorisation. Sa demande de dommages et intérêts a finalement été rejetée par le tribunal de grande instance de Paris. La question de la responsabilité des hébergeurs de contenus reste en suspens : de simples vices de procédure valent à l'humoriste une condamnation à verser 10.000 euros à Dailymotion en guise de dédommagement des frais de justice.

Dans sa décision, que l'on peut consulter sur le site Juriscom, le tribunal de grande instance de Paris indique en effet qu' "à aucun moment, Jean-Yves Lafesse n'apporte la preuve que l'une des vidéos mises en ligne par un internaute correspond à une oeuvre qui lui est attribuée". "De la sorte, il est impossible au tribunal en l'absence de preuves de considérer que les oeuvres divulguées par les internautes appartiennent à Jean-Yves Lafesse".

Régulièrement confrontés à des procédures de ce type, ces différents services se retranchent derrière leur statut d'hébergeur, et plaident qu'on ne peut, au titre de la LCEN (loi pour la confiance dans l'économie numérique), les tenir responsables des contenus qu'ils diffusent dans la mesure où ils acceptent de retirer ces derniers si les ayants-droit se manifestent.

En juillet dernier, Lafesse avait toutefois obtenu la condamnation de MySpace à verser 61.000 euros de dommages et intérêts. La cour avait alors jugé que dans la mesure où les contenus hébergés par MySpace étaient mis en forme dans une page Web et accompagnés de publicité, le service américain relevait plus du statut d'éditeur que de celui d'hébergeur. Un argument auquel ne manqueront pas de faire appel les avocats de Lafesse s'ils décident de renouveler leur plainte.
3,3% des internautes américains ayant reçu un courrier électronique relevant du phishing entre septembre 2006 et août 2007 se seraient laissé abuser, indique cette semaine une analyse réalisée par l'institut Gartner. Au total, cette technique aurait permis d'escroquer quelque 3,2 milliards de dollars en un an pour les seuls Etats-Unis. Le montant moyen d'une escroquerie se situerait pour 2007 à 886 dollars, contre 1.144 dollars en 2006.

Après avoir étudié les habitudes de surf de 5.000 internautes, Gartner constate que 11% d'entre eux n'utilisent aucun logiciel de sécurité, alors que 45% se tournent vers les différentes solutions gratuites qu'ils peuvent trouver en ligne, à commencer par les versions de démonstration proposées par les éditeurs spécialisés.

Pour mémoire, le phishing consiste à faire parvenir à l'internaute un courrier électronique censé émaner de sa banque ou d'un prestataire de service. Le libellé varie, mais l'objectif est toujours le même : vous inciter à saisir vos identifiants ou coordonnées personnelles sur un site ressemblant trait pour trait à celui de l'établissement dont l'identité est usurpée.

Rappelons à nos lecteurs qu'une banque ou un établissement financier ne vous demandera jamais de modifier ou de confirmer vos coordonnées par email. Par ailleurs, il est fortement recommandé de ne jamais utiliser les liens contenus dans un courrier électronique pour se rendre sur le site de sa banque, mais de toujours saisir manuellement l'adresse de ce dernier dans son navigateur afin d'éviter de se retrouver sur un site de phishing. Précisons pour finir que les internautes français et francophones ne sont pas épargnés par le phénomène et que de nombreuses campagnes de phishing avaient pour objet des établissements bancaires de l'Hexagone.
Dans ce blog issu de chez sun, on découvre les différentes stratégies employées par les éditeurs propriétaires pour contrer les nouveaux éditeurs Open Source.

1.Assimiler les concurrents
2.Offrir une version gratuite
3.Inclure la base dans d'autres produits
4.Ne rien faire
5.Réduire les prix

Chaque stratégie est plus ou moins en cours d'utilisation, mais parfois aussi par les éditeurs Open Source. Il reste que ces derniers doivent faire face à un fossé entre leurs utilisateurs et leurs revenus.

- Are Proprietary Databases Doomed ?
- Allan Parker's blog
Fin novembre, SFR annonçait l'arrivée de Olivier Anstett, ancien directeur général adjoint de Tele2 France, au poste de directeur de l'activité Fixe et ADSL. Certains n'ont pas manqué d'interpréter cette nomination comme le signe avant coureur de l'offensive de SFR, jusqu'ici relativement timoré, en matière d'accès à Internet résidentiel. D'après nos informations, le véritable coup d'envoi devrait être donné dans le courant du mois de mars 2008 avec l'harmonisation des offres jusqu'ici proposées par les deux groupes. De nouveaux forfaits, censés séduire les 350.000 abonnés ADSL et les clients téléphonie fixe de Tele2 (un peu moins de trois millions début 2007), feront pour l'occasion leur apparition.

