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Vous vous verriez bien devenir le prochain magnat des semi-conducteurs, mais appréhendez de ne pas gagner correctement votre vie ? Savez-vous pourquoi vous auriez tout intérêt à prendre la place d'Hector Ruiz, PDG d'AMD, plutôt que celle de Paul Otellini, qui occupe le même poste chez Intel ?

Les réponses à ces questions existentielles se trouvent désormais sur le site de la SEC, la Securities and Exchange Commission, ou Commission des titres financiers et des bourses américaine. Celle-ci vient en effet de mettre en ligne un outil permettant de comparer les revenus des cadres dirigeants des 500 plus importantes sociétés américaines.

On y découvre par exemple que le PDG d'AMD a reçu près de 13 millions de dollars de salaire et de compensations diverses sur 2006, alors que Paul Otellini a pour sa part dû se contenter d'une toute petite dizaine de millions de dollars. Des recherches peuvent être effectuées au sein de cette base de données en fonction du secteur dans lequel évoluent les sociétés cotées mais également en fonction de leur capitalisation boursière ou de la générosité dont elles font preuve envers leurs dirigeants. A tester sur le site de la SEC.
Le gouvernement souhaite-t-il vraiment mettre un terme au phénomène de la vente liée dans l'univers informatique ? C'est la question que semblent se poser les quatre associations qui ont fait parvenir le 18 décembre dernier une lettre commune à la Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes. Elles invitent la DGCCRF à prendre en main le dossier de la vente liée, en rappelant que six millions de consommateurs français sont concernés par cette question chaque année.

Deux associations de consommateurs, l'UFC Que Choisir et Consommation, Logement et Cadre de vie, se sont jointes à l'Association francophone des utilisateurs de Linux et des logiciels libres (Aful) et l'Association pour la promotion et la recherche en informatique libre (April) pour cosigner cette lettre, dans laquelle elles rappellent que la vente liée "porte atteinte à la liberté de choix du consommateur, en dissimulant les informations, notamment en termes de prix, qui lui permettraient de faire ses choix en connaissance de cause".

"Depuis plusieurs années déjà, la DGCCRF est régulièrement interpellée au sujet des violations évidentes des droits des consommateurs qui résultent de cette pratique. Or, malgré les nombreux courriers, et malgré les procédures judiciaires que les consommateurs sont obligés de suivre pour faire respecter leurs droits, la DGCCRF n'a jamais mis fin à ces abus. La situation n'a pas évolué et rien ne laisse espérer que le problème pourra se régler sans son intervention", plaident-elles encore.

Cette lettre est intervenue quelques jours avant que ne soit votée la loi Chatel "pour le développement de la concurrence au service des consommateurs". Bien qu'il ait été initialement prévu que la DGCCRF soit chargée d'étudier la question afin d'intégrer le thème de la vente liée à ce texte, Luc Châtel, secrétaire d'Etat à la Consommation et au Tourisme, a finalement écarté la question des débats, en expliquant qu'il valait mieux attendre de voir le résultat de l'action en justice intentée par l'UFC Que Choisir en décembre 2006.

"Il est inacceptable qu'une action en justice d'une association de consommateurs sur un point précis du dossier soit le prétexte à la suspension de l'ensemble des travaux", estiment les cosignataires de la lettre.
Vos préférences Firefox accessibles en tout temps et en tout lieu ? C'est ce qu'ambitionne de proposer la fondation Mozilla avec le projet Weave (du verbe anglais signifiant tisser), un environnement d'exécution en ligne dont la première version bêta vient tout juste d'être lancée. Initialement dévolu à la synchronisation des informations personelles de l'utilisateur de Firefox, Weave s'ouvrira à de nouveaux services et de nouvelles applications au fur et à mesure de son développement, promet Mozilla. Des interfaces de programmation (API) ouvertes faciliteront l'accès des applications tierces à Weave dès le début de l'année 2008, promet Mozilla, qui signe ici son entrée dans le service en ligne. Un tournant décisif ?

Pour l'instant, Weave se présente comme une extension Firefox, compatible avec la dernière bêta en date de la version 3 du navigateur. Après installation, la première étape consiste à synchroniser les informations personnelles du navigateur sur les serveurs de Mozilla, des favoris à l'historique en passant par les différentes préférences, de façon à retrouver ses réglages favoris depuis n'importe quel terminal connecté à Internet et à disposer d'une sauvegarde en ligne en cas d'incident.

Comme le résume le schéma ci-dessous et afin d'aller plus loin qu'une extension comme Google Browser Sync for Firefox, l'idée serait ici de permettre l'exploitation des informations personnelles par des services Web, mais également par les proches de l'utilisateur, l'ensemble de ces interactions étant régies au sein d'un environnement d'exécution, Weave. Une série d'outils et d'interfaces de programmation devrait être mise à disposition pour autoriser cet accès en permettant à l'utilisateur de gérer comme il l'entend les permissions attribuées. Partage de favoris avec ses proches ou gestion automatique des identifiants lors de la connexion à un site Web sont quelques-unes des premières applications concrètes des services que Weave pourrait proposer à l'utilisateur. Dans sa version 0.1, Weave effectue une synchronisation automatique des informations toutes les trente minutes.