Les clients Tele2 devraient se voir proposer une migration progressive, basée sur deux offres ADSL "standard", en réalité assez proche de ce qui est aujourd'hui commercialisé sous la marque Tele2. La première, qui devrait être finalisée dans le courant du premier trimestre 2008, associera un accès ADSL, la voix sur IP avec appels illimités vers les téléphones fixes et télévision haute définition, à un tarif de base de 29,90 euros par mois en zone non dégroupée. Cinq euros supplémentaires devraient être facturés aux abonnés en zone non dégroupée, qui verront en outre leurs débits limités à 8 Mb/s.

Une seconde offre reprendra le modèle du Tele2 Box Essentiel, avec lequel l'abonné dispose d'un accès ADSL illimité et d'une offre de télévision sur IP pour 19,90 euros par mois. Dans ce forfait, les communications téléphoniques sont facturées "à la carte". Ces deux formules devraient être proposées sans engagement, des frais de résiliation de 49 euros pouvant toutefois être appliqués. En plus du contenu télévision de base, les clients SFR auront la possibilité de souscrire des bouquets optionnels. Les offres associant box ADSL et clé USB 3G+ ou box ADSL et téléphone mobile compatible Happy Zone seront également proposées.

En octobre 2006, SFR acquiert Tele2 pour 354 millions d'euros. L'opérateur se voit toutefois freiné par l'incursion de la Commission européenne, soucieuse du bon respect des règles de la concurrence dans le cadre de la restructuration du marché des télécoms. Après plusieurs mois d'enquête, SFR finit par obtenir le feu vert de Bruxelles et peut enfin envisager sereinement l'intégration des abonnés Tele2. Aujourd'hui, l'opérateur envisage le lancement d'une OPA sur Neuf Cegetel, dont il utilise le réseau ADSL.
La semaine passée, Opera a pointé du doigt Microsoft pour son manque d'ouverture et son abus de position dominante. La firme spécialisé dans le développement de navigateurs Web avait d'ailleurs profité de l'occasion pour déposer une réclamation à ce sujet auprès de la Commission européenne.

En attendant la réaction de la Commission en question à ce sujet, Microsoft s'est empressé de répondre aux accusions qui ont été faites à son encontre. La firme de Redmond a ainsi précisé qu'il fournissait un navigateur Web complet dans l'intérêt de ses consommateurs. « Nous pensons qu'inclure un navigateur dans le système d'exploitation profite aux utilisateurs. Les utilisateurs et fabricants de PC restent cependant libres de choisir le navigateur qu'ils souhaitent employer [...] Par ailleurs, Internet Explorer est une partie intégrante de Windows depuis plus de 10 ans et il prend en charge de nombreux standards du Web. Nous collaborerons s'il y a des problèmes à ce sujet ».

Bien que Internet Explorer domine encore largement le marché des navigateurs Web, un autre navigateur commence à reprendre des parts de marché importantes, il s'agit de Mozilla Firefox. Microsoft pourrait d'ailleurs s'appuyer sur les 125 millions d'utilisateurs de Firefox pour présenter un contre-argument et prouver qu'il n'abuse pas d'une position monopolistique.
49% des Français se disent opposés à la suspension de l'abonnement à Internet pour les internautes convaincus de téléchargement illégal, révélait lundi un sondage réalisé par NPA Conseil et le CSA dans le cadre de l'observatoire sur la vidéo à la demande. Cette disposition est l'une des mesures phare préconisées par la mission Olivennes à l'issue d'une concertation avec la majorité des acteurs concernés par la question.

Un tiers des personnes interrogées (32%) indique avoir entendu parler de la mission Olivennes et du rapport dont elle est à l'origine, indique encore cette étude réalisée début décembre sur un échantillon de 1007 internautes âgés de 15 ans et plus. 24% des sondés se disent concernés par cette question à laquelle sont particulièrement sensibles les adolescents puisque la proportion monte à 47% chez les 15 - 17 ans.

Le volet répressif du rapport Olivennes est donc loin de faire l'unanimité puisque seuls 40% des personnes interrogées émettent une opinion positive à l'idée de suspendre l'abonnement des internautes qui téléchargent illégalement. En revanche, ils sont 60% à considérer que la sortie simultanée des films en DVD et sur les services de vidéo à la demande contribuerait efficacement à lutter contre le piratage sur Internet. 55% qualifient d'adaptée la mesure visant à supprimer les mesures techniques de protection qui freinent l'interopérabilité entre les différents baladeurs et services de musique en ligne du marché.