De nombreux internautes sont encore réticents à l'idée de centraliser leurs informations personnelles au sein d'un service en ligne, mais la fondation Mozilla devrait veiller à ce que Weave ne fasse pas l'objet d'atteintes à la vie privée. Peut-être l'usager sera-t-il plus enclin à faire confiance à Mozilla qu'à une société à but clairement lucratif comme Google ? Quoi qu'il en soit, Weave est d'ores et déjà perçu comme la première brique d'un véritable environnement Mozilla en ligne.
Alors que SFR est en passe de racheter au groupe Louis Dreyfus sa participation dans l'opérateur Neuf Cegetel afin d'en prendre le contrôle, Numéricable pourrait prochainement observer l'entrée du fonds d'investissement américain Carlyle à son capital. Celui-ci aurait en effet annoncé son intention de se porter acquéreur de la moitié des parts détenues par son rival britannique, le fonds Cinven, au sein de Numéricable, pour un montant estimé à environ un milliard d'euros. Selon les termes de cette transaction, Numéricable verrait donc son actionnariat partagé entre Cinven (35%), Carlyle (35%) et le fonds d'investissement français Altice (30%).

Carlyle n'aurait toutefois pas l'intention de s'arrêter en si bon chemin. Interrogé par Reuters, son représentant français Benoît Colas a indiqué qu'un rapprochement entre Numéricable et un autre opérateur "pourrait faire du sens", avant d'explicitement mentionner le nom d'Iliad. En s'alliant avec la maison mère de Free, Numéricable pourrait devenir un véritable poids lourd sur le marché français des télécoms, à même de tenir tête à France Télécom (Orange) et à SFR, qui aura bientôt la main sur Neuf Cegetel. Reste à savoir si Iliad, et surtout Xavier Niel, l'actionnaire majoritaire, seraient intéressés par une telle proposition.

L'opportunité de présenter Numéricable au nouvel appel d'offres bientôt lancé pour l'attribution de la quatrième lience 3G serait "clairement envisagée" par Carlyle, ce qui permettrait à l'opérateur de faire son entrée dans l'univers de l'Internet mobile, en attendant un éventuel rapprochement avec l'un des opérateurs spécialisés. Un premier appel d'offres avait vu le rejet par l'Arcep de la candidature de Free, notamment parce que le fournisseur d'accès à Internet réclamait des aménagements dans le paiement du montant de la licence. Les modalités d'attribution de cette licence devraient toutefois être prochainement corrigées de façon à autoriser l'échelonnement du versement dans le temps.
le 24/12/2007 à 20:47
Sa Majesté se met à YouTube
Sa gracieuse Majesté, la Reine Elizabeth II, se met une fois encore à la page en adoptant YouTube pour la diffusion de ses vœux de noël. En 1957, la Reine d'Angleterre avait déjà créé l'événement en diffusant pour la première fois ses vœux de noël à la télévision. Cinquante ans plus tard, les sujets de sa Majesté pourront consulter, sur le tout nouveau canal royal de YouTube, les vœux de leur Reine.

Le canal royal, disponible ici, héberge par ailleurs les vœux télévisés de 1957 mais aussi quelques archives qui n'ont jamais été diffusés. Il faudra attendre 15 heures ce mardi 25 décembre pour voir la Reine s'adresser à ses sujets à la télévision... et sur YouTube. L'an dernier, la Reine, âgée de 81 ans, formulait ses traditionnels vœux de noël sous forme de Podcast.
Lorsque Microsoft publiait au début du mois de décembre ses mises à jour de sécurité mensuelles, le géant des logiciels a rendu Internet Explorer 6.0 pour Windows XP SP2 partiellement inutilisable. Sur nombre de systèmes la simple navigation sur un site Internet, quel qu'il soit, provoquait la fermeture du navigateur après l'installation du patch KB942615. Dans la plus grande tradition Microsoftienne, Microsoft propose aujourd'hui le patch du patch. Vous le trouverez en suivant ce lien.

Attention, seuls les utilisateurs de Windows XP Service Pack 2 avec Internet Explorer 6.0 sont affecté par ce problème.
Samba sera le premier à profiter des documentations techniques auxquelles Microsoft est désormais contraint de laisser l'accès sous licence, suite à sa condamnation en Europe pour abus de position dominante dans l'univers des systèmes d'exploitation pour serveurs, en 2004. Par l'intermédiaire de la Protocol Freedom Information Foundation (PFIF), qui a accepté de verser les 10.000 euros requis pour l'accès à certaines informations relatives à Windows Server ou Active Directory, les membres du projet Samba pourront continuer à développer leur logiciel reposant sur le protocole SMB (ou CIFS), utilisé par Microsoft.