Enfin, 56% des personnes interrogées estiment qu'il "sera possible dans l'avenir de lutter contre le téléchargement illégal sur Internet". Plus pessimistes ou mieux au fait des possibilités techniques en matière d'échange de fichiers, les 15 - 24 ans ne sont plus que 35% à le penser.
La consolidation du secteur des télécoms est en marche. La cotation de l'action Neuf Cegetel a été suspendue ce matin, confirmant les informations relatives à un éventuel rachat par SFR des parts détenues par Louis Dreyfus au sein du groupe Neuf Cegetel. D'après la Lettre de l'Expansion, SFR aurait l'intention de formuler une offre à 40 euros par titre Neuf Cegetel début 2008. Dans le cadre de ces négociations, que l'on dit ouvertes depuis plusieurs semaines, le projet de fusion aurait été présenté par les acteurs concernés au ministère de l'économie.

"La société Neuf Cegetel, ayant été informée de discussions entre ses deux principaux actionnaires, SFR et le groupe Louis Dreyfus, a demandé la suspension de la cotation de ses actions dans l'attente de développements quant à ces discussions", indique ce matin Neuf Cegetel dans un laconique communiqué. SFR, dont 56% du capital appartiennent à Vivendi, possède 40,5% du groupe Neuf Cegetel. En mettant la main sur les 29,5% détenus par le groupe Luis Dreyfus, l'opérateur mobile totaliserait 70% du fournisseur d'accès. La règlementation imposerait donc le lancement d'une OPA sur le reste du capital, ce qui pourrait amener SFR à débourser plus de 5 milliards d'euros pour cette acquisition.

Jusqu'ici, SFR se disait satisfait de sa position d'actionnaire majoritaire de Neuf Cegetel, mais la donne pourrait changer alors que le gouvernement est en passe de faciliter les modalités d'accès à la quatrième licence 3G dans le cadre de la révision de la loi de finances. Iliad et sa filiale Internet Free devraient en effet tenter de se porter acquéreurs de cette licence qui simplifierait le lancement d'une offre associant fixe et mobile. France Telecom dispose déjà, via Orange, d'un opérateur actif sur ces deux secteurs. SFR, qui avait déjà timidement amorcé la convergence avec Neuf Cegetel avec le lancement de son offre ADSL, parait aujourd'hui décidé à prendre la main sur le fournisseur d'accès à Internet.
Pour le quatrième trimestre de son exercice fiscal, clos au 30 novembre dernier, Adobe affiche un résultat net en progression de 21% sur un an avec des bénéfices s'établissant à 222 millions de dollars contre 183 millions de dollars un an plus tôt. Sur le trimestre, il réalise un chiffre d'affaires de 911 millions de dollars, en progression de 34% sur un an. Le trimestre précédent avait déjà été l'occasion de résultats record pour Adobe, dont les finances surfent toujours sur la vague de la suite Creative Suite 3, lancée en avril dernier.

Shantanu Narayen, directeur exécutif d'Adobe, a profité de l'annonce de ces résultats pour indiquer que de nouvelles mises à jour majeures devraient intervenir avant la fin de son exercice fiscal 2008 et qu'il comptait sur ces dernières pour que l'année à venir soit l'occasion de réaliser une nouvelle progression sur le plan financier.

Il a par ailleurs précisé qu'Adobe devrait procéder en 2008 au lancement de la version finale de son environnement de développement AIR, pour Adobe Integrated Runtime. Précédemment connu sous le nom de code Apollo, AIR à concevoir des applications multiplateformes à partir de technologies issues de l'univers du Web comme le xHTML, le JavaScript, Flash ou Flex et se présente comme un concurrent de la technologie Silverlight développée par Microsoft. Pour 2008, Adobe indique s'attendre à des revenus en hausse de 13%.
L'internaute américain moyen serait encore fort peu soucieux de ce qui peut se dire à son sujet sur Internet, ce qui ne l'empêche pas d'effectuer à l'occasion une recherche sur son nom, indique une étude réalisée par le Pew Internet & American Life Project en décembre 2006. Et pourtant, il mène de plus en plus fréquemment des recherches sur les gens qu'il est amené à rencontrer dans sa vie sentimentale ou professionnelle.

Environ un tiers des internautes interrogés dans le cadre de cette enquête pense savoir que des informations personnelles les concernant sont disponibles en ligne : adresse de courrier électronique, numéro de téléphone, position professionnelle. A l'inverse, entre un quart et un tiers des personnes sondées affirme ne pas savoir si leurs informations personnelles sont accessibles en ligne. Les internautes semblent toutefois de plus en plus enclins à surveiller leur présence en ligne puisque 47% d'entre eux auraient au moins une fois cherché des informations à leur propre sujet sur Internet alors qu'ils n'étaient que 22% en 2002. Seuls 3% de ceux qui effectuent ce type de recherche la renouvelleraient régulièrement.

De la même façon, la donne semble changer au niveau de la gestion de son image en ligne. Si 60% des sondés affirment ne pas être dérangés par les données qui peuvent circuler à leur sujet, 38% reconnaissent limiter sciemment la diffusion de leurs informations personnelles.

17% des internautes adultes appartiendraient à la catégorie des "Confident Creatives" qui n'ont rien contre le fait d'avoir une présence identifiable en ligne et participent activement à cette dernière tout en prenant soin de limiter la divulgation de leurs données personnelles. Les jeunes actifs, particulièrement présents sur les réseaux et services comme Facebook ou Flickr, tombent naturellement dans cette catégorie, remarque le Pew Internet Project. Environ un internaute adulte sur cinq (21%) veillerait soigneusement à la préservation de leurs données personnelles.

18% se sentiraient concernés par les problématiques liées au respect de la vie privée sur Internet, mais ne limiteraient pas activement la diffusion de leurs informations personnelles. Enfin, 43% des internautes adultes n'auraient cure de la propagation de leurs informations et n'adopteraient pas de comportement spécifique visant à restreindre cette dernière.

Le sens de l'expression "to Google someone" dépasse maintenant le simple cercle du recrutement puisque 53% des sondés reconnaissent avoir déjà entré le nom d'un collègue, d'un ami ou d'un membre de sa famille dans un moteur de recherches. 36% se seraient intéressé à quelqu'un qu'ils ont connu dans le passé, alors que 19% se renseignent sur leurs collègues de travail et que 9% effectuent une recherche relative à la personne avec laquelle ils s'apprêtent à avoir un rendez-vous galant...

Enfin, 11% des internautes ayant déjà cherché à vérifier quelle image d'eux véhiculait Internet auraient découvert que des informations erronées circulent à leur sujet, alors même que les actifs sont de plus en plus enclins à vouloir réguler leur image en ligne pour des raisons professionnelles. Un argument que ne manqueront pas d'utiliser les récentes sociétés investissant le secteur du marketing personnel.
Quelques jours après les révélations du magazine Le Point, affirmant que TF1 attaquait les sites de YouTube et DailyMotion, leur réclamant les sommes record de 100 et 39 millions d'euros pour "contrefaçon, concurrence déloyale et parasitisme", l'heure est toujours à l'attentisme pour le champion français du partage de vidéos. Lundi matin, Martin Rogard, directeur des contenus de DailyMotion nous affirmait n'avoir toutefois pas reçu l'assignation de TF1 qui lui reproche notamment la diffusion de son journal télévisé et de la série Heroes.

Après avoir essuyé de nombreuses critiques d'ayant-droits comme Jean-Yves Lafesse ou Christian Carion pour la diffusion du film Joyeux Noël, la jeune pousse française a multiplié les signes de bonne volonté ces derniers mois en adoptant des technologies comme le hashing (bloquer automatiquement des vidéos ayant déjà été refusées manuellement), le fingerprinting audio d'Audible Magic permettant de comparer l'empreinte audio d'un fichier avec une base de données de plus de 7 millions d'œuvres ou encore le fingerprint vidéo de l'INA, permettant de comparer l'empreinte vidéo d'un fichier uploadé avec les bases de données mises à disposition par les ayants droit.

"Nous leur avons proposé d'adopter la solution de l'INA afin de protéger leur contenu. On a l'impression qu'ils ne veulent pas signer avec l'INA", s'est d'ailleurs étonné dans les colonnes du Point Giuseppe di Martino, directeur juridique et réglementaire de Dailymotion, qui juge par ailleurs que les dommages et intérêts réclamés par TF1 ne sont pas "raisonnables".

Reste à savoir si l'action de TF1, qui s'oppose au statut d'hébergeur de Dailymotion et YouTube défini par la loi de confiance dans l'économie numérique (LCEN) de 2004, ne cache pas des ambitions plus concurrentielles. Selon une étude réalisée en juin dernier par l'institut ComScore, la plate-forme de TF1 (Wat.tv) n'attirait que 881 000 visiteurs uniques par mois, loin derrière Wideo (groupe M6) avec 1,74 millions d'internautes et surtout très loin derrière DailyMotion et YouTube, les deux plates-formes leader du marché français qui attiraient respectivement 7,8 millions d'internautes et 6,7 millions d'internautes chaque mois.
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