En mars 2004, la Commission européenne avait imposé à Microsoft de fournir les informations techniques nécessaires à l'interopérabilité des systèmes d'exploitation concurrents avec Windows Server, et l'avait condamné à 497 millions d'euros d'amende. Une décision longuement contestée par le numéro un mondial des éditeurs, mais confirmée en septembre dernier par le Tribunal de première instance des communautés européennes (TPI).

Après de nombreuses tergiversations, le tarif de la licence permettant d'accéder aux informations techniques relatives aux logiciels de Microsoft est fixé à 10.000 euros. Dans le même temps, Bruxelles et l'éditeur tombent d'accord sur le montant d'une autre licence permettant l'utilisation de certains des brevets de Microsoft au niveau mondial par des éditeurs tiers. Celui-ci est fixé à 0,4% des ventes générées par les produits utilisant ces brevets, mais ne concerne pas Samba, un logiciel open source et gratuit permettant notamment à des systèmes Unix d'accéder à des ressources partagées par des systèmes Windows.

"Nous pourrons utiliser les informations obtenues par ce biais pour continuer le développement de Samba et créer plus de logiciels libres. Nous espérons revenir aux relations productives que nous entretenions avec Microsoft au début des années 90 lorsque nous échangions des informations", commente Jeremy Allison, co-fondateur de Samba. La signature de cet accord ne signifie pas que Samba reconnaisse avoir jusqu'ici violé le moindre des brevets détenu par Microsoft, précise-t-il encore.
La Société civile des producteurs de phonogrammes en France (SPPF) oeuvre sur tous les fronts. Après avoir rappelé dans un communiqué daté du 17 décembre, qu'aucun service ne proposant de la musique en ligne gratuitement n'avait le droit d'exercer sans un accord préalable avec les sociétés d'auteur, la SPPF annonçait jeudi 20 décembre le lancement d'une procédure en justice à l'encontre de l'éditeur américain du logiciel d'échange de fichiers en P2P Limewire. Limewire est un logiciel libre écrit en Java utilisant le réseau Gnutella et fonctionnant sous Windows, Linux ou Mac OS.

"Se basant sur le préjudice subi par ses membres sur le territoire français, la SPPF demande au Tribunal de Paris de condamner Limewire pour violation des droits des producteurs de musique qu'elle représente. Elle réclame plus de 3 millions de dommages et intérêts à l'encontre de la société Limewire pour la période d'août 2006 à novembre 2007", déclare la SPPF dans un communiqué.

En juin dernier, elle réclamait 20,3 millions d'euros de dommages et intérêts aux sociétés à l'origine des applications Morpheus, Shareeza et Azureus, au titre de la loi sur le droit d'auteur et les droits voisins dans la société de l'information (DADVSI), qui sanctionne les éditeurs de logiciels manifestement destinés à l'échange illégal de fichiers sur Internet d'un maximum de trois ans de prison et 300.000 euros d'amende.
Le projet lié à la fibre optique dans les Hauts-De-Seine ne plaît à tout le monde. La preuve avec Colt (opérateur télécoms d'origine britannique) qui a annoncé aujourd'hui son intention de déposer une plainte auprès de Bruxelles à ce sujet.

Colt affirme effectivement que sur les 422 millions d'euros d'investissement prévus dans ce vaste projet, 59 seraient liés à un financement du département. Or d'après le Traité de Rome, la subvention des Etats aux entreprises est interdite, sauf pour certaines exceptions qui n'entrent pas dans le cas présent.

Colt a déjà investi des sommes importantes dans la fibre optique pour les Hauts-De-Seine et qualifie ce nouveau projet fibre, qui implique notamment Numéricable et Neuf Cegetel, de concurrence déloyale. L'attribution du projet aux entreprises en question doit encore être entérinée vendredi soir lors d'une réunion du conseil général. Nul doute que ce nouvel élément pourrait provoquer quelques remous dans la discussion et dans le processus d'adoption définitive... affaire à suivre !
Le logiciel de diffusion de vidéo légal en Peer To Peer, Joost, continue son petit bonhomme de chemin. Après s'être agrémenté de quelques contenus français, le logiciel nous propose davantage de contenus sportifs.

Pour cela, Joost a annoncé ce jour la signature d'un accord de diffusion avec la NBA (National Basketball Association). Grâce à cette signature, Joost va proposer une nouvelle chaîne gratuite entièrement dédiée aux matchs (présents et passés) de basketball américain.

Un partenariat similaire a aussi été signé avec la National Hockey League et la Major League Baseball. Les chaînes sportives commencent donc à bien fleurir sur Joost. Pour rappel, Joost propose déjà des contenus provenant de MTV Networks, Endemol, Ripe Digital Entertainment et Warner Bros.
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